Catégorie : Pédagogie

Deux idées à exploiter pour l’an prochain

L’académie de Reims propose une activité consistant à décrire les conditions de vie des soldats dans les tranchées et les violences subies par les combattants en rédigeant une lettre sonore qui ressemble à ce que nous allons faire faire aux élèves de troisième avec une collègue de lettres, l’année prochaine.
Pour l’académie de Nouvelle Aquitaine, il s’agit de faire construire des infographies afin de développer l’oral.

« Une heure d’histoire (ou même trois) par semaine ne change pas le monde« …

« Rabattre l’échec de 30 ans de politiques de méfiance vis-à-vis de l’immigration et de politiques d’austérité sur la responsabilité de l’école est un peu facile. L’école, et plus encore l’enseignement de l’histoire, sont aujourd’hui les otages autant de ceux qui lui attribuent une toute-puissance (lutter contre le racisme, l’antisémitisme, le terrorisme) que de ceux qui en font l’antichambre du rejet de la France. Une heure d’histoire par semaine ne change pas le monde, ne résout pas les questions liées à l’intégration et ne remédie pas aux drames sociaux qui touchent aujourd’hui des milliers d’enfants. Quand on aura réussi à redonner à l’enseignement de l’histoire l’humilité dont il a besoin, on aura fait un grand pas. Alors on laissera les enseignants travailler, on ne fabriquera plus les programmes comme des projets politiques et culturels, et il sera peut-être possible de faire de l’histoire sans avoir systématiquement l’impression d’être missionné pour guérir les maux de la Terre.« 

Ces propos que je trouve justes et clairs sont de Laurence de Cock, issus d’un entretien sur le site de la revue Ballast.

Mauvaise méthode ?

Proche du ministre de l’Education et hébergée à l’Institut Montaigne, l’association Agir pour l’école expérimente dans 500 classes un apprentissage syllabique rigide. Mais les instituteurs « désignés volontaires » sont circonspects sur l’efficacité du dispositif, en particulier dans les quartiers populaires.
Voici le sujet traité par le journal Libération du 23 janvier :

 

 

 

Des outils numériques

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Ma femme m’a fait connaître un document référençant des outils numériques au service des apprentissages, organisés selon différents usages, élaboré par la Délégation académique au numérique éducatif de l’académie d’Aix-Marseille.
Ce document permet d’avoir une vision globale mais aussi un accès rapide à ces ressources selon quelques critères : accessibilité des apprentissages, capsules d’enseignement, carte mentale, évaluation, flashcards, gestion de classe, mutualisation, pédagogie du jeu, présentation, etc.

Bilan de la seconde période

La fin de la seconde période coïncide avec celle du premier trimestre. Je trouve que mes classes ont bien réussi dans l’ensemble.

Les difficultés en troisième sont dans la compréhension des définitions et leur restitution, les élèves essayant encore trop souvent d’apprendre par coeur des notions incomprises. De même, ils ne savent pas présenter un document en se posant les questions de sa nature, son auteur et son destinataire. Par contre, ils ont progressé sur la rédaction et essaient d’appliquer la méthode donnée (celle de la composition) en vue de l’entrée en seconde.
En quatrième, les difficultés sont de l’ordre de l’apprentissage des leçons, les élèves ayant tendance à apprendre au dernier moment pour la plupart. Ils ont aussi du mal à construire des cartes, mais nous ne faisons que commencer et c’est l’un de mes objectifs principaux  en classe de quatrième.
Concernant la progression, voici les chapitres terminés en troisième :
– civils et militaires dans la Première Guerre mondiale,
– démocraties et expériences totalitaires (1919 – 1939),
– les aires urbaines, géographie d’une France mondialisée,
– les espaces de faible densité et leurs atouts,
– les citoyennetés française et européenne,
– la République française, une démocratie (en cours).
Et en quatrième :
– bourgeoisie, commerce et esclavage (XVIIIe siècle),
– l’Europe des Lumières (XVIIIe siècle),
– espaces et paysages de l’urbanisation,
– les villes dans la mondialisation,
– les libertés en France.

La plupart des classes sont actives, motivées et curieuses, ce qui nous amène souvent à des digressions au sujet de l’actualité notamment. A chaque fois que j’ai amené en classe des documents historiques (objets de la Première Guerre mondiale, volumes de l’Encyclopédie), les élèves ont été intéressés. L’entrée dans les chapitres par la vidéo de fiction leur plaît généralement, même s’ils ont des difficultés à regarder et répondre à des questions par écrit en même temps.