Étiquette : Risque majeur

Deux accidents sur des sites Seveso en quelques mois

Photographie de Marie-Helene Labat

Cette photographie prise à Rouen durant l’incendie dans l’usine Lubrizol et trouvée sur Twitter pose la question de la coexistence d’écoquartiers et de site industriel dangereux au sein des espaces urbains. L’accident dans cette usine classée « Seveso seuil haut » a fait la une de nombreux médias durant deux jours, mais de nombreuses personnes se sont étonnées que l’accident survenu le 3 juillet dernier dans l’usine « Seine Aval » (également « Seveso seuil haut ») du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne , dans les Yvelines, qui traite 60 % des eaux usées de 9 millions de Franciliens, n’est pas été beaucoup relayé. L’incendie d’un bâtiment contenant des cuves de chlorure ferrique a pourtant détruit une grande partie du site et entrainé une grave pollution de la Seine par les eaux usées qui s’y sont déversées (10 tonnes de poissons morts ont déjà été récupérées depuis).
L’association Robin des Bois a d’ailleurs révélé par la suite que l’incendie du 3 juillet était le onzième accident sur le site depuis le 10 avril 2017 et que l’usine avait fait l’objet de quatre mises en demeure du préfet des Yvelines en 2018 pour non conformité à la réglementation, notamment pour le manque de contrôle des tuyauteries et soudures.Pour en savoir plus sur cet autre accident, vous pouvez suivre ce lien.

 

Les sites classés Seveso dans l’agglomération rouennaise

 

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Il existe environ 1300 établissements classés Seveso en France, souvent localisés proches d’habitations. La plupart du temps construits en rase campagne, ils ont été rattrapés par l’urbanisation comme ce fut le cas pour l’usine AZF à Toulouse dont une partie explosa le 21 septembre 2001 faisant 31 morts et 2500 blessés. Cet accident avait permis une prise de conscience des risques et Le gouvernement a demandé aux industriels d’envisager tous les accidents possibles et leurs conséquences. Quand le risque s’étend à l’extérieur du site concerné, un plan de prévention des risques technologiques a alors été élaboré pour chaque site. Ces plans prévoient notamment des mesures contrôler l’urbanisation autour des sites Seveso seuil haut allant de l’injonction de réaliser des travaux à l’expropriation pour les habitants des zones les plus dangereuses, en passant par une restriction de la densification des habitations à l’avenir. Mais ces mesures tardent souvent à être effectives.

Le plan particulier de mise en sûreté est déclenché à Rouen

Un très important incendie s’est déclaré cette nuit à Rouen, sur le site de l’usine Lubrizol, classé Seveso « seuil haut ». Cette entreprise produit notamment des additifs pour l’huile. Le panache de fumée noire qui s’étend au dessus de l’agglomération est lié à la présence d’hydrocarbures mais les premières analyses n’ont pas fait apparaître de toxicité aiguë selon la préfecture.
Un périmètre de sécurité a été mis en place dans un rayon de 500 mètres autour de l’usine et les établissements scolaires et les crèches de 13 communes de l’agglomération seront fermés aujourd’hui.

EDIT : les établissements scolaires seront encore fermés vendredi 27 septembre dans leur grande majorité.

Pas de panique

Il y a un changement d’horaire provisoire concernant les essais de sirène d’alerte et d’information qui ont lieu tous les premiers mercredis de chaque mois. À partir du mercredi 7 novembre 2018, les 2000 sirènes réparties sur le territoire vont retentir  à 11h45 (au lieu de midi) dans la zone nord de la France, à midi dans la zone centre et à 12h15 dans la zone sud. La raison de ce changement est technique, mais on ne sait pas encore combien de temps ce changement va durer.

Un séisme et un tsunami en Indonésie

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Le séisme qui a frappé l’île de Célèbes en Indonésie vendredi avec une secousse d’une magnitude de 7,5 a été suivi par un tsunami d’une hauteur de 1,5 m sur la côte proche de Palu, une ville d’environ 300 000 habitants, capitale de la province de Sulawesi central. La ville se trouvant au fond d’une baie à la forme en entonnoir, cela a augmenté la hauteur de l’onde qui a atteint trois mètres par endroit.
Le bilan provisoire de la catastrophe est d’au moins 1500 morts et plus de 2000 blessés graves. Mais on estime à 5000 le nombre des disparus. Les hôpitaux étant dépassés par l’afflux de victimes, de nombreux blessés sont soignés à l’extérieur des bâtiments.
L’ONU est à la recherche de 50,5 millions de dollars pour mettre en œuvre un plan de secours immédiat élaboré avec les autorités indonésiennes. Il s’agit de venir en aide à 191 000 personnes au cours des trois prochains mois. La double catastrophe a en effet provoqué des dégâts à 65 000 habitations, dont 10 000 ont été complètement détruites par le tsunami et 15 000 endommagées par le séisme.Ci-dessous, une émissions de France Info Junior sur les séismes et les tsunamis :

Inondations meurtrières au Japon

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Au moins 179 personnes sont mortes entre vendredi 6 et lundi 9 juillet après des pluies exceptionnelles (un mètre de précipitation en moins de soixante-douze heures) qui ont ravagé les provinces d’Hiroshima, Ehime, Yamaguchi, Gifu, Okayama ou encore Kyoto. Lorsque l’ordre d’évacuation est arrivé, il était déjà trop tard. L’eau est montée si vite jusqu’au premier étage de leur maison que les habitants de nombreuses localités de l’ouest du Japon n’ont eu d’autre choix que de se réfugier sur les toits.
L’ampleur du sinistre s’explique en partie par la structure de l’habitat au Japon. Les maisons sont en bois, parfois construites à flanc de montagne et donc à la merci des glissements de terrain. De nombreuses maisons se trouvent également  près des cours d’eau, en zone inondable.
L’an dernier, à la même date, de violentes inondations dans le sud du Japon avaient déjà fait plusieurs dizaines de morts et de disparus.