Catégorie : A visiter

Un cimetière de l’époque moderne en cours de fouille à Rouen

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Au centre, un chemin pavé du XVIIIè ou XIXè a été mis au jour par les archéologues. – Crédit photo : Sandrine Lalain, Inrap
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La fouille d’une sépulture. Crédit photo : Mark Guillon, Inrap

Une équipe de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) intervient depuis lundi 2 juillet 2018 sur des vestiges menacés par le projet d’aménagement du centre historique de Rouen. Il s’agit de l’emplacement d’un ancien cimetière, situé Place Martin Luther King, au pied du temple Saint-Eloi, dont les vestiges se trouvent à une profondeur de 70 centimètres seulement.
Bien que l’étendue des fouilles de sauvetage ne dépasse pas 10 % de la surface globale du cimetière, les archéologues ont déjà exhumé une trentaine de sépultures appartenant à l’époque moderne (XVè-XVIIIè siècles). Les squelettes sont ceux d’hommes, de femmes et d’enfants qui sont en contact les uns aux autres, ce qui indique un fort emploi du cimetière, utilisé jusqu’en 1784 d’après les textes. Les archéologues de l’Inrap estiment  le nombre de sépultures présentes sur ce site entre 2000 et 4000.
Samedi 21 juillet 2018, des visites commentées et un atelier pédagogique sur l’anthropologie et l’étude des ossements seront proposés gratuitement, entre 14 heures et 18 heures, Place Martin Luther King. Je pense y aller !

D’après un article de Tendance Ouest

Voir l’Asie à Paris

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Ma femme et sa fille sont allées à Paris pour s’imprégner de la culture asiatique. Elles ont d’abord visité le musée Guimet et deux de ses expositions :

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« Caractères d’Asie, trésors de la bibliothèque » dans laquelle le musée national des arts asiatiques dévoile les trésors du fonds patrimonial de sa bibliothèque ainsi que son évolution depuis la constitution de ce fonds au XIXe siècle. Les ouvrages anciens sélectionnés et ressortis des réserves veulent initier le visiteur aux écrits traitant de l’Asie dans le regard occidental du XIXe siècle. Ils permettent de se rendre compte de la diversité des supports et des formats de la production écrite en Asie : xylographie sur papier, feuilles de palmes noircies en Inde et en Asie du Sud – Est, texte manuscrit gravé, formes hybrides du Tibet…  et de découvrir la richesse du patrimoine asiatique dans le domaine de l’écriture (invention des sinogrammes, caractères chinois imprimés, calligraphie…). On peut encore voir cette exposition jusqu’au 28 mai.

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« Daimyo – Seigneurs de la guerre au Japon ». Associé au Palais de Tokyo, dans le cadre d’un partenariat inédit, le musée propose un ensemble exceptionnel d’armures et d’attributs de daimyo, les puissants gouverneurs qui régnèrent sur le Japon entre le XIIe et le XIXe siècle. L’exposition du musée réunit un ensemble exceptionnel issu des collections françaises, privées et publiques. Au total, trente-trois armures ainsi que de somptueux ornements associés à l’imaginaire guerrier japonais : casques, armes, textiles… Tout cela à voir jusqu’au 14 mai.

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Elles se sont ensuite rendues au musée du Quai Branly pour découvrir les collections permanentes et voir une exposition consacrée aux « Enfers et fantômes d’Asie » , visible jusqu’au 15 juillet.

 

Une exposition de dessins de Plantu

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En 2018, Plantu fête ses 50 ans de dessinateur de presse. Il a réalisé des milliers de dessins dont un bon nombre se trouve encore dans ses collections personnelles, témoignage de la vie politique française et internationale et d’une période de bouleversements inédits, qu’il a choisi de remettre à la Bibliothèque nationale de France.
Pour l’occasion, La BnF expose une centaine de dessins originaux ainsi que quelques-unes de ses sculptures satiriques qui permettront d’apprécier différentes facettes de son travail. Cette exposition permet également d’appréhender sa démarche de porte-parole de dessinateurs du monde entier à travers son association Cartooning for Peace.

