Étiquette : Elections

Au sujet des prochaines élections européennes

Tous les cinq ans ont lieu les élections du Parlement européen. À chaque pays membre correspond une circonscription nationale unique ou plusieurs circonscriptions régionales, comme c’est le cas pour la France pour le moment.
Le nombre de sièges par pays est calculé en fonction du nombre d’habitants. La France en compte 74, devancée par l’Allemagne avec 96.
Les 751 eurodéputés élus se répartissent ensuite dans huit groupes politiques transnationaux dans l’hémicycle de Strasbourg. Des groupes les plus à gauche aux groupes les plus à droite sur l’échiquier politique, on trouve :
– groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique ;
– groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen ;
– groupe des Verts-Alliance libre européenne ;
– groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe ;
– groupe du Parti populaire européen ;
– groupe des Conservateurs et réformistes européens ;
– groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe ;
– groupe Europe des nations et des libertés.
Il y a encore aussi eurodéputés qui n’appartiennent à aucun de ces groupes et siègent en tant que non inscrits.

Quatre députés français ont rejoint le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, dont trois appartenant au Front de Gauche.
Le groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen compte 13 députés français dont 11 du Parti socialiste.
Le groupe des Verts/Alliance libre européenne réunit 6 Français dont José BOVE (Europe écologie), Yannick JADOT (Europe écologie) et Eva JOLY (Europe écologie).
Le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe rassemble sept Français dont Jean-marie CAVADA (Génération citoyens).
Le Parti populaire européen regroupe 20 eurodéputés français parmi lesquels : Michèle ALLIOT-MARIE (Les Républicains), Rachida DATI (Les Républicains), Brice Hortefeux (Les Républicains), Nadine MORANO (Les Républicains)
Quatre députés français font partie du groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe, dont Florian PHILIPPOT (Les Patriotes)
Le groupe Europe des nations et des libertés accueille 17 Français dont : Nicolas BAY (Front national), Dominique BILDE (Front national), Steeve BRIOIS (Front national)
Enfin, on compte trois Français parmi les non -inscrits : Aymeric CHAUPRADE (Les Français Libres), Bruno GOLLNISCH (Front national) et Jean-Marie LE PEN (Front national).

Avec le Brexit, ce sont 73 élus sur 751 qui sont sur le point de quitter le Parlement européen. À cette occasion, le président français souhaite revoir le mode de vote pour 2019, avec la création de listes transnationales, censée renforcer chez les citoyens du continent leur sentiment d’appartenance à l’Union.
Cette idée semble désormais envisageable avec le vote favorable , mardi 23 janvier, de la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen. Selon la proposition de la commission, le nombre de députés serait réduit à 705 après le Brexit. 46 places seraient mises en réserves pour une éventuelle liste paneuropéenne ou un élargissement de l’UE et 27 seraient redistribuées entre 14 pays de l’UE, actuellement sous-représentés, dont 5 pour la France qui passerait ainsi à 79 députés.
Mais pour que la liste de circonscription européenne voie le jour, il faut encore que le 7 février, les eurodéputés votent pour en session plénière et surtout, il faudra obtenir l’unanimité des États membres. Or, si la France, l’Italie et l’Espagne sont favorables à la proposition, les petits pays semblent contre, car ils ont peur de ne pas y trouver leur compte, les têtes de liste risquant d’être constituées uniquement des politiciens les plus connus, issus des grands pays de l’UE.

D’après un article du blog Les Décodeurs.

