Étiquette : Asie

Voir l’Asie à Paris

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Ma femme et sa fille sont allées à Paris pour s’imprégner de la culture asiatique. Elles ont d’abord visité le musée Guimet et deux de ses expositions :

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« Caractères d’Asie, trésors de la bibliothèque » dans laquelle le musée national des arts asiatiques dévoile les trésors du fonds patrimonial de sa bibliothèque ainsi que son évolution depuis la constitution de ce fonds au XIXe siècle. Les ouvrages anciens sélectionnés et ressortis des réserves veulent initier le visiteur aux écrits traitant de l’Asie dans le regard occidental du XIXe siècle. Ils permettent de se rendre compte de la diversité des supports et des formats de la production écrite en Asie : xylographie sur papier, feuilles de palmes noircies en Inde et en Asie du Sud – Est, texte manuscrit gravé, formes hybrides du Tibet…  et de découvrir la richesse du patrimoine asiatique dans le domaine de l’écriture (invention des sinogrammes, caractères chinois imprimés, calligraphie…). On peut encore voir cette exposition jusqu’au 28 mai.

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« Daimyo – Seigneurs de la guerre au Japon ». Associé au Palais de Tokyo, dans le cadre d’un partenariat inédit, le musée propose un ensemble exceptionnel d’armures et d’attributs de daimyo, les puissants gouverneurs qui régnèrent sur le Japon entre le XIIe et le XIXe siècle. L’exposition du musée réunit un ensemble exceptionnel issu des collections françaises, privées et publiques. Au total, trente-trois armures ainsi que de somptueux ornements associés à l’imaginaire guerrier japonais : casques, armes, textiles… Tout cela à voir jusqu’au 14 mai.

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Elles se sont ensuite rendues au musée du Quai Branly pour découvrir les collections permanentes et voir une exposition consacrée aux « Enfers et fantômes d’Asie » , visible jusqu’au 15 juillet.

 

la fin du cauchemar pour les Rohingyas ? Pas si sûr…

Le Bangladesh et la Birmanie se sont mis d’accord, mardi 16 janvier, pour permettre aux 650 000 réfugiés musulmans rohingyas de revenir dans le district de l’Ouest birman où ils vivaient jusqu’à l’automne 2017 d’ici deux ans.
Les opérations de rapatriement pourraient commencer dans les prochains jours et devraient concerner une trentaine de milliers de personnes, qui seront réparties dans 625 résidences en cours de construction dans le district de Maungdaw, dans le nord de l’état birman de l’Arakan, d’où ont été chassés les Rohingya lors d’opérations qualifiées d’« épuration ethnique » par différentes organisations internationales.
Mais on peut toutefois douter que les 650 000 réfugiés puissent tous rentrer chez eux. En effet, cinq camps de transit vont être construits côté birman afin que puissent s’effectuer les vérifications d’identité imposées par la Birmanie. Ce pays, qui ne reconnaît pas les musulmans rohingya comme appartenant aux 135 ethnies nationales, n’acceptera que les réfugiés pouvant prouver qu’ils étaient résidents en Birmanie avant leur départ en masse après août 2017. La Birmanie a peur que des Rohingyas exilés au Bangladesh depuis 25 ans à la suite à de précédents massacres ne tentent de franchir la frontière.
C’est une façon à peine déguisée de refuser le retour de nombreux Rohingyas, qui sont le plus souvent apatrides, n’ont pas de documents ou les ont perdus dans leur fuite désespérée vers le Bangladesh voisin.

