Étiquette : L’égalité une valeur en construction

Un recul du droit des femmes à disposer de leur corps en Europe

Des restrictions rétrogrades ont entraîné un recul des droits des femmes en matière d’accès à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en Europe, estime mardi 5 décembre le Conseil de l’Europe, dans un rapport accompagné d’une série de recommandations aux États membres.
Le droit à l’avortement est pour le moment reconnu dans 40 des 47 États membres du Conseil de l’Europe.
Le document épingle l’Arménie, la Géorgie, la Macédoine, la Russie et la Slovaquie, qui ont adopté récemment des mesures renforçant les critères à remplir pour les femmes afin d’avoir accès à l’avortement. Il rappelle aussi qu’en Pologne une loi a réintroduit l’obligation d’obtenir une prescription médicale pour accéder à un moyen de contraception d’urgence.
Mais le rapport pointe aussi des législations hautement restrictives en matière d’accès à l’IVG en Irlande du Nord, Irlande, Andorre, au Liechtenstein, à Malte, Monaco, et San Marin, qui n’est souvent autorisée qu’en cas de risque pour la vie ou de viol. Dans la plupart de ces juridictions, des peines de prison (jusqu’à la perpétuité en Irlande du Nord) sont prévues pour les femmes ne respectant pas la loi. En Italie, sept professionnels de santé sur dix refusent d’autoriser un avortement, invoquant une clause de conscience. En Turquie, une femme mariée doit obtenir le consentement de son époux pour mettre un terme à sa grossesse.

D’après un article du Monde.fr

Un travail qui manque pour le moins de rigueur

Un grand format du site du Monde intitulé paroles de profs, voilà qui aurait pu être intéressant. Hélas, le contenu n’est pas fameux. Et plus grave, le choix des professeurs interrogés me laisse songeur…
Cinq personnes : trois hommes, deux femmes. Autant pour la parité. Mais il y a pire : les deux femmes sont professeurs des écoles et les trois hommes en collège ou en lycée… On pourrait raisonnablement y voir un peu de sexisme, même inconscient. Mais là où cela devient franchement n’importe quoi, c’est que les trois hommes enseignent l’histoire – géographie ! N’y a-t -il pas d’autres matières enseignées dans le secondaire ?
Il faudrait que Le Monde revoie d’urgence sa copie !

55% de la population mondiale vit sans protection sociale

Un rapport de l’organisation internationale du travail indique que 4 milliards d’humains sont dépourvus de sécurité sociale et de protection en matière de vieillesse et chômage.
Plus de quatre milliards d’hommes et de femmes, soit 55% de la population mondiale, ne bénéficient d’aucune forme de protection sociale comme l’accès aux soins gratuit, les prestations de maternité, les soutiens à l’enfance et aux familles, les aides aux chômeurs, aux personnes âgées et aux handicapés. Seuls 29% de la population mondiale a accès à une protection sociale globale.
Les enfants, en particulier, sont moins de 35% dans le monde à bénéficier d’un système de protection. Les autres grands oubliés sont les chômeurs (21,8% d’entre eux bénéficient d’une couverture) et les handicapés lourds (27,8% sont aidés). Les personnes âgées paraissent moins dépourvues puisque 68% d’entre elles bénéficient d’une prestation vieillesse ou d’une retraite. Pourtant, beaucoup d’entre elles vivent dans la pauvreté, souligne le rapport de l’organisation internationale du travail.

D’après un article du Figaro.fr

De la discrimination ordinaire en France

Une étude de l’association SOS Racisme, en partenariat avec le CNRS, dévoile l’ampleur des discriminations dans de nombreux domaines de la vie quotidienne.
Près de 15 000 demandes ont été envoyées à des opérateurs dans sept secteurs : l’achat de voitures d’occasion, la formation pour adultes, le rachat de fonds de commerce, l’hébergement de loisir, le crédit à la consommation, l’assurance automobile et la complémentaire santé.
Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont créé six profils : un homme de 22 ans « d’origine française », une femme de 22 ans d’origine française, un homme de 22 ans « d’origine africaine », une femme de 22 ans d’origine africaine, un homme de 22 ans d’origine française résidant dans un « quartier politique de la ville » et un homme de 42 ans d’origine française. En dehors de ces éléments d’identité, les six individus ont présenté les mêmes dossiers aux organismes testés.
Quelque 38 sociétés d’assurance automobile ont été testées. Chacune a reçu une demande de devis de la part des six individus fictifs, soit 228 demandes envoyées. Si le jeune homme d’origine africaine a reçu le plus d’accords de principe (86,8% de réponses positives), les autres profils obtiennent sensiblement le même résultat. Une exception cependant : le jeune homme qui réside dans « un quartier politique de la ville », celui des quartiers populaires donc. « Celui-ci a significativement moins de chances d’obtenir une réponse positive de la part d’une compagnie d’assurances« , écrit l’étude : il n’a reçu que 78,9% de réponses positives. cette discrimination se retrouve aussi dans les tarifs proposés aux clients pour assurer leur voiture. Le jeune homme originaire des quartiers se voit offrir un tarif annuel moyen de 681,40 euros contre 621,20 euros pour un jeune homme du même âge qui réside ailleurs. Un homme de 42 ans d’origine française aura, lui, le droit à une assurance encore moins chère : 586,40 euros par an.
Concernant le cas des complémentaires santé, ce sont 52 établissements qui ont été testés, avec 312 demandes envoyées. Si les taux de réponses positives sont élevés, la jeune femme de 22 ans d’origine africaine reçoit le moins de réponses (86,5% contre 88,5% pour son homologue d’origine française). Mais les résultats les plus significatifs concernent les tarifs proposés. Une discrimination liée à l’âge apparaît ici clairement. « L’individu de 42 ans se voit proposer un tarif de l’ordre de 50% plus élevé que les individus de 22 ans à niveau de garantie comparable« , décrit l’étude. Concrètement, pour un bas niveau de garantie, le tarif annuel moyen demandé à un homme de 42 ans atteint 460 euros contre 290 euros pour un homme ou une femme âgés de 22 ans. Pour un haut niveau de garantie, il devra payer 1070,70 euros quand l’homme de 22 ans n’aura que 682,20 euros à débourser.
Acheter une voiture d’occasion via un crédit à la consommation : rien de très original, mais là aussi, des discriminations apparaissent. Quelque 20 établissements financiers ont ici été testés. C’est l’individu le plus âgé qui, cette fois, s’en sort le mieux. Il obtient un taux de 65% de réponses positives, contre 30 à 40% pour des personnes plus jeunes. En revanche, « si l’individu de 42 ans reçoit plus fréquemment un accord de principe pour un crédit à la consommation, c’est en moyenne à un coût plus élevé que pour les individus fictifs plus jeunes« , indique l’étude. Ainsi, le TAEG (taux annuel effectif global) moyen proposé est de 8,73% pour l’homme de 42 ans contre 7,19% à 7,83% pour les autres individus.

D’après un article FranceInfo

20 novembre : journée des droits des enfants

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Cette année, les Lapins Crétins s’engagent pour les droits des enfants. Voilà qui me les rendrait presque sympathiques !

Vous trouverez ici des fiches pour travailler avec les plus jeunes sur le sujet des droits des enfants.

Et ci-dessous, une émission de France Info Junior sur le sujet :