Catégorie : Média & informations

Une rénovation problématique ? Pas vraiment.

Le montant de la rénovation du bureau présidentielle à l’Elysée, sis dans le salon doré, a été dévoilé ce 16 septembre par plusieurs médias. Il est estimé à 930 000 euros, somme qui a fait jaser dans les médias. Concernant ces travaux, il n’est toutefois pas précisé s’ils sont intervenus à la demande du président ou font partie d’un programme « normal » de rénovation, sachant que la pièce n’avait pas été restaurée depuis 70 ans et son état était jugé médiocre par la restauratrice. De même, une partie de la somme dépensée est imputable à la pose d’environ 15 000 feuilles d’or de 0,2 micron d’épaisseur, soit l’équivalent de 390 grammes, pour les dorures de la pièce qui lui ont donné son nom, ce qui est indépendant des goûts éventuellement dispendieux du président. Dans la presse, on précise toutefois que la somme dépensée représente presque un cinquième du budget de rénovation l’Elysée, ce qui est énorme et inquiétant pour la mise en oeuvre d’autres chantiers.

Un sujet d’actualité au collège aussi

Je suis très gêné avec la règle, non écrite (ce qui est un comble) en vigueur au collège interdisant le port de la jupe « trop » courte (et il y a deux ans de la jupe tout court !), du short, des décolletés et des tee-shirts laissant voir le ventre et enfin des pantalon à trou. En éducation civique, j’explique que la loi doit être écrite pour être valable, ce qui est donc un premier problème quand le règlement intérieur ne parle que de « tenue correcte ». Le second est que ces interdictions visent (j’espère visaient depuis que j’ai fait la remarque) explicitement les filles, ce qui est contraire au principe d’égalité devant la loi, que j’enseigne également.  Pour les faire passer, on explique aux filles que c’est pour leur bien, pour les protéger des remarques et attouchements. Cette après-midi, comme le sujet revenait dans l’une de mes troisièmes, une fille a déclaré : « c’est injuste, monsieur, c’est nous que l’on prive de liberté alors que c’est les garçons qu’il faudrait éduquer ». Je lui ai répondu que j’étais d’accord avec elle, mais ensuite ? Que pouvons-nous faire, en effet, au sein du collège, pour que les garçons arrêtent de mal se comporter ? J’ai envie de lancer cette classe sur ce thème, en EMC, pour élaborer un projet.
Reste le problème des adultes dans les établissement ou dans les ministères, qui semblent avoir souvent une vision sexiste de la tenue féminine. Comme si laisser voir un bout de cuisse ou de ventre, notamment à 14 ans, relevait d’une intention et n’était pas « normal »…

Le vrai et le faux sur le port du masque

C’est un article des Décodeurs à lire ici. Utile pour lutter contre la désinformation.
Ce qui est vrai :
Le port prolongé du masque peut entraîner un certain nombre de problèmes, allant des manifestations dermatologiques mineures (rougeurs, acné) à des effets plus incommodants (maux de tête et, dans de plus rares cas, troubles de la concentration). Les yeux peuvent également être exposés à des effets secondaires non désirés comme l’infection oculaire, avec des irritations des paupières ou des conjonctivites, surtout quand le masque est mal porté ou trop longtemps.

Ce qui est faux :
Le masque ne favorise pas la prolifération des microbes. La thèse du bouillon de culture microbien ne tient tout simplement pas car la température du masque est environ à 25 °C, alors que celle du corps est de 37 °C. Les bactéries et virus qui infectent l’homme se multiplient beaucoup mieux à 37 °C qu’à 25 °C. Les masques chargés de gouttelettes expirées ne constituent pas un bon bouillon de culture.
Les masques ne font pas chuter le taux d’oxygène dans le sang. Pour cela, il faudrait que le masque soit hermétiquement collé à notre peau. Ce que limite les masques de protection, c’est seulement l’entrée de molécules plus grandes que l’oxygène. Les masques, notamment chirurgicaux, sont conçus pour être portés pendant une durée de plusieurs heures par les professionnels de santé, sans entraver leurs capacités à travailler ni altérer leurs capacités respiratoires, évidemment.
Les masques ne provoquent pas d’intoxications au CO2. Respirer son propre C02, c’est ce qu’on fait en permanence : quand on expire, les bronches sont remplies de l’air que nous avons déjà respiré. Avec un masque, on rajoute certes quelques millilitres, mais cela ne change strictement rien à la physiologie respiratoire.