Catégorie : Théâtre

Michel Piccoli (1925 – 2020)

C’est sur les planches que Michel Piccoli a commencé dès sa sortie du cours Simon, entre le Vieux-Colombier et le théâtre de Babylone. À mi-chemin entre théâtre et cinéma, il incarna un Dom Juan extraordinaire aux côtés de Claude Brasseur en Sganarelle dans un téléfilm de 1965. C’est ensuite dans les années 80 que Michel Piccoli devint l’acteur fétiche des plus grands metteurs en scène. Au cinéma, il fut révélé par un second rôle dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville en 1962. Puis en 1963, Piccoli tourna sous la direction de Jean-Luc Godard dans Le Mépris, aux côtés de Brigitte Bardot, et connut le succès auprès du grand public. C’est le début d’une énorme carrière jalonnée par plus de 200 films !

Jean – Laurent Cochet (1935 – 2020)

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Fabrice Luchini rend ici hommage à Jean – Laurent Cochet, acteur et professeur d’art dramatique, décédé il y a peu. Pour enseigner, il utilisait les fables de La Fontaine et son répertoire de metteur en scène privilégiait Montherlant, Giraudoux, Guitry, Achard et Bourdet qui étaient pour lui « les six grands qui contiennent tout ce qu’on fait de plus varié, de plus riche, de plus complet, au théâtre. »

Les fleurs du soleil adapté en pièce de théâtre

J’ai reçu une invitation du Théâtre Antoine, à Paris, pour assister à la représentation de la pièce Fleurs de soleil, adaptée de l’oeuvre de Simon Wiesenthal. Je vais m’y rendre ce vendredi.
Simon Wiesenthal est né dans une famille de commerçants juifs en Galicie, une province de l’ancien empire austro – hongrois. Il étudia l’architecture à Lemberg, puis à Prague. Lorsque la seconde Guerre mondiale éclata, il parvint de justesse à éviter une déportation en Sibérie avec sa mère et son épouse. Mais il fut arrêté en juin 1941, lors de l’invasion de l’Union soviétique par l’Allemagne nazie. Simon Wiesenthal fut successivement interné dans cinq camps, dont il sortit le 5 mai 1945. Au cours de ces années, il perdit 89 membres de sa famille. Contrairement à d’autres, il n’a pas repris la profession qu’il exerçait avant-guerre, mais s’est consacré alors à la recherche des criminels nazis, devenant la conscience et la voix. Fondé en 1977 à Los Angeles, le centre Simon Wiesenthal a œuvré depuis à l’abrogation de la prescription des crimes et à la recherche d’anciens criminels nazis.
Les Fleurs de soleil est un livre en deux parties. Dans la première, Simon Wiesenthal livre un récit troublant. Alors qu’il était emprisonné dans un camp de travaux forcés, Wiesenthal aurait été appelé au chevet d’un SS en train de mourir de ses blessures. Ce jeune officier se torturait au souvenir de la mort violente qu’il avait contribué à infliger à un groupe de familles juives. Au seuil de la mort, sa conscience lui faisait reproche d’avoir commis une telle atrocité. Il éprouvait le besoin de confesser ses crimes à un juif, quel qu’il soit. À la fin, le jeune SS demanda à ce juif qu’il ne connaissait pas de lui accorder le pardon. À la demande du jeune SS, l’auteur aurait répondu par le silence. Il ne sentait pas autorisé à accorder le pardon au nom des familles assassinées par cet homme. Mais cette expérience l’a profondément bouleversé. Aurait-il dû pardonner au jeune allemand? A-t-il eu tort ou raison? Telle est la question qu’il pose à la fin du récit. Dans la deuxième partie du livre, douze personnalités ont accepté de répondre à cette question.

