Catégorie : Géographie

Les inégalités face aux risques naturels en France

L’état de catastrophe naturelle a été instauré dans le droit français par la loi du 13 juillet 1982, permettant aux victimes ayant souscrit un contrat d’assurance de dommages d’être indemnisées pour les dégâts matériels dus aux aléas naturels (inondations, sécheresse, séisme, avalanche, etc.).
Depuis la mise en place de ce dispositif, il y a eu 217 498 reconnaissances, selon la Caisse centrale de réassurance. Plus de 60% d’entre elles sont liées à des inondations en tout genre.
Les cartes ci-dessus montrent les inégalités face aux risques naturels sur le territoire français avec toutes les catastrophes enregistrées en France entre 1982 (1990 pour les communes d’outre-mer) et le 31 janvier 2018.

D’après un article France Info.

Faire classe au Burkina Faso

Maxime Sou, enseignant, gère une classe de CE2 de 132 élèves dans l'école Koua C de Bobo Dioulasso.Maxime Sou, enseignant, gère une classe de CE2 de 132 élèves dans l'école Koua C de Bobo Dioulasso.

À l’école Kua C de Bobo-Dioulasso, seconde ville du Burkina Faso, Maxime Sou tient sa classe au doigt et à la baguette. En vingt ans de carrière, ce Burkinabé de 47 ans qui enseignait surtout en classe de CM2 avant de gérer des CE2 n’est jamais descendu au-dessous des 88 % de taux de réussite à l’examen d’entrée au collège, le certificat d’études primaires (CEP). À quatre reprises, Maxime Sou a même réussi l’impensable dans un pays où les classes sont surpeuplées et sous-équipées : faire passer 100 % de ses élèves en classe de 6e. La dernière fois, en 2014, sur les 120 élèves de sa classe,il y a eu 120 admis. À l’époque, au Burkina Faso, le nombre moyen d’enfants par classe était fixé à 49, selon le ministère de l’Éducation nationale.
Pour capter l’attention de 132 élèves réunis pendant trois heures dans une salle d’à peine 40 m2, son attitude est nécessairement théâtrale, la discipline quasi militaire.
Sa première fierté d’enseignant porte le nom de Sidiki Dao. « Je l’avais en classe de CM1. Son papa était paysan. Je savais qu’il était brillant, mais que, s’il restait à Kouka, il n’aurait pas beaucoup de chances de terminer sa scolarité. » Maxime Sou décida d’emmener Sidiki avec lui lorsqu’il fut muté à Bama, plus au sud. Quelques années plus tard, Sidiki Dao intégra l’école la plus prestigieuse du Burkina Faso, le Prytanée militaire de Kadiogo.
Les journées de Maxime Sou sont chargées. Debout à 5h30, il arrive à l’école une heure plus tard. En théorie, les cours ne commencent qu’à 7h30, mais parfois il dit aux élèves de venir à 7 heures pour faire un devoir de plus. Il se lève donc à l’aube pour corriger chaque jour 132 copies supplémentaires, avec l’aide de son suppléant et de deux stagiaires.
Deux samedis matin par mois, l’enseignant organise, bénévolement, des cours de soutien auxquels participent une trentaine de volontaires. « Il faut porter l’attention sur les élèves les moins bons. C’est parfois difficile pour les parents de comprendre que l’enfant doit ­encore se rendre à l’école. Certains parents disent qu’ils n’ont pas le temps et que le maître est dérangeant. Mais je continue ».
À 18 heures, alors que la nuit est tombée et que les cours sont terminés depuis une heure Maxime Sou retrouve des élèves : ses élèves de CE2 ont laissé la place à des adultes. Après l’école, l’enseignant consacre en effet ses débuts de soirée à l’alphabétisation des recalés du système scolaire.
Ce n’est qu’après 20 heures qu’il rentre chez lui, jusqu’au lendemain matin.

D’après un article du Monde.fr

Cette article fait partie d’une série intitulée « la classe africaine ».

