Catégorie : Petite section

Des outils pour le dispositifs Ulis et pour l’école

Grâce au blog ULIS-collège doc, j’ai découvert les Editions Mot à Mot qui proposent de nombreux outils qui me semblent très utiles dans un dispositif Ulis ou à l’école. J’ai notamment été sensible au fichier Voyage Voyage dont je pourrais me servir pour le rituel de géographie à partir des vidéos Portrait d’enfant proposées par Arte.  Mais il y a beaucoup d’autres choses qui paraissent intéressantes.

Les cours du 5 avril au 3 mai 2021

Voici ce qui concerne les écoles dans le discours du président : « Nous allons fermer durant trois semaines les crèches, les écoles et les lycées. Le calendirer sera adapté. Cela signifie que la semaine prochaine, les cours pour les écoles, collèges et lycées se feront à la maison, sauf pour les enfants des soignants et quelques autres professions qui seront accueillis, de même que les enfants en situation de handicap. Les deux semaines suivantes, soit à partir du 12 avril, la France entière, quelle que soit la zone de vacances, sera placée en vacances de printemps. La rentrée aura donc lieu pour tous le 26 avril. Mais les collège et les lycée seront en école à la maison jusqu’au 3 mai puis reprendront avec des jauges adaptées. »

Ce qui est prévu le 2 novembre pour l’hommage à Samuel Paty dans les établissements scolaires

La rentrée des vacances de la Toussaint sera décalée à 10 heures le lundi 2 novembre dans tous les établissements scolaires, où un hommage sera rendu à Samuel Paty, sous réserve que les décisions prises face au Covid ne bouleversent pas ce déroulement.
Aujourd’hui, lors d’une conférence en visio avec les syndicats enseignants, le ministère de l’éducation nationale a précisé les modalités de l’hommage. Tous les élèves feront leur rentrée à 10 heures pour laisser aux équipes enseignantes le temps de se préparer et d’échanger. Dans un second temps, une séquence pédagogique sera organisée dans les classes pour reparler des faits et réaffirmer les principes républicains comme la liberté d’expression. Pour cela, les enseignants devraient disposer de ressources adaptées à chaque niveau, mais ils resteront libres de les utiliser ou non.
Dans un troisième temps, entre 11 heures et 11h30, les élèves seront rassemblés pour une lecture de « la lettre aux instituteurs et institutrices » de Jean Jaurès. Une lecture qui pourra se faire dans certains cas en présence d’élus, mais sans prise de parole de leur part. La séquence se clôturera par une minute de silence.
Question pratique : dans mon établissement (comme dans beaucoup d’autres), les cours du matin commencent à la demi. Comment va-t-on faire ?

D’après un article du Parisien.

Une bonne initiative

La société Les Films du Cygne s’est associée aux studios d’animation InTheBox & Le Studio et Les Prods Son pour produire des pastilles vidéos et des affiches pour expliquer les gestes barrières aux enfants de maternelle et primaire de façon ludique. Ces 5 films ainsi que les affiches seront mis en ligne dès aujourd’hui à 12h, sur les réseaux sociaux et sur le site dédié Lesptitsloups.tv en streaming et téléchargement entièrement gratuit.

Dernière journée en école

Aujourd’hui, ma femme et moi sommes retournés à l’école pour nous occuper des enfants de soignants. Ils étaient neuf cette fois, mais nous avons retrouvé cinq de ceux  que nous avions rencontrés la première fois. Nous étions le matin dans la salle de motricité et l’après-midi dans le réfectoire, car l’équipe de l’école mettait la dernière main au protocole sanitaire pour accueillir une trentaine d’élèves le lendemain : désinfection, balisage et marquage au sol, condamnation des jeux de la cour, ils avaient énormément à faire avec un stress important !
De notre côté nous avons joué aux legos et aux voitures, lu et écouté des histoires, fait de la trottinette et vécu des aventures extraordinaires dans la cour le matin avant de fabriquer des fanions de distanciation l’après-midi.
Ces deux journées passées avec des enfants de petite et grande section m’incitent à me reposer la question d’un basculement vers le premier degré alors que j’avais écarté l’idée pour des raisons matérielles et administratives…

Un retour en classe pour…. une date à préciser ultérieurement !

Le ministre de l’Éducation a fait le point (vraiment ?) vendredi après-midi sur le calendrier de réouverture des établissements scolaires, sans nous apprendre grand-chose cependant, tant il reste dans l’expectative . Un retour en mai, malgré l’annonce d’un confinement probablement prolongé demain soir, est semble-t-il toujours envisagé avec comme dates possibles les 4,11 ou 19 mai. Mais selon les déclarations du ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer, si une reprise en septembre n’est pas le scénario privilégié, elle reste néanmoins une possibilité.
Pour le retour en classe, le ministre reconnaît qu’il pourrait y avoir des différenciations par régions, selon l’évolution de l’épidémie. De même, le fait de séparer les élèves d’une même classe est une idée envisagée, avec par exemple une partie des élèves qui seront là le matin, et l’autre l’après-midi pour maintenir une distanciation sociale.
Bref, nous sommes dans le flou le plus total. Est-il impossible à nos dirigeants de prendre une décision en période de crise, en anticipant, et de s’y tenir ? Il semble bien…

D’après un article d’Europe 1.

