Étiquette : Risque majeur

Un séisme meurtrier en Italie

Un séisme de magnitude 6,2 a secoué le centre de l’Italie ce mercredi 24 août vers 3 h 30. Le bilan du séisme, qui a partiellement détruit au moins trois villages dans une région montagneuse au nord-est de Rome, s’établit pour le moment à 267 morts. Il y a aussi plus de 387 blessés.
La remontée de la péninsule italienne (située en partie sur la plaque adriatique) vers le nord contre la plaque européenne entraîne une immense zone sismique qui peut générer des tremblements de terre d’une magnitude de 6, voire plus.
Le centre de l’Italie a déjà subi un important tremblement de terre, de magnitude 6,3, dans la région de L’Aquila le 6 avril 2009. Il avait fait plus de 300 morts.

26 avril 1986 : l’accident de Tchernobyl

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Le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale Lénine, dans la ville de Pripiat (à 18 km de la ville de Tchernobyl), explosa au cours d’un test de sûreté. L’accident est dû à une erreur humaine et à un défaut de conception de ce réacteur situé à une centaine de kilomètres de Kiev, dans le nord de l’Ukraine.

Environ 4000 personnes auraient été tuées par les radiations dans les zones contaminées de Tchernobyl selon un rapport de l’ONU publié en 2005. Mais selon certains chercheurs 6 à 7 millions de personnes sont encore touchées par les radiations ce qui pourraient causer au total de 100 000 à 400 000 morts dans les territoires des trois ex-républiques soviétiques, par une recrudescence des cancers liés à la radioactivité. 346 000 personnes ont par ailleurs été évacuées de la région.

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Les travaux sur le site se sont déroulés très lentement et la centrale est restée en activité jusqu’en 2000. La gigantesque entreprise du sarcophage de Tchernobyl, consistant à enfermer le réacteur 4 sous un dôme de béton, a fait face à d’innombrables difficultés techniques, financières et politiques.

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Classé au niveau 7, l’explosion de Tchernobyl reste l’accident nucléaire le plus grave, à égalité avec celui de Fukushima, en mars 2011.

Retour sur le séisme au Japon

Le quotidien La Croix a posé des questions au directeur de l’Institut de physique du globe de Paris, Yann Klinger, au sujet des tremblements de terre au Japon. Ses réponses peuvent intéresser les cinquièmes qui travaillent sur les risques majeurs et l’inégalité face aux risques.

La Croix  : Le Japon subit chaque année, en moyenne, 20 % des forts séismes recensés dans le monde. Comment la population peut-elle réagir ?

«  Le Japon fait partie de cette ceinture pacifique, appelée la ceinture de feu, qui est très touchée par les tremblements de terre. Comme en Californie, les habitants y sont entraînés à réagir en cas de séisme. C’est une énorme différence avec, par exemple, la Côte d’Azur, qui est une autre zone à risques.

À l’annonce d’un séisme, les Japonais savent comment se comporter. Ils tentent de se protéger sous les tables, par exemple. En Californie, où j’ai habité, les écoliers ont un entraînement une fois par mois pour apprendre à réagir. Cela donne les bons réflexes.

Lors du séisme qui a touché le Japon en 2011, il était frappant de voir que les gens n’étaient pas affolés. Ils étaient disciplinés, laissaient leurs affaires là où il fallait. Cette obéissance civile est nourrie par les nombreux musées sur les tremblements de terre. Ils prouvent combien ces phénomènes sont liés à l’histoire du pays. »

La Croix : Comment les autorités japonaises arrivent-elles à limiter le nombre de morts ?

« D’abord, la réglementation prévoit d’accrocher le plus d’objets possible pour éviter les chutes. Dans les magasins d’électroménager, tous les appareils en démonstration sont fixés au mur.

En outre, en cas de secousses, les catastrophes majeures sont souvent provoquées par des incendies, des fuites de gaz ou d’eau. Le séisme va secouer les lignes électriques et provoquer des courts-circuits. Au Japon, comme en Californie, il est maintenant possible de détecter le phénomène depuis son origine dans la terre, et d’envoyer immédiatement un signal à des relais automatiques qui vont couper le gaz, l’eau et l’électricité. Les ondes sismiques se déplaçant moins vite que la lumière, il est possible que les secousses atteignent la zone une fois les énergies coupées. C’est essentiel.

La difficulté tient à la qualité de l’alarme. Elle ne doit pas se déclencher en cas de faible séisme, par exemple.