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Michel Aumont (1936 – 2019)

Grand acteur de théâtre et de cinéma, Michel Aumont reste pour moi le fantastique interprète des Nuits révolutionnaires, une série télévisée de sept épisodes adaptés de l’oeuvre de Restif de la Bretonne et de La Très excellente et divertissante histoire de François Rabelais, à la télévision également. Sociétaire de la Comédie – Française, il a joué de multiples rôles sur les planches entre 1955 et 2015.

Je désespère de trouver les épisodes des Nuits révolutionnaires en format numérique car je ne les ai que sur de vieilles cassettes VHS aux bandes très abîmées. Si quelqu’un passant par ici à une piste, je suis preneur.

Regardez Molière

France 2 a diffusé hier soir le téléfilm Brûlez Molière dans lequel le réalisateur Jacques Malaterre dresse un portrait intéressant du dramaturge et comédien, à travers le combat qu’il mena pour faire jouer sa pièce Tartuffe, qui déplaisait à l’Eglise. Cette fiction se concentre donc sur les années 1664 à 1669 durant lesquelles il mena un combat contre l’intolérance de son temps.
Le téléfilm est visible quelques jours encore ici sur le replay de France TV.

Un peu de cinéma

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Nous sommes allé voir Monsieur, de Rohena Gera, racontant l’histoire d’une jeune indienne venant d’un village, servante chez un homme riche de Bombay. Ce film, intéressant et très bien joué, illustre bien les difficultés de la condition féminine en Inde et la pesanteur des traditions.

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Dans les couloirs du cinéma, je suis tombé sur cette affiche et je me suis dis que cela avait l’air intéressant. A la sortie de la séance, je découvrais dans ma boîte mail un message des cinéma Gaumont à propos de ce film. Vous trouverez sur ce site un dossier pédagogique sur le film Edmond, allant du cycle 3 jusqu’au lycée.
Alexis Michalik y retrace la naissance de Cyrano de Bergerac. Conçu d’abord au théâtre, l’œuvre a obtenu cinq Molière à sa création en 2016. Mais son auteur voulant en faire un film dès le début, le succès de l’adaptation en pièce lui a permis de le réaliser.

 

C’est un film pour tes classes, Barbara !

 

On a besoin d’un fantôme

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On a besoin d’un fantôme raconte l’histoire d’un roi, Analphabète Ier, qui veut absolument que tout le monde pense comme lui. Pour épouvanter ses sujets, il décide de créer un fantôme d’État. Les Saucissons Brutaux, qui constituent sa garde rapprochée, arrêtent toutes les personnes de plus de soixante ans afin de récupérer leurs ossements. Les centres de ramassage se remplissent des vieillards du royaume dont les os permettront de fabriquer le fantôme. Honza livre son grand-père famélique pour le bien de la nation, le Juif implore le tyran, et la Mort ne fait plus peur…
Cette pièce de théâtre a été écrite pendant la Seconde Guerre mondiale par un jeune garçon de treize ans, Hanuš Hachenburg. Il était juif et faisait partie des 15 000 enfants internés dans le camps de concentration de Terezín.

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Cette pièce pour marionnettes est parue sous forme manuscrite en 1943 dans le journal Vedem, la revue clandestine tenue par les enfants de la baraque n°1 de Terezín.
La trouvaille historique est le fait d’une une étudiante strasbourgeoise en théâtre, Claire Audhuy,soixante et un ans après la mort Hanuš Hachenburg, lors de ses recherches pour une thèse sur le théâtre dans les camps de concentration nazis . Elle avait envoyé des centaines de lettres aux associations de déportés, amicales d’anciens combattants et de résistants, en russe, polonais, allemand pour demander si quelqu’un avait été témoin d’une pièce de théâtre pendant sa déportation. Une victime de la Shoah résidant à Prague lui répondit, qui se souvenait avoir assisté à une représentation alors qu’elle était au camp de Terezin en Tchéquie en 1943.
L’étudiante, aujourd’hui docteur en études théâtrales à l’Université de Strasbourg, partit à la recherche de ce document et le retrouva dans les archives du mémorial de Terezín, dans les huit cents pages du magazine Vedem.
Conservée grâce à un rescapé de Terezín, Zdeněk Taussig, la pièce dont l’auteur est mort en 1944 à Auschwitz-Birkenau, a été montée pour la première fois en 2001 par un Australien, Garry Friendmann.

