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Rejouer le débat historique de 1919 sur le droit de vote des femmes

C’est une intéressante activité de troisième  proposée sur le site de l’académie de Poitiers. Cette activité peut s’appuyer sur des extraits du documentaire-fiction La Française doit voter !. Même si elle ne correspond pas exactement au programme, je crois qu’elle aborde un point utile autant en histoire qu’en éducation civique.

Soupçon de fraude massive lors des élections au Vénézuéla

L’opposition vénézuélienne dénonce de nombreuses irrégularités constatées lors des élections des gouverneurs des 23 États du pays.
Les candidats du régime en place ont ainsi continué à faire campagne jusqu’à la fermeture des bureaux de vote. Leurs partisans ont souvent accompagné les électeurs dans l’isoloir et vérifié leur « carnet de la patrie », une pièce d’identité indispensable pour recevoir l’aide alimentaire par ces temps de pénurie, en général réservée aux personnes favorables au régime. Ni l’heure d’ouverture ni l’heure de fermeture des bureaux n’ont été respectées. Le gouvernement n’a accrédité aucun observateur international. Le travail de l’Observatoire électoral vénézuélien, une organisation non gouvernementale, a été entravé.Dans plusieurs États, les « collectifs », les groupes paramilitaires chavistes, ont intimidé les électeurs avec leurs armes à feu et des grenades lacrymogènes, sans que l’armée intervienne. En revanche, les militaires ont empêché l’accès des journalistes aux bureaux de vote.
Le Conseil national électoral a annoncé le triomphe des candidats du pouvoir aux élections. Le Parti socialiste unifié du Venezuela obtiendrait la victoire au dans 17 États, tandis que la Table de l’unité démocratique (MUD), la coalition de l’opposition, l’emporterait dans cinq États avec une participation à 61%.
Le régime en place a précisé que les nouveaux élus devront prêter allégeance à l’Assemblée constituante pour être investis. Or cette Assemblée n’est pas reconnue, ni par les opposants ni par la communauté internationale. Elle avait été désignée, le 30 juillet, lors d’un scrutin sur mesure contraire au suffrage universel. L’entreprise de logiciels Smartmatic, prestataire du Conseil national électoral, avait elle-même dénoncé la fraude.
Les opposants ont d’ores et déjà annoncé leur intention de reprendre les manifestations de rue, qui avaient agité le Venezuela d’avril à juillet. La répression brutale s’était soldée par 130 morts et des milliers de blessés.

D’après un article du Monde.fr

Une bande dessinée pour l’éducation civique

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Jean-René Galopin est médecin de campagne en Aquitaine. Maire d’un village de 350 habitants, il décide de tenter sa chance dans la course à la députation. Contre toute attente, ce candidat sans étiquette est élu pour siéger à l’Assemblée nationale. Comme il s’était engagé dans cette législative partielle par bravade plus que par réelle ambition, Jean-René Galopin doit tout apprendre sur le tas. Et il ne dispose d’aucun parti politique en mesure de le soutenir.
Pour mieux dépeindre le monde de l’Assemblée nationale, les auteurs, Xavier Cucuel (au scénario) et Al Coutelis (au dessin) ont fait appel à Jean-Louis Debré, député de l’Eure pendant 21 ans et président de l’hémicycle de 2002 à 2007. Celui-ci n’est plus engagé en politique et sa parole est désormais libérée.
En offrant aux lecteurs une visite guidée et une explication du fonctionnement de l’Assemblée nationale, Le député est un véritable outil d’éducation civique qui ne verse cependant pas dans l’idéalisme. Car le héros découvre aussi les coups bas, la pression des lobbies et l’éthique souvent douteuse de nos représentants.

Mauvais exemple !

Dimanche 24 septembre, Michèle Alliot-Marie est venue à Pau pour voter aux élections sénatoriales. Arrivée au Parc des expositions où se déroulait l’élection, l’ancienne ministre Les Républicains s’est vue interdite de vote. Selon plusieurs témoins qui ont assisté à la scène, elle a découvert, à sa grande surprise, qu’elle ne figurait pas sur la liste des grands électeurs.
En effet, les députés européens, dont elle fait partie, n’appartiennent pas au collège électoral qui vote aux élections sénatoriales. Seuls les députés, sénateurs, conseillers régionaux, conseillers départementaux et délégués des conseils municipaux prennent part au vote !
Il est surprenant et regrettable qu’une femme politique d’expérience (elle était déjà conseillère municipale et donc « grande électrice » en 1983 !) ignore ce qu’apprennent les élèves de troisième en cours d’éducation civique…

D’après un article de La République des Pyrénées.

Pour madame Alliot – Marie, voici une vidéo qui explique le fonctionnement du Sénat :

 

Le financement publique des partis politiques

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Les règles de financement de la vie politique, régies par les lois du 1er mars 1988 et du 15 janvier 1990, fixent le niveau des dotations publiques aux différents partis en fonction de leurs résultats aux législatives. Chaque formation reçoit 1,42 euro par voix (à condition d’obtenir au moins 1 % des voix dans au moins 50 circonscriptions). En plus de cela, l’État verse une aide calculée sur le nombre de parlementaires élus : un député rapporte près de 38 000 euros à son parti. Un dernier critère intervient, enfin, dans l’attribution des aides publiques : la parité hommes-femmes dans la présentation des candidats. En cas de manquement à cette règle, les partis se voient infliger des amendes.

C’est indigne d’un représentant du peuple

Jean-Luc Mélenchon qui a fait son entrée mardi 20 juin à l’Assemblée nationale, a montré sa bêtise et son mépris. Le député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône a expliqué aux journalistes : « Les grosses surprises, elles ne vont pas venir de la minorité. Elles vont venir de la chose, là, majoritaire. Parce qu’il y en a là, qui ne sont au courant de rien. Non, mais il y a des braves gens là-dedans. Bon, il y a beaucoup de DRH et de gens comme ça, qui ont une conscience sociale souvent assez faible. Pas toujours, hein… Et il y a beaucoup de chercheurs, d’intellectuels… J’ai vu le matheux là, je vais lui expliquer ce qu’est un contrat de travail, il va tomber par terre, parce qu’il ne le sait pas. Il ne sait pas tout simplement ce qu’il y a dedans.Il ne sait pas que la journée de 8 heures, c’est cent ans de lutte ! Le gars, il croit que ça a toujours été comme ça !»« 

Le « matheux » s’appelle Cédric Villani, chercheur en mathématique ayant obtenu la médaille Field. Monsieur Mélenchon jouait ici la carte habituelle du mépris du peuple pour les intellectuels, soi-disant détachés des réalités quotidiennes. Mal lui en a pris, car monsieur Villani , en plus de son occupation de chercheur et d’ambassadeur des mathématiques dans le monde, était directeur de l’Institut Henri Poincaré, une structure de recherche dédiée aux mathématiques.
A ce titre, il a donc pu répondre à monsieur Mélenchon : « Directeur de l’IHP, j’en ai vu des contrats de travail… mais c’est toujours un plaisir de recevoir des cours particuliers !« 

Monsieur Mélenchon s’est mal comporté ici et montre l’étendue de son mépris et de son inculture, ce qui est indigne d’un élu du peuple. Je rappelle également que le dernier contrat de travail qu’il a signé date de 1993 : cela fait au moins 24 ans que monsieur Mélenchon est un professionnel de la politique, déconnecté de la réalité sociale. Depuis quand n’a-t-il pas travaillé utilement pour la société 8 heures par jour ?