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Voter en prison ? Ce n’est pas possible en fait.

En prison, les détenus sont environ 50 000 à conserver leur droit de vote si on exclut les mineurs, les étrangers et les condamnés expressément déchus de leurs droits civiques. Cependant on note 4% seulement de participation chez les détenus.
Il faut dire qu’à ce jour, le vote par procuration ou la demande de permission pour aller déposer son bulletin (pour les condamnés, non pour les prévenus) restent très difficiles à mettre en œuvre, et ce, malgré la loi pénitentiaire de 2009 qui donne désormais au détenu la possibilité de s’inscrire sur les listes électorales de la commune où il se trouve détenu.
A ce sujet, je croyais que l’installation de bureaux de vote dans les prisons était possible, mais je me suis trompé ! (il faudra que je le précise aux élèves).
Un député a déposé un amendement dans ce sens le 25 janvier 2017 mais il a été repoussé par la Commission des lois. Pourtant le Sénat assurait déjà en 2013 que la seule solution était la mise en place d’un bureau de vote dans les établissements pour favoriser la participation.
Parmi les candidats à l’élection présidentielle un seul s’est emparé de cette question. Déjà sensible au sujet lors du scrutin de 2012, Jean-Luc Mélenchon doit publier d’ici la fin février un livret justice dans lequel il propose l’installation d’urnes dans chaque établissement pénitentiaire. Le candidat demande également à ce que des meetings politiques se tiennent dans les prisons afin d’exposer aux détenus directement leur programme.

D’après un article de Libération.fr

Opinion publique et politique

Le baromètre de la confiance politique réalisé par OpinionWay pour un centre de recherche de Science – Po et du CNRS en janvier 2017 donne des informations intéressante sur l’opinion publique qui portait intéresser les élèves de 3e sur le travail que nous menons en éducation civique. En voici quelques données que j’ai extraites :

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  • notre démocratie fonctionne-t-elle ?

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  • Peut-on avoir confiance dans nos institutions et organismes ?

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  • Quel est l’intérêt et l’opinion des Français pour la politique ?

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  • le positionnement des Français en politique et leur confiance dans la droite et la gauche

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  • la perception des hommes et femmes politiques par les Français

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  • L’opinion des Français sur certains sujets

Ne pas avoir d’idées et être candidat à la présidentielle !

Le candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon, a proposé mercredi 15 février d’abaisser la majorité pénale à 16 ans.
« L’ordonnance de 1945 sur la délinquance des mineurs, bien que modifiée maintes fois, ne permet pas d’apporter une réponse proportionnée aux actes de délinquance commis par des individus de 16 ou 17 ans. Ces jeunes délinquants, lorsqu’ils seront condamnés à des peines de prison, seront incarcérés dans des établissements spécialisés pour mineurs pour les protéger des contacts avec des prisonniers adultes. Cela sera rendu possible par la création de 16 000 nouvelles places de prison déjà prévue dans mon programme. »

En dehors de la proposition même, que je ne peux juger, je suis effaré de constater que cette mesure n’apparaissait pas dans le programme de monsieur Fillon avant qu’il ne rencontre Nicolas Sarkozy mercredi, qui défendait exactement cette mesure lorsqu’il était président. Très bas dans les intentions de vote, monsieur Fillon choisit de chasser sur les terres du Front National mais il ne peut même pas en avoir l’idée seul ? Choisir un tel candidat sous influence pour en faire le chef de l’exécutif serait une erreur catastrophique !

En tant que professeur d’éducation civique, j’essaie de former des citoyens responsables et dotés d’un sens critique, c’est-à-dire capable de penser par eux-même. Quel exemple peuvent-ils voir dans les médias ? Celui d’un homme aux abois, acculés et qui ne peut pas réfléchir par lui-même ? Et cet homme voudrait être choisi pour exercer la fonction de chef de l’Etat avec des pouvoirs exorbitants ?  Il est des moments où maintenir la neutralité liée à la laïcité me semble difficile.

Nostalgie contre langue de bois et irrespect

En dehors du contenu de la discussion,  globalement affligeant des deux côtés, je voudrais revenir sur l’attitude de madame la ministre de l’Education nationale qui coupe sans arrêt son interlocutrice, ne la laissant pas répondre aux questions qu’elle lui pose pourtant. Ce n’est pas ainsi qu’on nous demande de former les élèves aux débat en éducation civique. On leur apprend à s’écouter et à demander la parole, à ne pas provoquer inutilement. Je trouve regrettable et navrant que notre ministre n’applique pas les directives qu’elle nous demande d’enseigner. Je pourrais montrer ce « débat » aux élèves afin qu’ils comprennent ce qu’il ne faut pas faire !

Je ne sais pas si la classe politique française a un jour été exemplaire, mais il me semble que pour donner des leçons, il faudrait être un modèle.

Des scores à faire rêver certains !

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Le président turkmène, Gourbangouli Berdimoukhamedov, au pouvoir depuis 2006, a obtenu, lundi 13 février, un troisième mandat avec près de 98 % des suffrages lors d’une élection dans l’un des pays les plus fermés au monde.
Il se présentait contre huit candidats presque inconnus, condamnés à faire de la figuration, alors que plus de 97 % des Turkmènes se sont rendus dimanche à ce scrutin, a précisé la commission.
Après deux mandats de cinq ans chacun, Gourbangouli Berdimoukhamedov doit cette fois rester au pouvoir au moins sept ans grâce à une réforme constitutionnelle adoptée en septembre, qui a également supprimé la contrainte d’âge maximal des candidats.
Dentiste personnel du premier président du pays, Saparmourad Niazov, puis devenu ministre de la santé, Gourbangouli Berdimoukhamedov avait été élu une première fois en 2007 avec 89 % des votes après la mort de M. Niazov et reconduit en 2012 avec un score de 97,14 %.
Disposant des quatrièmes réserves mondiales de gaz, le Turkménistan est peuplé de cinq millions d’habitants. Si les Turkmènes ont accès à Internet, interdit sous le règne du précédent président, celui-ci est sévèrement contrôlé et le gouvernement a mené une campagne pour couper les télévisions étrangères regardées grâce au satellite par les Turkmènes.
D’après un article du Monde.fr

J’ai déjà évoqué ce pays dans différents articles ici ou .