Catégorie : Média & informations

Apprendre à réfléchir

J’ai découvert ces vidéos de la chaine youtube Hygiène mentale. Elle me semble assez bien faite pour aider les élèves à réfléchir et à analyser les informations dont ils peuvent disposer.

Ces vidéos ont d’ailleurs été utilisé en école primaire pour apprendre aux élèves à avoir un regard critique sur l’information. Voici ce que cela donne, c’est assez enthousiasmant !

Un Wikipédia chinois pour 2018

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Selon le South China Morning Post, une équipe de 20 000 professeurs et universitaires sélectionnés par le gouvernement chinois travaille à l’élaboration d’une encyclopédie en ligne, chargée de concurrencer Wikipédia.
Le site, qui comprendra plus de 300 000 entrées, sera rendu accessible en 2018. Il mettra en avant les dernières avancées chinoises, notamment en matière de science et de technologie, d’après le communiqué de presse de l’Académie des sciences chinoise.
Lors d’une présentation le 12 avril dernier, le responsable du projet a qualifié le projet encyclopédique du gouvernement de «Grande muraille de la culture».
Le projet, entrepris dès 2011, veut concurrencer Wikipédia, qui fait l’objet d’une censure du gouvernement depuis 2004. Une partie du contenu de la plateforme, dont les articles liés au Dalaï-Lama ou à Xi Jinping, le Secrétaire général du Parti communiste chinois, est en effet inaccessible dans le pays.
Les plus importantes encyclopédies déjà à disposition des internautes chinois sont gérées par le géant du Web Baidu et la société d’antivirus Qihu360 qui revendiquent 30 millions d’article chacune. Le contenu mis en ligne sur ces plateformes peut déjà être complété par les internautes, sous réserve de validation par les entreprises.
Le système de censure d’Internet en Chine est très efficace. Le gouvernement dispose en effet de son propre organe de régulation d’Internet pour étouffer les critiques à l’égard du régime. Facebook, Twitter et YouTube sont inaccessibles de Chine depuis 2009.

D’après un article de Slate.fr

Affiches et slogans pour le second tour

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Emmanuel Macron a opté pour une affiche qui reprend des codes utilisés par les partis de droite. Le bleu est très présent, couleur de la sécurité et de la sérénité. Contrairement à ses précédentes affiches, Emmanuel Macron apparaît seul, il n’est plus au milieu d’une foule. Une manière de solenniser sa campagne. Le slogan est nouveau: «Ensemble, la France!» Là encore, il fait appel aux souvenirs des électeurs de droite. En 1988, Jacques Chirac avait pour slogan «La France ensemble», puis en 2002 «La France en grand, la France ensemble». Quant à Nicolas Sarkozy, il avait opté en 2007 pour «Ensemble, tout devient possible».
Dans l’affiche de Marine Le Pen apparaît, en fond, une bibliothèque. Une image qui rappelle les photos officielles de François Mitterrand et Nicolas Sarkozy à l’Elysée et qui joue la carte de la culture. Très visibles, ses mains sont croisées et la candidate n’hésite pas à mettre en avant sa féminité. Comme Emmanuel Macron, sa veste est bleue. et comme au premier tour, le nom Le Pen n’apparaît pas sur l’affiche. Son slogan, «Choisir la France», met en avant son programme qui privilégie la préférence nationale.

D’après un article du Figaro.fr

La finesse des médias…

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La Une d’un quotidien anglais…

Résultats du premier tour: une soirée proustienne / Les « premières » d’un scrutin historiquement serré / Présidentielle 2017 : Macron-Le Pen, un nouveau séisme : voici quelques titres dans les journaux français ce matin.

Pour mémoire, les résultats d’un sondage depuis février :

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Et les résultats quasi définitifs :

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Un clip original qui me fait rire

Philippe Poutou ne mâche pas ses mots ces derniers temps. Son clip de campagne est extraordinaire de nouveauté et remet à sa place un certain « journalisme » tout en dénonçant le système actuel de l’élection dans lequel les candidats dits secondaires ne sont pas traités à égalité avec les « gros ». Ce clip reprend le passage de Poutou dans l’émission « On n’est pas couché » le 25 février dernier. La chroniqueuse Vanessa Burggraf avait été prise d‘un fou rire après avoir mal formulé une question sur les licenciements lors de l’entretien avec Philippe Poutou, ce qui avait suscité de nombreuses réactions accusant les journalistes de «mépris de classe» envers le candidat ouvrier.

