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Une vision intéressante de l’apparition des religions monothéistes

Entretien du journal Le Monde avec l’anthropologue Dominique Desjeux, auteur du livre Le marché des dieux, comment naissent les innovations religieuses du judaïsme au christianisme :

« Votre enquête démarre aux environs du XIIe siècle avant notre ère. Que se passe-t-il de si important à cette époque ?
Je m’appuie notamment sur les travaux du biologiste et historien des religions Nissim Amzallag, qui a récemment apporté une pièce de puzzle intéressante. Cette époque est une période d’effondrement des grands royaumes méditerranéens : l’Egypte, l’empire hittite, le royaume mycénien. Il y a alors une sorte de transfert de pouvoir vers les Qénites, un peuple de forgerons vivant dans le nord-ouest de l’Arabie et le Néguev, au sud d’Israël. Ce peuple maîtrisait le cuivre, un métal central dans l’économie de l’époque. Et il se trouve qu’il vénérait un dieu du nom de Yahvé, la divinité de la forge.
A cette époque, tout le monde est polythéiste. Même si un peuple vénère un dieu plus qu’un autre, il n’exclut pas l’existence d’autres dieux. Et quand on est polythéiste, on cherche les dieux les plus efficaces. Dans mon enquête, j’essaie de rechercher comment fonctionnent les religions non pas à partir de leurs croyances, mais de leur utilité sociale. Je pense que le succès d’une croyance comme celui d’une innovation reposent sur son utilité sociale. C’est universel : même si on ne l’appelle pas Dieu, une croyance doit assurer la sécurité des populations, assurer les récoltes, la bonne santé, la vie longue.
Dans un monde polythéiste, chaque divinité a une fonction. Et si elle n’est pas efficace, on en change facilement. On peut aussi adopter une divinité qui vient d’ailleurs. C’est peut-être ce qu’a fait le royaume de David : constatant le succès des Qénites, il a peut-être voulu adopter leur dieu qui paraissait si puissant, Yahvé (qui deviendra plus tard le théonyme du Dieu unique d’Israël). C’est une des hypothèses possibles.
Cela ne veut pas dire que le royaume de David est devenu immédiatement monothéiste – c’est même peu probable. Les Hébreux sont devenus monothéistes entre le Xᵉ et le VIᵉ siècle, au moment de l’exil à Babylone. C’est en tout cas à cette période qu’ils ont justifié leur Dieu unique à travers les textes de la Torah, au contact des religions mésopotamiennes. Pendant les siècles qui ont précédé, des batailles ont opposé monothéistes et polythéistes au sein même du peuple hébreu, comme l’illustre l’épisode du Veau d’or dans l’Exode.

Selon vous, comment le monothéisme s’est-il maintenu, voire répandu, face à un polythéisme que vous qualifiez de si « efficace » ?
La réponse, au départ, est peut-être militaire et politique : je pense qu’il y a un lien très fort entre le monothéisme et la centralisation du royaume autour de Jérusalem. Prenons la dynastie hasmonéenne (140-37 avant notre ère), la monarchie des Hébreux issue de la révolte des Maccabées contre l’occupation grecque. Ces dirigeants vont conquérir la Judée, au nord et au sud de Jérusalem, exigeant de la population de se faire circoncire, d’adopter les règles de leur religion. Cela se fait par la force : les religions ne se diffusent pas toutes seules. Pour beaucoup d’innovations, une part de contrainte est nécessaire : regardez aujourd’hui comme les systèmes Google ou Windows s’imposent à nous !
Mais la contrainte n’explique pas tout. La langue et la logistique jouent aussi un rôle essentiel dans la circulation des innovations. Il est important de rappeler que les victoires d’Alexandre le Grand entraînent une hellénisation de toute la Méditerranée. Une langue, le grec, est devenue commune. La Torah est traduite en grec. Une forte urbanisation s’observe aussi, la création de routes commerciales : tout cela va favoriser le développement des synagogues dans plusieurs villes importantes du pourtour méditerranéen.
Se pose, enfin, la question du prosélytisme. Pour qu’une innovation soit acceptée, il faut qu’elle réponde à une attente. Or, aux premiers siècles de notre ère, se développe une sorte d’attente d’un monothéisme, au Moyen-Orient et du côté de Rome. Chez certaines élites, en particulier, se perçoit le désir d’une forme de spiritualité plus sophistiquée que le polythéisme. A lire les textes et les débats religieux du Iᵉʳ et du IIᵉ siècle, un lien peut être observé entre la diffusion du platonisme, entre une forme d’idéalisation de la pensée, et celle du monothéisme, du Dieu unique.
La population juive au Iᵉʳ siècle de notre ère représente 6 % à 8 % de la population romaine, selon les estimations les plus fiables. Bien que ces chiffres soient très débattus, ils traduisent une forte présence juive qui ne peut pas s’expliquer uniquement par les déportations ou par un fort taux de natalité chez les membres de la diaspora. Une part de prosélytisme explique sans doute ces chiffres. La présence de synagogues tout autour de la Méditerranée l’atteste aussi.

