Catégorie : Théâtre

10 % – de la discrimination au harcèlement par la compagnie Le Safran 76

Une belle expérience menée au collège de Clères.

Ah Ernesto!

Description

Lors de cette dernière semaine la compagnie Le Safran est intervenue au collège auprès de deux classes de quatrième dont la mienne pour sensibiliser les élèves au harcèlement et aux discriminations…J’avoue avoir trouvé leur intervention extraordinairement bien pensée et elle a eu un fort impact auprès des élèves….

Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. Il se fonde sur le rejet de la différence et la stigmatisation de certaines caractéristiques. Une étude récente révèle que 10% des élèves français subissent des actes de harcèlement entre pairs.
Théatre invisible et laboratoire, réalisation vidéo, spectacle participatif et interactif, et débat.

Objectifs du parcours
– Travailler sur les notions de discrimination, de stigmatisation, d’arbitraire et de harcèlement,
– Favoriser l’empathie au sein du groupe,
– Evaluer sa capacité de résistance face à une injustice et/ou à la peur,
– Prendre conscience de son comportement…

Voir l’article original 419 mots de plus

Jean – Claude Carrière (1931 – 2021)

Il y a beaucoup d’oeuvres de Jean – Claude Carrière que j’apprécie fortement  : La controverse de Valladolid, pièce qu’il a écrite puis adaptée pour la télévision, son adaptation de Bouvard et Pécuchet de Flaubert, pour la télévision également. Au cinéma, j’ai aimé son travail sur Le Tambour, Le Retour de Martin Guerre, Danton, Le retour de Casanova ou Le Hussard sur le toit

Claude Brasseur (1936 – 2020)

Pour moi, Claude Brasseur était surtout le Fouché du Souper de Jean-Claude Brisville. Dans cette archive, ces deux monstres du théâtre et du cinéma, parlent de cette pièce de théâtre et d’autres choses encore.

Ci-dessous, un document étonnant : la rencontre entre Claude et Pierre Brasseur, orchestrée par Patrick Sébastien pour l’émission De l’autre coté du miroir, en 2003 ou 2004. Ce que dit Claude Brasseur à la fin, sur ses retrouvailles avec son père après sa mort, est intéressant.

Michel Robin (1930 – 2020)

Capture d’écran 2020-11-20 à 17.52.30

Il était un grand acteur de théâtre, notamment dans les pièces de Samuel Beckett. C’est en 1970 qu’il joua Beckett pour la première fois, qui resta jusqu’au bout son auteur de prédilection, avec Tchekhov. Il fut engagé pour jouer Lucky dans En attendant Godot. Pour Michel Robin, c’est une révélation. En 1980, il retrouva Beckett pour Fin de partie, dans lequel il jouait Clov. Il joua de nouveau la pièce en 1986 et en 2011. « Fin de partie, pour moi, c’est encore plus magnifique que Godot, plus simple, moins bavard. Ça peut paraître très prétentieux, mais, chez Beckett, je suis chez moi. C’est tellement drôle, et tellement affreux, en même temps. Il s’approche de choses tellement mystérieuses, tellement graves, qu’il n’y a plus qu’à en rire. Il n’y a rien à comprendre chez Beckett, il faut se laisser porter, comme par la mer, par l’émotion… »
Comme l’auteur de En attendant Godot, Michel Robin était fasciné par les grands clowns, dont il estimait que l’art s’était perdu, sauf chez Raymond Devos. « Mon rêve, ce serait de pouvoir entrer en scène, de m’asseoir sur une chaise, de ne rien faire, et de faire rire et pleurer en même temps », disait-il.

D’après l’article du Monde.fr

Michel Piccoli (1925 – 2020)

C’est sur les planches que Michel Piccoli a commencé dès sa sortie du cours Simon, entre le Vieux-Colombier et le théâtre de Babylone. À mi-chemin entre théâtre et cinéma, il incarna un Dom Juan extraordinaire aux côtés de Claude Brasseur en Sganarelle dans un téléfilm de 1965. C’est ensuite dans les années 80 que Michel Piccoli devint l’acteur fétiche des plus grands metteurs en scène. Au cinéma, il fut révélé par un second rôle dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville en 1962. Puis en 1963, Piccoli tourna sous la direction de Jean-Luc Godard dans Le Mépris, aux côtés de Brigitte Bardot, et connut le succès auprès du grand public. C’est le début d’une énorme carrière jalonnée par plus de 200 films !

