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Dérive autoritaire en Inde

Alors que la contestation contre la réforme de la nationalité, qui marginalise un peu plus les musulmans et accorde la nationalité sur des critères religieux, s’amplifie de jour en jour en Inde, le gouvernement a décidé d’y répondre en interdisant les manifestations dans New Delhi et dans de nombreuses villes du pays, sur la base de l’article 144 du code pénal qui interdit tout attroupement d’au moins quatre personnes. Les réseaux de téléphonie mobile ont été suspendus dans plusieurs quartiers de la capitale et les opérateurs ont précisé que les services avaient été coupés à la demande des autorités. Une dizaine de stations de métro du centre de la capitale ont été fermées et des vols au départ de New Delhi ont été annulés.

D’après un article du Monde.fr

La fin de la laïcité en Inde ?

Depuis sa réélection en mai 2019, le premier ministre indien Narendra Modi met en œuvre sa doctrine idéologique, l’hindutva (« hindouité »), selon laquelle l’Inde appartient aux hindous. Cela a commencé le 5 août, lorsque l’Inde a privé le Cachemire à majorité musulmane de l’autonomie dont il jouissait depuis l’indépendance en 1947. Le conseil des ministres a adopté, mercredi 4 décembre, un texte visant à modifier la loi sur la nationalité de 1955, qui sera soumis lundi 9 décembre au Parlement, et qui marque une rupture fondamentale avec le principe de laïcité inscrit dans la Constitution indienne : le gouvernement propose de régulariser les immigrés sans papiers qui ont fui le Pakistan, l’Afghanistan et le Bangladesh pour des raisons religieuses pour s’installer en Inde. Six communautés sont strictement énumérées : les hindous, les sikhs, les jaïnistes, les parsis, les chrétiens et les bouddhistes. Tous ces migrants pourront obtenir la nationalité indienne s’ils sont arrivés en Inde avant le 31 décembre 2014 et s’ils y résident depuis au moins cinq ans. Mais les musulmans sont exclus du dispositif. Si ce texte est approuvé par le Parlement, pour la première fois en Inde, la nationalité sera accordée sur des critères religieux et exclura une minorité.

D’après un article du Monde.fr

Les élections en Inde

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Depuis le 11 avril, chaque semaine, les électeurs des 28 Etats indiens vont à tour de rôle aux urnes choisir les 545 députés de la Chambre du peuple. Le parti qui en sortira majoritaire le 23 mai désignera le nouveau Premier ministre. Ces élections concernent 1,3 milliard d’habitants, 900 millions de votants dont 84 millions de nouveaux électeurs.
L’Inde est gouvernée depuis cinq ans par le BJP, un parti nationaliste hindou qui joue sur la peur du terrorisme et n’hésite pas à monter les communautés religieuses et ethniques les unes contre les autres afin d’obtenir un second mandat. Face à lui, le Parti du Congrès (INC), qui avait mené l’Inde à l’indépendance en 1947, a sorti ses cartes maîtresses, les derniers descendants de la lignée puissante des Nehru-Gandhi.
Le leader actuel du parti est en effet l’arrière-petit- fils de Jawaharlal Nehru, le premier Premier ministre de l’histoire de l’Inde. Nehru, grand bourgeois qui a posé les bases de la république «socialiste et laïque» indienne, selon les termes de la Constitution, était un compagnon de route du Mahatma Gandhi, qui a prêché la résistance non violente face aux Anglais avant d’être assassiné par un extrémiste hindou. La fille de Nehru, Indira, se maria à un journaliste nommé Feroze Gandhi, dont elle porta le nom, sans qu’il y ait de rapport avec l’illustre figure de l’indépendance.
Lorsque Nehru fut assassiné en 1964, Indira Gandhi reprit le flambeau mais fut assassinée à son tour en 1984, par ses gardes du corps sikhs. L’émotion nationale porta alors son fils Rajiv au poste de Premier ministre. Son mandat fut entaché par d’énormes scandales de corruption et il fut assassiné à son tour par une kamikaze tamoule, en 1991. C’est la veuve de Rajiv, Sonia, qui prit les commandes du parti du Congrès jusqu’en 2017 où elle chargea son fils Rahul de prendre la relève.

Paroxysme de mondialisation

En Inde,  se raser les cheveux et de les offrir aux dieux est une habitude répandue. Les pèlerins hindouistes vénèrent en effet les dieux en multipliant prières et offrandes et le don suprême est celui des cheveux, en signe de sacrifice et de gratitude. Après le rasage, les cheveux les plus longs sont placés dans une boîte à offrande. Les temples vont ensuite vendre ces cheveux aux enchères à des entreprises spécialisées, le prix pouvant atteindre 350 euros le kilo.
Après traitement et transformation, ces mèches se retrouvent finalement chez un coiffeur du 16e arrondissement de Paris, après avoir parcouru 8 000 kilomètres. « Ces cheveux viennent d’Inde. C’est la meilleure qualité de cheveux que l’on puisse trouver aujourd’hui« , explique la coiffeuse. « Étant donné que je considère que les Indiennes ont les plus beaux cheveux du monde, j’ai maintenant mon petit côté indien« , sourit la cliente. Ces quelques mèches lui sont facturées 1000 €…

D’après un article de France Info