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Un document d’archive sur Dieppe

Des chartes d’abbayes originales

Parchemin, 760 mm × 660 mm

Il s’agit d’abord d’une charte élaborée en 1146 pour décrire les possession de l’abbaye de  femmes de Sindelsberg, en Alsace. Celle ci est située au centre du document alors que ses possessions sont ordonnées « géographiquement » et « historiquement » des plus proches au plus lointaines et des plus anciennes au plus récentes.

La seconde concernent l’abbaye de Marmoutier, en Alsace également et datant de la même période, mais dont l’original est perdue. Cette abbaye d’hommes est la « mère » de la précédente et en est éloignée de trois kilomètres seulement. 

Pour en savoir plus, on peut lire La terre vue par les moines. Construction et perception de l’espace dans les représentations figurées de la propriété monastique : Marmoutier (Alsace) et Zwettl (XIIe-XIVe siècle), de Uta Kleine.

Une carte du XVIIe siècle

Cette belle carte du XVIIe siècle (1679) représente une forge et le territoire avoisinant en Basse – Lusace, dans le sud-ouest de l’Allemagne. 

Pour participer à l’acquisition des archives de Maurice Genevoix

La Bibliothèque nationale de France souhaite acquérir le fonds rassemblant l’ensemble des archives de Maurice Genevoix, autant littéraires que personnelles, conservées, classées et répertoriées par sa famille, de ses premiers jets aux épreuves corrigées, de ses carnets de guerre aux brouillons de ses discours, en passant par une très importante correspondance, et surtout la totalité de ses manuscrits.
Pour cela, la BnF lance un appel au don.

Des objets du passé

L’une des élèves du dispositif Ulis, que j’ai aussi en cours d’histoire en troisième, m’a contacté aujourd’hui pour me montrer des documents et objets anciens qui appartiennent à sa famille, dont certains datent de la Première guerre mondiale. Pour travailler ce cours avec elle et ses camarades, j’avais amené en classe de nombreux documents et objets d’époque. Je suis content et touché que cette élève pense à moi et à mes cours durant les vacances, et fier aussi de voir que j’ai réussi à lui faire comprendre l’importance des archives et de la connaissance du passé, notamment familial.

Il y a un magnifique modèle réduit de char anglais de la Première Guerre mondiale formant un presse-papier (enfin je crois) et des documents concernant une Française qui vivait en Russie, à Petrograd, en 1917.

En plus de ces documents très originaux, mon élèves m’en a envoyé d’autres, plus « classiques » :

Une victoire pour l’accès aux archives contemporaines

Le Conseil d’État a annulé ce vendredi 2 juillet la partie de l’Instruction générale interministérielle n°1300 consacrée aux archives publiques dont il a été question sur ce blog. L’arrêt du Conseil d’État est disponible ici.
L’Association des historiens contemporanéistes de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’Association des archivistes français et l’association Josette et Maurice Audin, qui étaient à l’origine des recours ayant conduit à cette annulation ont publié le communiqué suivant :

« Ce vendredi 2 juillet 2021, le Conseil d’État a déclaré illégales et annulé les dispositions de l’instruction générale interministérielle n° 1300 (IGI 1300) sur la protection du secret de la défense nationale qui, depuis plusieurs années, bloquaient l’accès aux archives publiques « secret défense » de plus de cinquante ans.
L’arrêt rendu vendredi 2 juillet est lapidaire : l’illégalité commise est si grossière que le Conseil d’État n’a pas jugé nécessaire de déployer une longue argumentation juridique au soutien de son annulation. Pour le gouvernement, pour le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, ainsi que pour toutes les administrations qui ont mis en œuvre cette instruction illégale – au premier rang desquels le ministère des Armées et le ministère de la Culture –, le désaveu est cinglant.
Le scandale que représentent les dispositions de l’IGI 1300 concernant l’accès aux archives publiques est désormais indiscutable. Nul ne pourra plus nier que les historiens et les historiennes ont été illégalement empêchés de mener leurs recherches sur la Seconde Guerre mondiale, la IVe République ou la guerre d’Algérie. Nul ne pourra plus nier que les archivistes ont été détournés de manière absurde de leurs tâches scientifiques, pour procéder à l’instruction de demandes de déclassification d’archives publiques qui n’avaient pas besoin d’être déclassifiées : que de temps et d’argent public perdus ! Nul ne pourra plus nier que des centaines de milliers de documents – dont des pièces patrimoniales de tout premier ordre – ont été dégradés de manière irréversible par l’apposition de tampons de déclassification qui ne répondaient à aucune nécessité légale.
Surtout, nul ne pourra plus contester que l’actuel débat au Parlement sur l’article 19 du projet de loi relatif à la prévention des actes de terrorisme et au renseignement est faussé. Contrairement à ce que martèlent l’exposé des motifs, l’étude d’impact, les discours de la ministre des Armées et des rapporteurs, ce projet de loi n’est pas une « loi d’ouverture ». Le Conseil d’État vient de le confirmer sèchement. La prétendue « ouverture » qu’organise ce projet de loi n’est que le rappel du droit d’ores et déjà applicable et malmené par les administrations, tandis que la fermeture, elle, est réelle et inédite. C’est, autrement dit, au nom d’une argumentation mensongère que le gouvernement a choisi d’organiser la fermeture, sans limite de durée, de l’accès aux archives des services de renseignement. Ce procédé est inacceptable. Le gouvernement et le Parlement doivent tirer toutes les conséquences de cette décision du Conseil d’État et reprendre intégralement l’article 19 du projet de loi relatif à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement.
Quoi qu’il se passe, après cette décision du Conseil d’État, le collectif « Accès aux archives publiques » à l’origine des recours aura de toute façon gagné sur un point. Cet arrêt n’est pas seulement un succès au nom du droit, ni de l’air enfin retrouvé pour les archivistes, les historiennes et les historiens qu’une instruction absurde empêchait de travailler. Il démontre que l’accès aux archives publiques est un marqueur de la vitalité démocratique de la République. Au Parlement comme dans les médias, l’écho que cette question a trouvé donne aussi des raisons d’espérer. Il n’en demeure pas moins préoccupant que des dispositions illégales aient pu prospérer aussi longtemps.
Ni les archives, ni l’écriture de l’histoire contemporaine ne sont des questions techniques. Après un tel succès au Conseil d’État, il importe de le faire savoir nettement : toucher à l’accès aux archives, c’est toucher à la démocratie. »