Confusion des genres

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Lorsque l’artiste chinois Ai Weiwei est venu vivre en Europe, il a eu envie de connaître la situation des réfugiés et s’est ainsi rendu sur l’île grecque de Lesbos pour découvrir la situation des migrants qui y parviennent.
« C’était une expérience très intime que de voir débarquer des bateaux enfants, femmes et personnes âgées. Je voyais dans leur regard un vrai désarroi. Ils étaient terrorisés et ne savaient pas du tout à quoi s’attendre dans ce pays. C’est ce qui, plus encore, m’a poussé à en savoir davantage sur qui sont ces gens et pourquoi ils risquent leur vie en venant dans un pays dont ils ne connaissent pas les codes et où personne ne les comprend. J’avais énormément d’interrogations. C’est cette curiosité qui m’a incité à mettre en place une importante équipe de chercheurs pour étudier l’histoire des réfugiés et leur situation actuelle. En dehors de la guerre en Syrie, l’existence des migrants est née des guerres en Irak et en Afghanistan, du conflit israélo-palestinien, des différents conflits africains, de la persécution des groupes minoritaires au Myanmar et de la violence en Amérique centrale.« 

Ce matin, j’ai pu assister à une projection de ce documentaire beau et long, ce qui m’a parfois dérangé. Beau, car les images d’Ai Weiwei témoignent de sa vision d’artiste. Il parvient à rendre l’horreur photogénique, comme avec le cadavre d’un homme abandonné lors des combats autour de la ville de Mossoul en Irak. Long, car nous suivons les réfugiés dans le monde entier, en Europe, bien sûr, mais aussi au Moyen – Orient, en Afrique, en Asie et en Amérique, et cela durant 2h20.
J’ai eu l’occasion de visionner de nombreux documentaires sur la situation des réfugiés pour préparer les cours de quatrième et je ne vois pas ce que ce film apporte de plus, honnêtement. Dans sa quête poétique, Ai Weiwei abuse pour moi de l’usage des drones : les images sont belles, mais le message perd en force.
Il y a toutefois plusieurs passages qui agissent comme de véritables coups de poing : le cimetière avec les tombes anonymes en Turquie et les sanglots de cet homme qui a perdu en mer cinq membres de sa famille ; le Kurde posant devant sa maison ruinée par une guerre qu’il ne comprend pas, qu’il ne voulait pas. Ou encore la ville de Mossoul libérée de l’État islamique, ce qui entraîne l’exode de 300 000 réfugiés de plus.
C’est bien sûr un film à voir, surtout si l’on ne connaît pas grand-chose aux mouvements migratoires actuels. Mais pour être un documentaire vraiment efficace, il aurait fallu le condenser et oublier plus souvent l’esthétisme. De même, trop de passage montrent l’artiste lui-même, même s’il se mêle aux réfugiés.
En l’état, il ne me semble pas exploitable avec des élèves, de collège du moins, ce qui est dommage. Toutefois, un dossier pédagogique est disponible ici.

Ci-dessous, une émission de France Inter dans laquelle Ai Weiwei parle du film et de l’art :

 

Le surpeuplement existe en France

La Fondation Abbé Pierre tire une nouvelle fois le signal d’alarme sur la France du mal-logement et insiste sur la réapparition du surpeuplement, dans son vingt-troisième rapport annuel publié mardi 30 janvier. Le rapport chiffre à 3,8 millions le nombre d’enfants subissant ces conditions de vie.
Si les Français habitent aujourd’hui des logements de plus en plus spacieux, d’une surface moyenne, par habitant, de 40,3 m2 en 2013 alors qu’elle n’était que de 37,5 m2 en 2001, cette tendance semble s’être inversée depuis 2006.
L’enquête nationale logement, menée par l’Insee, en 2013, montre que 8,5 % des ménages vivent en surnombre dans leurs logements, soit 7,6 millions de personnes, un chiffre en hausse de 11,5 % par rapport à 2006, et 934 000 autres sont en situation de surpeuplement dit accentué, soit 17,2 % de plus depuis 2006. Pour l’Insee, la norme minimale exige une pièce à vivre (séjour) et une chambre par couple ou par adulte ou enfant de plus de 15 ans, une pièce pour deux enfants de moins de 7 ans ou une chambre pour deux grands enfants s’ils sont de même sexe. Ainsi, une famille avec deux enfants, garçon et fille, de plus de 15 ans, doit disposer d’un séjour et de trois chambres. Il y a surpeuplement lorsqu’il manque une chambre et surpeuplement accentué s’il en manque deux.
Être en situation de surpeuplement dans un logement signifie souvent ne pas avoir un espace de rangement ni prendre les repas ensemble autour d’une table, être obligé de dégager la douche pour se laver, ne pas faire de réserves de nourriture faute de place pour les stocker, ne pas pouvoir s’isoler pour se reposer ou faire ses devoirs, manquer d’espace pour que les plus petits jouent ou marchent, ne jamais inviter personne à dîner.
Les personnes les plus touchées par le surpeuplement sont, sans surprise, les pauvres. Le surpeuplement touche 939 700 personnes dans le parc locatif privé et 767 000 ménages dans le parc social. Plus surprenant, 466 000 ménages en sont victimes parmi les propriétaires.

