Étiquette : L’égalité une valeur en construction

Une lecture pour les chrétiens

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Des théologiennes catholiques et protestantes publient une version féministe de la Bible pour représenter la diversité des femmes dans le livre sacré.
Le livre révèle les occultations, les traductions tendancieuses, les interprétations partiales, relents du patriarcat, qui ont pu mener à nombre de restrictions, voire d’interdits pour les femmes. Il aborde la Bible à travers différentes thématiques: le corps, la séduction, la maternité, ou encore la subordination.
Les théologiennes ont pris soin de replacer les textes dans leur contexte et leur portée, notamment certaines lettres envoyées par Saint Paul aux communautés chrétiennes naissantes contenant des passages pouvant facilement être lus comme radicalement antiféministes.
Publiée il y a quelques semaines, Une Bible des femmes est également un hommage à un ouvrage au titre similaire : la Woman’s Bible, parue en 1898 sous la direction de la suffragette américaine Elizabeth Cady Stanton qui, déjà, s’indignait des interprétations masculines de la Bible.

D’après un article du Huffington Post.

 

Le Japon est un beau pays

Une employée d’une crèche privée de la préfecture d’Aichi dans le nord du Japon a été réprimandée par son patron pour ne pas avoir respecté le calendrier de grossesse de son entreprise et a dû s’excuser de son comportement jugé « égoïste » lors de l’entretien. En effet, la crèche a un système de rotation au nom duquel chaque salariée bénéficie d’une période pendant laquelle elle peut se marier ou tomber enceinte et donc chacune doit attendre son tour !
Le mari de l’employée réprimandée, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a écrit une lettre ouverte dans le journal Mainichi Shimbun pour dénoncer cette situation. Selon lui, cet incident montre à quel point la société japonaise demeure rétrograde.
À la suite de la publication de cette lettre, de nombreux Japonais ont toutefois exprimé leur soutien pour le couple, et plusieurs femmes ont relaté des pressions similaires. Apparemment, ce genre de planning n’est pas rare dans les entreprises où la majorité des employées sont des femmes.

D’après un article de Slate.fr

Linda Brown (1942 – 2018)

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Linda Brown en photo dans la classe de l’école pour blancs

En 1951, une école publique du Kansas avait refusé l’inscription de Linda Brown , d’origine afro-américaine, ce qui avait débouché sur une procédure judiciaire et l’interdiction de la ségrégation raciale dans les écoles des Etats-Unis en 1954 suite à un arrêt de la Cour suprême.
En 1951, Oliver Brown, qui résidait à Topeka, avait voulu inscrire sa fille de 9 ans dans une école proche du domicile familial, réservée aux Blancs. La petite Linda avait été refusée au prétexte qu’elle était noire et l’écolière avait été forcée d’aller en classe dans une école nettement plus éloignée. A l’époque, la plupart des Etats du Sud avaient ainsi la possibilité de séparer ainsi les élèves noirs et blancs. Le père de Linda Brown avait alors contesté en justice, dans une plainte en nom collectif, cette loi du Kansas qui autorisait les villes de plus de 15 000 habitants à établir des écoles séparées.
Linda Brown est morte le 26 mars dernier.

L’esclavage en Mauritanie

La Mauritanie est l’un des derniers pays au monde où l’esclavage est encore un phénomène de masse : 1% de la population y serait asservie. Parmi ces quelques 43 000 personnes, on trouve des femmes victimes de mariages précoces ; des domestiques maltraités et non payés ou des ouvriers dans le secteur de la construction ; en zones rurales, des familles entières sont réduites au travail forcé pour cultiver les terres de leurs maîtres.
La société mauritanienne reste divisée en castes. Les Beydanes, ou Maures blancs, d’origine arabo-berbère, constituent la classe dominante, tandis que les castes inférieures, comme les Haratines et les Afro-Mauritaniens n’ont quasiment jamais accès aux postes à responsabilité, ni aux services essentiels de l’Etat tels que l’éducation, la santé ou la justice. Ils sont les premières victimes de l’esclavage, pourtant officiellement aboli en 1980 dans le pays, puis érigé en infraction par le Parlement en 2007, avant d’être reconnu dans la Constitution comme un crime contre l’humanité en 2012.

D’après un article de Libération.

On aimerait y croire

Dans un entretien au Journal du Dimanche, le 21 janvier, la ministre du Travail déclare vouloir réunir les partenaires sociaux pour supprimer, d’ici à la fin du quinquennat, l’écart de 9 % existant entre hommes et femmes à poste égal.
L’égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel, mais dans les faits, les femmes gagnent toujours 9 % de moins que les hommes à poste équivalent et 25 % de moins en moyenne tous postes confondus.
Les 25 % d’écart sont liés pour une grande partie à la persistance de clichés sexistes. En revanche, l’écart de 9 % qui demeure à travail égal aurait déjà dû disparaître avec les différentes législations mises en place.
Depuis 2013, plus de 3000 entreprises n’ayant pas d’accord sur l’égalité professionnelle ni de plan d’action ont été mises en demeure, mais seulement 157 ont été sanctionnées selon la ministre.

D’après un article du Monde.fr

Un recul du droit des femmes à disposer de leur corps en Europe

Des restrictions rétrogrades ont entraîné un recul des droits des femmes en matière d’accès à la contraception et à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en Europe, estime mardi 5 décembre le Conseil de l’Europe, dans un rapport accompagné d’une série de recommandations aux États membres.
Le droit à l’avortement est pour le moment reconnu dans 40 des 47 États membres du Conseil de l’Europe.
Le document épingle l’Arménie, la Géorgie, la Macédoine, la Russie et la Slovaquie, qui ont adopté récemment des mesures renforçant les critères à remplir pour les femmes afin d’avoir accès à l’avortement. Il rappelle aussi qu’en Pologne une loi a réintroduit l’obligation d’obtenir une prescription médicale pour accéder à un moyen de contraception d’urgence.
Mais le rapport pointe aussi des législations hautement restrictives en matière d’accès à l’IVG en Irlande du Nord, Irlande, Andorre, au Liechtenstein, à Malte, Monaco, et San Marin, qui n’est souvent autorisée qu’en cas de risque pour la vie ou de viol. Dans la plupart de ces juridictions, des peines de prison (jusqu’à la perpétuité en Irlande du Nord) sont prévues pour les femmes ne respectant pas la loi. En Italie, sept professionnels de santé sur dix refusent d’autoriser un avortement, invoquant une clause de conscience. En Turquie, une femme mariée doit obtenir le consentement de son époux pour mettre un terme à sa grossesse.

D’après un article du Monde.fr

Un travail qui manque pour le moins de rigueur

Un grand format du site du Monde intitulé paroles de profs, voilà qui aurait pu être intéressant. Hélas, le contenu n’est pas fameux. Et plus grave, le choix des professeurs interrogés me laisse songeur…
Cinq personnes : trois hommes, deux femmes. Autant pour la parité. Mais il y a pire : les deux femmes sont professeurs des écoles et les trois hommes en collège ou en lycée… On pourrait raisonnablement y voir un peu de sexisme, même inconscient. Mais là où cela devient franchement n’importe quoi, c’est que les trois hommes enseignent l’histoire – géographie ! N’y a-t -il pas d’autres matières enseignées dans le secondaire ?
Il faudrait que Le Monde revoie d’urgence sa copie !