Catégorie : A visiter

Une exposition sur les bibliothèques

Du 16 mai 2017 au 13 août 2017, La BnF présente une exposition réalisée par le metteur en scène Robert Lepage et la compagnie Ex Machina, d’après une idée originale des Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Inspirée de l’ouvrage d’Alberto Manguel, La bibliothèque, la nuit, l’exposition virtuelle est enrichie d’une introduction consacrée à l’imaginaire des bibliothèques, conçue par la BnF à partir de ses collections.
Au moyen d’un casque de réalité virtuelle, le visiteur est ensuite invité à un fabuleux voyage dans le temps et dans l’espace. Au total, dix bibliothèques mythiques, réelles ou imaginaires, se dévoilent au cours d’une expérience d’immersion à la fois muséale et scénographique : la bibliothèque de l’abbaye d’Admont (Autriche), Bibliotheca Alexandrina (Égypte), la bibliothèque du Congrès (États-Unis), la Megabiblioteca José Vasconcelos (Mexique), la bibliothèque nationale et universitaire de Sarajevo (Bosnie), la bibliothèque du Nautilus (d’après Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne), la bibliothèque du Parlement (Canada), la bibliothèque Sainte-Geneviève (France), la bibliothèque du temple Hase-dera (Japon), et la bibliothèque universitaire de Copenhague (Danemark).

Du mardi – samedi de 10h à 19h
Le dimanche de 13h à 19h
Uniquement sur réservation en ligne sur le site de la FNAC (10,60 €, tarif réduit 8,60 €), ou au 0892 684 694, jusqu’à la veille de la visite, ou encore sur place (9 €, tarif réduit 7 €) le jour de la visite dans la limite des places disponibles.
Durée : 1h30

Visite des expositions Picasso

Cet après-midi, nous avons visité les expositions consacrées à Picasso dans les différents musées rouennais.

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La période exposée concerne principalement les années 1930 à 1936. A cette époque, Picasso était marié à la ballerine russe Olga Khokhlova, mais éperdument amoureux d’une toute jeune femme, Marie-Thérèse Walter, rencontrée devant les Galeries Lafayette à Paris.
Picasso se sentait à l’étroit à Paris, surtout pour ses travaux de sculpture. Il fit donc l’acquisition d’un domaine datant des XVIIe et XVIIIe siècles, dans le hameau de Boisgeloup, près de Gisors, dont une pièce et d’anciennes écuries vont lui servir d’atelier.
Il avait 50 ans, c’était déjà un peintre reconnu vivant selon un certain standing (un chauffeur, un cuisinier).

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Ce sont trois expositions, dans trois musées différents de Rouen (le musée des Beaux Arts, le musée de la céramique et le musée de la ferronnerie), mettant en scène un total de 350 oeuvres, grâce à des prêts, qui permettent de visualiser cette « période normande » de Picasso.

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Le musée des Beaux  Arts propose la plus grande exposition, dont la première partie présente le domaine de Boisgeloup à partir de photographies et de lettres.

Certaines oeuvres exposées m’ont aidé à comprendre le travail de Picasso, notamment à partir du portrait de sa jeune maîtresse.

Le musée de la céramique expose un assez grand nombre d’oeuvres de Picasso, de styles très différents, allant du réemploi jusqu’aux assiettes kitsch…

Le musée de la ferronnerie expose en fait surtout des oeuvres de l’artiste catalan Julio Gonzàlez, considéré comme le fondateur de la sculpture en fer moderne, dont l’oeuvre fut nourrie par sa collaboration et son amitié avec Picasso dont deux oeuvres sont également présentées.

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Je reste peu sensible aux oeuvres de Picasso, mais ces trois expositions sont intéressantes à voir et bénéficient d’un billet groupé à 12€.

L’exposition a été un succès

Ce matin, nous avons présenté l’exposition des travaux de l’EPI de troisième, « neuf familles dans la tourmente du XXe siècle, avec l’aide de quatre élèves. De l’avis des visiteurs, le travail fourni par les élèves  a été impressionnant et d’une belle qualité. Certains parents ont semblé déçus d’apprendre que les EPI risquaient de disparaître du collège l’an prochain.

(les panneaux expliquant la démarche et les travaux)

(les vidéos présentées sur les tablettes)

 

Etrange restauration

La chapelle de Bethléem est un monument du XVe siècle situé dans la commune française de Saint-Jean-de-Boiseau en Loire-Atlantique.
Classée au titre des monuments historiques en 1911, elle avait perdu ses pinacles au XIXe siècle et elle a été restaurée de 1993 à 1995 par le sculpteur Jean-Louis Boistel : les pinacles portent des gargouilles nouvellement créées qui sont issues de l’imaginaire cinématographique américain et de l’animation japonaise, mais qui s’inscrive dans la symbolique chrétienne.

