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Descriptifs de paroisses de la fin du XVIIIe siècle

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Ces feuillets écrits entre 1771 et 1789 font probablement partie d’une enquête, peut-être  en vue des Etats Généraux. Ils sont composés de 28 pages sur papier vergé (28,5 x 20 cm environ).
Ils décrivent plusieurs paroisses de l’Ain : Villereversure, Villette, Villette de Loye, Villieu et Viriat. Il s’agit de la description des paroisses (nombre de « feux et d’âmes », de communiants, château, cure..), des fiefs qu’elles contiennent (avec les droits de justice) et les impositions (le dixième notamment) .

Les actes du procès de Nuremberg sont en ligne

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Les Actes du Procès de Nuremberg sont désormais en ligne sur Gallica.
Ils avaient été publiés entre 1947 et 1949 en 41 volumes (comprenant notamment 21 volumes de débat et 18 de documents) et mis à la disposition des chercheurs à la Bibliothèque nationale de France,  au département Philosophie, Histoire, Sciences de l’Homme.
On peut utiliser ce lien pour effectuer une recherche dans les différents volumes.

Un document cadastral du XVIIe siècle

Je viens d’acquérir un document du XVIIe siècle, un compoix du village de Ceintres, en Ardèche, rédigé en 1649. Un compoix est, entre le XIVe et le XVIIIe siècle, un cadastre rudimentaire, avec description, arpentage et estimation de toutes les parcelles d’une localité dans les régions françaises de langue occitane.
Ces registres fiscaux avaient vocation à répartir entre les membres de la communauté le montant de l’impôt dont elle devait s’acquitter.
Il contient sur 84 pages les biens des propriétaires du villages qui sont décrits un à un avec les noms, la nature des terres et leurs emplacements. Il a été établi sur ordre de Charles Pélissier, conseiller du roi en Haut Vivarais, le 21 juillet 1649.

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Ceintres appartenait anciennement au diocèse civil de Viviers, au diocèse religieux de Vienne et de la sénéchaussée d’Annonay.

En 1464, L’ensemble composé par Cheminas et Ceintres comportait 9 feux, soit entre 36 et 45 habitants. La paroisse de Ceintres a été complètement absorbée par celle de Cheminas entre 1790 et 1794, l’ensemble comportant 293 habitants selon un recensement de 1793.

La destruction du ballon de la 87e compagnie d’aérostation le 21 août 1917

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Le mécanicien aérostier de la 87e compagnie a photographié la chute d’un ballon le 21 août 1917 suite à l’attaque d’un avion allemand. L’incident a été relaté dans le journal des marches et opérations.

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Le site d’activité de la compagnie en août 1917

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Le compte rendu de l’attaque et de la perte du ballon

Il est possible que la photo ci-dessous montre la réception de l’observateur après son saut en parachute.

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EDIT : un membre du forum 14-18 m’a indiqué que l’aviateur allemand ayant abattu le ballon était probablement le lieutenant Franz Brandt, dont c’était la seconde victoire sur dix. Il pilotait ce type d’appareil.

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Les aérostiers durant la première guerre mondiale

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Le soldat photographe porte l’insigne des mécaniciens aérostiers

L’auteur des photographies de l’album que j’ai acheté ce matin lors d’une foire à tout était aérostier de la 87e compagnie en 1916 – 1917.
La plupart des compagnies d’aérostation avaient été supprimées en 1913 et la France ne disposait que ballons cubant 900 m3 dits “normaux” gréés en ballons libres et affectés aux places fortes ou des ballons de siège, cubant 750 m3 et avec une suspension captive.
Ces ballons servirent dans les premiers mois de la guerre pour l’observation.

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Photographie prise depuis un ballon d’observation dont on voit l’ombre sur le sol

Le personnel s’occupant de ces ballons est peu nombreux : de seize à vingt hommes, officiers et sous-officiers (un lieutenant, un adjudant ou un sergent, un caporal et des chefs d’équipes), était formé de spécialistes qui étaient des ouvriers de métier dans le civil comme mécanicien ajusteur, tailleur, menuisier, cordier ou photographe. L’effectif d’une compagnie était à ce moment de 60 à 70 hommes.
Au debut les compagnies ne disposaient que de voitures hippomobiles et de treuils à vapeur munis de câbles de 12m/m, en 10 torons, et faisant 1 000 mètres de longueur auquel était rattachée une voiture dite “fourgon” qu’on utilisait pour les franchissements; une voiture photographique; des voitures à tubes et parfois un train de camions
La 30ème du commandant Saconney et la 39 ème, du capitaine Chollet, furent les deux seules compagnies avec des treuils automobiles.
En août 1915, fut mis en place un élément spécialement conçu pour l’aérostation : le train de combat avec la création de dix nouvelles compagnies automobiles comprenant matériel ballon et matériel cerfs-volants.
Les compagnies d’aérostation étaient numérotées de 1 à 94 :
– les compagnies, de 1 à 24 avec treuils à vapeur;
– les compagnies de 25 à 44, avec treuil Caquot Latil dites compagnies Caquot ;
– les compagnies de 45 à 54, avec treuils Saconney Delahaye, compagnies mixtes (ballons et cerfs-volants);
– les compagnies de 55 à 94 avec treuil Caquot Latil dites compagnies Caquot.

Les treuils à vapeur disparurent peu à peu pour faire place aux treuils Caquot, montés sur tracteur Latil. Le treuil est entrainé par un moteur Panhard à essence, placé sur un châssis de camion. Ce treuil est amélioré par le commandant Saconney, qui le monte sur un châssis Delahaye (60 CV) en 1915 Il possède deux câbles, un câble pour l’ascension du ballon (5 mm) et un câble de 2.000 mètres pour cerf-volant d’un diamètre de 2 mm.. Le treuil automobile Saconney comporte un seul moteur qui sert soit au déplacement de l’appareil soit à la manoeuvre des câbles en acier .

A compter de 1917, le tracteur devint un Latil de 70 CV avec treuil Caquot. Le ballon pouvait ainsi regagner le sol à la vitesse de 6 m/s.
L’effectif des compagnies fut porté, à ce moment, à 140 voire 150 hommes
Chaque compagnie automobile disposait d’un petit poste de mesure de vitesse du vent et de quelques ballons sondes en caoutchouc. Elles disposaient d’une voiture remorque cerf-volant et de voitures tubes permettant le gonflement d’un ballon sans décharger les tubes d’hydrogène.

En 1916, chaque compagnie se vit doter des parachutes pour observateurs, d’une cuisine roulante, de mitrailleuses, d’un camion atelier avec tente auvent et d’une tente carrée dite “tente d’aérostiers”, destinée à constituer le poste de garde qui, jusque-là, consistait en des tentes ou des abris de fortune.
Mi 1917, toutes les compagnies furent dotées d’un second treuil et vers la fin de la même année on adopta un tracteur dit “tender” qui fut en usage dans presque toutes les compagnies en 1918.

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Démonstration de mitrailleuses sous l’oeil des américains

Au début de cette même année on augmenta aussi le nombre des mitrailleuses (7 à 8) dans chaque compagnie, en raison des attaques fréquentes des ballons par les avions ennemis.

Article réalisé à l’aide de cette page.