Catégorie : Travaux d’élèves

Crimes à Shanghai

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Voici les textes rédigés par des élèves de quatrième du collège Alain qui ont été choisis par des élèves de quatrième du collège de Clères dans le cadre d’un concours d’écriture, organisé avec ma collègue et amie Barbara. Il s’agissait pour mes élèves d’imaginer la fin du roman policier De soie et de sang se déroulant à Shanghai. J’avais demandé que l’action soit localisée précisément et que le crime soit élucidé à la fin. Il s’agit ici d’une version retravaillée, après la publication des résultats. Vous pourrez trouver le début du roman ainsi que les textes des élèves de Clères racontant sa suite directe, ici.

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Le texte de Lou :

« Le vieil homme accompagné de Chang – Zu, l’enquêteur qui travaillait avec lui sur cette affaire l’avait presque bouclée après avoir vu le suspect revenir cagoulé sur les lieux du crime. Ils allèrent au Starbuck Coffee de la rue Huaihai Centrale et virent sur la vitrine une affiche annonçant une soirée. La femme appelée Yang – Ti y était en photo.
Ils entrèrent et se dirigèrent vers le comptoir. Ils commandèrent tous les deux un café, mais Huang, piqué par cette histoire, demanda au serveur s’il en savait plus. Le serveur répondit bizarrement et expliqua qu’il savait juste que c’était un meurtre au couteau.
Sortis du Starbuck, Chang – Zu regarda la date de la soirée qui état dans deux jours. Les deux hommes décidèrent de s’y rendre.
Deux jours plus tard, ils retournèrent au café, en soirée. Ils virent beaucoup de gens. Il y avait aussi de la musique et des boissons à volonté. Le serveur de la dernière fois était là, toujours aussi bizarre. Il faisait souvent des allers- retour au sous-sol, là où le public n’avait pas le droit d’aller.
La soirée se déroulait normalement jusqu’au moment où un homme annonça que des danseuses allaient faire une chorégraphie pour l’occasion. Mais le serveur étrange dit alors que le spectacle avait été annulé. Il y eu un blanc dans la salle et l’homme et le serveur sortirent pour s’expliquer.
Pendant ce temps, Chang – Zu et Huang, curieux, en profitèrent pour descendre discrètement au sous-sol pour voir pourquoi le serveur y descendait ans cesse.
Leur découverte les frappa violemment au cœur ! Ils découvrirent le corps de plusieurs femmes, encore enchaînées à des piliers. Les deux hommes stupéfaits virent que les cadavres étaient tous vêtus d’un qipao rouge comme la femme retrouvée assassinée par Huang.
Le tueur était donc le serveur. Mais pourquoi avait-il fait cela ?
Les deux hommes entendirent un bruit, se retournèrent et virent le serveur, visiblement surpris de les trouver là.
« Expliquez – nous toute l’histoire », dit Chang – Zu sur un ton ferme en menaçant le serveur de son arme.
« J’ai des problèmes de dépendance aux drogues. Toutes ces femmes sont les danseuses engagées par le café que j’ai attaché ici alors que j’étais drogué, en compagnie de mon ami Fuyang. Revenu à moi, j’ai décidé de les tuer en les électrocutant et de les laisser ici. »
« Et la femme retrouvée poignardée dans la rue ? » demanda Huang.
« Ce n’est pas moi, mais mon ami Fuyang. Comme cette femme avait réussi à s’enfuir, il l’a poursuivi et l’a poignardé. »
Et il ajouta :
« Pitié, n’appelez pas la police, je ferais ce que vous voulez, mais je ne veux pas retourner en prison ! »
« Bien sûr que…. » commença Huang avant d’être coupé par Chang – Zu.
« D’accord, mais en échange, vous allez devenir mon informateur »
Stupéfait, Huang comprit qu’il ferait mieux de ne rien dire et il quitta les lieux.
Le serveur, souriant et heureux de s’en tirer à si bon compte, retourna à la soirée. La nuit venue, il jeta les corps à la mer, dans la zone industrielle du port de Gaoqiao et on n’entendit plus parler de cette histoire.« 

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Le texte de Charles :

