Étiquette : L’égalité une valeur en construction

130 millions de filles privées d’école dans le monde

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L’organisation non gouvernementale ONE a publié la liste des dix pays où les jeunes filles ont le moins accès à l’éducation dans le monde, selon l’Unesco.
Cela peut être parce qu’elles doivent effectuer de longs trajets, souvent dangereux, pour pouvoir se rendre en classe. D’autres manquent d’enseignants formés, de manuels ou de matériel scolaires. Certaines enfin, ne sont tout simplement jamais allées à l’école. Au total, c’est plus de 130 millions de filles qui ne vont pas à l’école, selon l’Unesco.
Pour concevoir ce classement, ONE a sélectionné 11 indicateurs, et utilisé principalement des données de l’Institut de statistique de l’Unesco : taux de filles non scolarisées, nombre moyen d’années de scolarisation, taux d’alphabétisation des jeunes femmes, nombre d’élèves par enseignant en primaire, dépenses d’éducation…
Chaque pays s’est vu attribuer un score sur 100, des scores les plus bas indiquant de mauvais résultats. Sans surprise, les dix Etats où les filles rencontrent le plus de difficultés à être scolarisées font partie des plus pauvres au monde. Neuf de ces dix pays, à l’exception de l’Afghanistan, sont situés en Afrique. Il s’agit du Soudan du sud (le pays qui enregistre la moins bonne performance), de la Centrafrique, du Niger, du Tchad, du Mali, de la Guinée, du Burkina Faso, du Liberia et de l’Ethiopie.
Ces pays figurent dans le classement en raison de la faible scolarisation primaire ou secondaire, du manque d’enseignants, des disparités filles/garçons ou encore du faible taux d’alphabétisation des filles.
Le rapport donne les chiffres les plus marquants pour chaque pays. Ainsi, en Guinée, les femmes de 25 ans et plus ont fréquenté l’école en moyenne moins d’un an. En Centrafrique, on ne compte qu’un enseignant pour 80 élèves (contre 1 pour 12 aux Pays-Bas). En Afghanistan, 71 filles étaient scolarisées dans le primaire pour 100 garçons en 2014, la plus forte différence filles-garçons du monde. Au Soudan du sud, le pays où la situation est la plus critique, seulement une fille sur 4 va à l’école primaire et seulement 2,6 % du budget national est alloué à l’éducation.
Le rapport met aussi en évidence de fortes disparités régionales dans certains pays. Ainsi, l’accès à l’éducation est bien plus difficile dans la région du Nord-Est du Nigeria (pays qui figure à la 27e place du classement). Des centaines d’écoles ont été détruites ou fermées sous l’influence du groupe jihadiste Boko Haram, et plus de la moitié des filles de la région n’ont jamais été scolarisées.
Aucun pays africain ne figure parmi les 25 % des pays affichant les meilleurs résultats en matière d’éducation. Et seulement quatre pays d’Afrique font partie des 50% des pays affichant les meilleurs résultats.
Faute de données pour certains pays, le classement a été réalisé sur 122 des 193 Etats membres de l’Onu. La Somalie et la Syrie sont ainsi absents du classement, mais aussi l’Allemagne, le Canada ou la France – probablement car les taux de non-scolarisation sont si faibles dans ces pays développés qu’ils ne sont pas forcément mesurés, présume l’ONG.

L’accès des filles à l’éducation est un levier clé pour lutter contre la pauvreté. Plusieurs études ont en effet montré les répercussions positives de l’alphabétisation féminine sur le taux de pauvreté, la santé, la mortalité infantile ou encore les mariages précoces. Plus le niveau d’instruction d’une jeune femme est élevé, moins elle risque de se marier ou d’avoir des enfants très jeune. Un phénomène qui affecte particulièrement les pays du classement réalisé par ONE : plus de la moitié des filles vivant dans ces 10 pays se marie avant ses 18 ans, selon l’Unicef. En Ethiopie, près d’une sur 5 se marie avant l’âge de 15 ans. Un enseignement primaire et secondaire de qualité pour les filles participe au développement de l’économie locale et mondiale, insiste l’ONG, qui estime qu’à l’échelle mondiale, la réduction des inégalités filles-garçons en matière d’accès à l’éducation pourrait rapporter entre 112 et 152 milliards de dollars (entre 95 et 129 milliards d’euros) chaque année aux pays en développement.

D’après un article de Libération.fr

 

Tout ça pour une station d’épuration !

