Catégorie : Archéologie

Un trésor chinois du XVIIe siècle retrouvé dans le lit d’une rivière

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Au milieu du XVIIe siècle, les crises politiques, climatiques et agricoles, ainsi que l’invasion des Mandchous au nord, provoqua la chute de la dynastie Ming. Chang Hsien-chung était un ancien soldat qui, sur fond de révoltes paysannes, profita de l’extrême faiblesse du régime pour monter sa propre armée et se livrer à des razzias. A partir de 1643, les ambitions du rebelle prirent une autre ampleur tout comme son armée qui grossit pour passer de quelques milliers d’hommes à environ 100 000 soldats : Chang Hsien-chung voulait son royaume.
En 1644, il jeta son dévolu sur la province du Sichuan qu’il a rapidement conquise. Même si le bilan, en termes de mortalité humaine, de son très court règne est impossible à faire précisément, il est probable que plusieurs centaines de milliers de personnes perdirent la vie, sans compter toute celles qui fuirent la province sous le régime de terreur instauré par Chang Hsien-chung. Incapable de gouverner durablement le territoire, il voulut, à la fin de 1646, l’abandonner et s’installer dans le Shaanxi voisin, d’où il était originaire. Trahi par un de ses officiers, il fut attaqué et tué en janvier 1647 sur ordre de la nouvelle dynastie mandchoue.
En 1646, alors que Chang Hsien-chung faisait transporter son trésor de guerre par bateaux vers le sud du Sichuan, le convoi fut attaqué sur la rivière Min. Un millier d’embarcations auraient sombré et le pactole du chef de guerre avec elles. Depuis lors, la rumeur d’un trésor englouti courait dans la province.

Mais il y avait visiblement plus qu’une rumeur. En 2005, des ouvriers travaillant sur la berge de la rivière découvrirent sept lingots d’argent. S’en suivit une intense période de pillage. Après une longue enquête, la police arrêta, en 2015, 31 personnes et confisqua des milliers de pièces d’or et d’argent, ainsi que des lingots et du matériel de plongée.
Depuis janvier, des archéologues fouille le lit de la rivière et viennent peut-être de retrouver la trace du trésor englouti de Chang Hsien-chung. Ils ont attendu pour cela la saison sèche, procédé à de gros travaux de terrassement et installé plusieurs pompes pour drainer le site jour et nuit. Le lit de la rivière est ainsi apparu à l’air libre sur plusieurs centaines de mètres et une zone d’un total d’un hectare a déjà été fouillée.
plus de 10 000 objets ont été trouvés. De grandes quantités de pièces d’or, d’argent et de bronze, des bijoux ainsi que des armes en fer comme des épées, des couteaux et des lances. Ces objets seront extrêmement précieux pour la science, l’histoire et l’art. Ils permettront de mieux connaitre la vie politique, économique, militaire et sociale sous la dynastie Ming.

D’après un article du blog Passeur de sciences.

De l’art rupestre préhistorique découvert en Bretagne.

En 1987, suite à une tempête, des vestiges archéologiques d’un un abri-sous-roche (d’environ 10m de long, 3m de profondeur et 2m de haut) sont découverts au Rocher de l’Impératrice, situé près de Plougastel-Daoulas . En 2013, une équipe d’archéologues a exhumé du site des silex travaillés en pointes de flèches, des couteaux et des outils. Mais ils ont aussi découvert 45 plaquettes de schiste de 15 à 30cm de long, certaines portant des gravures de chevaux et d’aurochs, datant de 14 000 ans.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Les inégalités entre homme et femme seraient nées l’âge du Bronze ?

