Catégorie : Archéologie

La découverte et l’identification d’un soldat français mort à Verdun en 1916

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Le 6 mai 2015, vers 8h30, trois ensembles d’ossements furent découverts dans le secteur sud-est du Mémorial de Verdun, à Fleury-devant-Douaumont. Ici, dans la zone rouge de Verdun – champ de bataille de 120 000 hectares – une vingtaine d’ossements de poilus sont découverts chaque année.
Il faudra trois ans d’enquête et d’analyses pour que ce soldat français de 14-18, un sergent dénommé Claude Fournier, soit le premier à être identifié grâce à ses empreintes génétiques et qu’il soit inhumé, ce mercredi 21 février, dans la nécropole nationale de Douaumont.
Pour en savoir plus sur cette enquête archéologique, scientifique et historique, vous pouvez suivre ce lien.

 

Une découverte scientifique pour les cinquièmes

Découvert en 1903 dans une grotte au Royaume-Uni, le squelette d’un homme arrivé en Grande-Bretagne après l’ultime période glaciaire, il y a dix mille ans, a été analysé récemment par le Natural History Museum de Londres. Grâce au résultat de l’analyse ADN, les chercheurs ont découvert qu’il avait les yeux bleus et la peau noire.
Cette découverte montre que les gènes de la peau claire sont devenus courants chez les populations européennes bien plus tard qu’on ne le pensait à l’origine. Le teint des Européens s’est éclairci notamment parce que la peau claire est plus adaptée à la synthèse de la vitamine D dans les régions peu ensoleillées.
Cet homme avait été inhumé dans une grotte après avoir été tué à cause d’une blessure à la tête.
L’ADN de l’homme de Cheddar (du nom du village situé près de la grotte où il a été découvert) correspond en partie à celui de personnes vivant de nos jours en Espagne, Hongrie et au Luxembourg.
Voilà un exemple que j’utiliserai à partir de maintenant en cinquième lors du thème sur l’égalité en éducation civique pour expliquer l’évolution de l’espèce humaine.

 

Un fossile d’Homo Sapiens vieux de 180 000 ans découvert en Israël

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Le fossile de Misliya, sur le mont Carmel, en Israël, ne paie pas de mine : un fragment de maxillaire supérieur gauche et les dents associées. L’étude de ces restes a cependant pris un temps considérable : la fouille de cette grotte a débuté en 2001 et le fossile a été trouvé dès la saison suivante. Mais l’équipe internationale constituée pour analyser ces restes, les dater et les replacer dans leur contexte archéologique, a pris toutes les précautions avant de publier ses résultats, ce vendredi 26 janvier dans la revue Science.
C’est que ce fragment de mâchoire appartenait vraisemblablement à un Homo Sapiens, vivant sur le site il y a 180 000 ans. Cette découverte ferait ainsi reculer la date présumée des premières migrations hors d’Afrique, que les chercheurs pensaient avoir eu lieu jusqu’ici il y a environ 120 000 ans.

D’après un article du Monde.fr

 

Les os de la discorde

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Ce fémur n’a pas existé… entre 2001 et 2016 !

Vous pourrez lire sur le blog Dans les pas des archéologues le destin mystérieux d’un fémur de primate retrouvé au Tchad, en même temps que les restes du crâne de Toumaï. Ce qui est relaté dans l’article dévoile le comportement étrange et douteux de certains scientifiques au sujet de cette découverte pourtant importante.

Des visages du passé

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Des chercheurs de l’Université d’Athènes ont révélé le visage d’une femme dont les restes avaient été découverts en 1993 dans la grotte de Théopetra, en Grèce centrale et qui vivait alors que la région passait d’une société de chasseurs et à une société de cultivateurs, aux environs de 7 000 avant Jésus-Christ.
La reconstruction de ce visage a été menée par une équipe comportant un endocrinologue, un orthopédiste, un neurologue, un pathologiste, un radiologiste ainsi qu’un archéologue.

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En 2010, les mêmes chercheurs avaient présenté le visage d’une fillette athénienne de 11 ans qui vivait aux alentours de 430 avant Jésus-Christ.

Avant eux, d’autres hommes et femmes du passé avaient vu leurs traits dévoilés grâce aux progrès de la science et du numérique. En voici quelques exemples :

La plus vieille trace de vin retrouvée en Géorgie

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Des fouilles en République de Géorgie ont mis au jour des traces de la plus ancienne vinification au monde. Les fouilles se sont concentrées sur deux sites du néolithique ancien (6000-4500 avant JC) nommés Gadachrili Gora et Shulaveris Gora, à environ 50 kilomètres au sud de la capitale moderne Tbilisi.
Des fragments de poterie trouvés sur les sites ont été analysés par les scientifiques  de l’Université de Pennsylvanie. Les nouvelles méthodes d’extraction chimique ont confirmé qu’il y avait de l’acide tartrique, un composé du raisin et du vin ainsi que trois acides organiques associés, dans les résidus provenant de huit grandes jarres.
La découverte permet de dater l’origine de la pratique à la période néolithique, aux environs de 6000 avant JC, la repoussant de 600 à 1000 ans avant l’ancienne date acceptée. Auparavant, les plus anciennes traces chimiques de vin remontaient à 5400-5000 avant JC dans la région des Monts Zagros en Iran.
Pour les chercheurs, les données archéologiques, chimiques, botaniques, climatiques et radiocarbones fournies par les analyses démontrent que la vigne eurasienne, Vitis vinifera, était abondante autour des sites étudiés. Elle poussait dans des conditions environnementales idéales, au début de la période néolithique, similaires aux régions viticoles en Italie et dans le sud de la France aujourd’hui.
Dans la société de ces villages néolithique, la boisson et l’offrande du vin devait imprégner presque tous les aspects de la vie, de la pratique médicale aux célébrations spéciales, de la naissance à la mort, aux repas quotidiens.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.