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Le financement publique des partis politiques

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Les règles de financement de la vie politique, régies par les lois du 1er mars 1988 et du 15 janvier 1990, fixent le niveau des dotations publiques aux différents partis en fonction de leurs résultats aux législatives. Chaque formation reçoit 1,42 euro par voix (à condition d’obtenir au moins 1 % des voix dans au moins 50 circonscriptions). En plus de cela, l’État verse une aide calculée sur le nombre de parlementaires élus : un député rapporte près de 38 000 euros à son parti. Un dernier critère intervient, enfin, dans l’attribution des aides publiques : la parité hommes-femmes dans la présentation des candidats. En cas de manquement à cette règle, les partis se voient infliger des amendes.

C’est indigne d’un représentant du peuple

Jean-Luc Mélenchon qui a fait son entrée mardi 20 juin à l’Assemblée nationale, a montré sa bêtise et son mépris. Le député de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône a expliqué aux journalistes : « Les grosses surprises, elles ne vont pas venir de la minorité. Elles vont venir de la chose, là, majoritaire. Parce qu’il y en a là, qui ne sont au courant de rien. Non, mais il y a des braves gens là-dedans. Bon, il y a beaucoup de DRH et de gens comme ça, qui ont une conscience sociale souvent assez faible. Pas toujours, hein… Et il y a beaucoup de chercheurs, d’intellectuels… J’ai vu le matheux là, je vais lui expliquer ce qu’est un contrat de travail, il va tomber par terre, parce qu’il ne le sait pas. Il ne sait pas tout simplement ce qu’il y a dedans.Il ne sait pas que la journée de 8 heures, c’est cent ans de lutte ! Le gars, il croit que ça a toujours été comme ça !»« 

Le « matheux » s’appelle Cédric Villani, chercheur en mathématique ayant obtenu la médaille Field. Monsieur Mélenchon jouait ici la carte habituelle du mépris du peuple pour les intellectuels, soi-disant détachés des réalités quotidiennes. Mal lui en a pris, car monsieur Villani , en plus de son occupation de chercheur et d’ambassadeur des mathématiques dans le monde, était directeur de l’Institut Henri Poincaré, une structure de recherche dédiée aux mathématiques.
A ce titre, il a donc pu répondre à monsieur Mélenchon : « Directeur de l’IHP, j’en ai vu des contrats de travail… mais c’est toujours un plaisir de recevoir des cours particuliers !« 

Monsieur Mélenchon s’est mal comporté ici et montre l’étendue de son mépris et de son inculture, ce qui est indigne d’un élu du peuple. Je rappelle également que le dernier contrat de travail qu’il a signé date de 1993 : cela fait au moins 24 ans que monsieur Mélenchon est un professionnel de la politique, déconnecté de la réalité sociale. Depuis quand n’a-t-il pas travaillé utilement pour la société 8 heures par jour ?

223 femmes élues députés

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Le résultat probables des élections législatives

A l’issue du second tour des élections législatives, dimanche 18 juin, 223 femmes ont été élues dans la nouvelle Assemblée nationale, soit 38,65 % des 577 sièges de députés.
Elles étaient 155 – soit 26,9 % – sous la précédente législature. Il avait fallu attendre 1997 pour dépasser 10 % d’élues au Palais-Bourbon, après les 33 pionnières de 1945 (5,6 %).
Dans le détail, La République en marche compte la part la plus importante de femmes dans ses rangs avec 47 % d’élues, devant le MoDem (46 %) et la France Insoumise (41 %). Le Parti socialiste compte 38 % d’élues (contre 36 % en 2012), le Front national 25 %, Les Républicains 23 % (contre 14 % en 2012), le PCF 20 % et l’UDI 17 %. Les trois représentants du Parti radical de gauche de la nouvelle Assemblée sont des femmes.
Sur la base des données du ministère de l’intérieur, LRM a investi 50,3 % de candidates, le FN 49,2 %, LFI 47,5 %, le PS 44,2 %, LR 38,9 % et l’UDI 39,2 %. Avec globalement 42,4 % de candidates (40 % en 2012, 41,6 % en 2007).
Depuis 2012, des pénalités financières, faute d’investiture de 50 % de candidates, ont fait perdre aux partis près de 28 millions d’euros de dotation publique. Soit environ 3,5 millions par an pour LR (environ un quart de candidates), et 1,2 million pour le PS, selon le Haut conseil à l’égalité (HCE).
Conformément à la loi de 2014 sur l’égalité réelle des hommes et des femmes – qui double ces pénalités –, lorsque l’écart entre le nombre de candidats de chaque sexe dépasse 2 % du nombre total des candidats, le montant de l’aide publique est réduit. Si, par exemple, un parti présente 200 candidats dont 130 hommes et 70 femmes, son aide publique sera amputée de 45 %, l’écart étant supérieur à 2 % du nombre de candidats.

