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Des cahiers de classe des années 30 et des cours par correspondance

Je viens d’acheter un lot de 18 cahiers d’un élèves les ayant rédigé dans les années 30, accompagnés de cours par correspondance d’exercices  pour le baccalauréat proposés par l’Ecole universelle.
Frédéric Ozil, ancien chef de poste, créa en 1907 l’École Universelle, l’ancêtre du CNED et des cours par correspondance, boulevard Exelmans à Paris. Il n’a pas inventé l’enseignement à distance, apparu avec la généralisation des services postaux en 1840 (Isaac Pitman proposa cette année là un cours de sténographie, puis, en 1891, Léon Eyrolles créa l’École chez soi), mais il l’a considérablement développé en prenant en charge la scolarité de près de 130 000 élèves dans plus de 20 pays, encadrés par 1000 professeurs et 350 employés, durant soixante ans. Le nombre de copies à acheminer était si considérable qu’un bureau de Poste dédié fut même installé dans le bâtiment du 63 boulevard Exelmans. Le champ d’activité de l’École Universelle s’est étendu à toutes les branches de l’enseignement (premier et second degrés, enseignement technique, enseignement supérieur, préparation aux grandes écoles, aux concours administratifs) et à toutes les carrières de l’Industrie, des travaux publics, du commerce, de l’agriculture et des beaux-arts.
L’école mettait à la disposition des élèves soit des cours spécialement rédigés sur les différentes matières des programmes envisagés par des professionnels, soit des plans d’étude devant guider l’étudiant parmi les manuels pédagogiques disponibles dans le commerce.
Les élèves traitaient à domicile des exercices ou des devoirs et les renvoyaient à la date convenue. L’élève pouvait aborder l’étude d’un des cours à n’importe quelle époque de l’année scolaire ou des vacances et en fixer la durée selon le temps dont il disposait, l’École universelle s’engageant à corriger les devoirs pendant une durée de six ans à compter de la date d’inscription. Dès réception à l’école, les devoirs étaient triés et enregistrés puis réexpédiés aux professeurs spécialisés qui les corrigeaient. La correction donnaient lieu à d’abondantes annotations et une appréciation d’ensemble accompagnée d’une note chiffrée. Les devoirs faisaient l’objet d’une double vérification avant d’être retournés enrichis de tous les conseils individuels que le professeur a jugé nécessaires pour éviter de nouvelles défaillances et rendre le travail plus facile ou plus efficace. Aux devoirs ainsi corrigés étaient joints des devoirs modèles ou corrigés types établis par les professeurs eux-mêmes afin de leur montrer comment ils auraient dû s’y prendre pour traiter le sujet proposé et le résultat qu’ils auraient ainsi obtenus.
Un certificat de scolarité était délivré sur demande mentionnant le titre exact de l’école et l’état civil de l’élève, les dates de débuts et de fin d’études et la nature exacte de l’enseignement suivi.
L’École universelle a perduré jusqu’en 1992, date à partir de laquelle ses différentes filiales ont fermé les unes après les autres mais elle semblait encore présente sur Internet en 2018. (d’après l’article Wikipédia)
L’élève s’appelait Yann Collin, né en 1916 et mort en 1989. Il est devenu général général de brigade après être passé par l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr entre 1935 et 1938 puis l’École Supérieure de Guerre en 1955 – 1956.

Un morceau du premier uniforme du petit séminaire de La Chapelle Saint – Mesmin

J’ai trouvé sur Internet ce bouton de la première version de l’uniforme des élèves du petit séminaire de La Chapelle Saint – Mesmin où l’abbé Laurent Guiot a enseigné de 1846 à 1852. En 1850, l’évêque Dupanloup fait changer l’uniforme de l’école (un frac à bouton des cuivre doré avec une casquette) par « une redingote avec collet rabattu en velours. On y ajoutera un gilet montant, une cravate et, pour sortir en ville, un chapeau, la casquette ne devant plus être en usage que dans l’intérieur de l’établissement. Les bouton en cuivre doré seront remplacés par des boutons en corne fondue sur lesquels la Croix et ces mots : « Petit Séminaire » seront estampillé. »

Un document d’archive sur Dieppe

Des chartes d’abbayes originales

Parchemin, 760 mm × 660 mm

Il s’agit d’abord d’une charte élaborée en 1146 pour décrire les possession de l’abbaye de  femmes de Sindelsberg, en Alsace. Celle ci est située au centre du document alors que ses possessions sont ordonnées « géographiquement » et « historiquement » des plus proches au plus lointaines et des plus anciennes au plus récentes.

La seconde concernent l’abbaye de Marmoutier, en Alsace également et datant de la même période, mais dont l’original est perdue. Cette abbaye d’hommes est la « mère » de la précédente et en est éloignée de trois kilomètres seulement. 

Pour en savoir plus, on peut lire La terre vue par les moines. Construction et perception de l’espace dans les représentations figurées de la propriété monastique : Marmoutier (Alsace) et Zwettl (XIIe-XIVe siècle), de Uta Kleine.