Catégorie : Archéologie

Une découverte intrigante

À l’heure actuelle, la plupart des experts estiment que notre lignée humaine s’est séparée des singes il y a environ sept millions d’années en Afrique centrale, où les hominidés sont restés pendant cinq millions d’années avant de s’aventurer plus loin.

Cependant, deux fossiles d’une créature semblable à un singe qui avaient des dents humaines ont été trouvés en Bulgarie et en Grèce, datant de 7.2 millions d’années : une mâchoire inférieure trouvée en Grèce et une dent prémolaire supérieure provenant de Bulgarie.
Cette découverte pourrait laisser penser que nos ancêtres commençaient déjà à évoluer en Europe 200 000 ans avant le premier hominidé africain. À cette époque, le changement climatique transformait l’est de l’Europe en pleine savane ce qui aurait forcé les singes à trouver de nouvelles ressources, déclenchant, selon les chercheurs, un changement vers la bipédie. Au cours de cette période la mer méditerranée a traversé de fréquentes périodes d’assèchement, formant un pont entre l’Europe et l’Afrique et permettant aux singes et anciens hominidés de circuler entre les continents. L’équipe pense que l’évolution des hominidés a pu être causée par des changements environnementaux importants qui ont déclenché la formation du Sahara de l’Afrique du Nord, il y a plus de sept millions d’années, ce qui poussa l’espèce plus au nord. Ils ont trouvé un grand nombre de couches de sable du Sahara remontant à cette période, ce qui suggère qu’il était situé beaucoup plus au nord qu’actuellement.
La nourriture de Graecopithecus était liée à la végétation de savane plutôt sèche et dure, contrairement à celui des derniers grands singes qui vivent dans les forêts. Par conséquent, comme les hommes, il avait des molaires larges et un émail épais. À l’aide de la tomographie, les chercheurs ont pu visualiser les structures internes des fossiles et voir que les racines de la prémolaire avaient largement fusionné. « Alors que les grands singes ont typiquement deux ou trois racines séparées et divergentes, les racines de Graecopithecus convergent et sont partiellement fusionnées, une caractéristique propre à l’homme moderne, aux anciens hommes et plusieurs pré-humains« , rapporte la chercheuse principale le Professeur Madelaine Böhmede de l’Université de Tübingen.
La mâchoire inférieure a d’autres caractéristiques suggérant que l’espèce était un hominidé. Elle se trouve être plus ancienne de plusieurs milliers d’années que le plus ancien hominidé africain, Sahelanthropus tchadensis qui fut découvert au Tchad.
Cependant, des experts se montrent prudents sur cette découverte. D’importantes preuves fossiles placent pour le moment l’origine de l’humanité en Afrique, dont plusieurs squelettes partiels et crânes. Ce fossile européen isolé pose pour le moment plus de questions qu’il n’en résout.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Une grande muraille en Inde

Construire des murs pour protéger des états est une pratique ancienne, corroborée par l’existence de la muraille de Chine (dès le IIIe siècle avant J.C.), mais aussi par un mur redécouvert récemment en Inde.
La longueur du mur avoisine les 80km, commençant dans la forêt adjacente à Udaipura du village de Gorakhpur jusqu’à Bari Bareilly qui est à 100km de Bhopal.
En étudiants les matériaux, les archéologues estiment que le mur a été construit entre le 10ème et le 11ème siècle,au cours de la période des rois Parmar, dans le district de Raisen dans le Madhya Pradesh. L’ancien mur a été construit dans les jungles denses de la chaîne de montagnes de Vindhyachal.
S’il se fissure par endroits, le mur est encore assez robuste avec une hauteur entre 4,5 et 5,5m et une épaisseur de 3 à 4,5m.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Un trésor chinois du XVIIe siècle retrouvé dans le lit d’une rivière