Pourtant, c’est l’« innovation » du christianisme qui s’est le plus répandue… Comment l’expliquez-vous ?
Au départ, l’objectif de Jésus n’était pas de créer une religion, mais de purifier le judaïsme. Lorsqu’il est mort, son frère Jacques a pris la suite, et lui non plus ne voulait pas organiser une nouvelle religion. En l’an 70, les trois « leaders » qui avaient suivi Jésus – Jacques, Pierre et Paul – sont morts. La « start-up » Jésus aurait donc pu disparaître. Au même moment, le Temple de Jérusalem est détruit par les Romains. Pour moi, c’est la clé de l’histoire.
La religion juive est alors menacée dans sa survie. La caste des prêtres disparaît. Il n’existe plus aucune structure. Et deux « stratégies » se mettent en place. Les adeptes de la première décident de se « recentrer sur leur cœur de métier » : ils vont se resserrer autour des règles de la Torah, ce qui donnera le judaïsme rabbinique. Les partisans de cette stratégie ne céderont rien sur la circoncision, les règles alimentaires. Face à cela, d’autres font au contraire le choix d’une stratégie d’ouverture et de prosélytisme envers les païens.
C’est, toutes proportions gardées, un peu ce qui se passe aujourd’hui dans une entreprise entre ceux qui disent qu’il ne faut faire que du local et ceux qui veulent faire de nouvelles alliances au niveau mondial, quitte à faire un peu différemment.
Un débat entre juifs s’est opéré. Il s’est diffusé dans toutes les synagogues et autour de la Méditerranée. Les juifs les plus « progressistes » vont alors se référer à un rabbin du nom de Jésus, qui prônait une certaine souplesse quant aux règles. Celui-ci proclamait, entre autres, qu’au lieu de procéder à des purifications tous les jours ou à chaque cérémonie, il n’y aurait qu’une seule purification : le baptême, qui lave des péchés.
Ils vont en outre se référer à Paul de Tarse, lui aussi très accommodant quant aux prescriptions religieuses : abandon de la circoncision, des règles alimentaires, etc. Il y a là quelque chose de fondamental pour la diffusion d’une innovation : la baisse de la charge mentale, du temps de « formation », d’assimilation.