Jean – Laurent Cochet (1935 – 2020)

Capture d’écran 2020-04-08 à 08.19.19

Fabrice Luchini rend ici hommage à Jean – Laurent Cochet, acteur et professeur d’art dramatique, décédé il y a peu. Pour enseigner, il utilisait les fables de La Fontaine et son répertoire de metteur en scène privilégiait Montherlant, Giraudoux, Guitry, Achard et Bourdet qui étaient pour lui « les six grands qui contiennent tout ce qu’on fait de plus varié, de plus riche, de plus complet, au théâtre. »

Les fleurs du soleil adapté en pièce de théâtre

J’ai reçu une invitation du Théâtre Antoine, à Paris, pour assister à la représentation de la pièce Fleurs de soleil, adaptée de l’oeuvre de Simon Wiesenthal. Je vais m’y rendre ce vendredi.
Simon Wiesenthal est né dans une famille de commerçants juifs en Galicie, une province de l’ancien empire austro – hongrois. Il étudia l’architecture à Lemberg, puis à Prague. Lorsque la seconde Guerre mondiale éclata, il parvint de justesse à éviter une déportation en Sibérie avec sa mère et son épouse. Mais il fut arrêté en juin 1941, lors de l’invasion de l’Union soviétique par l’Allemagne nazie. Simon Wiesenthal fut successivement interné dans cinq camps, dont il sortit le 5 mai 1945. Au cours de ces années, il perdit 89 membres de sa famille. Contrairement à d’autres, il n’a pas repris la profession qu’il exerçait avant-guerre, mais s’est consacré alors à la recherche des criminels nazis, devenant la conscience et la voix. Fondé en 1977 à Los Angeles, le centre Simon Wiesenthal a œuvré depuis à l’abrogation de la prescription des crimes et à la recherche d’anciens criminels nazis.
Les Fleurs de soleil est un livre en deux parties. Dans la première, Simon Wiesenthal livre un récit troublant. Alors qu’il était emprisonné dans un camp de travaux forcés, Wiesenthal aurait été appelé au chevet d’un SS en train de mourir de ses blessures. Ce jeune officier se torturait au souvenir de la mort violente qu’il avait contribué à infliger à un groupe de familles juives. Au seuil de la mort, sa conscience lui faisait reproche d’avoir commis une telle atrocité. Il éprouvait le besoin de confesser ses crimes à un juif, quel qu’il soit. À la fin, le jeune SS demanda à ce juif qu’il ne connaissait pas de lui accorder le pardon. À la demande du jeune SS, l’auteur aurait répondu par le silence. Il ne sentait pas autorisé à accorder le pardon au nom des familles assassinées par cet homme. Mais cette expérience l’a profondément bouleversé. Aurait-il dû pardonner au jeune allemand? A-t-il eu tort ou raison? Telle est la question qu’il pose à la fin du récit. Dans la deuxième partie du livre, douze personnalités ont accepté de répondre à cette question.

Capture d’écran 2020-01-22 à 17.21.37

Michel Aumont (1936 – 2019)

Grand acteur de théâtre et de cinéma, Michel Aumont reste pour moi le fantastique interprète des Nuits révolutionnaires, une série télévisée de sept épisodes adaptés de l’oeuvre de Restif de la Bretonne et de La Très excellente et divertissante histoire de François Rabelais, à la télévision également. Sociétaire de la Comédie – Française, il a joué de multiples rôles sur les planches entre 1955 et 2015.

Je désespère de trouver les épisodes des Nuits révolutionnaires en format numérique car je ne les ai que sur de vieilles cassettes VHS aux bandes très abîmées. Si quelqu’un passant par ici à une piste, je suis preneur.

Regardez Molière

France 2 a diffusé hier soir le téléfilm Brûlez Molière dans lequel le réalisateur Jacques Malaterre dresse un portrait intéressant du dramaturge et comédien, à travers le combat qu’il mena pour faire jouer sa pièce Tartuffe, qui déplaisait à l’Eglise. Cette fiction se concentre donc sur les années 1664 à 1669 durant lesquelles il mena un combat contre l’intolérance de son temps.
Le téléfilm est visible quelques jours encore ici sur le replay de France TV.

Un peu de cinéma

monsieur

Nous sommes allé voir Monsieur, de Rohena Gera, racontant l’histoire d’une jeune indienne venant d’un village, servante chez un homme riche de Bombay. Ce film, intéressant et très bien joué, illustre bien les difficultés de la condition féminine en Inde et la pesanteur des traditions.

edmond_120_def_accroche_hd
Dans les couloirs du cinéma, je suis tombé sur cette affiche et je me suis dis que cela avait l’air intéressant. A la sortie de la séance, je découvrais dans ma boîte mail un message des cinéma Gaumont à propos de ce film. Vous trouverez sur ce site un dossier pédagogique sur le film Edmond, allant du cycle 3 jusqu’au lycée.
Alexis Michalik y retrace la naissance de Cyrano de Bergerac. Conçu d’abord au théâtre, l’œuvre a obtenu cinq Molière à sa création en 2016. Mais son auteur voulant en faire un film dès le début, le succès de l’adaptation en pièce lui a permis de le réaliser.

 

C’est un film pour tes classes, Barbara !