D’après un articleun article du Monde.fr

Qui sont les candidats « en marche » vers les législatives ?

Le mouvement « La République en marche » d’Emmanuel Macron présente en ce moment la liste des 428 candidats députés (sur 577 sièges à pourvoir) qui vont se présenter en juin prochain.
Le mouvement est attendu au tournant depuis ses promesses de parité et d’ouverture vers la société civile (je déteste cette expression qui semble entériner le fait que la politique appartient à une société parallèle…).
Voici ce que l’on sait :
il y a 214 hommes et 214 femmes ;
52 % sont issus de la « société civile » ;
93 % des candidats sont aujourd’hui en activité professionnel, 2% en recherche d’emploi, 4 % retraités et 1% étudiants ;
95% ne sont pas des députés sortants ;
tous les députés sortants investis sont socialistes ;
L’âge moyen est de 46 ans (contre 60 ans pour la moyenne des députés sortants) ;
Le candidat le plus jeune a 24 ans ; le plus âgé, 72 ans.
L’ancien premier ministre Manuel Valls n’est pas investi par « La République en marche  » mais il n’aura pas de candidat du mouvement face à lui.
Cédric Villani, médaille Fields de mathématique, est candidat dans la 5e circonscription de l’Essonne (députée actuelle : Maud Olivier, PS)
Il reste des candidatures à pourvoir, notamment dans les départements ultramarins.

Il semble que le mouvement a tenu ses promesses.

Quelle répartition pour la future Assemblée nationale ?

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Selon un sondage OpinionWay pour Les Echos et Radio Classique, publié le 3 mai et réalisé pour les circonscriptions métropolitaines hors Corse (soit 535 sièges sur 577), le mouvement d’Emmanuel Macron (la République en Marche) parviendrait lors des législatives des 11 et 18 juin prochains à être la première force politique à l’Assemblée nationale, avec entre 249 à 286 sièges ( la majorité en nécessitant 289).
La droite et le centre (LR et UDI) recueilleraient 200 à 210 sièges, échouant donc à imposer une cohabitation (il faudrait pour cela qu’ils soient les partis recueillant le plus de siège). Quant au PS, il recueillerait de 28 à 43 sièges seulement. Le Front national pourrait constituer un groupe, avec de 15 à 25 députés. La France Insoumise obtiendrait enfin 6 à 8 députés.

Cette enquête s’appuie sur des sondages d’intention de vote au premier tour des législatives, par force politique, avec pour hypothèse que chaque grand courant représenté à la présidentielle présenterait des candidats dans toutes les circonscriptions. Ces sondages ont ensuite été rapportés à chaque circonscription, en prenant en compte la structure de l’électorat à partir de résultats des élections de 2012, des régionales de 2015 ainsi que du premier tour de la présidentielle de 2017. Elle prend aussi en compte un « bonus » aux sortants qui se représentent. L’hypothèse de participation est comparable aux législatives de 2012 (soit un peu moins de 60 %).

La composition actuelle de l’Assemblée nationale :

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Toutefois, selon un sondage Ipsos/Sopra Steria publié dimanche soir, 61% des Français indiquent ne pas souhaiter que le nouveau président de la république obtienne une majorité au Parlement, ce qui contredirait le sondage du 3 mai.

La situation la plus mauvaise serait que les élections législatives débouchent sur une Assemblée nationale morcelée, à l’image du résultat du premier tour de la présidentielle. Les forces politiques majeures – En marche !, Les Républicains et l’UDI, le Parti Socialiste, le Front National et la France insoumise – se partageraient les sièges sans qu’aucun n’approche de la majorité absolue ou ne se détache nettement des autres. Il faudrait alors au nouveau président dissoudre rapidement cette assemblée en espérant que les Français changent leur vote ensuite.