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Au milieu du XVIIe siècle, les crises politiques, climatiques et agricoles, ainsi que l’invasion des Mandchous au nord, provoqua la chute de la dynastie Ming. Chang Hsien-chung était un ancien soldat qui, sur fond de révoltes paysannes, profita de l’extrême faiblesse du régime pour monter sa propre armée et se livrer à des razzias. A partir de 1643, les ambitions du rebelle prirent une autre ampleur tout comme son armée qui grossit pour passer de quelques milliers d’hommes à environ 100 000 soldats : Chang Hsien-chung voulait son royaume.
En 1644, il jeta son dévolu sur la province du Sichuan qu’il a rapidement conquise. Même si le bilan, en termes de mortalité humaine, de son très court règne est impossible à faire précisément, il est probable que plusieurs centaines de milliers de personnes perdirent la vie, sans compter toute celles qui fuirent la province sous le régime de terreur instauré par Chang Hsien-chung. Incapable de gouverner durablement le territoire, il voulut, à la fin de 1646, l’abandonner et s’installer dans le Shaanxi voisin, d’où il était originaire. Trahi par un de ses officiers, il fut attaqué et tué en janvier 1647 sur ordre de la nouvelle dynastie mandchoue.
En 1646, alors que Chang Hsien-chung faisait transporter son trésor de guerre par bateaux vers le sud du Sichuan, le convoi fut attaqué sur la rivière Min. Un millier d’embarcations auraient sombré et le pactole du chef de guerre avec elles. Depuis lors, la rumeur d’un trésor englouti courait dans la province.

Mais il y avait visiblement plus qu’une rumeur. En 2005, des ouvriers travaillant sur la berge de la rivière découvrirent sept lingots d’argent. S’en suivit une intense période de pillage. Après une longue enquête, la police arrêta, en 2015, 31 personnes et confisqua des milliers de pièces d’or et d’argent, ainsi que des lingots et du matériel de plongée.
Depuis janvier, des archéologues fouille le lit de la rivière et viennent peut-être de retrouver la trace du trésor englouti de Chang Hsien-chung. Ils ont attendu pour cela la saison sèche, procédé à de gros travaux de terrassement et installé plusieurs pompes pour drainer le site jour et nuit. Le lit de la rivière est ainsi apparu à l’air libre sur plusieurs centaines de mètres et une zone d’un total d’un hectare a déjà été fouillée.
plus de 10 000 objets ont été trouvés. De grandes quantités de pièces d’or, d’argent et de bronze, des bijoux ainsi que des armes en fer comme des épées, des couteaux et des lances. Ces objets seront extrêmement précieux pour la science, l’histoire et l’art. Ils permettront de mieux connaitre la vie politique, économique, militaire et sociale sous la dynastie Ming.

D’après un article du blog Passeur de sciences.

De l’art rupestre préhistorique découvert en Bretagne.

En 1987, suite à une tempête, des vestiges archéologiques d’un un abri-sous-roche (d’environ 10m de long, 3m de profondeur et 2m de haut) sont découverts au Rocher de l’Impératrice, situé près de Plougastel-Daoulas . En 2013, une équipe d’archéologues a exhumé du site des silex travaillés en pointes de flèches, des couteaux et des outils. Mais ils ont aussi découvert 45 plaquettes de schiste de 15 à 30cm de long, certaines portant des gravures de chevaux et d’aurochs, datant de 14 000 ans.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Les inégalités entre homme et femme seraient nées l’âge du Bronze ?

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L’équipe du département d’Anthropologie du Queens College de New York, en se penchant sur le développement des sociétés agricoles de la fin du néolithique en Chine (2600-1900 av. J.-C.) à l’âge du bronze (dynastie des Zhou de l’Est : 771-221 av. J.-C.), a montré l’apparition d’une inégalité homme femme au sujet de l’alimentation.
En analysant des ossements humains retrouvés dans des sépultures datant de divers stades de cette période charnière, les chercheurs voulaient savoir comment la domestication d’herbivores et de nouvelles céréales (blé et orge) avait modifié les pratiques alimentaires.
Mais leurs résultats montrent également que si dans les cultures les plus anciennes, comme celle des Yangshao (3 000 av. J.-C.), il n’y avait guère de différences entre les deux sexes au niveau de l’alimentation, une nette distinction est apparu à l’âge du bronze. Les femmes ont dès lors surtout mangé du blé, cette nouvelle céréale qu’on ne savait pas encore bien transformer, tandis que les hommes avaient davantage accès aux produits d’origine animale et au millet, céréale connue depuis longtemps et qu’on savait préparer.
Ces différences dans l’assiette reflétaient une transformation sociale majeure de l’époque car une société patriarcale était en train de voir le jour.
Cette différence de traitement affectait les femmes dès l’enfance : les signes de carences, notamment en fer, observés sur les ossements féminins les plus récents, sont les conséquences directes d’une malnutrition précoce.