Vous soulignez également l’importance de la promesse en la vie éternelle, qui a reçu beaucoup d’écho chez les Romains. Vous allez même jusqu’à la comparer à la publicité d’aujourd’hui…
La publicité peut se définir comme l’enchantement des produits, des biens et des services. Une façon d’enchanter la réalité. A partir d’un objet, on ajoute un « packaging », un nom, un slogan, etc. En développant ma métaphore (discutable, j’en conviens), on peut rapprocher cela de la transsubstantiation chez les catholiques : lors de l’eucharistie, le pain et le vin deviennent le corps du Christ, ils deviennent une divinité. La substance change. Selon moi, c’est le même procédé avec la publicité. Elle transforme un objet ordinaire en un objet extraordinaire. Elle en fait une « divinité », en quelque sorte. D’ailleurs, à regarder le lexique publicitaire, il y a un vocabulaire incroyablement religieux : il est question d’être « fidèle » à une marque, d’« engagement », de « promesse », etc.
Une innovation doit comporter des éléments qui s’adressent à l’imaginaire du public, pour lui donner du sens. La publicité permet cela, de même que la promesse en la vie éternelle. Il s’agit d’une croyance ancienne des juifs puisqu’elle date, au moins, de la révolte des Maccabées contre les Grecs (175 à 140 avant notre ère). A cette époque, il s’agissait de comprendre comment quelqu’un qui respecte les lois de Dieu peut perdre le combat et mourir. L’idée d’une vie éternelle, d’une récompense des serviteurs de Dieu dans l’au-delà répondait à ce questionnement. Les chrétiens vont la reprendre et la diffuser, ce qui aura un impact considérable sur l’imaginaire des Romains.

Pour fonctionner, une innovation doit aussi s’adapter à sa culture de réception. Comment cela s’est-il produit avec le christianisme ?
En faisant du christianisme sa religion personnelle, l’empereur Constantin, au IVe siècle, opère un tournant. Selon moi, sa décision est liée à la grande crise monétaire qui impacte l’empire à cette époque. Après cette conversion, le paganisme n’est en effet plus considéré comme une religion d’Etat. L’empereur peut alors se servir de l’or qui se trouvait dans les temples.
Les chrétiens vont ensuite devenir les alliés du pouvoir. Petit à petit, ils vont intégrer la fonction publique romaine, puis y devenir majoritaires. Ils vont également assimiler des éléments de la culture romaine : l’eau bénite, les cierges, les ex-voto, l’encens, etc. Ce qui sera même théorisé par des auteurs comme saint Augustin ou saint Jérôme, qui font de ces « emprunts » une condition du développement du christianisme. Ce que j’appelle « l’innovation de réception » : pour qu’une innovation se développe, il faut sans arrêt la transformer et l’adapter à la population de réception. C’est selon moi l’étape la plus importante dans le processus de constitution d’une innovation de rupture.

A ce propos, vous qualifiez le récit de la condamnation de Jésus de « cas d’école ». Pourquoi ?
Historiquement, cela fait peu de doute : c’est bien le Romain Ponce Pilate qui a condamné Jésus. Ponce Pilate avait probablement horreur des juifs parce que beaucoup d’entre eux se sont révoltés contre Rome. Mais pour convertir les Romains, il fallait atténuer cet aspect quelque peu négatif concernant l’un des leurs.
Les Evangiles vont donc rapporter que ce sont d’abord les autorités juives qui ont condamné Jésus à mort pour blasphème. Ils affirment que le Sanhédrin, le tribunal de Jérusalem, s’est réuni de nuit pour le procès. Or, cela est historiquement peu plausible : le Sanhédrin ne se réunissait jamais de nuit. Mais à Rome, qui sait cela ? Les chrétiens ont donc raconté une histoire pour convaincre les Romains. C’est une forme de « storytelling ».

Crise du cuivre, grandes sécheresses, exil à Babylone, effondrement du Temple… Les crises sont au centre de votre analyse. Pourquoi sont-elles si importantes ?
Les innovations ont parfois besoin des crises pour se diffuser, car celles-ci ouvrent des fenêtres d’opportunité. A chaque crise, des personnes vont perdre, des systèmes vont s’effondrer. Et en même temps, c’est un moment de renouveau, d’adoption de nouvelles pratiques. C’est à la fois, comme toujours, négatif et positif.
Il existe d’ailleurs des parallèles entre les crises antiques et celles d’aujourd’hui : crises climatique, militaire avec la guerre en Ukraine, sociale, monétaire… Je pense que l’étude des crises passées nous donne des outils intellectuels pour comprendre un tant soit peu la situation. L’incompréhension génère de l’angoisse. Et l’angoisse ouvre la porte aux solutions faciles et aux régimes populistes. »

Je me demande ce qu’en dirait l’abbé Guiot ?

