Étiquette : Archives

Visite familiale aux archives départementales du Loiret

20180306_145906

Hier, nous sommes allés en famille aux archives départementales du Loiret, sises à Orléans, dans l’ancien couvent des Minimes. Ce sont les enfants qui m’ont poussé à m’y rendre et qui semblaient contents à l’idée de voir des archives et de m’aider dans mes recherches… Ils n’ont pas été déçus.

Grâce à eux et à ma femme, j’ai pu dépouiller 21 cotes de la série 50J des archives de l’évêché et la moisson a été bonne : le dossier « professionnel » de l’abbé, les registres paroissiaux de Triguères, des documents sur l’incendie et la construction de l’église de Baule, des comptes rendus de conférence ecclésiastique du doyenné de Chécy, les comptes et le règlement du petit séminaire de La Chapelle Saint Mesmin, le règlement du petit séminaire d’Orléans lorsqu’il y était élève, son dossier de bourse, les comptes de la fabrique de Triguères et bien d’autres choses encore…

Il y avait beaucoup d’archives papier, mais aussi deux microfilms qui m’ont donné du mal, car j’avais perdu l’habitude de les manipuler et surtout de les lire.

 

L’acte de naissance de l’abbé Guiot

Capture d_écran 2018-02-03 à 09.45.12

J’ai enfin trouvé les informations sur la famille de l’abbé Guiot en retrouvant son acte de naissance dans les archives départementales du Loiret ! Je savais par le panégyrique de l’abbé rédigé par son ami l’abbé Godefroy, curé de Lailly, dans les Annales religieuses et littéraires, qu’il « était originaire de Pithiviers » et que « sa naissance fut des plus obscure » par « l’humble condition de son père« .
Son père, Louis André Guiot (noté Guyot dans l’acte) était un cordonnier résidant rue de la porte de Beauce. Sa mère se nommait Madeleine Françoise, née Richard.
Louis Laurent Guyot est né le 12 décembre 1818 vers onze heures du matin.

Capture d_écran 2018-02-03 à 09.59.20
La rue de la Porte de Beauce dans le cadastre napoléonien

Les traces de l’abbé Guiot dans la presse locale

Au XVIIIe siècle, chaque grande ville de province possédait son journal, ou “Affiches”. On y trouvait des renseignements pratiques, légaux ou commerciaux, des articles de science, de médecine, d’économie rurale mais aussi des critiques littéraires et théâtrales.
La Révolution et l’Empire furent des périodes fastes pour la presse régionale. Un décret du 3 août 1810 obligea même chaque département à posséder son journal. Mais s’ils étaient nombreux, le contenu de ces journaux était très convenu, voire formaté.
Sous la monarchie de Juillet, les journaux de province profitèrent de l’avènement de la bourgeoisie et de l’assouplissement de la législation. Les « feuilles » s’intéressèrent alors à la politique nationale, à l’histoire locale, aux questions d’économie pratique, aux problèmes religieux et scolaires, à l’actualité des spectacles et du monde des arts.
Sous la Troisième République, on compta jusqu’à 1222 journaux de province en 1884, contre 562 en 1874 et 304 en 1868.

Journal du Loiret

Le Journal du Loiret est un périodique (quotidien, hebdomadaire ou bihebdomadaire au cours de son histoire) qui a paru entre 1790 et 1940 à Orléans. D’un format de quatre pages au XIXe siècle, il abordait l’actualité nationale et internationale (page 1 & 2), des nouvelles locales (page 3) et de petites annonces et publicités (page 4).

 

L’abbé Guiot eut les honneurs de ce journal à plusieurs reprises, entre 1859 et 1878. Les lecteurs furent ainsi informés de ses nominations aux cures de Baule et Chécy. Je n’ai pas trouvé trace de sa nomination à Triguères, intervenue de façon précipitée il est vrai. Plusieurs cérémonies religieuses auxquelles il participa firent aussi l’objet de brèves relations, notamment la bénédiction de la nouvelle église de Baule. On y relata aussi sa participation à la découverte d’un amphithéâtre romain à Triguères et sa composition en l’honneur de Jeanne d’Arc. Enfin, le journal annonça son décès.

Des compte -rendus de conférences ecclésiastiques du XIXe et début XXe siècle

Je viens d’acquérir ce cahier d’environ 120 pages contenant les procès-verbaux des conférences ecclésiastiques du doyenné de Bligny-sur-0uche entre 1896 et 1921. Il va compléter ma collection de documents sur la vie d’un prêtre au XIXe siècle.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA
Le Retour de la conférence, tableau disparu peint par Gustave Courbet vers 1863

Les conférences ecclésiastiques pour la formation des prêtres ont été mises en place dans un souci de réforme après le concile de Trente, à partir de 1590.