« Après plusieurs mois de recherche et plusieurs autres meurtres, toujours dans la même rue, l’inspecteur Go Ni Tcheng trouva enfin une piste en ayant l’intuition que le tueur était peut-être quelqu’un se vengeant de la mort d’un proche, probablement une jeune femme.
Cinq jours plus tard, l’inspecteur reçut un appel. Le tueur avait encore frappé, mais cette fois-ci, il avait laissé plusieurs empreintes.
A sa grande surprise, Go Ni Tcheng découvrit que ce n’était pas un tueur, mais une tueuse, une ex- agent d’origine coréenne, déjà connue des services sous le nom de Hee Jung. Et cette femme avait effectivement perdu sa sœur dans un accident de la circulation, sur la rue Huaihai ouest alors qu’elle était en vacances à Shanghai. Depuis, elle avait été licenciée par les services de police coréens pour problèmes psychologiques.
Il fut assez simple de localiser la suspecte grâce à toutes les caméras de surveillance de la ville de Shanghai. Parvenu à son domicile, dans un hôtel du district de Pudong, Go Ni Tcheng ne trouva personne. Mais les murs de la chambre étaient couverts de photos et de plans que l’inspecteur se hâta de photographier.
Après avoir analysé les indices, il parut évident que Hee Jung allait encore frapper, le soir même. Mais cette fois, l’inspecteur savait où et il décida de l’attendre.
À la nuit tombante, alors que l’inspecteur l’attendait depuis deux heures déjà, la tueuse surgit. GO Ni Tcheng s’avança, mais l’ayant repéré, Hee Jung se mit à courir à travers les rues de la ville.
Après une poursuite qui dura un long moment, la tueuse s’engouffra dans la tour de la Perle de l’Orient et monta jusqu’au sommet, suivi par un Go Ni Tcheng essoufflé par cette course effrénée.
Il n’était plus qu’à quelques pas d’elle quand elle le fixa en disant :
« Ma vengeance est terminée, je vais rejoindre ma sœur ».
Elle se laissa alors tomber dans le vide. On retrouva son corps meurtri après une chute de 468 mètres. Elle portait à la ceinture un couteau, qui, après analyse, avait bien servi à commettre tous les meurtres de ces derniers mois. »

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Le texte d’Odeline :

« Un soir, il était près de 19h30 quand le vieil ouvrier reçut un appel alors qu’il mangeait tranquillement avec sa femme et ses deux enfants. C’était le policier qui se chargeait maintenant de l’enquête sur la femme qu’il avait retrouvée, sans vie, dans la rue Huaihai.
Cette femme se prénommait Chih- Nii et allait avoir 23 ans.
Le policer l’appelait, car il avait enfin découvert la cause de sa mort ! Elle s’était en fait suicidée suite à des rumeurs propagées contre elle et à un harcèlement. Cela avait commencé trois ans auparavant quand Chih – Nii s’était installée dans le quartier de Nanjing avec son petit ami, Tchang, plus âgée qu’elle de cinq ans.
Les rumeurs et les violences physiques venaient d’une voisine, jalouse de la jeune femme qui était issue d’une famille assez riche. Désespérée, la jeune femme s’était suicidée en absorbant des médicaments et du poison. Elle venait juste de se droguer lorsqu’elle était sortie avec son chien pour s’écrouler, morte, dans la rue Huaihai, à l’endroit où le vieil ouvrier l’avait retrouvée. Elle était vêtue d’un qipao rouge, comme décris par son compagnon.
Les policiers ont ensuite découvert que la voisine avait déjà fait de la prison pour avoir harcelé quelqu’un. Cette fois-ci, la justice serait plus stricte contre elle !
Le vieil ouvrier eut du mal à oublier cette affaire. Les parents de Chih – Nii l’avait invité à la mise en terre de leur fille et il l’avait remercié d’avoir cherché le coupable alors que tout le monde pensait à un simple suicide, en lui offrant un appartement dans le quartier de Pudong, près du parc Jianglong, pour remplacer sa vieille maison Shikumen qui allait être rasée.
Un an et demi plus tard, il fut invité au mariage de Tchang, qui avait rencontré une nouvelle femme.« 

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Le texte de Lin Yao :