Le mépris de nos dirigeants pour les élèves et l’éducation

« Quand on voit la façon dont deux heures de cours ont été résumées en moins de deux minutes, c’est-à-dire qu’on a coupé, recollé, expurgé, pour avoir finalement des bouts de phrase, dont vous savez très bien les uns et les autres qu’elles ont été complètement coupées de leur contexte… Est-ce que ça, c’est du journalisme ? Non. Ça, éventuellement, c’est un exercice au niveau CAP d’ajusteur-monteur. »
Ce sont les propos ignobles d’un membre du parti Les Républicains pour défendre son chef, qui a tenu des propos parfois discutables pendant un cours dans une école de commerce lyonnaise. Entendons nous, je ne défends pas le travail des journalistes, qui me semble au mieux bâclé. Non, je m’emporte contre les termes utilisés pour le qualifier.
Mon fils est actuellement en lycée professionnel, en métallurgie et on lui demande des choses complexes, comme des analyses filmiques, en plus de sa formation technique et professionnelle qui est tout sauf simple. Ce mépris des diplômes professionnels par des gens dont l’activité est financée par de l’argent public est écoeurant.

Edit : voici un extrait de France Inter où Pierre Bérégovoy, ancien premier ministre de François Mitterrand,  parle du métier de fraiseur. Ce n’est pas du même niveau, décidément.

« Il y a un doute. Ce doute que je peux avoir par l’observation de la réalité va me conduire à une vision pragmatique… Il est probable que la crèche soit plus pertinente que la scolarisation à 2 ans » a déclaré de son côté le ministre de l’Éducation national.
Il évoque ainsi l’établissement probable d’un apprentissage en trois étages : la crèche jusqu’à 3 ans, l’école maternelle à partir de 3 ans et les CP et CE1 dédoublés à partir de  6 ans. Mais au-delà de cette déclaration, il y a ce qu’il ne dit pas et ce qu’il nie.
Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il n’y aura pas de place pour tout le monde en crèche, soit parce qu’il en manque, soit parce que seuls les enfants des classes sociales les plus favorisées peuvent y accéder. Il y aura donc une éducation à deux vitesses, institutionnalisée et ce même ministre demandera ensuite à l’école de rattraper un retard qu’il aura sciemment contribué à créer !
Ce qu’il nie ensuite, c’est le rôle important de la maternelle, et ce dès la petite section, dans l’éducation et l’apprentissage des enfants. Cet apprentissage était échu à des professionnels, formés pour cela par l’Éducation nationale elle-même ! Il nie également et balaye allègrement la capacité d’apprentissage des très jeunes enfants, qui a pourtant été étudiée et démontrée.
Pourquoi ne pas avoir la franchise cynique d’admettre que le manque de poste d’enseignants empêche la réalisation de l’objectif des classes dédoublées en CP et CE1 en réseau d’éducation prioritaire, et que la suppression de la petite section permettrait de redéployer les moyens ? L’efficacité des enseignants et la capacité intellectuelle des enfants n’ont rien à voir là-dedans !

Vers une énième réforme ?

Le ministre de l’Éducation nationale a annoncé vouloir faire de la maternelle «l’école de l’épanouissement et du langage». Pour cela, il a confié l’organisation d’assises de la maternelle à Boris Cyrulnik, un neuropsychiatre médiatisé.
Selon le ministre, «L’école maternelle doit donner à l’enfant l’appétit d’apprendre», elle doit être «un bain de langage, le moyen d’acquérir un vocabulaire riche.» Car «le langage est aujourd’hui la première des inégalités qui se traduit par la quantité de vocabulaire maîtrisé». Enfin, «l’école maternelle doit devenir une locomotive pour toute l’école, synonyme de bonheur et non d’angoisse. Une école de la confiance»
Pour arriver à cela, «la formation des professeurs et des intervenants à la maternelle, notamment des Atsem, sera l’un des sujets majeurs des assises. Il s’agira de revoir les formations initiales et continues, peut-être d’aller jusqu’à des formes de certification, mais également de créer de nouveaux outils pédagogiques, dont certains à l’adresse des parents».
Jean-Michel Blanquer a ajouté ensuite qu’il conviendra d’améliorer les relations entre les intervenants et les élèves, mais aussi l’environnement de l’école (salles de classe, cantine, toilettes, etc.).

D’après un article du Figaro.fr