Catégorie : Archéologie

Découverte de la tombe d’un couple du VIe siècle en Chine

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Photo courtesy Chinese Cultural Relics
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Photo courtesy Chinese Cultural Relics

Une tombe contenant les squelettes d’un couple, enterré en 564, a été découverte en Chine, près de la ville actuelle de Taiyuan. La tombe se trouvait au sein d’un cimetière qui a été fouillé par les archéologues entre août 2012 et juin 2013.

En plus des deux dépouilles, la tombe contenait aussi de nombreuses figurines en poterie, dont les couleurs ont été préservées. Elles comprennent des représentations de guerriers, des chameaux, des bœufs et des tambours, la plus grande faisant 56cm de haut.
Une inscription dans le grès, trouvée dans la tombe, décrit le couple comme étant le général Zhao Xin et sa femme, la princesse Neé Liu.
Zhao Xin servait les seigneurs de la dynastie des Qi du Nord qui contrôlaient une partie du nord de la Chine entre 550 et 577. Il a occupé des postes de général et gouverneur dans différentes régions de Chine d’après l’inscription. Lors de son dernier poste, il était général d’une garnison de soldats sur un site appelé Huangniu et mena la garnison vers la victoire au cours d’une bataille contre des « barbares ». Il est mort à l’âge de 67 ans.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Coup de vieux de 100 000 ans pour l’espèce humaine ?

Entre 2004 et 2016, une équipe internationale de chercheurs a trouvé et analysé plus de 16 restes fossiles d’Homo sapiens sur le site archéologique de Jebel Irhoud, au Maroc (le site, situé entre Marrakech et l’océan Atlantique, a d’abord été une mine, dans laquelle les carriers ont trouvé un premier crâne en 1961), dont ceux de trois adultes, d’un adolescent et d’un enfant. Il y avait également de nombreux éclats de silex brûlés. Ces traces ont été datées d’il y a 300 000 ans, alors que celles qu’on avaient trouvées jusque là dataient de 200 000 ans. Ce sont donc les restes les plus anciens de notre espèce connus à ce jour et ils ne viennent pas d’Afrique de l’est, berceau supposé de l’humanité jusqu’à maintenant.

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Il y a 300 000 ans, plusieurs espèces apparentées coexistent sur la planète – Néandertaliens en Europe, Dénisoviens et Erectus en Asie, Florès en Indonésie et Sapiens en Afrique. De ce buissonnement du genre Homo ne subsiste aujourd’hui qu’une seule espèce, la nôtre, Homo sapiens.

D’après un article du Monde.fr

Une découverte intrigante

À l’heure actuelle, la plupart des experts estiment que notre lignée humaine s’est séparée des singes il y a environ sept millions d’années en Afrique centrale, où les hominidés sont restés pendant cinq millions d’années avant de s’aventurer plus loin.

Cependant, deux fossiles d’une créature semblable à un singe qui avaient des dents humaines ont été trouvés en Bulgarie et en Grèce, datant de 7.2 millions d’années : une mâchoire inférieure trouvée en Grèce et une dent prémolaire supérieure provenant de Bulgarie.
Cette découverte pourrait laisser penser que nos ancêtres commençaient déjà à évoluer en Europe 200 000 ans avant le premier hominidé africain. À cette époque, le changement climatique transformait l’est de l’Europe en pleine savane ce qui aurait forcé les singes à trouver de nouvelles ressources, déclenchant, selon les chercheurs, un changement vers la bipédie. Au cours de cette période la mer méditerranée a traversé de fréquentes périodes d’assèchement, formant un pont entre l’Europe et l’Afrique et permettant aux singes et anciens hominidés de circuler entre les continents. L’équipe pense que l’évolution des hominidés a pu être causée par des changements environnementaux importants qui ont déclenché la formation du Sahara de l’Afrique du Nord, il y a plus de sept millions d’années, ce qui poussa l’espèce plus au nord. Ils ont trouvé un grand nombre de couches de sable du Sahara remontant à cette période, ce qui suggère qu’il était situé beaucoup plus au nord qu’actuellement.
La nourriture de Graecopithecus était liée à la végétation de savane plutôt sèche et dure, contrairement à celui des derniers grands singes qui vivent dans les forêts. Par conséquent, comme les hommes, il avait des molaires larges et un émail épais. À l’aide de la tomographie, les chercheurs ont pu visualiser les structures internes des fossiles et voir que les racines de la prémolaire avaient largement fusionné. « Alors que les grands singes ont typiquement deux ou trois racines séparées et divergentes, les racines de Graecopithecus convergent et sont partiellement fusionnées, une caractéristique propre à l’homme moderne, aux anciens hommes et plusieurs pré-humains« , rapporte la chercheuse principale le Professeur Madelaine Böhmede de l’Université de Tübingen.
La mâchoire inférieure a d’autres caractéristiques suggérant que l’espèce était un hominidé. Elle se trouve être plus ancienne de plusieurs milliers d’années que le plus ancien hominidé africain, Sahelanthropus tchadensis qui fut découvert au Tchad.
Cependant, des experts se montrent prudents sur cette découverte. D’importantes preuves fossiles placent pour le moment l’origine de l’humanité en Afrique, dont plusieurs squelettes partiels et crânes. Ce fossile européen isolé pose pour le moment plus de questions qu’il n’en résout.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Une grande muraille en Inde