« Revenant dans cette rue Huaihai, transformée par l’apparition de grands bâtiments luxueux et la destruction de sa vieille maison Shikumen, Huang, le vieil ouvrier, repensa à l’incident qui avait entraîné tout cela.
Lorsqu’il avait trouvé le corps, il avait été effaré. Il avait appelé la police et avait ensuite été tenu au courant de l’enquête par un ami. Plusieurs autres meurtres avaient suivi, à chaque fois les victimes étaient des femmes d’une vingtaine d’années.
Terrifié, Huang s’était alors rendu compte en enquêtant que toutes les victimes étaient ses filles !
En effet, Huang n’avait pas toujours été un vieil ouvrier sage. Jeune, il avait été un grand coureur de jupons égoïste et avait eu plusieurs compagnes, mais sans être très prudent. Chacune de ses brèves conquêtes s’était retrouvée enceinte et apparemment aucune ne s’était résolue à se débarrasser de l’enfant.
Chaque assassinat suivait le même mode opératoire avec probablement le même meurtrier. Et si celui-ci voulait l’atteindre lui, à travers ses filles ?
Après de nombreuses nuits blanches, Huang avait fini par penser que l’assassin devait être le vieux Fei Wu. Celui-ci détestait Huang car il l’accusait de lui avoir tout pris : sa compagne, sa popularité et même sa place ! Cela ne pouvait être que lui, si jaloux.
Concentré sur ces réflexions, Huang ressentit soudain un choc dans son dos. Quelque chose de froid et tranchant rentrait en lui, le pénétrait jusqu’à son âme et atteignait son cœur. Huang sentit la vie le quitter, sans pouvoir bouger.
Il mourut seul, sans savoir si le coupable était bien Fei Wu.« 

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Le texte de Laura :

« L’ancien maître ouvrier courait dans les ruelles de Chenzhou après un inconnu. Cet individu s’était mis à courir dès qu’il avait aperçu la police sur le lieu du meurtre de la femme au Qipao rouge. Ce comportement avait attiré l’attention de Huang qui l’avait poursuivi, en compagnie de deux policiers.
Ceux-ci avaient été rapidement distancés, mais Huang s’accrochait toujours à ses poumons en flamme et finit par le rattraper et l’immobiliser.
Les policiers arrivèrent un peu après.
« Vos papiers, monsieur » dit l’un d’eux, essoufflé.
« Mais je n’ai absolument rien fait, monsieur l’agent ! » S’exclama le fuyard.
« Alors, pourquoi fuir en nous voyant ? »
« Je n’aime pas trop la police ».
En le fouillant, les policiers découvrirent ses papiers. Les policiers se rendirent alors compte qu’ils avaient le tueur de la jeune femme au qipao rouge devant eux, car il avait été identifié par son ADN, mais était resté introuvable jusque-là.
Au commissariat, après l’interrogatoire de l’assassin, le policer raconta à Huang :
« Maïko, la jeune femme que vous avez trouvé morte, était une ressortissante japonaise propriétaire d’un centre commercial sur la rue Nanjing Ouest. Son frère voulait raser ce centre pour y construire une résidence de luxe. Mais Maïko n’était pas d’accord. Alors sachant qu’il était son unique famille et qu’il hériterait du centre commercial à sa mort, il l’a fait assassiner par l’homme que nous venons d’arrêter grâce à vous. »
Un mandat d’arrêt international fut ensuite émis contre Yukawa, le frère de Maïko et le vieux maître ouvrier reçut une belle récompense de la part de la police, ce qui lui permit d’offrir un appartement flambant neuf dans la ville nouvelle de Xinchengzhen, près du lac  artificiel de Dishui.« 

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Le texte de Zakariya :

« Traumatisé par sa découverte, et devant l’incompétence de la police de Shanghai, Huang s’était décidé à contacter Edward James, un enquêteur privé d’origine américaine qui lui devait un service.
Ensemble, ils menèrent alors l’enquête en découvrant d’abord qui était la victime. La jeune femme s’appelait Mulan. C’était une entrepreneuse qui possédait le quart d’un hôtel de luxe, dans le quartier des affaires de Shanghai et dont l’entreprise menait de nombreux travaux dans la ville. De quoi se faire beaucoup d’ennemis selon monsieur James.
Le soir du meurtre, Mulan était en qipao rouge car elle avait participé à la soirée d’inauguration d’un nouvel hôtel dans la vieille ville de Shanghai, construit par son entreprise.
Cet hôtel avait remplacé tout un quartier de vieilles maisons Shikumen, dont les habitants avaient été expulsés ou contraints d’aller vivre dans une ville nouvelle, dans la banlieue de Shanghai. Huang et James décidèrent donc de s’intéresser aux occupants de ces maisons, comme de possibles meurtriers.
Après quelques jours de recherche, ils découvrirent que deux frères, habitant l’une des maisons, avaient déjà fait de la prison pour des actes de violence et qu’ils menaient une vie de délinquants dans la vieille ville.
S’intéressant aux caméras de sécurité de l’hôtel, Huang et son ami enquêteur découvrirent que Chang et Chong, les deux frères, apparaissaient sur les enregistrements, se faisant passer pour des serveurs lors de la réception d’inauguration. La caméra du parking de l’hôtel avait même filmé les deux frères près de la voiture de la victime à la fin de la soirée.
Avec tous ces indices, les deux hommes décidèrent d’aller voir la police qui retrouva rapidement les deux frères. Ceux-ci avouèrent qu’ils avaient tué Mulan afin de se venger de la destruction de leur quartier et de leur « commerce ».
Ils furent condamnés à la prison et Huang et James reçurent une récompense de la famille de Mulan.
Heureux d’avoir trouvé les meurtriers de la jeune femme, Huang reprit alors ses joggings matinaux tout en espérant bien ne jamais plus découvrir un autre cadavre…« 

