Catégorie : Théâtre

Une pièce originale et audacieuse

La compagnie Cafarnaüm, qui se produit au théâtre Louis Jouvet de Belfort a décidé de mettre en scène Mein Kampf (farce), qui raconte Adolph, avant Hitler. C’est l’histoire d’un jeune paysan autrichien pauvre, mal dégrossi, mégalomane, hypocondriaque et antisémite qui débarque à Vienne. Il est alors hébergé dans un asile pour clochards tenu par un vieux juif, vendeur de Bibles et de Kama Sutra, qui va tenter de lui apprendre les bonnes manières.
L’auteur de la pièce est George Tabori (1914-2007), un juif hongrois qui a perdu son père dans le camp d’Auschwitz alors que sa mère, elle, a été sauvée de la mort par un nazi. De ce paradoxe est née cette pièce burlesque créée au Burgtheater, à Vienne, en 1987. La première a lieu ce vendredi 18 novembre.
Mein Kampf (farce) de Georges Tabori, mise en scène de Manuelle Lotz. Du 18 au 29 novembre 2022 au Théâtre Louis Jouvet, 10 rue Charles Gounod, 90000 Belfort. Tarifs : 15-10 euros – Renseignements et réservations sur le site de la compagnie Cafarnaüm.

D’après un article de France Info.

10 % – de la discrimination au harcèlement par la compagnie Le Safran 76

Une belle expérience menée au collège de Clères.

Ah Ernesto!

Description

Lors de cette dernière semaine la compagnie Le Safran est intervenue au collège auprès de deux classes de quatrième dont la mienne pour sensibiliser les élèves au harcèlement et aux discriminations…J’avoue avoir trouvé leur intervention extraordinairement bien pensée et elle a eu un fort impact auprès des élèves….

Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. Il se fonde sur le rejet de la différence et la stigmatisation de certaines caractéristiques. Une étude récente révèle que 10% des élèves français subissent des actes de harcèlement entre pairs.
Théatre invisible et laboratoire, réalisation vidéo, spectacle participatif et interactif, et débat.

Objectifs du parcours
– Travailler sur les notions de discrimination, de stigmatisation, d’arbitraire et de harcèlement,
– Favoriser l’empathie au sein du groupe,
– Evaluer sa capacité de résistance face à une injustice et/ou à la peur,
– Prendre conscience de son comportement…

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Jean – Claude Carrière (1931 – 2021)

Il y a beaucoup d’oeuvres de Jean – Claude Carrière que j’apprécie fortement  : La controverse de Valladolid, pièce qu’il a écrite puis adaptée pour la télévision, son adaptation de Bouvard et Pécuchet de Flaubert, pour la télévision également. Au cinéma, j’ai aimé son travail sur Le Tambour, Le Retour de Martin Guerre, Danton, Le retour de Casanova ou Le Hussard sur le toit

Claude Brasseur (1936 – 2020)

Pour moi, Claude Brasseur était surtout le Fouché du Souper de Jean-Claude Brisville. Dans cette archive, ces deux monstres du théâtre et du cinéma, parlent de cette pièce de théâtre et d’autres choses encore.

Ci-dessous, un document étonnant : la rencontre entre Claude et Pierre Brasseur, orchestrée par Patrick Sébastien pour l’émission De l’autre coté du miroir, en 2003 ou 2004. Ce que dit Claude Brasseur à la fin, sur ses retrouvailles avec son père après sa mort, est intéressant.

Michel Robin (1930 – 2020)

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Il était un grand acteur de théâtre, notamment dans les pièces de Samuel Beckett. C’est en 1970 qu’il joua Beckett pour la première fois, qui resta jusqu’au bout son auteur de prédilection, avec Tchekhov. Il fut engagé pour jouer Lucky dans En attendant Godot. Pour Michel Robin, c’est une révélation. En 1980, il retrouva Beckett pour Fin de partie, dans lequel il jouait Clov. Il joua de nouveau la pièce en 1986 et en 2011. « Fin de partie, pour moi, c’est encore plus magnifique que Godot, plus simple, moins bavard. Ça peut paraître très prétentieux, mais, chez Beckett, je suis chez moi. C’est tellement drôle, et tellement affreux, en même temps. Il s’approche de choses tellement mystérieuses, tellement graves, qu’il n’y a plus qu’à en rire. Il n’y a rien à comprendre chez Beckett, il faut se laisser porter, comme par la mer, par l’émotion… »
Comme l’auteur de En attendant Godot, Michel Robin était fasciné par les grands clowns, dont il estimait que l’art s’était perdu, sauf chez Raymond Devos. « Mon rêve, ce serait de pouvoir entrer en scène, de m’asseoir sur une chaise, de ne rien faire, et de faire rire et pleurer en même temps », disait-il.

D’après l’article du Monde.fr

Michel Piccoli (1925 – 2020)

C’est sur les planches que Michel Piccoli a commencé dès sa sortie du cours Simon, entre le Vieux-Colombier et le théâtre de Babylone. À mi-chemin entre théâtre et cinéma, il incarna un Dom Juan extraordinaire aux côtés de Claude Brasseur en Sganarelle dans un téléfilm de 1965. C’est ensuite dans les années 80 que Michel Piccoli devint l’acteur fétiche des plus grands metteurs en scène. Au cinéma, il fut révélé par un second rôle dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville en 1962. Puis en 1963, Piccoli tourna sous la direction de Jean-Luc Godard dans Le Mépris, aux côtés de Brigitte Bardot, et connut le succès auprès du grand public. C’est le début d’une énorme carrière jalonnée par plus de 200 films !