L’abbé Laurent Guiot était un prêtre qui vivait dans l’Orléanais au XIXe siècle et sur la biographie duquel j’ai beaucoup travaillé. J’aime beaucoup l’idée des prêtres d’origine africaine « devenus missionnaire en terre européenne » au XXIe siècle. Cela ne doit pourtant pas plaire à tous les catholiques, mais c’est un joli pied-de-nez à l’histoire !

Pour mieux comprendre l’émergence de l’islam

J’ai lu la première partie du Coran des historiens, consacré au contexte historique et géographique de l’émergence de l’islam. J’en recommande la lecture pour préparer le cours de cinquième sur la civilisation musulmane. Je vais poursuivre ma lecture avec la deuxième partie, sur les traditions religieuses qui ont influencé le Coran. Je vais par contre laisser de côté la dernière partie, trop spécialisée et érudite pour moi.

Une série documentaire sur l’antisémitisme

Cette série, diffusée sur Arte a partir du 5 avril 2022, retrace en quatre parties l’histoire de l’hostilité envers les Juifs, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, à travers le monde. Grâce aux traces laissées à travers le monde, aux reconstitutions historiques, aux expertises d’une trentaine d’historiens, sociologues et théologiens, la série explore les multiples facettes et les évolutions de cette « haine des Juifs ».
Episode 1 : Aux origines 38 – 1144. Où est né l’antisémitisme ? Comment s’est-il développé ? De la première vague de violence antijuive à Alexandrie jusqu’au temps des Croisades, en passant par l’âge d’or d’Al-Andalus et le massacre de Grenade, nous remontons aux origines antiques du phénomène.
Episode 2 : Le temps du rejet 1144 – 1791. De l’apparition du premier « nez juif » dans la peinture chrétienne à leur expulsion des grands royaumes européens. De la construction du stéréotype juif-argent au développement d’un « antijudaïsme sans juifs ». Pendant cinq siècles, sur trois continents, la lente déshumanisation des juifs entre dans une nouvelle dimension.
Épisode 3 : Quand la haine devient raciale 1791-1945. La Révolution a apporté l’espoir. A travers l’Europe, les juifs se mettent à rêver d’égalité et d’une fin des discriminations. Mais rapidement, des mouvements politiques et des courants pseudo-scientifiques alimentent de nouvelles formes d’hostilité à leur égard. Ils donnent naissance à un nouveau terme pour se définir, revendiqué et assumé : l’antisémitisme.
Episode 4 : Les nouveaux visages de l’antisémitisme de 1945 à nos jours. Comment après Auschwitz un antisémitisme est-il encore possible ? Après la Shoah, l’horreur nazie est progressivement mise en lumière dans toutes ses dimensions. Entre prise de conscience et bouleversements géopolitiques arrive le temps de grands espoirs et de nouvelles inquiétudes.

Je suis un illuminé !

Enfin, selon l’historien Simon-Claude Mimouni, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études et spécialiste du judaïsme et du christianisme antiques…
Voici ce qu’il déclarait à propos de l’existence, selon lui indéniable, de Jésus, dans Le Monde des religions de novembre-décembre 2016. L’article vient d’être republié sur le site du Monde, Noël oblige.