D’après un article des Cahiers de Science & Vie d’avril 2017.

Les vêtements d’Ötzi

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J’ai été intéressé dès le départ par la découverte de la momie de cet homme préhistorique dans un glacier et j’ai souvent parlé des découvertes faites à son sujet sur ce blog. Les dernières en date concerne ses vêtements. De toute évidence ils étaient faits d’une sorte de cuir, mais ils sont un patchwork de différentes peaux cousues ensemble et à différents moments. Cela suggère qu’il y a eu de réguliers réassemblages au fur et à mesure que des morceaux s’usaient.

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Il y a de nombreuses choses qui rendent ardue l’étude des anciens cuirs. Tout d’abord, même les échantillons les mieux préservés sont fortement dégradés, rendant méconnaissable la texture de la peau qui pourrait permettre d’identifier l’animal. Et, alors que l’ADN peut survivre des millénaires dans un profond gel glaciaire, le processus même de fabrication du cuir (raclage, chauffage, traitement de la peau avec des acides), détruit souvent le matériel génétique. Mais, alors que l’ADN nucléaire (celui qui se trouve dans le noyau de la cellule) est détruit, l’ADN trouvé dans les mitochondries de production d’énergie de la cellule peut survivre.
Une équipe de scientifiques a utilisé la technique de l’enrichissement mitochondrial sur l’ADN des peaux d’Ötzi. Comme le suggère le nom, cette méthode implique la récolte de l’ADN mitochondrial qui est disponible et utilise des réactifs et des enzymes afin de le concentrer et de l’amplifier.
Ce travail a révélé qu’Ötzi s’était vêtu à partir d’une grande variété d’animaux : ses jambières provenaient de chèvres, son pagne était en peau de mouton et son manteau en peau de ces deux espèces. il y a eu au moins quatre moutons et deux chèvres utilisés dans la production.
Les lacets provenaient de bovins (ils sont semblables aux lacets en cuir des bottes de randonnée modernes) et le carquois était fait avec du chevreuil.
Enfin le chapeau était l’objet qui avait dû demander le plus de temps de travail: il provenait d’un ours brun.
Les génomes retrouvés des bovins, des moutons et des chèvres sont compatibles avec les animaux d’aujourd’hui à travers la plupart de l’Europe. De même, le chevreuil et l’ours brun ont des descendants contemporains dans la région alpine.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Ce que mangeait un seigneur au Moyen – Age

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Ce graphique montre la quantité et la variété des aliments consommés par Guillaume de Murol, un petit seigneur d’Auvergne du XVe siècle. Cette précision a été rendue possible par le journal et le testament rédigés par ce personnage entre 1400 et 1420. Ces documents ont été étudiés par l’historien Pierre charbonnier en 1973.

On voit que le pain est l’aliment de base, consommé avec tout (ce qui l’accompagne est le companage : viandes, fromages, poissons…). Il consommait beaucoup de viande également, signe de son aristocratie : les 126 kilos répartis hors jours maigres (réservés au poisson) représente une moyenne d’environ 600 grammes par jour.
Pour accompagner ses repas, le seigneur de Murol prenait du vin, environ 730 litres par an.

La vidéo ci-dessous est un extrait de la série de documentaires archéologiques Sur nos traces.

Détail amusant, j’ai déniché des dessins de châteaux – forts lors d’un quai des livres il y a deux ou trois ans, dont l’un représente le château de Murol à la fin du XIVe siècle.

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