Le pinacle sud-ouest, accueille ainsi :
– Goldorak (la droiture, avec un chevalier des temps modernes),
– un Gremlins (le mauvais monstre présent dans chacun),
– Gizmo (le bon monstre dans chacun).

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Le pinacle nord-est révèle  aux curieux :
– le léviathan (le néant, le mal absolu, celui qu’il ne faut pas réveiller), représenté sous les traits d’un Xénomorphe, issu du film Alien.

L’école en Algérie française, l’Algérie à l’école

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Une vue de l’exposition (photo Stéphanie Péron)

Deux photos de classe du début du XXe siècle permettent d’illustrer la réalité du système scolaire dans l’Algérie française. Le premier cliché présentant des enfants européens confortablement installés derrière leur pupitre en bois tranche avec celui d’une classe indigène encadrée par un professeur debout, en train de faire cours à une cinquantaine d’élèves indigènes regroupés autour de lui, et contraints de se partager un manuel pour deux.

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École de jeunes filles en Algérie, photographie de  Félix Moulin  en 1856

L’exposition « L’école en Algérie, l’Algérie à l’école » visible jusqu’au 2 avril 2018 au Musée national de l’éducation, à Rouen, présente le dualisme du système scolaire pendant la période coloniale et les marques laissées par cette époque sur le système algérien actuel.
L’histoire de l’école dans l’Algérie française est celle d’une cohabitation entre deux méthodes d’enseignement n’ayant jamais réellement fusionné, nées du refus de rendre l’école obligatoire pour les enfants musulmans sur le sol algérien (en 1940, seuls 10 % des enfants musulmans algériens étaient scolarisés dans l’école de la République. En 1954, ils étaient 15 %).
Au début du xxe siècle de nombreux libéraux français, enseignants et nationalistes algériens modérés, réclamaient pourtant l’octroi de plus de droits aux Algériens musulmans afin de lutter notamment contre les yaouleds – « les enfants de la rue », non scolarisés, qui peuplaient les villes algériennes. L’unité des deux enseignements n’a été réalisé qu’en 1949, bien trop tardivement et de manière trop inégalitaire pour produire des résultats (en 1962, 50% des enfants musulmans sont scolarisés).
Pourtant, sous la IIIe République, l’Algérie occupa une place croissante dans l’éducation des enfants en métropole. Dans ses habits de colonisatrice, la France abreuvait ses élèves de discours louant les joyaux de cette « autre France ».

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Une classe dans la Casbah d’Alger, en décembre 2006. CRÉDITS : ZOHRA BENSEMRA/REUTERS

Exposition « 1000 ans de Normandie »

1000 ans de Normandie

La réunification normande intervenue en 2016 a conduit les services d’archives départementales de la région à se rapprocher pour marquer l’événement par une mise en perspective historique. Sous un label commun “1000 ans de Normandie, des archives à partager”, cette collaboration a débouché sur une exposition présentée à Rouen, au Pôle culturel Grammont.
Environ 70 documents ou objets accompagnent le parcours, illustrant l’ensemble du territoire normand. On pourra y découvrir l’une des rares chartes carolingiennes encore conservées dans la région, la plus ancienne charte ducale détenue par les Archives départementales, une confirmation originale de la “charte aux Normands” provenant de la cathédrale de Rouen, des plans évoquant l’aménagement de Cherbourg sous le règne de Louis XVI ou la création de Cabourg au siècle suivant, de très nombreuses affiches ou photographies, mais aussi des objets, parmi lesquels paire de fibules scandinaves. À voir encore les résultats du concours photo “la Normandie illustrée” : les Normands ont été appelés à y participer en adressant des photographies de ce qu’ils considèrent comme les objets ou lieux symboles de la Normandie. 31 de ces photos ont été sélectionnées.
Assurée en coédition avec les éditions Snoek, la publication d’un volume d’environ 330 pages propose un panorama sur l’histoire et l’identité de la Normandie, autour d’un florilège de 131 documents sélectionnés dans les collections des Archives départementales du Calvados, de l’Eure, de la Manche, de l’Orne et de la Seine-Maritime. Il sera en vente après le 28 avril au prix de 29 €

Exposition aux Archives départementales de la Seine-Maritime (42 rue Henri II Plantagenêt, 76000 Rouen), du 25 avril au 27 juillet 2017.
Entrée libre du mardi au vendredi de 8 h 45 à 18 h, le samedi de 10 h à 12 h et de 13 h à 18h.
Visites de groupes sur demande : archives@seinemaritime.fr ou 02 35 03 54 95