Catégorie : Adaptations

Un balcon en forêt en DVD

Peu connu, le film, co­-produit par Antenne 2 est sorti brièvement en salle avant sa diffusion télévi­sée en 1979. Son réalisateur, Michel Mitrani, fut le défenseur d’une télévision exi­geante, portant les grands textes à la connaissance du public (il adapta Beckett, Sartre, Duras ou Ionesco). Un balcon en forêt témoigne de cette exigence, donnant corps au texte de Julien Gracq, réputé difficile et aride, car fondé sur l’attente et l’incertitude durant la « drôle de guerre ». Un balcon en forêt considère en effet la guerre sous son jour le plus aberrant, celui de l’inaction, du désœuvrement, du vide avec le perpétuel ajournement du combat, l’invisi­bilité d’un ennemi dont on vient même à douter.

La tapisserie de Westeros

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Dans un musée de Belfast, des couturières apportent les dernières touches à une immense tapisserie, conçue pour rendre hommage à la série Game of Thrones et au savoir faire de l’industrie textile d’Irlande. Longue de 90 mètres, cette tapisserie est le récit brodé des huit saisons de la série médiévale-fantastique, tournée essentiellement à Belfast, qui raconte l’histoire de familles nobles se battant pour régner sur le continent de Westeros. Les sections de la tapisserie représentant les sept premières saisons sont déjà achevées.

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Une fois la huitième terminée, l’oeuvre sera exposée en France en septembre à Bayeux, à l’Hôtel du Doyen situé près de la cathédrale, non loin de la tapisserie du XIe siècle dont elle imite le style et qui raconte la conquête de l’Angleterre par les Normands, sur 70 mètres de broderie.

Si la tapisserie de Westeros a majoritairement été tissée à la machine, il a fallu deux ans à 30 volontaires pour en broder les finitions : le rouge du sang dans la scène des Noces pourpres, le vert émeraude du feu grégeois ou encore le bleu glacial des Marcheurs Blancs, autant d’éléments marquants dans l’imagerie de la saga.
En attendant que l’oeuvre entière soit exposée, les visiteurs du musée de Belfast peuvent actuellement profiter des sept premières saisons brodées.

D’après un article de La Croix.fr

Pagnol en BD

Toutes les œuvres de Marcel Pagnol vont être adaptées en bande dessinée, dans un projet qui devrait durer 15 ans, pour une trentaine d’albums .
Tout au long de sa carrière, Marcel Pagnol a créé son oeuvre dans les romans, le théâtre ou le cinéma, avec d’innombrables allers-retours, adaptant ses œuvres, remontant ses films, retouchant ses pièces, remodelant ses romans. L’auteur ne concevait pas ses créations comme figées, alors son petit-fils a eu l’idée de les adapter en bande dessinées avec le concours des éditions Bamboo. Après La Gloire de mon Père, Le Château de ma mère, Le Temps des secrets, Le Temps des amours, Topaze, Cigalon, Merlusse, Jazz, Le Schpountz et Jean de Florette, un nouvel album est attendu pour le mois de mars. Les Pestiférés est une œuvre posthume dont le texte aurait été retrouvé dans les tiroirs de Marcel Pagnol. L’histoire se situe en 1720 à Marseille, alors que trois cadavres sont retrouvés aux portes de la ville, la peur de la peste va faire basculer la vie d’un quartier. A l’origine, le récit fut publié dans Le Temps des amours. L’éditeur promet cependant une fin différente, telle que Pagnol l’avait raconté à ses proches.
Bamboo a prévu d’étendre la collection jusqu’en 2030.

D’après un article du blog BD – Box.

On a besoin d’un fantôme

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On a besoin d’un fantôme raconte l’histoire d’un roi, Analphabète Ier, qui veut absolument que tout le monde pense comme lui. Pour épouvanter ses sujets, il décide de créer un fantôme d’État. Les Saucissons Brutaux, qui constituent sa garde rapprochée, arrêtent toutes les personnes de plus de soixante ans afin de récupérer leurs ossements. Les centres de ramassage se remplissent des vieillards du royaume dont les os permettront de fabriquer le fantôme. Honza livre son grand-père famélique pour le bien de la nation, le Juif implore le tyran, et la Mort ne fait plus peur…
Cette pièce de théâtre a été écrite pendant la Seconde Guerre mondiale par un jeune garçon de treize ans, Hanuš Hachenburg. Il était juif et faisait partie des 15 000 enfants internés dans le camps de concentration de Terezín.

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Cette pièce pour marionnettes est parue sous forme manuscrite en 1943 dans le journal Vedem, la revue clandestine tenue par les enfants de la baraque n°1 de Terezín.
La trouvaille historique est le fait d’une une étudiante strasbourgeoise en théâtre, Claire Audhuy,soixante et un ans après la mort Hanuš Hachenburg, lors de ses recherches pour une thèse sur le théâtre dans les camps de concentration nazis . Elle avait envoyé des centaines de lettres aux associations de déportés, amicales d’anciens combattants et de résistants, en russe, polonais, allemand pour demander si quelqu’un avait été témoin d’une pièce de théâtre pendant sa déportation. Une victime de la Shoah résidant à Prague lui répondit, qui se souvenait avoir assisté à une représentation alors qu’elle était au camp de Terezin en Tchéquie en 1943.
L’étudiante, aujourd’hui docteur en études théâtrales à l’Université de Strasbourg, partit à la recherche de ce document et le retrouva dans les archives du mémorial de Terezín, dans les huit cents pages du magazine Vedem.
Conservée grâce à un rescapé de Terezín, Zdeněk Taussig, la pièce dont l’auteur est mort en 1944 à Auschwitz-Birkenau, a été montée pour la première fois en 2001 par un Australien, Garry Friendmann.

En 2014, Claire Audhuy a mis sur pied un projet afin de présenter cette œuvre et son contexte historique aux élèves des écoles de Genève, en Suisse. Divisés en dix groupes, quelque 140 élèves âgés de 13 et 14 ans ont eu la possibilité de monter cette pièce à l’aide de professionnels du théâtre.

En 2017, Elle a a également monté une adaptation de la pièce. Eldorado Terzin raconte la visite du camp de concentration de Terezín, orchestrée et mise en scène par les nazis, pour le Comité International de la Croix-Rouge, en juin 1944.

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Éditée pour la toute première fois, cette œuvre extraordinaire est accompagnée de poèmes du jeune auteur, de dessins du ghetto et du fac-similé tchèque de la pièce. Cette édition augmentée rend compte de la résistance artistique des enfants de Terezín et de l’incroyable talent d’un garçon assassiné en juillet 1944.

D’après un article du Figaro.fr