Catégorie : Vidéo

Un documentaire sur les soldats indiens durant la Première guerre mondiale

À travers une collection de lettres, des chants indiens d’époque et des éclairages d’historiens, « Adieu, mon soldat indien » exhume l’histoire des cent quarante mille Indiens qui ont combattu en France et en Belgique durant la Première Guerre mondiale, appelés à la rescousse par le Royaume-Uni, l’Inde étant sa seule colonie dotée d’une armée professionnelle.
C’est à voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.

Entendre la Chanson de Roland

Il s’agit d’une lecture de La chanson de Roland, dans la traduction de Frédéric Boyer, par Denis Podalydès, enregistrée à Avignon le 21 juillet 2013. La chaîne YouTube d’où elle provient contient de nombreux autres trésors !


Je vais utiliser un extrait d’une dizaine de minutes pour travailler avec les élèves dans le cadre du thème « Chrétienté et Islam : des mondes en contact ».
Après une écoute, je demanderai aux élèves de me donner leurs impressions et leur avis sur ce qu’ils viennent d’entendre,collectivement à l’oral puis de me raconter ce qu’ils en ont compris individuellement à l’écrit.

 

Ensuite je leur distribuerai par groupe ces images découpées extraites de ce site, avec pour consigne de reconstituer la tapisserie de la chanson de Roland.
Enfin, nous travaillerons sur le contexte d’élaboration de la chanson à l’aide de ce texte, afin de préparer un travail sur les croisades.

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Pour étudier les croisades, j’hésite à croiser l’étude d’un dossier du manuel avec cet épisode de Confessions d’Histoire, peu – être un peu osé pour des cinquièmes. Mais cela permettrait de travailler avec eux à distinguer le vrai du faux (cette page du site Confessions d’histoire peut y aider).

Un film sur la période de la guerre d’Algérie

Caroline Huppert revient dans le film Pour Djamila sur l’arrestation brutale et le calvaire subis par Djamila Boupacha durant la guerre d’Algérie. La cinéaste livre un récit fidèle de ce feuilleton judiciaire, transformé en véritable tribune pour l’indépendance algérienne par l’avocate Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir.
Mais si la réalisatrice s’inspire de l’ouvrage écrit en collaboration par les deux femmes pour innocenter Djamila Boupacha, elle évite soigneusement de se prononcer sur la culpabilité de la jeune militante.
Ce film historique, a voir quelques jours encore sur le replay d’Arte, est véritable réquisitoire contre des actes de torture que les autorités françaises n’ont à ce jour toujours pas reconnus.

Il y a 80 ans, Guernica

Le 80e anniversaire du bombardement de la ville de Guernica par les Allemands a eu lieu le 26 avril dernier sans que je ne m’en rende compte.
Un lundi de 1937, jour de marché en pleine guerre civile espagnole, 44 avions allemands de la légion Condor et 11 italiens – Mussolini et Hitler étaient alliés de Franco – bombardèrent une cité sans défense. Les militaires allemands inauguraient ce jour-là la technique du « tapis de bombes », un bombardement massif en plusieurs vagues (il a duré trois heures et quinze minutes) avec pour objectif la a destruction totale d’une ville ou de quelques-uns de ses quartiers les plus peuplés. À 19 heures, la ville était en ruines et plus de 1654 habitants avaient été tué.
Cet événement a inspiré à Pablo Picasso l’une de ses œuvres majeures, présentée au public pour la première fois lors de l’Exposition internationale des arts et des sciences de Paris. Pourtant Picasso ne s’était pas engagé jusque là dans le conflit espagnol. Les intellectuels de gauche français et espagnols avaient bien tenté à diverses reprises de l’associer à la mobilisation politique contre le général Franco, mais Picasso restait en retrait.
En février 1937, Max Aub, l’attaché culturel de l’ambassade d’Espagne à Paris, lui commanda, pour le compte du gouvernement républicain, un « mural » pour le futur pavillon espagnol de l’Exposition universelle qui doit ouvrir à Paris, de mai à novembre. Picasso accepte et reçoit la somme de 150 000 francs français en paiement de l’œuvre à venir.
Le 30 avril, trois jours après l’assaut sur Guernica, Picasso prit connaissance du récit et des photos parus dans le quotidien Ce soir de son ami Louis Aragon. Ces visions, cette lecture du récit des premiers correspondants qui ont pu pénétrer dans la ville ont produit un électrochoc chez Picasso qui peinait jusque – là à trouver l’inspiration.
Cette fois, le peintre tenait son sujet : la guerre. Il travailla nuit et jour pendant un mois, sous le regard de la photographe Dora Maar, sa compagne d’alors. Sur cette toile de plus de 7 mètres de long – en noir, blanc et gris –, sa guerre prit une forme surréaliste.
Alors que le tableau s’apprêtait à rejoindre le pavillon espagnol, Picasso ne lui avait toujours pas donné de nom. Picasso convia quelques personnes pour voir l’oeuvre. Peut-être fut-ce Paul Éluard qui composait alors son poème Victoire de Guernica qui prononça le nom de la ville martyre voyant le tableau qui allait porter ensuite ce nom.

