Étiquette : La politique d’extermination nazie

Mort de l’écrivain Marceline Loridan-Ivens (1928 – 2018)

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La cinéaste et écrivain Marceline Loridan-Ivens, camarade de déportation à Auschwitz-Birkenau puis amie de Simone Veil, est morte mardi 18 septembre à Paris.
Elle s’était fait connaître comme assistante et par son long monologue dans le film documentaire de Jean Rouch et Edgar Morin, Chronique d’un été, datant de 1961, un des premiers témoignages filmés de la déportation, mais aussi pour son film La Petite Prairie aux bouleaux (2003), et ses livres, qui constituaient autant de témoignages sur la politique d’extermination des nazis : Ma vie balagan, en 2008, Et tu n’es pas revenu (2015)  puis L’amour après (2018).
Mariée au réalisateur de documentaires Joris Ivens, elle travailla avec lui en Chine, entre 1972 et 1976, pendant la révolution culturelle chinoise. Ils y réalisèrent Comment Yukong déplaça les montagnes mais ils durent quitter précipitamment la Chine à la suite des critiques de la femme de Mao Zedong.
A ce sujet, l’émission La Fabrique de l’Histoire a proposé un entretien de Marceline Loridan-Ivens accordé à Alain Lewkowicz en 2006 et dans lequel la cinéaste revient sur ses séjours en Chine entre 1970 et 1975.

 

Des témoignages sur Auschwitz

Lorsque l’Armée rouge pénétra dans le complexe concentrationnaire d’Auschwitz-Birkenau, le 27 janvier 1945, elle trouva les quatre fours crématoires dynamités par les nazis, qui avaient cherché à effacer leurs crimes. C’étaient les Sonderkommandos, ces équipes spéciales de déportés sélectionnés par les SS, qui étaient contraints de les faire fonctionner. Témoins de l’extermination de leur peuple par la machine de mort des nazis, ils devaient mourir au bout de quatre mois pour être remplacés. Mais quelques-uns parvinrent à survivre aux massacres et quatre d’entre eux – Szlama Dragon, Henryk Tauber, Alter Feinsilber ainsi que le médecin Miklos Nyisli – purent témoigner devant les tribunaux de l’après-guerre.
Dans les semaines, les mois qui suivirent, et même parfois plusieurs décennies après, des manuscrits furent également retrouvés, qui avaient été enfouis sous les cendres autour des crématoires : ceux de Zalmen Gradowski, Leib Langfus et Zalmen Lewental. Le premier, l’un des organisateurs du soulèvement armé des Sonderkommandos du crématoire 3, survenu en octobre 1944, fut tué avec 451 de ses compagnons ; les deux autres furent exécutés deux mois avant la libération du camp. Comme les dépositions des survivants, ces manuscrits, rédigés dans l’urgence et en cachette, révélèrent le mode opératoire de la solution finale, car l’angoisse de voir les nazis parvenir à effacer leur crime s’ajoutait à l’enfer vécu par leurs auxiliaires forcés.
En parcourant de nos jours, avec une caméra, le camp d’Auschwitz-Birkenau, en scrutant les décombres des fours, les baraquements, les arbres qui ont poussé, Emil Weiss fait entendre ces voix défuntes et leur terrible récit.

Ce documentaire est à voir quelques jours encore sur le replay d’Arte

Une actualité en rapport avec le brevet blanc

Un ancien gardien du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau devrait être jugé prochainement en Allemagne. Agé de 94 ans, cet ancien SS est accusé de complicité d’assassinat d’au moins 13 335 personnes, ce qui correspond au nombre d’individus considérés comme non aptes au travail et tués dans les chambres à gaz pendant la période où il fut affecté à Auschwitz, du 1er décembre 1942 au 31 janvier 1943.
Selon son avocate, il ignorait le contexte, l’objectif et le déroulement du processus meurtrier à l’œuvre à Auschwitz-Birkenau, où environ 1,1 million de personnes ont été assassinées durant la seconde guerre mondiale, dont 90 % de juifs !
Agé de 19 ans au moment des faits, à une époque où la majorité civile était à 21 ans, le vieillard devrait donc comparaître devant un tribunal pour mineurs…
Depuis la « jurisprudence Demjanjuk », du nom de John Demjanjuk, un ancien gardien du camp d’extermination de Sobibor condamné par la cour d’assises de Munich, en 2011, à cinq ans de prison pour complicité d’assassinat de 28 060 juifs, il n’est désormais plus nécessaire, pour condamner d’anciens nazis, de prouver que ceux-ci ont activement participé à la mise à mort des déportés.

D’après un article du Monde.fr

Portrait de femme : Hanna Marton

Les quatre sœurs puisent leur origine dans l’enquête monumentale entreprise par Claude Lanzmann pour la réalisation de de son oeuvre Shoah, datant de 1985. Il y dévoile les récits de survie de quatre femmes réchappées de la destruction nazie, qu’il avait longuement interviewées.

En juillet 1944, Hanna Marton fit partie d’un convoi de 1684 Juifs qui devait échapper à une mort certaine grâce aux tractations financières menées par le président du Comité de sauvetage, Rudolf Kastner avec Adolf Eichmann. Arrivés au camp de Bergen-Belsen le 9 juillet 1944, Hanna, son mari et leurs compatriotes franchirent la frontière suisse en décembre de la même année.

Ce témoignage est à voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.

Portrait de femme : Paula Biren

Les quatre sœurs puisent leur origine dans l’enquête monumentale entreprise par Claude Lanzmann pour la réalisation de de son oeuvre Shoah, datant de 1985. Il y dévoile les récits de survie de quatre femmes réchappées de la destruction nazie, qu’il avait longuement interviewées.

À 17 ans, Paula Biren assista à la transformation d’un bidonville de Lodz en ghetto administré par Chaim Rumkowski,le président du Conseil des Anciens, convaincu qu’il pouvait sauver une partie de la communauté en la formant et en l’offrant en main-d’œuvre pour les Allemands. Paula travailla à l’installation d’une ferme fut employée dans une usine de confection d’imperméables allemands avant de rejoindre les rangs de la police féminine, dans un bureau. Lors de la liquidation du ghetto, elle suivit sa famille à Auschwitz.

Ce témoignage est à voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.