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Que viennent faire ces deux jeunes femmes si peu habillées à l’inauguration d’une station d’épuration ?

L’inauguration d’une station d’épuration à Luynes, près de Tours, aurait dû passer inaperçue. Mais la présence de deux hôtesses, simplement vêtues d’une mini-jupe et d’un bandeau argenté sur les seins, auprès des élus, a fait le buzz. Cette photographie, publiée samedi 7 octobre sur la page Facebook de Tours Métropole Val de Loire, a suscité de nombreuses réactions offensées. Et il est vrai qu’en apparence, c’est affligeant et sexiste. Beaucoup ont dénoncé dans la présence de ces deux femmes peu vêtues l’exploitation du corps féminin. En effet, les deux élus (le président de la Métropole, et le maire de Luynes) sont eux en costume-cravate et non torse nu et en short ou maillot de bain.
Après enquête, les deux femmes sont en fait membres d’un groupe de samba venu jouer pour l’inauguration, ce qui explique (?) leurs costumes. Mais les faire poser sur la photo « officielle »et ensuite poster celle-ci sur Facebook est au moins une grosse erreur de communication, sinon une faute de goût.

D’après un article Franceinfo.

Les femmes auront l’autorisation de l’Etat pour conduire en Arabie Saoudite

La télévision d’État de l’Arabie saoudite a annoncé que les femmes seraient bientôt autorisées à conduire dans le pays. Le problème, c’est que le pays ne dispose pas des infrastructures permettant aux femmes d’apprendre à conduire puisqu’elles ne pourront pas apprendre auprès d’un moniteur masculin et qu’il paraît évident que de nombreux maris refuseront d’apprendre à conduire à leur femme. l’Arabie saoudite fera-t-elle appel à une main-d’oeuvre féminine étrangère ?

Nouveau progrès du droit des femmes en Tunisie

Jeudi 14 septembre, le président de la République tunisienne a abrogé la circulaire administrative de 1973 interdisant le mariage de Tunisiennes avec des non-musulmans.
Ce texte invoquait la « sauvegarde de l’originalité islamique de la famille tunisienne » et donc la nécessité d’« éloigner tous les côtés négatifs de l’Occident ».
Le chef de l’État avait aussi annoncé le 13 août son souhait d’instaurer l’égalité successorale entre hommes et femmes mais ce dossier reste ouvert, car il se heurte à de nombreuses oppositions au sein de la société tunisienne.
En 1956 la Tunisie avait aboli la polygamie, institué le divorce judiciaire (se substituant à la répudiation), fixé un âge minimum pour le mariage (15 ans pour les femmes, devenu plus tard 18 ans) et exigé le consentement des deux époux lors du mariage.
L’abrogation de la circulaire intervient peu de temps après l’adoption d’autres mesures favorables aux femmes en Tunisie.

Négligence ou volonté ?

Dans une tribune, rendue publique mercredi 6 septembre, syndicats et associations s’inquiètent des répercussions de la réforme du droit du travail sur les droits des femmes, rappelant que l’égalité femmes-hommes a été choisie comme la grande cause nationale du quinquennat.
Après avoir examiné les 159 pages et les 36 mesures contenues dans les ordonnances, une cinquantaine d’organisations féministes, de partis politiques de gauche et de syndicats dénoncent qui a des conséquences particulières pour les femmes.
En premier lieu, les militantes dénoncent un rétropédalage du gouvernement concernant les mesures servant de garde-fou au respect de l’égalité professionnelle. Une fois les ordonnances approuvées, le droit d’expertise consacré à l’égalité entre les femmes et les hommes – instauré en 2015 pour aider les élus du personnel et les syndicats à identifier les sources des inégalités – sera cofinancé par les comités d’entreprise. Jusque-là, le financement de cette « vigie » du droit des femmes incombait au seul employeur.
D’autre part, la nouvelle réforme du travail prévoit que les employeurs ne seront plus sanctionnés en cas de non-respect de la loi Roudy, adoptée en 1983. Or ce texte impose une négociation annuelle baptisée « égalité professionnelle qualité de vie au travail » et oblige l’entreprise à fournir des données aux salariés sur les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes.
Au-delà de l’absence de sanctions en cas de refus d’ouvrir des négociations et de fournir ces données, les ordonnances prévoient qu’un accord d’entreprise permette aux employeurs de passer d’une négociation annuelle à une négociation quadriennale, et de choisir les données sur l’égalité à transmettre ou non.
Les signataires de la tribune mettent également en lumière que les femmes seront en situation de faiblesse pour négocier les « droits familiaux », comme les congés pour enfant malade, l’allongement du congé maternité ou encore les mesures de protection des femmes enceintes. Ces protections sont renvoyées à l’accord d’entreprise, où le rapport de force est bien moins favorable, notamment dans les plus petites, dans lesquelles les femmes sont majoritaires.
Autre objet d’inquiétude : la disparition du CHSCT (le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), qui permet de prévenir les violences sexuelles au travail. « Vingt pour cent des femmes déclarent avoir déjà subi du harcèlement sexuel sur leur lieu de travail. Nous commencions à avoir une prise en compte des risques psychosociaux du harcèlement, notamment par le biais de la prévention, cela va passer à la trappe », déplore la syndicaliste Sophie Binet.

