Catégorie : Travaux d’élèves

Création d’un jeu sur la laïcité

C’est l’objectif que nous nous sommes fixés avec les élèves de la mission contre le décrochage scolaire du collège Alain de Maromme. Partant des visuels du jeu Laïque Cité, certains ont imaginé les règles du jeux ou rédigé les cartes pendant que d’autres réalisaient le plateau. Ils termineront tout cela la semaine prochaine avant de tester le jeu le premier juin et de peut-être le faire essayer à des élèves du collège le 8 ou 15.

Des collégiens proposent des mesures pour le collège

Pendant une semaine, dans le cadre du cours d’Enseignement Moral et Civique l’ensemble des élèves de 6e et 5e de ma collègue Mara Goyet a travaillé, par petits groupes, à l’élaboration de mesures qui pourraient, selon eux, améliorer la scolarité des collégiens. Elles se devaient d’être générales et réalistes. Chacune a fait l’objet de débats (l’uniforme, par exemple, a divisé les élèves qui n’ont pas réussi à se mettre d’accord) et de mises en perspective.

1° « Les seules surprises que nous ayons, c’est des interros« . Les élèves regrettent le train-train de la vie collégienne avec des semaines identiques qui se répètent tout au long de l’année. Ils voudraient des événements (une « semaine internationale » a été proposée), des thèmes, des emplois du temps qui varient, plus de sorties, de voyages. La routine les ennuie.

2° « On aimerait déjeuner parfois avec nos profs, si on les connaissait mieux, on prendrait mieux les remarques, on verrait que dans la vie, ils sont normaux« . Le lien avec les enseignants a fait l’objet de nombreuses propositions. Ils souhaitent des relations plus directes, plus simples et plus chaleureuses. Ils remarquent qu’ils découvrent leurs profs en sortie, en voyage, au détour d’un cours et que ça change tout pour eux. Ils souhaiteraient plus de discussions avec eux et pas seulement pour gagner du temps sur le cours : ça les intéresse.

3° « On aimerait avoir des amphis » . Un niveau, dans son ensemble, suivrait des cours (magistraux) dans un amphithéâtre (considéré comme le nec plus ultra de la classe internationale). 150 élèves de 6e écouteraient par exemple un cours d’histoire de cette manière pendant une heure ou deux. Les élèves seraient ensuite divisés par petits groupes dans des ateliers optionnels ou par niveau.

4° « On aimerait qu’on nous fasse confiance, qu’on nous confie des choses, avoir des missions« . Ils remarquent qu’on ne les laisse même pas cinq minutes seuls quelque part (et reconnaissent que l’on a bien raison !). Ils souhaiteraient qu’on leur confie des responsabilités (un jardin dans la cour par exemple).

5° « On aime bien apprendre des choses quand on nous les raconte« . Le récit fait l’unanimité même s’ils reconnaissent qu’en mathématiques, par exemple, ce ne va pas être évident. Ils se disent durablement marqués par les films ou les documentaires. Ils aiment bien quand les profs font de l’humour, sauf quand ils en font et qu’ils ne sont pas drôles.

6° Les élèves aimeraient des salles avec chacune leur personnalité, leur thème, leur couleur. Ils voudraient que certaines soient repeintes. Et soient dotées de climatisation. Ils souhaiteraient, chaque vendredi avant les vacances, consacrer une journée à laver, ranger et décorer le collège. Ils pensent qu’ainsi ils prendraient plus soin du matériel (critiqué pour son côté « lugubre ») et seraient plus attentifs à ne pas salir. De manière générale, le bien-être au collège est considéré comme primordial.

7° En ce qui concerne la cantine (au centre de leur vie et de la journée !), ils estiment que « la nourriture c’est la vie » et veulent simplement que ce soit bon tous les jours. Ce thème est omniprésent, récurrent, insistant.

8° Les élèves voudraient que les professeurs expliquent aussi longtemps que tout le monde n’aura pas compris. Plusieurs fois, donc, et de manières différentes. Certains, dont les résultats sont excellents, s’inquiètent : « on va s’ennuyer« .

9° Ils souhaiteraient une uniformisation des exigences. Qu’une classe n’ait pas 17 de moyenne avec tel prof et une autre 12 avec un autre enseignant de la même matière. Evidemment, l’uniformisation se ferait sur la base d’un 17 de moyenne, reconnaissent-ils l’oeil en coin.