Ouverture : du mardi au samedi de 10h à 19h / dimanche de 13h à 19h / fermé lundi et jours fériés. Entrée libre

Art, géographie et littérature

Le travail de Pauline Delwaulle pose la question de l’écriture de l’espace et de sa représentation. Le paysage et la cartographie servent de support à ses interrogations, que ce soit par le land art, les cartes numériques ou le film. Elle se confronte au lieu, au monde, puis vient le couvrir, le doubler, pour mieux le voir, le présenter.
Un même projet se déploie souvent en plusieurs médiums au gré des découvertes.
J’ai choisi de présenter ici deux de ces oeuvres car elles évoquent deux de mes auteurs favoris.

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De la rigueur de la géographie s’inspire d’un texte de Jorge Luis Borges, intitulé De la rigueur de la science. Il y est question d’une carte à l’échelle 1, une carte si précise qu’elle aurait la taille du monde, et donc le recouvrirait point par point.
L’installation de Pauline Delwaulle se trouvait dans un vallon où coule un ruisseau dans le parc de Kozara, en Bosnie. Les lignes altimétriques ont été dessinées à la poudre de craie, ainsi que les chiffres d’élévation. La représentation topographique de ce vallon recouvrait donc le vallon lui-même. En se déplaçant dans ce «territoire», l’appréhension par la carte se faisait en même temps que celle de l’espace.

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Dans La forme de la ville, rappelant le livre La forme d’une ville de Julien Gracq, elle a voulu dessiner la forme de la ville de Sarajevo en cherchant ce qui la dessine, la contient, la limite.
Elle a donc parcouru les routes extérieures de Sarajevo, le long des crêtes, avec un GPS piéton. Revenue au point de départ, la forme de la ville était dessinée par son déplacement sur le GPS, qu’elle a alors photographié.

Bientôt un musée de la civilisation gallo-romaine à Nîmes

La ville de Nîmes a réussi à conserver pendant plus de 2000 ans un ensemble monumental antique important. Avec Rome, elle représente l’un des témoignages urbains les plus complets de la civilisation romaine en Occident. Ces monuments extrêmement bien conservés et leur place dans la cité ont eu une influence considérable sur l’architecture des siècles suivants, avec notamment l’utilisation d’éléments stylistiques et ornementaux empruntés à l’Antiquité, mais aussi par l’organisation de l’espace urbain moderne.

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 la Maison Carrée

Sept de ces monuments sont protégés au titre des Monuments Historiques : la Maison Carrée, l’Amphithéâtre, le Sanctuaire de la Fontaine, le Bassin de la source, le Temple de Diane, le Castellum Aquae et le rempart romain.

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 une vue d’artiste du musée en situation

Le 2 juin 2018, la ville de Nîmes ouvrira les portes du Musée de la Romanité. Situé face aux célèbres Arènes, ce musée présentera les collections archéologiques de la Ville (environ 5000 artefacts) en soulignant l’influence qu’ont eue les constructions de l’époque sur le développement de Nîmes. Les visiteurs feront un saut dans l’époque gallo-romaine et découvriront des pièces exceptionnelles dans une scénographie innovante : réalité augmentée, technologies audiovisuelles, projections immersives, cartographies interactives…

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Le bâtiment, imaginé par l’architecte Elizabeth de Portzamparc, fera écho à l’histoire de la ville avec sa façade drapée telle une toge romaine, aux milliers de carreaux de verre qui forment une mosaïque moderne. Habitants et touristes pourront le traverser le long d’une rue intérieure, suivant le tracé de l’ancien rempart augustéen. Le musée sera également l’écrin d’un jardin archéologique et méditerranéen de 3500 m2.

 

L’exposition Gauguin au Grand Palais

Nous nous sommes rendus hier à Paris pour visiter l’exposition consacrée à Gauguin au Grand Palais. Je n’apprécie pas la peinture de Gauguin, mais j’ai été intéressé par son travail avec le bois, qu’il s’agisse des sculptures ou des gravures et par ses travaux préparatoires pour ses toiles.

Pour ce qui est de la peinture, les oeuvres qui ont attiré mon regard étaient celles de certains de ses élèves de Pont-Aven, mis à part les deux oeuvres ci-dessus.

À la suite de cette exposition, nous avons visité celle consacrée au photographe Irving Penn, dont l’oeuvre est fascinante tant par son éclectisme que par son inventivité.  Il a pu être tour à tour photographe de mode, portraitiste, faire oeuvre d’ethnologue ou photographe de nue. L’exposition montre aussi certains de ses appareils et sa manière de travailler.