Une transition démocratique au Libéria

li_large_locator

L’ancienne star du football George Weah a recueilli 61,5 % des voix dans la course à la présidence du Liberia.
Elevé dans les bidonvilles, seul Africain à avoir pour le moment gagné un Ballon d’Or, récompense suprême du football mondial, George Weah avait déjà essayé à deux reprises d’accéder à la présidence en 2005 et à la vice-présidence en 2011. Mais il était devenu sénateur en 2014.
George Weah avait deux atouts majeurs dans cette campagne : il apparaît comme une rupture et son origine modeste a eu un écho favorable auprès de la jeunesse libérienne.
Plusieurs observateurs s’interrogent toutefois sur l’opportunité et le bien – fondé des alliances nouées par le nouveau président du Liberia. La nouvelle vice-présidente du pays sera en effet Jewel Howard Taylor, l’ancienne femme du président Charles Taylor (1997 – 2003), condamné à 50 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Elle était l’influente sénatrice de la province de Bong, un important réservoir de voix. Entre les deux tours, George Weah a également reçu le soutien d’un autre personnage douteux : Prince Johnson, un ancien seigneur de guerre qui était devenu célèbre après avoir été filmé buvant une bière en ordonnant à ses hommes de torturer le dictateur Samuel Doe, qu’ils avaient capturé, en 1990.
La présidente Ellen Johnson-Sirleaf, au pouvoir depuis 2006 et qui ne pouvait plus se représenter, cédera le 22 janvier le pouvoir à son successeur, élu pour six ans. Elle fut la première femme élue au suffrage universel à la tête d’un État africain.

Cela marquera la première transition démocratique au Liberia depuis trois générations. Dictature depuis 1980, le pays a été ravagé ensuite par une guerre civile entre les Américano-Libériens et les autochtones, ayant fait plus de 250 000 morts entre 1989 et 2003. Puis il est entré en crise économique en 2016 sous l’effet de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest et de la chute des cours des matières premières. Le pays compte aujourd’hui parmi les pays les moins développés du monde, avec un indice de développement humain de 0,430 en 2014. Moins de 2 % de la population a accès à l’électricité et 94 % des travailleurs gagnent moins de 2 dollars par jour, la moitié d’entre eux étant employés dans le secteur agricole (huile de palme, bois et caoutchouc destinés à l’exportation).
George Weah tourne une page dans l’histoire nationale, car il n’appartient pas à l’élite « américano-libérienne », issue d’esclaves affranchis, qui a dominé la plus ancienne République d’Afrique depuis sa création, à l’exception de la dictature de Samuel Doe (1980-1990).

D’après un article de Jeune Afrique.

Parodie démocratique en Russie

Sans surprise, le seul opposant un peu sérieux à la réélection de Vladimir Poutine pour un quatrième mandat à la tête de la Russie, a été interdit de participation à l’élection de mars 2018.
Lundi 25 décembre, la Commission électorale centrale russe a livré son verdict : à l’unanimité moins une abstention, elle a interdit à l’opposant de concourir lors du scrutin, en raison de ses condamnations passées en justice.
L’étude du dossier Navalny a été conduite avec une rapidité exemplaire ! Dimanche, l’avocat mobilisait des milliers de ses partisans dans plusieurs villes de Russie, et déposait, dans la foulée, son dossier de candidature. Dès le lendemain, il était convoqué par la Commission électorale centrale.
Celle-ci a déclaré que l’opposant était inéligible jusqu’en 2028 en raison notamment d’une condamnation à cinq ans de prison avec sursis, en février, pour détournement de fonds dans une affaire remontant à 2009. M. Navalny a aussi été interpellé et détenu à trois reprises cette année pour avoir organisé des rassemblements non autorisés.
Le président sortant affrontera (?) en mars 2018, comme à chaque élection, les candidats du Parti communiste et du parti ultranationaliste, ainsi que Xenia Sobtchak,l’ex-vedette de télévision et fille de l’ancien maire de Saint-Pétersbourg, qui se présente comme une alternative à Alexeï Navalny.

D’après un article du Monde.fr

Le Venezuela prêt à interdire les partis d’opposition de participation à l’élection présidentielle

« Tout parti qui n’a pas participé aujourd’hui et qui a appelé au boycott des élections [municipales] ne peut plus participer [à une élection] », a déclaré Nicolas Maduro, président du Venezuela, en conférence de presse. Selon lui, il s’agit d’un critère défini par l’Assemblée nationale constituante.
Ainsi, le dirigeant vénézuélien, qui briguera un second mandat en 2018, menace les principaux partis d’opposition vénézuéliens, qui ont boycotté le scrutin municipal dimanche 10 décembre, de ne pas pouvoir lui contester le mandat.
En l’absence des trois principaux partis d’opposition, le parti au pouvoir a dominé les élections municipales, remportant apparemment plus de 300 mairies du pays, sur les 335.