En 2014, Claire Audhuy a mis sur pied un projet afin de présenter cette œuvre et son contexte historique aux élèves des écoles de Genève, en Suisse. Divisés en dix groupes, quelque 140 élèves âgés de 13 et 14 ans ont eu la possibilité de monter cette pièce à l’aide de professionnels du théâtre.

En 2017, Elle a a également monté une adaptation de la pièce. Eldorado Terzin raconte la visite du camp de concentration de Terezín, orchestrée et mise en scène par les nazis, pour le Comité International de la Croix-Rouge, en juin 1944.

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Éditée pour la toute première fois, cette œuvre extraordinaire est accompagnée de poèmes du jeune auteur, de dessins du ghetto et du fac-similé tchèque de la pièce. Cette édition augmentée rend compte de la résistance artistique des enfants de Terezín et de l’incroyable talent d’un garçon assassiné en juillet 1944.

D’après un article du Figaro.fr

Une pièce de théâtre à voir

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Le soir du premier jour de notre excursion à Paris, nous sommes allés voir jouer Richard Berry dans la pièce Plaidoiries, au théâtre Antoine. Les textes d’avocat présentés sont divers, mais tous intéressants. La pièce se termine par la plaidoirie de Gisèle Halimi lors du procès de Bobigny en 1972 : Richard Berry y est extraordinaire et ce texte est magnifique.
La pièce connaît un tel succès qu’elle est prolongée du 4 au 31 décembre au Théâtre Libre – Comedia.

 

Plaidoiries

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Un acteur, cinq plaidoiries, cinq moments de vérité.
À Bobigny, Gisèle Halimi défendit l’avortement. Elle dénonça une loi obsolète qui empêchait les femmes de disposer librement de leur corps.
En 1976, c’est à la peine de mort que Paul Lombard s’attaqua, en voulant éviter la peine capitale à Christian Ranucci.
A Clichy-sous-Bois, Jean-Pierre Mignard défendit les familles de Zyed Benna et Bouna Traoré, électrocutés dans un poste électrique pour avoir tenté d’échapper à un contrôle de police.
En 2006, l’acte infanticide de Véronique Courjault leva le tabou du déni de grossesse.
À Bordeaux, le procès de Maurice Papon revisita les heures sombres de l’histoire de France.
Les grandes affaires judiciaires ne sont presque jamais enregistrées et les paroles s’oublient ou s’effacent. Mais grâce au travail de reconstitution de Matthieu Aron, les mots sont à nouveau prononcés par un acteur. Incarnant ces grandes figures du barreau, Richard Berry fait revivre dans cette pièce les grands procès qui révèlèrent des faits de société ayant marqué l’histoire judiciaire de ces quarante dernières années.

Mise en scène d’Eric Théobald, d’après Les grandes plaidoiries des tenors du barreau de Matthieu Aron.

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C’est à voir jusqu’au 17/11/2018 au Théâtre Antoine, à Paris.

Mort de l’acteur Jean Piat (1924 – 2018)

Le comédien Jean Piat, homme de théâtre connu pour son rôle extraordinaire du comte Robert d’Artois dans le feuilleton télévisé Les Rois maudits, tourné  en 1972, est mort ce mardi 18 septembre.
Sociétaire de la Comédie-Française, il avait obtenu de nombreux rôles au théâtre dont Figaro dans Le Barbier de Séville de Beaumarchais, Frontin dans L’Epreuve de Marivaux ou Don César de Bazan dans Ruy Blas. Il avait aussi été la voix française de Gandalf dans  la trilogie Le Seigneur des Anneaux.
Jean Piat a également publié des livres. Son dernier, un retour sur sa carrière intitulé Et… vous jouez encore !, est paru en 2015.