Catégorie : Vidéo

Wehrmacht et Waffen – Schutzstaffel : ce n’est pas la même chose

Cet épisode de la chaîne Nota Bene approfondit une partie du propos de mon article sur les jouets de la Seconde Guerre mondiale, dont j’ai parlé ici. Mais il permet aussi de revenir sur cette idée que j’essaie de faire passer aux élèves :  pour faire de l’histoire, il faut essayer de comprendre les personnes qui vivaient à chaque époque et s’abstenir de les juger à l’aune de la nôtre. Faire de l’histoire, ce n’est pas apprendre des dates, c’est comprendre les sociétés du passé, les appréhender dans toute leur complexité. Ce qui n’est jamais facile.

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Le livre Comme un Allemand en France, présenté dans la vidéo, m’a été offert par un ami, Pierrick, que je remercie encore au passage. Il m’arrive d’en utiliser des extraits avec les élèves, pour montrer notamment que la Second guerre mondiale a été le moment d’atrocités commises dans les deux camps mais qu’il y avait aussi des victimes dans les deux camps. J’en recommande la lecture.

« J’s’rais content quand tu s’ras mort, vieille canaille… »

Je n’étais pas amateur des chansons de Johnny Hallyday, sauf de sa reprise de « Je ne suis pas un héros » de Daniel Balavoine et de sa participation au conte musical « Émilie Jolie ». Mais c’est un personnage de la chanson française qui a disparu et surtout le témoin et le marqueur d’une époque, celle des années 60 (son premier disque de quatre titres sort en mars 1960). Il a popularisé le Twist  et a fait connaître Jimmy Hendrix en France, qui a joué en première partie de ses concerts alors qu’il n’était pas encore connu.

Mais il a surtout propagé le rock’n roll, bousculant une société rigide par ses gesticulations et ses provocations, à l’instar d’un Elvis Presley aux États – Unis. La chanson « Jesus Christ (est un hippie) » écrite par le romancier Philippe Labro en est un exemple qui fait sourire aujourd’hui, mais qui a fait grincer des dents à sa sortie, en 1970.
Au cours de sa longue carrière, Johnny Hallyday a enregistré 50 albums et fait 183 tournées de concerts.
Je termine cet article par ce clip illustrant une chanson enregistrée avec Eddy Mitchell, revenant sur leur amour du cinéma et de la culture américaine des années 50 et 60.

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EDIT : mon amie Barbara m’a soufflé cette citation de Pierre Desproges :
« J’ai pas peur de l’avouer, j’avais quarante ans passés, eh bien, le jour de la mort de Brassens j’ai pleuré comme un môme. J’ai vraiment pas honte de le dire.
Alors que – c’est curieux – mais, le jour de la mort de Johnny Hallyday, j’ai repris deux fois des moules. »

J’ai repris deux fois des moules… Cela aurait fait un excellent titre d’article !