« Rien, d’un point de vue historique, ne me permet de la remettre en question. La thèse mythiste est indéfendable historiquement : elle ne s’appuie sur aucune preuve et ne date que du XVIIIe siècle. Dans l’Antiquité, personne n’a mis en doute l’historicité de Jésus – ni ses disciples, ni ses ennemis, ni même les juifs qui lui étaient opposés.
Les partisans de la thèse mythiste estiment que les sources sont pratiquement toutes chrétiennes. Mais les sources sur Jules César et Néron, par exemple, sont essentiellement romaines ; ce n’est pas pour autant qu’il faut les discréditer d’emblée. Et le fait que les auteurs païens contemporains de Jésus ne parlent pas de lui n’a rien d’étonnant : au Ier siècle, le « fait » Jésus est mineur. Il n’y avait aucune raison de le mentionner.
S’il est nécessaire d’être critique envers les Evangiles, dire que Jésus n’a jamais existé, qu’il est une figure inventée par des disciples, ne tient pas. Aujourd’hui, ceux qui adhèrent à la thèse mythiste sont des gens un peu illuminés, non de vrais universitaires. Ce n’était pas le cas au XIXe ou au XXe siècle : ainsi, Prosper Alfaric (1876-1955), qui a défendu cette thèse, était un très grand savant, professeur en histoire des religions, candidat au Collège de France. »

J’adore le « rien ne me permet de la remettre en question » comme argument scientifique. Moi qui croyais qu’en science, et même dans les sciences humaines, il fallait apporter des preuves de ses affirmations ! De même, qualifier ses éventuels contradicteurs « d’illuminés » est très professionnel.

L’horreur et la honte dévoilées

Une étude, menée auprès de 28 000 personnes d’un échantillon représentatif, est à la base des conclusions du rapport publié ce mardi. Elle a permis d’estimer l’ampleur des violences sexuelles sur mineurs dans la société française (plus de 5 millions de victimes) et dans l’institution catholique. Au total, 216 000 personnes majeures (et toujours vivantes) ont été victimes d’un membre du clergé en France, depuis 1950 (prêtre, religieux ou religieuse), soit 4% des victimes d’abus sexuels  sur cette période. Le rapport précise qu’il s’agit d’une évaluation statistique avec « un intervalle de confiance » de plus ou moins 50 000 victimes.
La Commission s’est aussi appuyé sur l’École pratique des hautes études pour évaluer le nombre de prêtres « abuseurs » et leur proportion dans l’Église catholique. A partir de recherches dans les archives des diocèses, de la justice et de la presse, elle estime qu’entre 2900 et 3200 prêtres français hommes ont été agresseurs depuis 1950. Le rapport précise toutefois que cette fourchette pourrait être sous-estimée, dans la mesure où toutes les agressions n’ont pas été connues de l’Église. Cela conduit à un ratio de 2,5 à 2,8% prêtres abuseurs, sur l’effectif total d’environ 115 000 clercs et religieux.
56% des violences sexuelles commises au sein de l’Église française ont eu lieu entre 1940 et 1969, selon le rapport. Ensuite, le nombre d’agressions et de viols a baissé, en valeur absolue et relative, jusqu’en 1990. Toutefois, elles ont depuis cessé de décroitre.Toutes ces révélations ne vont pas atténuer mon anticléricalisme.
D’après un article de France Inter.

Des sculptures très expressives

(les photos sont de Guillaume Métayer)

Dans l’église Santa Maria della Vita de Bologne, on peut voir ce groupe mortuaire original, réalisé en terre cuite, entre 1460 et 1490, par l’artiste Niccolo dell’Arca (qui a signé son oeuvre sur le coussin portant la tête du Christ). L’emplacement originel des personnages entourant le Christ est inconnue et certaines statues présentent des traces de polychromie.
Les différents personnages présents sont :
– Nicodème, agenouillé en habits Renaissance, qui a en main les instruments de la déposition ;
– Salomé, en pleurs, les mains crispées sur les cuisses ;
– Marie de Nazareth pleurant, repliée sur elle-même, les mains jointes ;
– saint Jean, une main soutenant son menton ;
– Marie de Magdala et Marie, mère de Jacques, se précipitant sur la scène avec des gestes très expressif qui font voler leurs vêtements.

Toujours à Bologne, on peut voir un autre groupe sur le même thème (mais plus classique) dans la cathédrale Saint Pierre, créé par Alfonso Lombardi entre 1522 et 1526.
Merci à Guillaume Métayer pour cette découverte.