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La malnutrition touche tous les pays du monde

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Selon le rapport sur la nutrition mondiale 2017, publié samedi 4 novembre, la totalité des 140 pays étudiés est confrontée à au moins une des principales formes de malnutrition : le retard de croissance chez l’enfant, l’anémie chez la femme en âge de procréer et le surpoids chez l’adulte. Et 88 % sont lourdement touchés par deux ou trois de ces troubles.
Dans le monde, 2 milliards de personnes souffrent de carences en micronutriments essentiels, comme le fer, la vitamine A ou l’iode ; 155 millions d’enfants de moins de 5 ans (23 %) présentent un retard de croissance, essentiellement en Afrique et en Asie, et 52 millions d’entre eux sont atteints de maigreur extrême.
1,9 milliard d’adultes sont en surpoids ou obèses (32 % des hommes, 40 % des femmes), de même que 41 millions d’enfants de moins de 5 ans. Le surpoids et l’obésité sont en hausse quasiment partout, aussi bien dans les pays à fort revenu que dans les autres. Sur le continent nord-américain, un tiers des hommes et des femmes sont obèses, tandis que 10 millions d’enfants africains présentent une surcharge pondérale.
Au total, une personne sur trois souffre de malnutrition, qualifiée de « nouvelle norme » par les auteurs – qui se basent sur les données des agences de l’ONU et des pays.
Les chiffres sur la faim dans le monde évoluent dans la mauvaise direction : aujourd’hui, 815 millions de personnes en souffrent, un chiffre en augmentation par rapport aux 777 millions de personnes recensées en 2015, comme l’a dévoilé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture dans son rapport de septembre. En outre, 38 millions de ces personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire grave au Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud, au Yémen, en Ethiopie et au Kenya.
Le nombre d’enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition – responsable de près de la moitié des décès dans cette tranche d’âge – a diminué dans de nombreux pays, mais cette baisse n’est pas assez rapide pour atteindre l’objectif d’y mettre fin d’ici à 2030. Le nombre de femmes de 15 à 49 ans souffrant d’anémie a augmenté depuis 2012, pour atteindre 38 %, une pathologie qui entraîne des impacts à long terme sur la santé de la mère et de l’enfant.
Si rien n’est fait pour enrayer la tendance, aucun des dix-sept Objectifs de développement durable, adoptés fin 2015 par les Nations unies afin d’« éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous », ne sera atteint d’ici à 2030. Or, les bailleurs de fonds ne consacrent que 0,5 % de l’aide publique au développement à la sous-alimentation, et 0,01 % à la lutte contre l’obésité et les maladies liées au régime alimentaire. Au total, 867 millions de dollars (746 millions d’euros) ont été alloués à la nutrition en 2015, huit fois moins que l’enveloppe qui serait nécessaire (70 milliards de dollars sur dix ans).

D’après un article du Monde.fr

La situation de la démocratie dans le monde en 2017

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Cette carte, réalisée à partir du rapport 2017 de l’ONG américaine Freedom House, donne une indication de l’état de la démocratie dans le monde actuel. Pour réaliser son rapport annuel, Freedom House agrège des données sur les droits politiques, les libertés civiles, le pluralisme politique, le fonctionnement du gouvernement, les libertés d’expression et de culte, les droits d’association, l’indépendance de la justice, etc.

Elle est extraite du dossier “Dix voix pour la démocratie”,paru dans le numéro 1406 de Courrier international.

La pollution tue 9 millions de personnes par an dans le monde

Une étude publiée ce vendredi 20 octobre dans la revue médicale The Lancet estime le nombre de décès dus à la pollution de l’air à 6,5 millions à l’échelle de la planète pour la seule année 2015 et à un total estimé à 9 millions en ajoutant les morts liées à la pollution de l’eau et des sols (1,8 million) et en milieu professionnel (0,8 million).
C’est trois fois plus que les morts combinées du sida, de la tuberculose et de la malaria.
Ce rapport est le résultat d’un projet de deux ans auquel ont contribué plus de quarante experts internationaux spécialisés dans les questions de santé et d’environnement.
La plupart des décès attribués à la pollution (plus de 70 %) sont dus à des maladies non transmissibles : pathologies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, cancers du poumon, bronchopneumopathies chroniques, maladies gastro-intestinales ou encore infections parasitaires.
Si tous les pays sont touchés, ce sont essentiellement les plus pauvres qui paient le prix de la pollution. Environ 92 % des 9 millions de victimes de la pollution se trouvent dans des pays à bas et moyen revenus (où le revenu national brut est inférieur à 12 235 dollars par habitant et par an, selon la classification de la Banque mondiale). Et l’étude précise que dans les pays où l’industrialisation se fait à marche forcée comme en Inde, Pakistan, Chine, Bangladesh, Madagascar et Kenya, la pollution peut être responsable de plus d’un quart de tous les décès.
Quel que soit le niveau de développement des pays, les effets de la pollution affectent de façon « disproportionnée » les populations les plus pauvres et marginalisées. Les auteurs pointent ainsi une injustice environnementale dont sont aussi bien victimes la communauté rom parquée dans un camp de réfugiés sur le site contaminé d’une ancienne mine au Kosovo que les habitants d’un quartier défavorisé de New York exposés aux émissions de gaz de plusieurs dépôts de bus.
Au-delà du coût humain, le rapport a également tenté d’évaluer le coût économique. Là aussi, les pays les plus pauvres sont ceux qui paient la plus lourde facture. Ainsi, dans les pays en voie de développement, le rapport estime que les maladies et les décès liés à la pollution représentent en termes de perte de productivité 1,3 % du produit intérieur brut, contre 0,5 % pour les pays industrialisés. Ce pourcentage passe à 8,3 % (contre 4,5 % pour les pays les plus développés) si on prend en compte les dépenses de santé pour un coût total de l’ordre de 4,6 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) par an pour l’économie mondiale, soit 6,2 % de la croissance mondiale.

D’après un article du Monde.fr

 

Les Etats – Unis quittent encore l’UNESCO

Les États-Unis ont annoncé, jeudi 12 octobre, leur retrait de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), accusant l’institution d’être anti-israélienne. Quelques heures après, Israël a également décidé de se retirer de l’UNESCO.
Les États – Unis conserveront toutefois un statut d’observateur à l’agence onusienne sise à Paris, a précisé le département d’Etat américain.
Cette décision intervient à la suite de la décision de déclarer la vieille ville de Hébron, en Cisjordanie occupée, « zone protégée » du patrimoine mondial.
Les États-Unis avaient déjà pris leurs distances avec l’UNESCO en arrêtant de participer à son financement depuis 2011 après que l’agence a admis la Palestine parmi ses États membres.
Auparavant, les États – Unis avaient déjà quitté l’UNESCO entre 1984 et 2003.

66 milliards d’êtres humains se seraient succédés sur la planète

Dans cet article de la Géothèque, des chercheurs ont essayé de calculer le chiffre total d’êtres humains à s’être succédé sur la Terre, plus précisément, le nombre d’êtres humains ayant dépassé l’âge de cinq ans, depuis les premiers hominidés.
Leur estimation haute aboutit à 66 milliards d’êtres humains ayant jamais vécu sur terre depuis Homo erectus, dont 18 milliards ont dépassé l’âge de 5 ans. La médiane se situe autour de l’an mille : autant d’humains adultes ont vécu avant cette date qu’après. Les humains actuels (enfants compris) représentent donc un peu plus du dixième du total de l’humanité depuis ses origines.