Fins de roman policier

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Voici les travaux de mes élèves de quatrième. Il s’agissait d’imaginer et d’écrire la fin du roman policier De soie et de sang dont ils avaient lu le début. L’histoire se déroule à Shanghai que nous avons étudié dans le cadre du chapitre « Espaces et paysages de l’urbanisation ». J’avais donné plusieurs consignes :
– il fallait connaître l’identité de l’assassin à la fin du texte ;
– l’un des « enquêteurs » devait être le vieil ouvrier du début ;
– le dénouement devait se dérouler dans un lieu réel et identifié de la ville.
Les travaux sont bien sûr de qualité variable, mais la plus grande partie des élèves ont joué le jeu. Et ce qui m’a fait très plaisir, c’est qu’un élève en très grande difficulté de compréhension et de rédaction a tout de même imaginé une histoire sur plus de quarante lignes, même si elles sont difficiles à lire. De leur côté, les élèves de mon amie Barbara ont rédigé la suite directe des premières pages du roman. Nous allons échanger les textes et proposer à nos élèves de choisir « les meilleurs » textes de chaque classe, dans une sortie de prix littéraire. À suivre donc.

 

Etre Français selon Jean d’Ormesson

En 2011, Jean d’Ormesson tentait de définir ce qu’est « être Français » pour le magazine Le Point :
« Devant un jardin où l’eau des fontaines coule entre des statues du XVIIIe et des parterres de buis bien taillés, vous dites : ‘C’est très français.‘ Devant un gâchis invraisemblable où personne ne comprend plus rien, vous dites : ‘C’est très français.‘ Devant une action d’éclat au panache inutile, vous dites : ‘C’est très français.‘ Devant une opération de séduction menée tambour battant avec un mélange de grâce, de drôlerie et de distance, vous dites : ‘C’est très français.‘ Pascal est très français et Cyrano est très français. Montaigne est très français et Pasteur est très français. Descartes est très français et Musset est très français. De Jeanne d’Arc à de Gaulle, nous nous y connaissons en héroïsme. Et quoi de plus français que l’ironie et la légèreté qui appartiennent de tout temps à la légende de Paris ? Être français, c’est aimer la tradition et c’est aimer la Révolution. Être français est d’abord une contradiction.

Autour de nous, l’Angleterre, c’est la mer. La Russie, c’est la terre. Le génie allemand se déploie dans les légendes du Nord. L’Italie et l’Espagne incarnent la séduction du Sud. Être français, c’est être écartelé entre le Nord et le Sud, entre le rêve et la réalité, entre la mer et la terre, entre la Meuse chère à Péguy et la langue d’oc de Mistral. La France est une diversité – poussée trop souvent jusqu’à la division. Il y a des pays et des cultures qui sont des pléonasmes. La France est un oxymore. Elle aime rassembler les contraires.

Un Anglais n’a pas de doute : il sait qu’il est anglais. Un Allemand n’hésite pas : il s’efforce d’être allemand. Les Français s’interrogent sans cesse : ‘Qu’est-ce qu’être français ?‘ C’est qu’il y a au coeur de la France quelque chose qui la dépasse. Elle n’est pas seulement une contradiction et une diversité. Elle regarde aussi sans cesse par-dessus son épaule. Vers les autres. Vers le monde autour d’elle. Plus qu’aucune nation au monde, la France est hantée par une aspiration à l’universel. Avec une ombre peut-être de paternalisme extérieur, Malraux assurait que la France n’était jamais autant la France qu’en s’adressant aux autres nations. Witold Gombrowicz va plus loin : ‘Être français, c’est précisément prendre en considération autre chose que la France.’