I

Beau monde des masures
De la nuit et des champs

II

Visages bons au feu visages bons au fond
Aux refus à la nuit aux injures aux coups

III

Visages bons à tout
Voici le vide qui vous fixe
Votre mort va servir d’exemple

IV

La mort coeur renversé

V

Ils vous ont fait payer la pain
Le ciel la terre l’eau le sommeil
Et la misère
De votre vie

VI

Ils disaient désirer la bonne intelligence
Ils rationnaient les forts jugeaient les fous
Faisaient l’aumône partageaient un sou en deux
Ils saluaient les cadavres
Ils s’accablaient de politesses

VII

Ils persévèrent ils exagèrent ils ne sont pas de notre monde

VIII

Les femmes les enfants ont le même trésor
De feuilles vertes de printemps et de lait pur
Et de durée
Dans leurs yeux purs

IX

Les femmes les enfants ont le même trésor
Dans les yeux
Les hommes le défendent comme ils peuvent

X

Les femmes les enfants ont les mêmes roses rouges
Dans les yeux
Chacun montre son sang

XI

La peur et le courage de vivre et de mourir
La mort si difficile et si facile

XII

Hommes pour qui ce trésor fut chanté
Hommes pour qui ce trésor fut gâché

XIII

Hommes réels pour qui le désespoir
Alimente le feu dévorant de l’espoir
Ouvrons ensemble le dernier bourgeon de l’avenir

XIV

Parias la mort la terre et la hideur
De nos ennemis ont la couleur
Monotone de notre nuit
Nous en aurons raison.

Paul Eluard, Cours naturel, 1938.

D’après un article de La Croix.fr

Ce n’est pas vraiment Guédelon…

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D’extérieur, on pourrait s’y tromper !

En 2008, un riche homme d’affaires français né au Liban, a acheté à Louveciennes, près de Paris, un parc de 23 hectares en bordure de forêt, avec un manoir en ruine. Au XVIIe siècle, le site avait servit de cantonnement aux soldats affectés à la construction de Versailles puis aux gardes Suisses chargés de sa surveillance. Via sa société, la Cogemad, spécialisée dans l’immobilier de très grand luxe, il décida d’y construire un château dans le style du XVIIe , en faisant travailler des entreprises labellisées «entreprises du patrimoine vivant».
Le chantier a été réalisé en trois ans. Si les bases de la demeure sont en béton, le reste a été réalisé « comme à l’époque ». A l’image de la charpente, assemblée à l’ancienne avec un système de tenons et de mortaises, puis recouverte d’ardoises d’Angers ; ou de la façade, avec ses bas-reliefs sculptés à la main dans la pierre de Saint-Maximin, une carrière de l’Oise.
Au rez-de-chaussée du château, à l’étage des réceptions, plusieurs pièces possèdent des plafonds peints, comme le hall monumental ou la salle à manger. Ces fresques en trompe-l’œil, peintes en atelier, puis collées et marouflées, ont été inspirées des œuvres réalisées par Charles Le Brun pour le château de Vaux-le-Vicomte, et de différents décors du château de Versailles.
Le premier étage du château accueille un appartement de maître de 300 mètres carrés, avec quatre chambres, autant de salles de bains ornées de marbre et un espace pour les invités d’une surface équivalente. Tout cela doté du confort le plus moderne, bien loin des standards  de Versailles !
Le sous-sol est réservé aux loisirs et est une grosse entorse à l’histoire. On y trouve en effet une piscine intérieure, avec bassin extérieur chauffé. Mais aussi un terrain de squash, une salle de fitness, une salle de cinéma de douze places et une discothèque.
Il semblerait que cette propriété ait trouvé un acquéreur au Moyen – Orient depuis 2015 pour une somme de 275 millions d’euros…