10° Ils souhaitent faire les devoirs sur place le soir ou la matin histoire d’être débarrassés. Ils disent que la question des devoirs envahit leur soirée et leurs week-end et qu’ils aimeraient qu’une fois partis du collège ce soit réglé. A part pour relire ou réviser une leçon.

11° Ils aimeraient qu’on utilise encore plus de moyens modernes pour suivre les cours. Mails, tablettes, blogs, cours en ligne, texto. Cela ferait gagner du temps

12° Ils aimeraient que, à la manière de Poudlard, on mette les classes d’un niveau en concurrence, qu’il y ait des concours entre elles. Ca les motiverait beaucoup et ça leur donnerait envie de s’aider les uns les autres pour gagner.

13° Ils aimeraient que les professeurs cessent de croire qu’ils sont autrement qu’ils ne sont et tiennent compte de leur vraie vie, de ce qu’ils sont vraiment : ils ne relisent pas toutes leurs leçons la veille, ils ne s’y prennent pas à l’avance pour réviser, ils ne se ruent pas sur leur travail le soir en rentrant…

14° Ils aimeraient des caméras de vidéo-surveillance pour les recoins les plus sombres de la cour et les territoires annexés par les grands (type banc, nerf de la guerre)

15 ° Ils disent aimer travailler en groupe.  Ca leur semble intéressant et enrichissant.

Cette démarche est très intéressante, à condition que certaines de ces propositions, soumises à l’approbation des instances du collège, voient le jour. Ce qui n’est pas évident !

Séances de géographie sur les mers et les océans en 4e

Les élèves travaillent sur l’importance des mers et des océans en étudiant le commerce mondial et le port de Shanghai (ils avaient déjà étudié la ville dans un chapitre précédent) et en analysant le conflit autour des îles de la Mer de Chine.
Ils travaillent pour cela en autonomie sur des fiches d’activités visant à produire un croquis, une carte mentale et un texte.

Une expérience intéressante

Une collègue suisse de cycle 3 relate ici un travail avec ses élèves sur la construction d’un parcours sportif avec instructions orales podcastées, accessibles grâce à des QRcodes.
« Mon objectif était donc que les élèves découvrent notre village d’accueil et choisisse un parcours et des exercices à réaliser. De plus, comme j’ai une leçon d’éducation physique à l’extérieur chaque semaine, je trouvais que mêler l’oral, les MiTic ((Médias et technologie de l’information et de la communication) et le sport c’était parfait. Le second objectif était que le parcours reste en place dans le village et que tout un chacun puisse aller le faire quand bon lui semble avec son smartphone et une application pour lire les QRcodes.« 

Avancée des travaux d’élèves sur la guerre froide

A la veille des vacances, les troisièmes ont encore bien travaillé sur l’EPI « neuf familles dans la tourmente du XXe siècle ».

Sur la période de la guerre froide, ils ont réalisé des affiches de propagande. Les textes en espagnol, d’abord traduits en grande partie grâce à Reverso, ont été corrigés par le professeur de langue. Les textes en russe sont pour le moment juste passé par Reverso…

Certains groupes travaillent sur des couvertures de comics russes. Il en manque encore deux, en cours d’élaboration.

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Une élève a rédigé, en anglais, un article sur la crise de Cuba (l’un des membres de sa famille fictive étant journaliste) et l’a intégré à une Une du New York Times de l’époque.

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Tous ces travaux ont souvent été pour eux l’occasion de découvrir et d’expérimenter le logiciel Photoshop.

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Certains élèves qui ont terminé leurs travaux travaillent déjà sur un Animoto consacré à mai 68.

Géographie poétique

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Quarante classes ont participé cette année au festival de GéoPhotoGraphie, sur le thème « étranges lieux familiers ». L’exercice, complexe, demandait d’articuler une approche plastique (la photographie) avec une démarche et un regard propres à la géographie (sortie sur le terrain, lecture de paysage, production d’une représentation de ce paysage). La thématique présentait la même complexité : il s’agissait en effet de regarder autrement un lieu familier, quotidien, et ce de manière collective, avec toute la classe.
Pour voir les anciens lauréats du concours, suivez ce lien.
Il y a évidemment là matière à un EPI Arts Plastiques / Géographie / Lettres.