Construire des murs pour protéger des états est une pratique ancienne, corroborée par l’existence de la muraille de Chine (dès le IIIe siècle avant J.C.), mais aussi par un mur redécouvert récemment en Inde.
La longueur du mur avoisine les 80km, commençant dans la forêt adjacente à Udaipura du village de Gorakhpur jusqu’à Bari Bareilly qui est à 100km de Bhopal.
En étudiants les matériaux, les archéologues estiment que le mur a été construit entre le 10ème et le 11ème siècle,au cours de la période des rois Parmar, dans le district de Raisen dans le Madhya Pradesh. L’ancien mur a été construit dans les jungles denses de la chaîne de montagnes de Vindhyachal.
S’il se fissure par endroits, le mur est encore assez robuste avec une hauteur entre 4,5 et 5,5m et une épaisseur de 3 à 4,5m.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Un trésor chinois du XVIIe siècle retrouvé dans le lit d’une rivière

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Au milieu du XVIIe siècle, les crises politiques, climatiques et agricoles, ainsi que l’invasion des Mandchous au nord, provoqua la chute de la dynastie Ming. Chang Hsien-chung était un ancien soldat qui, sur fond de révoltes paysannes, profita de l’extrême faiblesse du régime pour monter sa propre armée et se livrer à des razzias. A partir de 1643, les ambitions du rebelle prirent une autre ampleur tout comme son armée qui grossit pour passer de quelques milliers d’hommes à environ 100 000 soldats : Chang Hsien-chung voulait son royaume.
En 1644, il jeta son dévolu sur la province du Sichuan qu’il a rapidement conquise. Même si le bilan, en termes de mortalité humaine, de son très court règne est impossible à faire précisément, il est probable que plusieurs centaines de milliers de personnes perdirent la vie, sans compter toute celles qui fuirent la province sous le régime de terreur instauré par Chang Hsien-chung. Incapable de gouverner durablement le territoire, il voulut, à la fin de 1646, l’abandonner et s’installer dans le Shaanxi voisin, d’où il était originaire. Trahi par un de ses officiers, il fut attaqué et tué en janvier 1647 sur ordre de la nouvelle dynastie mandchoue.
En 1646, alors que Chang Hsien-chung faisait transporter son trésor de guerre par bateaux vers le sud du Sichuan, le convoi fut attaqué sur la rivière Min. Un millier d’embarcations auraient sombré et le pactole du chef de guerre avec elles. Depuis lors, la rumeur d’un trésor englouti courait dans la province.

Mais il y avait visiblement plus qu’une rumeur. En 2005, des ouvriers travaillant sur la berge de la rivière découvrirent sept lingots d’argent. S’en suivit une intense période de pillage. Après une longue enquête, la police arrêta, en 2015, 31 personnes et confisqua des milliers de pièces d’or et d’argent, ainsi que des lingots et du matériel de plongée.
Depuis janvier, des archéologues fouille le lit de la rivière et viennent peut-être de retrouver la trace du trésor englouti de Chang Hsien-chung. Ils ont attendu pour cela la saison sèche, procédé à de gros travaux de terrassement et installé plusieurs pompes pour drainer le site jour et nuit. Le lit de la rivière est ainsi apparu à l’air libre sur plusieurs centaines de mètres et une zone d’un total d’un hectare a déjà été fouillée.
plus de 10 000 objets ont été trouvés. De grandes quantités de pièces d’or, d’argent et de bronze, des bijoux ainsi que des armes en fer comme des épées, des couteaux et des lances. Ces objets seront extrêmement précieux pour la science, l’histoire et l’art. Ils permettront de mieux connaitre la vie politique, économique, militaire et sociale sous la dynastie Ming.

D’après un article du blog Passeur de sciences.