A côté de cela, on a les exercices convenus et absurdes des autres candidats :

Pour trouver des images libres de droit facilement

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CC Search est un tout nouveau moteur de recherche mis en place par l’association Creative Commons pour vous aider à trouver et à utiliser des images libres pour vos blogs, sites, ou publications scolaires.
Il va vous permettre de découvrir des milliers d’œuvres pouvant être copiées, distribuées, modifiées, remixées ou encore adaptées tout en respectant les lois sur le droit d’auteur. CCsearch est encore en phase de test, mais se présente déjà commeun outil très convaincant. Pour le moment CCsearch va chercher ses images dans les collections du Rijksmuseum, la bibliothèque publique de New York, le Metropolitan ou encore des services comme Flickr ou 500px. En tout, ce sont déjà près de 10 millions d’images qui y sont référencées.

Comment s’informent les jeunes ?

Des chercheurs ont diffusé un questionnaire et mené des entretiens qualitatifs auprès de jeunes entre 18 et 24 ans, une population fortement connectée qui est en train de construire ses propres pratiques numériques. Les résultats de leurs enquête vont donner lieu à une publication, mais le site Slate.fr en a donné un aperçu dont je me suis servi pour composer le texte ci-dessous.
Le premier enseignement de l’enquête est que les jeunes interrogés (souvent étudiants) s’intéressent à l’actualité, déclarant à 39% estimer son suivi «essentiel» et 50% «assez important». Ils sont très majoritaires à faire de la recherche d’informations d’actualité une activité quotidienne et même pour 42% d’entre eux, une activité pluriquotidienne.
Cette activité se traduit dans les pratiques déclarées par une prédominance des supports numériques d’accès à l’information. Parmi ceux qui déclarent consulter régulièrement l’information (une ou plusieurs fois par jour), la distribution va crescendo en partant de la presse écrite et de la radio, vers la télévision, l’ordinateur et le smartphone. Sans surprise, plus on déclare suivre l’actualité tous les jours, plus on le fait sur des supports électroniques, mais avec une télévision qui résiste encore.
Lorsque l’on interroge les 18-24 ans sur les canaux qui leur permettent d’accéder à de l’information en ligne, les réseaux sociaux arrivent très largement en tête des réponses avec plus de 73% des répondants qui indiquent accéder à l’actualité par les réseaux sociaux, fortement consultés sur les terminaux mobiles, au moins une fois par jour, supplantant les sites d’information, les applications mobiles et même leurs dispositifs d’alertes push. C’est un nouvel écosystème de la consommation d’information qui est en train de se mettre en place.
Mille personnes interrogées déclarent y suivre l’actualité plusieurs fois par jour et 335 une fois par jour, que ce soit volontairement ou pas. La fréquence de consultation du réseau social engendre parfois une «exposition accidentelle» à l’information.
Parmi les répondants, 70% déclarent être abonnées à au moins une page média sur Facebook, un pourcentage qui fort logiquement s’accroit dans le sous-groupe des «informés via Facebook» en atteignant 81%. Dès lors qu’on est abonné à des pages médias, le taux de ceux qui considèrent Facebook comme leur principal moyen de s’informer passe de 13,5% à 17,5%, et le taux de ceux qui le considèrent comme un moyen important passe de 55% à 68%, ce qui montre que la fréquentation d’information sur Facebook répond aussi à une recherche volontariste.
Parmi ces abonnés à au moins une page Facebook de média d’information, 42% le sont principalement à des médias qu’ils suivent aussi en dehors de Facebook, contre 58% à des médias qu’ils ne suivent que sur Facebook. En creusant les choix de spécialisation de ces médias, on voit apparaître en bonne place un usage informationnel plutôt centré sur ce qu’on peut appeler de l’actualité de divertissement.
Les usages d’actualité de Facebook en font un réceptacle d’informations décalées, moins sérieuses qu’à l’accoutumée, mais qu’on avait envie de partager pour cette raison même, car elles étonnent, surprennent, fascinent, font rire.
En étudiant dans le détail la fréquence des pratiques usuelles sur cette plateforme appliquées à l’actualité, on observe que la lecture des titres de contenu d’information est omniprésente, de même que le fait de cliquer sur ces liens est fréquente (85%), ce qui montre que la seule lecture du titre n’est pas jugée suffisante pour se sentir informé ou que le titre suscite l’envie d’aller plus loin dans la lecture du contenu. 60% ont aussi l’habitude de liker très fréquemment ou assez souvent ces contenus d’actualité.
En revanche, toutes les autres activités possibles à partir du dispositif Facebook ne font pas l’objet d’une appropriation régulière et systématique. Un cinquième seulement partage ou commente de tels contenus, et ils ne sont plus que 13,5% à poster des contenus d’information sur leur mur.
Les informations circulant sur Facebook ne sont pas considérées comme vraiment fiables : seuls 18% de l’ensemble des enquêtés le pensent. Et même dans le noyau dur des informés par Facebook, l’indice de confiance en la fiabilité des infos reçues plafonne à 27%. Une majorité, dans chaque catégorie reconnaît que le pire côtoie le meilleur et que sans pouvoir faire de tri, ils reçoivent un cocktail mixte d’infos fiables et peu fiables.