Catégorie : Vidéo

L’inclusion à l’école, pas sûr que ce soit les profs qui en parlent le mieux…

Cette femme utilise les sigles si chers à l’institution pour se faire passer pour une spécialiste de la question, mais elle mélange beaucoup de choses à dessein (les Programmes Personnalisés de Réussite Educative n’ont rien à voir avec l’inclusion, à moins de vouloir dire que les élèves en difficulté scolaire doivent être exclus des classes ?). Elle se trompe ou ment sur les Projets d’Accueil Individualisé qui sont bien établis par le médecin scolaire et l’infirmière scolaire et seulement transmis au professeur principal . Elle maintient une confusion à propos des Instituts médico-éducatifs dont la vocation première est le soin (d’où la présence de soignants) et non le pédagogique, assuré, comme en école ou au collège par des professeurs spécialisés. Si je suis d’accord avec elle sur le fait qu’il faut plus de moyen pour l’inclusion et pour l’accueil des personnes en situation de handicap où qu’elles se trouvent, son propos laisse penser qu’elle veut sortir les élèves handicapés des classes (comme le triste sire qu’elle évoque au début, sans doute pour enseigner « tranquillement »). Elle parle de la maltraitance des élèves « ordinaires » (je n’aime pas ce terme), mais elle semble ignorer (fait semblant d’ignorer ?) ce que l’inclusion a de positif sur les élèves de toute une classe. Je ne reviens pas sur sa dernière remarque, sentant si bon le complotisme.

Les écoles ménagères dans les années 50

Jusqu’au milieu des années soixante, les jeunes filles avaient encore peu de possibilité d’étude après le certificat d’étude primaire. Les mieux notées pouvaient passer le concours d’entrée en sixième, mais les parents ne pouvaient pas toujours financer ces études.
Les écoles ménagères avaient été créées à la fin du XIXe siècle pour accueillir les filles sortant de l’école primaire, à 13 ans. L’enseignement y était organisé en trois ans et comportait l’acquisition des connaissances liées à la tenue de la maison, mais aussi quelques compétences professionnelles : lavage, repassage, raccomodage du linge, cuisine et service de table, comptabilité personnelle et comptabilité commerciale, crochet, tricot, broderie, filet et notions d’hygiène et de puériculture.
Au terme de la deuxième année, celles qui en avaient la capacité pouvaient passer le certificat d’études postscolaires françaises.