Catégorie : Géographie

Une image satellite de Shanghai en 2022

Le numéro 75 du magazine Carto

Voici la sélection des articles que je trouve intéressants dans ce numéro : 

DOSSIER
L’eau : ressource disputée, avenir incertain

L’ACTUALITÉ VUE PAR LES CARTES
Ukraine, une aide étrangère à géographie variable
Quand la Chine s’amarre aux ports européens
Corée du Sud : un modèle de réussite made in Asia
Japon : le défi économique de la réouverture au tourisme
Gaz et pétrole de schiste aux États-Unis : enjeux stratégiques
Frontières d’Afrique : ces territoires sans maître
Femmes et islam : vers une évolution des droits ?

ENJEUX INTERNATIONAUX
Démographie : combien serons-nous demain ? (carte détachable)

L’ŒIL DU CARTOGRAPHE
Cartographier le confinement

ENVIRONNEMENT
Le solaire : l’avenir énergétique de l’Inde ?
Demain, une planète sans glaciers ?

HISTOIRE
De l’île Bourbon à La Réunion : histoire d’un territoire métissé

VU D’EN HAUT
Téhéran : explosion urbaine et stratification sociale

Les méfaits du tourisme de masse sur la culture

Marrakech s’est imposée dans les années 2000 comme la vitrine touristique du Maroc. De tous les lieux de la ville, la grande esplanade triangulaire de la place Jemaa El-Fna , centre de la médina, est le plus prisé avec plus de 2 millions de visiteurs par an. Mais au fur et à mesure de son essor touristique, la place s’est bétonnée, modernisée, standardisée. Le commerce y est devenu hégémonique. La restauration en plein air est de plus en plus envahissante, tandis que l’espace pour les arts s’est réduit comme peau de chagrin.
Les célèbres conteurs de la place ne sont plus là en 2022. Mohamed Bariz, 64 ans, est l’un des derniers conteurs traditionnels de Marrakech. « L’un des deux derniers, précise-t-il. Lorsque j’ai commencé à conter sur la place, à l’âge de 10 ans, nous étions vingt-six. Et quand je l’ai quittée définitivement, en 2010, il en restait huit. » Les 168 récits des Mille et Une Nuits qu’il détient dans sa mémoire, il les réserve désormais à ses rares interventions dans des écoles ou des lieux culturels.
L’inscription de la place sur la liste du patrimoine immatériel de l’humanité en 2001, visait à préserver son rôle culturel et artistique, mais elle a aussi conduit à renforcer son attractivité touristique. La dimension mercantile a alors pris le dessus et la culture a été reléguée au second plan. Les conteurs n’intéressent pas les touristes car ils content dans leur langue et sont trop sobres, trop subtils.
Le tourisme de masse a modifié le spectacle offert pat la place en journée, qui s’adresse aux visiteurs étrangers dans une mise en scène conçue pour répondre à leur quête de « dépaysement « : le folklorique porteur d’eau qui annonce sa présence sur la place en faisant tinter sa cloche, les tatoueuses au henné qui vendent un souvenir de Marrakech dessiné sur la main, les dresseurs de singes et les charmeurs de serpents ont envahi l’espace géographique et sonore.
Un musée du patrimoine immatériel doit toutefois ouvrir sur la place début 2023 et une maison des conteurs est en projet à la mairie. Pour perpétuer la tradition orale, une Ecole de l’art du conteur a vu le jour en 2021 et Marrakech a également, depuis 2022, son Festival international du conte. Mais les conteurs professionnels, anciens ou nouveaux, ne sont pas prêts à revenir sur la place Jemaa El-Fna. Pas tant que le conteur n’y a pas du respect et un espace dédié en tout cas.

D’après un article du Monde.fr

Une aménagement raté : la nouvelle route du littoral à La Réunion

Dans un rapport rendu public vendredi 16 décembre, la chambre régionale des comptes de La Réunion et de Mayotte a examiné la gestion catastrophique de cet aménagement de 12,3 kilomètres reliant le nord et l’ouest de l’île et emprunté par environ 85 000 usagers par jour. Fin août, la route a en effet été partiellement ouverte à la circulation, dans un sens, sur les deux tiers de son parcours, avec un viaduc en mer de 5,4 km, pour remplacer l’actuelle route du littoral, devenue dangereuse car située au pied d’une falaise et menacée d’être détruite par les cyclones. La livraison complète de la nouvelle route ne doit cependant pas intervenir avant 2030, après la construction d’un second viaduc en mer à la place de la digue en mer.
Le coût de la nouvelle route du littoral est finalement estimé à 2,5 milliards d’euros (soit 200 millions d’euros par kilomètre !) alors qu’au début du projet, en 2010, le budget prévu était de 1,66 milliard d’euros. Autre problème de taille : les mesures de compensation des dégradations faites à l’environnement ne sont pratiquement pas mises en œuvre, en raison du retard des travaux, sur des sites comprenant dix zones naturelles d’intérêt écologique, faunistique et floristique, dont certaines dans le périmètre du Parc national de La Réunion, classé à l’Unesco.
D’après un article du Monde.fr