D’après un article du Monde.fr

 

Rejouer le débat historique de 1919 sur le droit de vote des femmes

C’est une intéressante activité de troisième  proposée sur le site de l’académie de Poitiers. Cette activité peut s’appuyer sur des extraits du documentaire-fiction La Française doit voter !. Même si elle ne correspond pas exactement au programme, je crois qu’elle aborde un point utile autant en histoire qu’en éducation civique.

Soupçon de fraude massive lors des élections au Vénézuéla

L’opposition vénézuélienne dénonce de nombreuses irrégularités constatées lors des élections des gouverneurs des 23 États du pays.
Les candidats du régime en place ont ainsi continué à faire campagne jusqu’à la fermeture des bureaux de vote. Leurs partisans ont souvent accompagné les électeurs dans l’isoloir et vérifié leur « carnet de la patrie », une pièce d’identité indispensable pour recevoir l’aide alimentaire par ces temps de pénurie, en général réservée aux personnes favorables au régime. Ni l’heure d’ouverture ni l’heure de fermeture des bureaux n’ont été respectées. Le gouvernement n’a accrédité aucun observateur international. Le travail de l’Observatoire électoral vénézuélien, une organisation non gouvernementale, a été entravé.Dans plusieurs États, les « collectifs », les groupes paramilitaires chavistes, ont intimidé les électeurs avec leurs armes à feu et des grenades lacrymogènes, sans que l’armée intervienne. En revanche, les militaires ont empêché l’accès des journalistes aux bureaux de vote.
Le Conseil national électoral a annoncé le triomphe des candidats du pouvoir aux élections. Le Parti socialiste unifié du Venezuela obtiendrait la victoire au dans 17 États, tandis que la Table de l’unité démocratique (MUD), la coalition de l’opposition, l’emporterait dans cinq États avec une participation à 61%.
Le régime en place a précisé que les nouveaux élus devront prêter allégeance à l’Assemblée constituante pour être investis. Or cette Assemblée n’est pas reconnue, ni par les opposants ni par la communauté internationale. Elle avait été désignée, le 30 juillet, lors d’un scrutin sur mesure contraire au suffrage universel. L’entreprise de logiciels Smartmatic, prestataire du Conseil national électoral, avait elle-même dénoncé la fraude.
Les opposants ont d’ores et déjà annoncé leur intention de reprendre les manifestations de rue, qui avaient agité le Venezuela d’avril à juillet. La répression brutale s’était soldée par 130 morts et des milliers de blessés.

D’après un article du Monde.fr

Une bande dessinée pour l’éducation civique

Rentree-litteraire-la-BD-politique-en-plein-essor.jpg

Jean-René Galopin est médecin de campagne en Aquitaine. Maire d’un village de 350 habitants, il décide de tenter sa chance dans la course à la députation. Contre toute attente, ce candidat sans étiquette est élu pour siéger à l’Assemblée nationale. Comme il s’était engagé dans cette législative partielle par bravade plus que par réelle ambition, Jean-René Galopin doit tout apprendre sur le tas. Et il ne dispose d’aucun parti politique en mesure de le soutenir.
Pour mieux dépeindre le monde de l’Assemblée nationale, les auteurs, Xavier Cucuel (au scénario) et Al Coutelis (au dessin) ont fait appel à Jean-Louis Debré, député de l’Eure pendant 21 ans et président de l’hémicycle de 2002 à 2007. Celui-ci n’est plus engagé en politique et sa parole est désormais libérée.
En offrant aux lecteurs une visite guidée et une explication du fonctionnement de l’Assemblée nationale, Le député est un véritable outil d’éducation civique qui ne verse cependant pas dans l’idéalisme. Car le héros découvre aussi les coups bas, la pression des lobbies et l’éthique souvent douteuse de nos représentants.