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L’équipe du département d’Anthropologie du Queens College de New York, en se penchant sur le développement des sociétés agricoles de la fin du néolithique en Chine (2600-1900 av. J.-C.) à l’âge du bronze (dynastie des Zhou de l’Est : 771-221 av. J.-C.), a montré l’apparition d’une inégalité homme femme au sujet de l’alimentation.
En analysant des ossements humains retrouvés dans des sépultures datant de divers stades de cette période charnière, les chercheurs voulaient savoir comment la domestication d’herbivores et de nouvelles céréales (blé et orge) avait modifié les pratiques alimentaires.
Mais leurs résultats montrent également que si dans les cultures les plus anciennes, comme celle des Yangshao (3 000 av. J.-C.), il n’y avait guère de différences entre les deux sexes au niveau de l’alimentation, une nette distinction est apparu à l’âge du bronze. Les femmes ont dès lors surtout mangé du blé, cette nouvelle céréale qu’on ne savait pas encore bien transformer, tandis que les hommes avaient davantage accès aux produits d’origine animale et au millet, céréale connue depuis longtemps et qu’on savait préparer.
Ces différences dans l’assiette reflétaient une transformation sociale majeure de l’époque car une société patriarcale était en train de voir le jour.
Cette différence de traitement affectait les femmes dès l’enfance : les signes de carences, notamment en fer, observés sur les ossements féminins les plus récents, sont les conséquences directes d’une malnutrition précoce.

D’après un article des Cahiers de Science & Vie d’avril 2017.

Les vêtements d’Ötzi

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J’ai été intéressé dès le départ par la découverte de la momie de cet homme préhistorique dans un glacier et j’ai souvent parlé des découvertes faites à son sujet sur ce blog. Les dernières en date concerne ses vêtements. De toute évidence ils étaient faits d’une sorte de cuir, mais ils sont un patchwork de différentes peaux cousues ensemble et à différents moments. Cela suggère qu’il y a eu de réguliers réassemblages au fur et à mesure que des morceaux s’usaient.

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Il y a de nombreuses choses qui rendent ardue l’étude des anciens cuirs. Tout d’abord, même les échantillons les mieux préservés sont fortement dégradés, rendant méconnaissable la texture de la peau qui pourrait permettre d’identifier l’animal. Et, alors que l’ADN peut survivre des millénaires dans un profond gel glaciaire, le processus même de fabrication du cuir (raclage, chauffage, traitement de la peau avec des acides), détruit souvent le matériel génétique. Mais, alors que l’ADN nucléaire (celui qui se trouve dans le noyau de la cellule) est détruit, l’ADN trouvé dans les mitochondries de production d’énergie de la cellule peut survivre.
Une équipe de scientifiques a utilisé la technique de l’enrichissement mitochondrial sur l’ADN des peaux d’Ötzi. Comme le suggère le nom, cette méthode implique la récolte de l’ADN mitochondrial qui est disponible et utilise des réactifs et des enzymes afin de le concentrer et de l’amplifier.
Ce travail a révélé qu’Ötzi s’était vêtu à partir d’une grande variété d’animaux : ses jambières provenaient de chèvres, son pagne était en peau de mouton et son manteau en peau de ces deux espèces. il y a eu au moins quatre moutons et deux chèvres utilisés dans la production.
Les lacets provenaient de bovins (ils sont semblables aux lacets en cuir des bottes de randonnée modernes) et le carquois était fait avec du chevreuil.
Enfin le chapeau était l’objet qui avait dû demander le plus de temps de travail: il provenait d’un ours brun.
Les génomes retrouvés des bovins, des moutons et des chèvres sont compatibles avec les animaux d’aujourd’hui à travers la plupart de l’Europe. De même, le chevreuil et l’ours brun ont des descendants contemporains dans la région alpine.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Ce que mangeait un seigneur au Moyen – Age

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Ce graphique montre la quantité et la variété des aliments consommés par Guillaume de Murol, un petit seigneur d’Auvergne du XVe siècle. Cette précision a été rendue possible par le journal et le testament rédigés par ce personnage entre 1400 et 1420. Ces documents ont été étudiés par l’historien Pierre charbonnier en 1973.

On voit que le pain est l’aliment de base, consommé avec tout (ce qui l’accompagne est le companage : viandes, fromages, poissons…). Il consommait beaucoup de viande également, signe de son aristocratie : les 126 kilos répartis hors jours maigres (réservés au poisson) représente une moyenne d’environ 600 grammes par jour.
Pour accompagner ses repas, le seigneur de Murol prenait du vin, environ 730 litres par an.