D’après un article du Monde.fr

Un progrès notable pour le droit des femmes en Tunisie

Une loi votée au parlement tunisien, mercredi 26 juillet, prévoit plusieurs mesures importantes pour les femmes : la reconnaissance de toutes les violences, physiques, morales, psychologiques, sexuelles ou encore économiques, dont les Tunisiennes pourraient être victimes. Selon une étude de 2015, 53,5 % des Tunisiennes seraient victimes de violence du fait du genre dans l’espace public.
Autre mesure importante de la nouvelle loi, la mise en place d’une assistance juridique et psychologique aux victimes et l’instauration de programmes d’enseignement pour ancrer les principes des droits humains et de l’égalité entre les genres.
Enfin, la loi supprime l’ancien article 227 bis du code pénal tunisien qui condamnait à six ans de prison toute personne ayant « fait subir sans violence l’acte sexuel à un enfant de sexe féminin âgé de moins de 15 ans accomplis », sauf dans le cas où la victime épousait le coupable, ce qui entraînait l’arrêt immédiat des poursuites contre le violeur.
Il a été remplacé par une version selon laquelle est puni de 6 ans d’emprisonnement quiconque a des rapports sexuels avec une mineure de moins de 16 ans, même avec son consentement. Le nouvel article prévoit également des peines de 5 ans d’emprisonnement pour quiconque a des rapports sexuels avec une fille de plus de 16 ans et de moins de 18 ans même avec son consentement, ainsi qu’un doublement des peines si la personne est de l’entourage proche ou qu’elle exerce sur elle une influence.

D’après un article de La Croix.fr

Une loi qui autorise le mariage des filles mineures au Bangladesh

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Si la loi intitulée « Child Marriage Restraint 2017 » votée au Bangladesh , continue à interdire le mariage avant l’âge de 21 ans pour les hommes et de 18 ans pour les femmes, et instaure des peines plus sévères pour les adultes épousant des mineurs ; elle ferme néanmoins les yeux sur des « situations particulières », notamment dans le cas de « grossesses accidentelles ou illégales ». Le texte estime ainsi que le mariage peut s’avérer être un moyen de « sauvegarder l’honneur de la fille » lorsque cette dernière est tombée enceinte ou a été violée.
L’Eglise catholique du pays a protesté contre cette clause spéciale et n’est pas la seule à faire part de son indignation. Les associations de défense des droits de l’homme avancent que cette clause va légaliser le mariage des adolescentes dont les grossesses sont le résultat de violences sexuelles, allant jusqu’à laisser ainsi la jeune fille sous le joug de son agresseur.
Le mariage d’enfants est pourtant illégal au Bangladesh depuis 1929, et l’âge minimum du mariage a été établi dans les années 1980. Mais le pays continue à afficher le nombre record de mariages de mineurs en Asie. Selon l’Unicef, 52 % des épouses ont moins de 18 ans au moment du mariage (contre 68 % il y a quinze ans), et 18 % d’entre elles sont âgées de moins de 15 ans.
Pour la ministre des Femmes et des Enfants du Bangladesh, cette loi s’inscrit dans « la réalité économique et sociale » des villages, où vivent 70 % de la population du Bangladesh (160 millions d’habitants). Cherchant à calmer les critiques, la ministre a également expliqué que les mariages de mineurs nécessiteraient une permission et une enquête spéciales, afin de s’assurer que l’adolescente concernée n’est pas soumise à des abus. Cette vision entend protéger les filles contre la discrimination et l’exclusion sociale, car une adolescente ayant eu une relation sexuelle hors mariage se retrouve marginalisée par la société et rares sont les hommes qui voudront l’épouser.

D’après le site Eglises d’Asie.