C’est une tâche difficile de vouloir rester soi-même tout en essayant de s’ouvrir aux autres. Français, encore un effort pour être un peu plus que français et pour faire de la France ce qu’elle a toujours rêvé d’être sous des masques différents : un modèle d’humanité et de diversité. Ces malins de Français ont même donné un nom à ce mélange explosif : ils l’ont appelé fraternité.« 

Des haïkus sur Dakar

Voici les Haïkus composés par les élèves de l’une de mes quatrièmes ce matin durant la dernière séance sur les villes. À part quatre d’entre eux, tous ont joué le jeu malgré la difficulté que représente ce type d’exercice pour eux. Certains ont même rédigé plusieurs poèmes. Pour les écrire, ils avaient visionné un petit documentaire sur Dakar auparavant.

Dakar populaire
aime les éclats de rire
dans les rues

Dakar somptueuse
quartier Plateau d’immeubles
envie de voyager

Des muses qui conforment
des rubriques culturelles au conflit
du béton et machines

Les Dakarois vont
au marché des épices
pour la cuisine

Les Dakarois voient
la lune de leurs immeubles
et l’admirent ensemble

Dakar est luxueuse
exotique mais urbaine
les épices sont cuites

Le soleil brûle
le sable chaud sous nos pieds
l’eau les rafraichit

La population
le port de Dakar est grand
la ville est vivante

Dakar ville qui vit
des appels à la prière
dans les mosquées prier

Mosquée signal
la mosquée grande et pleine
des personnes jouent, luttent

Dakar est danse
population vivante
même la nuit

La plage de Dakar
pirogues colorées
joli paysage

La musique en ville
Dakar la populaire
tout le monde danse

Le sable fin et doux
sous nos pieds passe la mer
les poissons nagent

Les gens sont heureux
Ils dansent sur les grandes plages
les gens sont joyeux

Circulation pleine
Cheval qui tracte une charrette
port eau flotte

Dakar la somptueuse
ville riche hôtel luxueux
vivante même la nuit

Le soleil se couche
sur les grandes plages de Dakar
les personnes dansent

Les rues et marchés
chantent, dansent et vivent bien
bien que la chaleur est là

Dakar la populaire
Dakar la somptueuse
Dakar une belle ville

A deux nouveaux nés
égal un nouveau décès
donc Dakar grandit

 

Des vidéos sur Paris réalisées par les troisième

Voici les documentaires vidéo réalisés par les élèves de troisième. Pour cela, ils ont travaillé en groupe. Durant deux séances, ils ont cherché des informations sur les différents thèmes en salle informatique, puis ils ont monté images et sons à l’aide du logiciel Camtasia installé sur mes différents Mac lors de deux autres séances. Certains, pour qu’il n’y ait pas trop bruit, ont travaillé dans le couloir, d’où une acoustique étrange parfois.
Je n’ai rien retouché, ni dans la construction ni dans la rédaction. C’est un parti pris de ma part. Je trouve le contenu un peu faible, mais par contre les élèves se sont assez bien emparés du logiciel.

 

Les troisièmes construisent un documentaire vidéo sur Paris

Après avoir fait des recherches en salle informatique durant deux séances, ils ont aujourd’hui commencé à bâtir les trois parties du documentaire :
– Paris, capitale et principale métropole de France,
– Paris, ville mondiale,
– le projet du Grand Paris.
Ils utilisent le logiciel Camtasia installé sur les trois Mac portables que je leur prête. La suite (et je l’espère la fin) du travail demain et une mise en ligne de la vidéo bientôt sur ce blog.

Des élèves qui écrivent

En apprenant le travail que je leur demandais sur Shanghai, c’est-à-dire d’écrire les dernières pages d’un roman policier, les élèves de quatrième ont commencé par protester « que c’était trop dur », « qu’ils n’y arriveraient  jamais ». Ensuite, ils ont tenté de négocier un nombre de lignes, ce à quoi je répondais « peu importe tant que le lecteur pourra comprendre la fin de l’histoire après avoir lu seulement le début. » Et puis, durant la séance, la situation s’est débloquée. Une bonne partie des élèves s’est prise au jeu, cherchant des prénoms et noms chinois dans le roman original, me demandant comment s’appelait l’équivalent de la CIA en Chine, cherchant des marques automobiles chinoises sur Internet ou encore parcourant la carte du centre de Shanghai pour localiser leur récit. Certains se sont rendu compte qu’ils avaient déjà écrit trente lignes et qu’il n’avait pas encore terminé d’exprimer ce qu’ils voulaient… Bien sûr, quelques-uns ne jouent pas le jeu et soupirent en disant bien fort : « je n’y arrive pas », je n’ai pas d’idée », mais ils ne sont pas nombreux finalement.
Je récupère les brouillons d’une classe lundi et ceux des deux autres à la fin de la semaine prochaine.