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L’horreur et la honte dévoilées

Une étude, menée auprès de 28 000 personnes d’un échantillon représentatif, est à la base des conclusions du rapport publié ce mardi. Elle a permis d’estimer l’ampleur des violences sexuelles sur mineurs dans la société française (plus de 5 millions de victimes) et dans l’institution catholique. Au total, 216 000 personnes majeures (et toujours vivantes) ont été victimes d’un membre du clergé en France, depuis 1950 (prêtre, religieux ou religieuse), soit 4% des victimes d’abus sexuels  sur cette période. Le rapport précise qu’il s’agit d’une évaluation statistique avec « un intervalle de confiance » de plus ou moins 50 000 victimes.
La Commission s’est aussi appuyé sur l’École pratique des hautes études pour évaluer le nombre de prêtres « abuseurs » et leur proportion dans l’Église catholique. A partir de recherches dans les archives des diocèses, de la justice et de la presse, elle estime qu’entre 2900 et 3200 prêtres français hommes ont été agresseurs depuis 1950. Le rapport précise toutefois que cette fourchette pourrait être sous-estimée, dans la mesure où toutes les agressions n’ont pas été connues de l’Église. Cela conduit à un ratio de 2,5 à 2,8% prêtres abuseurs, sur l’effectif total d’environ 115 000 clercs et religieux.
56% des violences sexuelles commises au sein de l’Église française ont eu lieu entre 1940 et 1969, selon le rapport. Ensuite, le nombre d’agressions et de viols a baissé, en valeur absolue et relative, jusqu’en 1990. Toutefois, elles ont depuis cessé de décroitre.Toutes ces révélations ne vont pas atténuer mon anticléricalisme.
D’après un article de France Inter.

Des sculptures très expressives

(les photos sont de Guillaume Métayer)

Dans l’église Santa Maria della Vita de Bologne, on peut voir ce groupe mortuaire original, réalisé en terre cuite, entre 1460 et 1490, par l’artiste Niccolo dell’Arca (qui a signé son oeuvre sur le coussin portant la tête du Christ). L’emplacement originel des personnages entourant le Christ est inconnue et certaines statues présentent des traces de polychromie.
Les différents personnages présents sont :
– Nicodème, agenouillé en habits Renaissance, qui a en main les instruments de la déposition ;
– Salomé, en pleurs, les mains crispées sur les cuisses ;
– Marie de Nazareth pleurant, repliée sur elle-même, les mains jointes ;
– saint Jean, une main soutenant son menton ;
– Marie de Magdala et Marie, mère de Jacques, se précipitant sur la scène avec des gestes très expressif qui font voler leurs vêtements.

Toujours à Bologne, on peut voir un autre groupe sur le même thème (mais plus classique) dans la cathédrale Saint Pierre, créé par Alfonso Lombardi entre 1522 et 1526.
Merci à Guillaume Métayer pour cette découverte.

Un outil pour mes recherches sur l’abbé Guiot

Ce dictionnaire rassemble les notices des 524 évêques concordataires nommés entre 1802 et 1905 et des 23 évêques in partibus ayant exercé en France. Il décrit leur parcours avant l’épiscopat, leur action au sein des diocèses, mais aussi leurs rapports aux différents régimes politiques comme à l’égard de Rome.

Redécouverte d’un morceau de la tenture de l’Apocalypse, datant du XIVe siècle

La Tenture de l’Apocalpyse est une représentation du passage biblique de l’Apocalypse de Jean commandée par le duc Louis Ier d’Anjou, vers 1375. À l’origine, elle mesurait 140 m de long et 4,50 m de haut mais il n’en reste aujourd’hui plus qu’une centaine de mètres car elle a été abandonnée pendant plusieurs siècles avant d’être restaurée au XIXe siècle et présentée au musée d’Angers.
Des morceaux de la Tenture de l’Apocalypse dormaient dans les réserves de la galerie d’art parisienne Ratton et Ladrière. Ils avaient été achetés en 1924 par le propriétaire de la galerie de l’époque à un marchand allemand et oubliés depuis.
Les fragments retrouvés, qui représentent des motifs floraux, vont être restaurés mais ne rejoindront cependant pas la tapisserie d’origine car l’opération serait trop délicate. Mais ils seront présentés au public lors d’expositions temporaires.

D’après un article de France Info.

L’histoire est petite

En terminant ma lecture de la biographie de Talleyrand, j’ai découvert que c’est l’abbé Dupanloup, le futur évêque d’Orléans et de l’abbé Guiot, qui a obtenu la rétraction du diplomate vis – à – vis de l’Eglise et qui lui a administré les derniers sacrements en 1838. Il dirigeait à l’époque le petit séminaire de Saint – Nicolas – du – Chardonnet et était proche de Dorothée de Dino, la nièce et la maîtresse du prince de Talleyrand. Pour l’abbé Guiot, cela correspond au moment où il fit son entrée au grand séminaire d’Orléans.

De la lecture sur l’abbé Guiot !

Alors que je suis en train de relire l’essai que j’ai consacré à l’abbé Louis Laurent Guiot, prêtre dans la région d’Orléans au XIXe siècle, je viens de me faire offrir, pour Noël, 21 volumes des Annales religieuses et littéraires de la ville et du diocèse d’Orléans, concernant les années 1863 à 1880, plus l’année 1885.
Cette revue hebdomadaire fut fondée en 1863 sous l’impulsion de l’évêque Dupanloup et publia un numéro tous les samedi jusqu’en 1890. A cette date, son titre changea pour celui des Annales religieuses du diocèse d’Orléans, mais elle resta hebdomadaire jusqu’en 1966.
L’abbé Guiot y fut abonné jusqu’à sa mort en 1878, et y collabora, notamment en publiant certains de ses poèmes religieux. D’autres rédacteurs se firent aussi l’écho d’évènements auxquels il participa, comme la reconstruction de l’église de Baule ou bien les fêtes Jeanne d’Arc à Chécy.
Outre cela, ces milliers de pages me permettront d’approfondir encore mes connaissances sur la vie religieuse dans le diocèse d’Orléans au XIXe siècle.