D’après un article du Monde.fr

La Fondation Abbé Pierre était le sujet d’une émission France Info Junior :

Au sujet des prochaines élections européennes

Tous les cinq ans ont lieu les élections du Parlement européen. À chaque pays membre correspond une circonscription nationale unique ou plusieurs circonscriptions régionales, comme c’est le cas pour la France pour le moment.
Le nombre de sièges par pays est calculé en fonction du nombre d’habitants. La France en compte 74, devancée par l’Allemagne avec 96.
Les 751 eurodéputés élus se répartissent ensuite dans huit groupes politiques transnationaux dans l’hémicycle de Strasbourg. Des groupes les plus à gauche aux groupes les plus à droite sur l’échiquier politique, on trouve :
– groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique ;
– groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen ;
– groupe des Verts-Alliance libre européenne ;
– groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe ;
– groupe du Parti populaire européen ;
– groupe des Conservateurs et réformistes européens ;
– groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe ;
– groupe Europe des nations et des libertés.
Il y a encore aussi eurodéputés qui n’appartiennent à aucun de ces groupes et siègent en tant que non inscrits.

Quatre députés français ont rejoint le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, dont trois appartenant au Front de Gauche.
Le groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen compte 13 députés français dont 11 du Parti socialiste.
Le groupe des Verts/Alliance libre européenne réunit 6 Français dont José BOVE (Europe écologie), Yannick JADOT (Europe écologie) et Eva JOLY (Europe écologie).
Le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe rassemble sept Français dont Jean-marie CAVADA (Génération citoyens).
Le Parti populaire européen regroupe 20 eurodéputés français parmi lesquels : Michèle ALLIOT-MARIE (Les Républicains), Rachida DATI (Les Républicains), Brice Hortefeux (Les Républicains), Nadine MORANO (Les Républicains)
Quatre députés français font partie du groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe, dont Florian PHILIPPOT (Les Patriotes)
Le groupe Europe des nations et des libertés accueille 17 Français dont : Nicolas BAY (Front national), Dominique BILDE (Front national), Steeve BRIOIS (Front national)
Enfin, on compte trois Français parmi les non -inscrits : Aymeric CHAUPRADE (Les Français Libres), Bruno GOLLNISCH (Front national) et Jean-Marie LE PEN (Front national).

Avec le Brexit, ce sont 73 élus sur 751 qui sont sur le point de quitter le Parlement européen. À cette occasion, le président français souhaite revoir le mode de vote pour 2019, avec la création de listes transnationales, censée renforcer chez les citoyens du continent leur sentiment d’appartenance à l’Union.
Cette idée semble désormais envisageable avec le vote favorable , mardi 23 janvier, de la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen. Selon la proposition de la commission, le nombre de députés serait réduit à 705 après le Brexit. 46 places seraient mises en réserves pour une éventuelle liste paneuropéenne ou un élargissement de l’UE et 27 seraient redistribuées entre 14 pays de l’UE, actuellement sous-représentés, dont 5 pour la France qui passerait ainsi à 79 députés.
Mais pour que la liste de circonscription européenne voie le jour, il faut encore que le 7 février, les eurodéputés votent pour en session plénière et surtout, il faudra obtenir l’unanimité des États membres. Or, si la France, l’Italie et l’Espagne sont favorables à la proposition, les petits pays semblent contre, car ils ont peur de ne pas y trouver leur compte, les têtes de liste risquant d’être constituées uniquement des politiciens les plus connus, issus des grands pays de l’UE.

D’après un article du blog Les Décodeurs.