D’après un article du Monde.fr

Les enfants victimes des conflits en 2017

Dans une étude parue aujourd’hui, l’Unicef rapporte que des millions d’enfants souffrent directement ou indirectement des conflits existants. Les enfants ont été pris pour cible, utilisés comme boucliers humains, tués, blessés, ou bien recrutés pour se battre. Les survivants souffrent souvent de malnutrition et l’accès aux besoins de base – comme la nourriture, l’eau et les soins sanitaires et de santé – leur est refusé ou est détruit.
Voici le bilan établi pour 2017 :
– En Afghanistan, au moins 700 enfants ont été tués dans les neuf premiers mois de l’année.
– En République centrafricaine, la recrudescence du conflit a tué de nombreux enfants. Beaucoup ont subi des viols ou ont été enlevés et enrôlés de force par les différents groupes armés.
– Dans la région du Kasai en République démocratique du Congo, les violences ont poussé 850 000 enfants à fuir de chez eux. 200 centres de soins et 400 écoles ont été attaqués et détruits. 350 000 enfants sont tombés en situation de malnutrition.
– Au Nigeria et au Cameroun, le groupe terroriste Boko Haram a obligé au moins 135 enfants à commettre des attentats suicides, cinq fois plus qu’en 2016.
– En Irak et en Syrie, des enfants ont servi de boucliers humains, enfermés dans les villes assiégées, pris pour cible par les snipers et soumis à de nombreuses violences. En Syrie, 6 millions d’enfants dépendent de l’aide humanitaire.
– En Birmanie, des enfants Rohingyas ont été victimes de la purification ethnique menée par l’armée birmane.
– Au Soudan du Sud, victime de la famine, plus de 19 000 enfants ont été recrutés dans l’armée et les différentes milices. 2300 ont été tués dans ce conflit depuis 2013.
– En Somalie, au moins 1740 enfants ont été recrutés pour faire la guerre.
– Au Yémen, après environ 1000 jours de conflit, 5000 ont été officiellement tués ou blessés. 1,8 million d’enfants souffrent de sous nutrition et doivent bénéficier d’une aide humanitaire d’urgence tandis que 385 000 souffrent de malnutrition.
– En Ukraine, 220 000 enfants vivent sous la menace des mines et des explosifs le long des 500 kilomètres de la ligne de front.

Catastrophes naturelles en série aux Philippines

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Les Philippines sont frappées chaque année par une vingtaine de typhons et de tempêtes.
La tempête tropicale qui s’est abattue, vendredi 22 décembre, aux Philippines, a fait au moins 182 morts et des dizaines de disparus dans l’île de Mindanao, selon un nouveau bilan annoncé samedi par les autorités. La tempête a provoqué des inondations et des glissements de terrain qui ont dévasté entièrement un village.
Cette tempête a frappé moins d’une semaine après le passage d’une autre qui a dévasté le centre des Philippines, faisant 54 morts et 24 disparus.

La Birmanie tente de cacher le massacre des Rohingyas

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Un village rohingya incendié, dans l’Etat birman d’Arakan, le 27 septembre 2017

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L’armée birmane empêche toute enquête de terrain indépendante dans les territoires où vivaient les Rohingyas et refuse de travailler avec les agences onusiennes ou les Organisations Non Gouvernementales, n’acceptant que la collaboration de la Croix-Rouge. Les autorités birmanes ont fait d’ailleurs savoir mercredi à la rapporteuse spéciale de l’ONU sur la Birmanie qu’elles lui fermaient l’accès au pays pour le reste de son mandat. Jusqu’ici, l’armée birmane a toujours nié toutes représailles contre les civils, assurant que seules 400 personnes avaient été tuées, parmi lesquelles « aucun innocent ».

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Deux journalistes birmans de l’agence Reuters ont été interpellés le 12 décembre à Rangoun. Le ministère de l’information les accuse d’avoir « illégalement obtenu des informations dans l’intention de les partager avec les médias étrangers ». Une loi sur les secrets officiels, datant de l’époque coloniale, peut les faire condamner à quatorze ans de prison. Les deux journalistes s’étaient rendus à Inn Din, un village où un massacre de Rohingyas a été commis il y a quelques semaines. Des habitants bouddhistes du village auraient pu photographier les événements d’Inn Din et transmis les images aux journalistes. L’arrestation de ceux-ci s’expliquerait par la crainte que ces clichés ne viennent susciter des critiques internationales encore plus vives contre l’État birman.
L’organisation Human Rights Watch a dénoncé, mardi 19 décembre, un autre massacre, dans le village de Tula Toli, en se fondant sur 18 témoignages. Elle affirme que les soldats y ont, des heures durant, tué au moins une centaine d’hommes qui avaient été rassemblés sur les berges d’une rivière le 30 août. Les femmes ont ensuite été violées et les bébés jetés à l’eau ou dans des fosses. A Tula Toli et dans les hameaux alentour, 746 habitations de Rohingya ont été détruites, tandis que les maisons des bouddhistes sont restées intactes.
Le flot de réfugiés rohingyas s’est considérablement réduit, mais chaque jour plusieurs centaines d’entre eux franchissent la rivière Naf, qui marque la frontière avec le Bangladesh. Il ne reste aujourd’hui qu’environ 300 000 Rohingyas  en Birmanie.

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D’après un article du Monde.fr