Étiquette : La politique d’extermination nazie

Les effaceurs des crimes nazis

De la même manière qu’ils ont planifié puis exécuté leurs meurtres de masse, les nazis ont aussi procédé à l’élimination méticuleuse des traces de leurs crimes. Si, dans un premier temps, ils avaient enterré les victimes des Einsatzgruppen dans des fosses communes, ils ont craint, face à la contre-offensive de l’Armée rouge, que leurs atrocités ne soient découvertes. Ils ont donc procédé, de 1942 à 1944, à une entreprise massive d’effacement de leurs traces, par le feu principalement, baptisée « Opération 1005 ». Ils ont pour cela mobilisé bien souvent des commandos constitués de juifs, qui étaient ensuite exécutés. Un documentaire est diffusé ce soir sur Arte sur cet aspect de la politique d’extermination des nazis.

16 avril 1944 : Simone Veil arrive à Auschwitz

Le 16 avril 1944, le 71ème convoi de juifs déportés depuis la France arrivait à Auschwitz après être parti de Drancy le 13. A l’arrivée, les SS sélectionnèrent 165 hommes and 223 femmes aptes à aller dans le camp pour y travailler. Les 1112 autres personnes furent assassinées dans les chambres à gaz le jour même.
À bord de ce convoi se trouvaient Simone Jacob, future Simone Veil, sa sœur Madeleine et sa mère Yvonne, mais aussi Marceline Loridan, Ginette Kolinka ou encore 34 des 44 enfants d’Izieu, raflés une semaine plus tôt. Tous les enfants furent gazés à l’arrivée.

C’est demain que nous partons

Cette exposition temporaire se tient du 27 mars au 22 décembre 2022, au mémorial de la Shoah de Drancy. Elle propose de découvrir des lettres constituent souvent les dernières traces laissées par les victimes à la veille de leur départ, ou même parfois écrites depuis les wagons qui les emmènent « vers l’Est ». Traduits, retranscrits, les originaux et fac-similés sont étayés de photographies et d’objets liés à la correspondance. Des éléments historiques permettront de mettre en lumière l’importance de la correspondance dans la Shoah, pendant et après la guerre, et son rôle essentiel dans la transmission de la mémoire et de l’histoire du génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. 

Un film et un documentaire sur les juifs en France durant la Seconde Guerre mondiale.

C’est à voir à la télévision ce soir, sur France 2. D’abord le téléfilm Les enfants des Justes, à 21h, avec Mathilde Seigner, Gérard Lanvin et Philippe Torreton. Puis le documentaire La rafle des notables, à 23h, à propos du premier convoi de déportation de juifs de France, partis pour Auschwitz le 27 mars 1942.

Un candidat à l’élection présidentielle négationniste

Dans son livre La France n’a pas dit son dernier mot, paru en septembre 2021, le candidat d’extrême-droite Zemmour affirme, sans apporter de preuve, que « La déportation en France d’homosexuels en raison de leur orientation sexuelle, comme on dit aujourd’hui, est une légende ». Six associations anti-homophobie ont de ce fait déposé plainte contre lui ce mercredi 23 mars pour contestation d’un crime contre l’humanité. En se basant sur des travaux historiques, dans leur plainte, les associations rappellent que la déportation des homosexuels lors de la Seconde Guerre mondiale est une réalité historique établie, ayant été l’objet d’une reconnaissance par la France en 1995.

Boris Romanchenko (1926 – 2022)

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Boris Romanchenko avait été déporté en Allemagne en 1942, à l’âge de 16 ans, comme travailleur forcé. C’est après une tentative d’évasion qu’il avait été envoyé au camp de Buchenwald, en 1943. Il avait ensuite été interné à Peenemünde, Mittelbau-Dora et Bergen-Belsen. Avant de rentrer en Ukraine, après la guerre, il avait dû servir plusieurs années dans l’armée soviétique stationnée en Allemagne de l’Est. Ce survivant de la Shoah qui a lutté toute sa vie pour éviter que ne tombent dans l’oubli les crimes nazis est mort le 18 mars dernier dans un bombardement de l’armée russe à Kharkhiv, en Ukraine. Une frappe a touché l’immeuble de plusieurs étages dans lequel il vivait et son appartement, situé au huitième étage a brûlé, alors que malade, il ne pouvait pas le quitter.

Boris Romanchenko photographié dans sa tenue de déporté devant la grille du camp de Buchenwald.