Étiquette : Inde

Les élections en Inde

B9719218224Z.1_20190411094846_000+G0ODCC240.3-0

53b945b7c90fbd9ea91f18e467b4760b35fe8e67_1_729_926

Elections-Inde_1_1399_1548

Depuis le 11 avril, chaque semaine, les électeurs des 28 Etats indiens vont à tour de rôle aux urnes choisir les 545 députés de la Chambre du peuple. Le parti qui en sortira majoritaire le 23 mai désignera le nouveau Premier ministre. Ces élections concernent 1,3 milliard d’habitants, 900 millions de votants dont 84 millions de nouveaux électeurs.
L’Inde est gouvernée depuis cinq ans par le BJP, un parti nationaliste hindou qui joue sur la peur du terrorisme et n’hésite pas à monter les communautés religieuses et ethniques les unes contre les autres afin d’obtenir un second mandat. Face à lui, le Parti du Congrès (INC), qui avait mené l’Inde à l’indépendance en 1947, a sorti ses cartes maîtresses, les derniers descendants de la lignée puissante des Nehru-Gandhi.
Le leader actuel du parti est en effet l’arrière-petit- fils de Jawaharlal Nehru, le premier Premier ministre de l’histoire de l’Inde. Nehru, grand bourgeois qui a posé les bases de la république «socialiste et laïque» indienne, selon les termes de la Constitution, était un compagnon de route du Mahatma Gandhi, qui a prêché la résistance non violente face aux Anglais avant d’être assassiné par un extrémiste hindou. La fille de Nehru, Indira, se maria à un journaliste nommé Feroze Gandhi, dont elle porta le nom, sans qu’il y ait de rapport avec l’illustre figure de l’indépendance.
Lorsque Nehru fut assassiné en 1964, Indira Gandhi reprit le flambeau mais fut assassinée à son tour en 1984, par ses gardes du corps sikhs. L’émotion nationale porta alors son fils Rajiv au poste de Premier ministre. Son mandat fut entaché par d’énormes scandales de corruption et il fut assassiné à son tour par une kamikaze tamoule, en 1991. C’est la veuve de Rajiv, Sonia, qui prit les commandes du parti du Congrès jusqu’en 2017 où elle chargea son fils Rahul de prendre la relève.

Paroxysme de mondialisation

En Inde,  se raser les cheveux et de les offrir aux dieux est une habitude répandue. Les pèlerins hindouistes vénèrent en effet les dieux en multipliant prières et offrandes et le don suprême est celui des cheveux, en signe de sacrifice et de gratitude. Après le rasage, les cheveux les plus longs sont placés dans une boîte à offrande. Les temples vont ensuite vendre ces cheveux aux enchères à des entreprises spécialisées, le prix pouvant atteindre 350 euros le kilo.
Après traitement et transformation, ces mèches se retrouvent finalement chez un coiffeur du 16e arrondissement de Paris, après avoir parcouru 8 000 kilomètres. « Ces cheveux viennent d’Inde. C’est la meilleure qualité de cheveux que l’on puisse trouver aujourd’hui« , explique la coiffeuse. « Étant donné que je considère que les Indiennes ont les plus beaux cheveux du monde, j’ai maintenant mon petit côté indien« , sourit la cliente. Ces quelques mèches lui sont facturées 1000 €…

D’après un article de France Info

Des combats ont éclaté entre l’Inde et le Pakistan

629d5ec_VRYenb4v2oWMaHAE9se3GNlj

6003C-indepakistan

L’Inde et le Pakistan se sont livré trois guerres par le passé (1947/1965/1971), dont deux au sujet du Cachemire, une région himalayenne, peuplée en majorité de musulmans, divisée entre ces deux pays, chacun la revendiquant depuis la création des deux états en 1947.
L’Inde a annoncé avoir conduit, mardi 26 février au petit matin, des frappes sur le plus grand camp d’entraînement du groupe islamiste Jaish-e-Mohammad, à Balakot, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord du Pakistan.
Cette attaque fait suite à l’attentat-suicide survenu dans la partie indienne du Cachemire qui avait provoqué la mort d’au moins 40 paramilitaires indiens le 14 février, revendiqué par le groupe islamiste. Les autorités indiennes ont expliqué leur action mardi par le fait que le groupe rebelle préparait de nouveaux attentats-suicides en Inde.
Le Pakistan a réagi avec colère, dénonçant des affirmations fictives à destination du public indien dans un contexte électoral et a contredit la version indienne en affirmant que l’attaque avait échoué grâce à l’intervention de l’armée de l’air pakistanaise.
En réponse, l’armée de l’air pakistanaise a visé aujourd’hui des installations militaires au Cachemire indien. L’Inde a annoncé avoir abattu un avion pakistanais lors de l’affrontement tandis que l’un de ses propres avions a été abattu par le Pakistan et que le pilote aurait été capturé.
A la suite de cet affrontement, l’autorité de l’aviation civile pakistanaise a fermé son espace aérien, y compris aux vols commerciaux.
Ces événements ont provoqué l’inquiétude de la communauté internationale, notamment parce que les deux pays sont des puissances nucléaires.

D’après des articles du Monde.fr

Monsieur, il y aura bien un 2 ?

d11657e6b2f80c7fe6e683116e262b90

Ce matin, les troisièmes sont allées voir Siddarth dans le cadre de collège au cinéma. La fin abrupte les a déstabilisés, habitués qu’ils sont au happy end américain…
Le dossier d’exploitation du film est disponible ici.
Fin 2013, alors qu’il devait retourner aux États-Unis pour travailler sur un film de science-fiction, le réalisateur Richie Mehta fut bloqué à Delhi pour cinq semaines à cause de l’éruption d’un volcan islandais qui empêchait le trafic aérien. C’est là qu’un conducteur de pousse-pousse musulman lui raconta cette histoire :
« Le chauffeur m’a demandé si j’étais originaire du Pendjab. Je lui ai répondu que mon père y était né. Alors il m’a demandé si je savais où se trouvait Dongri. Non, ai-je répondu. Qu’est-ce que c’est? C’est un quartier? Alors il m’a rétorqué qu’il ne savait pas exactement, mais que c’était là-bas qu’il avait probablement perdu son fils. Il ne savait pas épeler le nom de son fils, il n’avait pas non plus de photos de lui. Il ne savait même pas comment s’y prendre pour déposer une main courante au commissariat. Cela faisait un an que son fils avait disparu et qu’il demandait de l’aide aux passagers de son pousse-pousse, ne pouvant pas se permettre de prendre un seul jour de congé pour partir à sa recherche. Il avait une femme et un autre enfant. Je lui ai demandé son numéro de téléphone mais il n’en avait pas. Il m’a donné le numéro d’un voisin. Quand j’ai raconté l’histoire à Rajesh [Tailang, l’acteur principal et coauteur du scénario], il s’est souvenu d’une chose qui lui était arrivée au Pakistan. À l’hôtel où il était descendu pour la tournée d’une pièce de théâtre dans laquelle il jouait, au lieu d’une bible posée sur la table de nuit, il y avait un album de photos de gens qu’on pouvait commander, des hommes, des femmes, des enfants. Il était abasourdi qu’on puisse faire ça. Cette nuit-là je suis rentré chez moi et j’ai cherché “Dongri” sur Google, que j’ai trouvé en cinq secondes. J’ai voulu appeler le numéro que le chauffeur m’avait laissé mais il n’était même pas attribué, il avait dû se tromper. C’est ainsi que je n’ai plus jamais eu de nouvelles de cet homme qui avait perdu son fils. »