Étiquette : La politique d’extermination nazie

La chancelière allemande à Auschwitz

En visite pour la première fois depuis qu’elle est au pouvoir dans le camp d’Auschwitz, en Pologne, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré : « Se souvenir des crimes, nommer leurs auteurs et rendre aux victimes un hommage digne, c’est une responsabilité qui ne s’arrête jamais. Ce n’est pas négociable. Et c’est inséparable de notre pays. Etre conscient de cette responsabilité est une part de notre identité nationale. »
Angela Merkel effectue cette visite peu avant les commémorations du 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge, le 27 janvier 1945. Elle a annoncé un don de 60 millions d’euros à la Fondation Auschwitz-Birkenau pour le maintien du site où furent assassinées plus de 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs, entre 1940 et 1945.
Durant ses mandats, la chancelière s’était déjà rendu à Ravensbrück, Dachau, Buchenwald, et au Mémorial de l’Holocauste de Yad Vashem, à Jérusalem. En 2008, elle fut la première chef de gouvernement allemand à prononcer un discours à la Knesset, le Parlement israélien dans lequel elle avait affirmé que le génocide des juifs était « la honte » qui entachait les Allemands.

D’après un article du Monde.fr

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Le massacre des Juifs de Liepāja en Lettonie, le 15 décembre 1941

Ce massacre commis par trois esquadrons allemands et un letton (le bataillon de police lettone 21) entre le 15 et le 17 décembre 1941 a été photographié par les nazis. Les photographies, terribles, sont visibles dans cet article qui décrit le déroulement du massacre qui a coûté la vie à 2749 Juifs, en majorité des femmes et des enfants.
C’est le SS-Oberscharführer Carl-Emil Strott, affecté à Liepāja de juillet 1941 à la fin 1944, qui est l’auteur des clichés,prenant soin de ne photographier que les membres de l’unité lettone permis les tortionnaires. Strott a ensuite gardé des négatifs développés de ces photos dans le bureau où il était affecté. Un juif épargné parce qu’électricien, David Siwzon effectua des réparations dans le bureau vide, au printemps 1942. Il aperçut les négatifs dans un tiroir ouvert, les examina et comprenant de quoi il s’agissait, s’empara d’un demi rouleau, le descendit à la cave du bâtiment où un laboratoire photographique avait été installé, où travaillait un ami qui en réalisa des tirages que David Siwzon plaça à l’intérieur d’une boîte de métal qu’il enterra dans l’écurie attenante au bâtiment. David Siwzon survécut en értant caché par un couple lettons et lorsque l’Armée Rouge libèra Liepāja en mai 1945,il déterra la boîte et confia les photographies à un officier soviétique qui les emporta à Moscou où elles furent conservées dans les archives officielles.
Jugé à Hanovre de 1969 à 1971, le SS Carl-Emil Strott fut reconnu coupable de complicité de meurtre pour avoir assassiné au moins 50 Juifs, et fut condamné à sept ans de prison seulement.

Imbécile et négationniste à vingt ans, il prend les autres pour des c… à cinquante !

La prose de Yann Moix à vingt ans…

« J’assume, j’endosse tout. Ce que j’ai fait à l’époque avec 3 ou 4 cons, on était des types complètement paumés. J’écrivais, je dessinais, je produisais de la merde. Ces textes et ces dessins sont antisémites, mais je ne suis pas antisémite. Je me moquais des myopathes, de la faim dans le monde, de l’Abbé Pierre… Aujourd’hui, l’homme que je suis en a honte. Tout le parcours que j’ai fait depuis, tout mon parcours d’homme, c’est l’histoire de quelqu’un qui a essayé de s’arracher à cette géographie toxique, m’extraire de cette nasse. Plutôt que de tomber dans la merde, je me suis élevé, en étant curieux intellectuellement. Je me suis hissé hors de la bouse, et je suis devenu le meilleur défenseur du judaïsme. J’ai eu la chance de rencontrer Bernard – Henri Lévy, qui m’a évité de devenir l’homme que j’aurais pu être, une pourriture. Je ne suis pas fier, mais heureux de mon parcours. L’âge de 20 ans, c’est fait pour se tromper. Aujourd’hui, alors que ces dessins, ces textes sont ressortis, je me sens libre. Libéré de cette épée de Damoclès avec laquelle je vivais depuis trente ans. Je vais pouvoir continuer mon travail l’esprit dégagé.»
Ainsi parle le chroniqueur télé Yann Moix dans Libération, répondant à l’article de l’Express prouvant qu’il avait tenu des propos antisémites et négationnistes dans une revue étudiante, ce qu’il avait d’abord réfuté. Je n’aimais pas le personnage vulgaire avant cela, il me dégoûte maintenant. Oser s’octroyer le titre de « meilleur défenseur du judaïsme » après avoir écrit une telle monstruosité, c’est indécent. Tous les écrits de cet homme devraient finir dans les poubelles de l’histoire.

Eva Mozes Kor (1934 – 2019)

Eva Mozes Kor début juillet, après l’enregistrement de son témoignage pour le Mémorial d’Auschwitz

Déportée à Auschwitz avec toute sa famille à l’âge de dix ans, en 1944, Eva Mozes Kor a survécu aux expérimentations du docteur Josef Mengele, avec sa soeur jumelle. Elle est décédée à Cracovie jeudi dernier, lors d’une visite sur le site de l’ancien camp de la mort. Cinq jours avant sa mort, le Mémorial d’Auschwitz avait recueilli et enregistré son témoignage pour l’ajouter à ses archives.
Elle a consacré sa vie à porter la mémoire de la Shoah et avait fondé en 1995 le CANDLES Holocaust Museum and Education Center, dans l’Indiana, destiné à transmettre cette histoire, à lutter contre la haine et promouvoir la réconciliation.
En 2015, elle avait témoigné lors du procès de l’ancien sergent SS Oskar Gröning, le comptable d’Auschwitz, condamné pour «complicité» dans le meurtre de 300 000 juifs.Elle avait alors raconté les tortures médicales dont elle avait été victime, avec sa sœur jumelle Miriam, de la part du docteur Mengele. Eva Kor avait subi plusieurs injections de substances inconnues alors que Mengele avait tenté de geler la croissance des reins de sa soeur.