La vidéo ci-dessous est un extrait de la série de documentaires archéologiques Sur nos traces.

Détail amusant, j’ai déniché des dessins de châteaux – forts lors d’un quai des livres il y a deux ou trois ans, dont l’un représente le château de Murol à la fin du XIVe siècle.

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20 ans d’archéologie au jour le jour !

Entre 1942 et 1962, alors à la tête de la section « archéologie et préhistoire » de l’Institut français d’Afrique Noire (aujourd’hui Institut Fondamental d’Afrique Noire) à Dakar, l’archéologue et historien Raymond Mauny effectua tous les ans de nombreuses missions de 3-4 mois dans les pays du Sahel. Au cours de ces missions il a pris de nombreuses notes comme en témoignent les 24 cahiers de terrain dont a hérité la bibliothèque des recherches africaines  après la mort de Raymond Mauny en 1994. Notes mais aussi photographies, croquis, cartes : ces cahiers fourmillent d’informations écrites au jour le jour qui lui fournissaient de la matière pour ses articles et sa thèse d’Etat.
L’équipe de la Bibliothèque de recherches africaines a décidé de publier virtuellement tout ces documents en ouvrant un carnet de recherche Hypotheses sur lequel les publications arrivent peu à peu. Un billet correspond à une journée d’un cahier.

Une boîte à outil du Xe siècle


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Un couple d’archéologues amateur, équipés de détecteurs de métaux, a trouvé un signal près de la porte est de la forteresse viking de Borgring au Danemark . Prévenus, les archéologues ont prélevé la zone où se trouvait les objets métalliques et ont demandé la permission à l’hôpital local d’utiliser leur tomodensitomètre.

Ils ont alors découvert une grande collection de pièces en fer ressemblant à des outils (des forets à cuillère et une filière que les vikings utilisaient pour créer de délicats bracelets), rangés dans une boîte même si la boîte à outils elle-même a disparu depuis longtemps, le bois s’étant désintégré avec le temps.
Les fouilles du sol ont duré deux jours pour finalement révéler les restes de 14 objets. Certains d’entre eux étaient clairement visible au CT-scan, comme les forets à cuillère et la filière, mais d’autres étaient dans un état trop délabrés ou contenaient trop peu de fer pour apparaitre sur l’écran.

L’endroit où a été trouvé la boîte à outils, près de la porte est de la forteresse, intéresse aussi les archéologues. Un grand feu semble avoir touché les portes nord et est au cours de la seconde moitié du Xème siècle. Par la suite, un plancher aurait été posé à l’intérieur de la porte, comme si l’endroit avait été habité après l’incendie. Le feu semble avoir été maitrisé avant de se propager, et par la suite, les habitants ont mis deux couches d’argile dans l’emplacement de la porte. Dans chaque couche les archéologues ont trouvé un foyer, et la boite à outils a été découverte dans la couche la plus récente.
L’artisan qui utilisait les outils utilisait la porte est comme maison ou atelier. Il y avait 30 à 40m² d’espace et il avait son propre foyer, et bien sûr, la boite à outils avec les précieux outils en fer.
Mais pourquoi a-t-il quitté les lieux sans sa boîte à outils ?
Les archéologues envisagent qu’à un certain moment, la porte s’est tout simplement effondrée car l’ensemble était pourri, vieux et instable. Les outils ont donc été enterrés jusqu’à ce qu’ils soient découverts.
La forteresse circulaire avait déjà fait les gros titres en 2014, quand elle avait été découverte. Les premiers examens avaient débuté peu de temps après, avec des fouilles-test sur les sites sélectionnés, et des archéologues amateurs qui sillonnaient le site avec des détecteurs de métaux.
Aucune découverte liée aux Vikings n’avait été faite jusqu’ici, à part une petite perle de verre. Il n’y a aucun signe de maisons dans l’enceinte de la forteresse.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.