D’une manière plus générale, les ingénieurs sont capables de construire des infrastructures et des bâtiments qui résistent aux secousses. Mais, tout est une question de coûts. C’est ce qui explique qu’il y ait une vraie corrélation entre le niveau de vie d’un pays et le nombre de victimes d’un séisme. Haïti est la preuve tragique de cette loi économique.« 

De nouvelles inondations meurtrières en France

Un déluge de pluie s’est abattu sur la région des Alpes – Maritimes samedi soir, entraînant notamment la crue du petit fleuve côtier de la Brague, et submergeant les rues de Cannes, Antibes, Mandelieu-la-Napoule, Villeneuve-Loubet et Nice.
Les relevés de Météo-France indiquent qu’entre 19 heures et 22 heures, 180 mm d’eau sont tombés à Cannes, 159 mm à Mandelieu-la-Napoule, et 100 mm à Valbonne, près de Biot. En deux jours, la zone littorale aura reçu l’équivalent en pluie d’un mois d’octobre moyen, soit 10 % des précipitations annuelles.
Le bilan humain de ces intempéries est de 20 morts  pour le moment.

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La France a connu de nombreuses intempéries depuis une trentaine d’années :
– janvier et févier 1990 : 81 personnes sont tuées lors d’une série de tempêtes et de pluies diluviennes dans le nord et l’ouest de la France.
– Le 22 septembre 1992 : 46 personnes, dont 37 à Vaison-la-Romaine, meurent dans des inondations provoquées par de violents orages dans plusieurs départements du Sud-Est.
– En novembre 1999 : 34 morts et 1 disparu lors de violentes crues dans les départements de l’Aude, du Tarn, des Pyrénées-Orientales et de l’Hérault.
– Les 26 et 27 décembre 1999 : 92 personnes meurent lors de deux tempêtes qualifiées par Météo France de « phénomène à l’extrême du possible en Europe ». La tempête  provoque en outre une pénurie d’électricité dans tout le pays : plus de 3,4 millions de foyers sont privés de lumière et de chauffage en plein hiver.
– Les 8-10 septembre 2002 : des inondations, dues à des pluies exceptionnelles sur les Cévennes, font 24 morts dans le sud-est.
– Le 24 janvier 2009 : une tempête balayait le sud-ouest de la France provoquant onze morts et d’immenses dégâts dans neuf départements : l’Aude, la Haute-Garonne, le Gers, la Gironde, les Landes, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées et les Pyrénées-Orientales. Le nombre de sinistres a été estimé entre 400 000 et 600 000.
– Le 28 février 2010 : la tempête Xynthia, qui frappe principalement l’ouest de la France (Loire-Atlantique, Vendée, Charente-Maritime et les Pyrénées), fait 53 morts. Associée à une grande marée, la tempête a brisé des digues et envahi des lotissements en zones inondables, notamment à La Faute-sur-Mer et l’Aiguillon-sur-Mer (Vendée).
– Le 15 juin 2010 : des pluies torrentielles font 23 morts, deux disparus et près d’un milliard d’euros de dégâts dans le Var. Des villages sont dévastés, la prison de Draguignan est détruite, des zones industrielles et des récoltes sont anéanties. On recense 31 560 sinistrés, dont 3417 entreprises et 18 350 logements.
– Entre le 17 septembre et le 30 novembre 2014,  14 épisodes d’inondations dûs à des orages touchent le sud-est, des Pyrénées-Orientales aux Alpes-Maritimes, en passant par l’Hérault, le Gard, le Var, provoquant au total 17 morts et disparus.

D’après un article du Monde.fr

EDIT : les constructions en zone inondable et l’artificialisation des sols, qui aggrave les effets des épisodes d’intenses précipitations,sont une nouvelle fois la cause de la transformation de l’aléa inondation en risque majeur comme le montre cet article du Monde.fr

Une nouvelle étude de cas locale pour le risque industriel ?

Vous avez sans doute entendu parler, voir senti les effets de l’incident qui s’est produit hier dans l’usine Lubrizol de Rouen. Voici le lien vers deux articles qui en parle ici et .

Le plan particulier d’intervention (PPI), mis en œuvre quand un incident industriel est susceptible de dépasser le cadre d’une usine, a été déclenché. L’application de ce PPI a eu comme conséquence la plus visible l’annulation du match de Coupe de France devant opposer Rouen à l’OM. Une incertitude semble demeurer sur la nature exacte du gaz émis par l’usine et son degré de toxicité malgré ce qu’en dit la vidéo qui relate un incident similaire survenu en 1989.