Catégorie : Travaux d’élèves

Exercice d’écriture improvisé en Ulis

Ce matin, dans le dispositif Ulis, les élèves ont été intrigués par les vieux albums photos que j’ai amené pour le projet français – histoire sur l’écriture de lettres durant la Première Guerre mondiale, en troisième. Je les ai donc laissé feuilleter les trois albums remplis de photos de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, en répondant à leurs questions très diverses.
Profitant de leur intérêt, j’ai proposé ensuite un exercice d’écriture consistant à choisir une photo et à la décrire sur le cahier. Voici le résultat de ce travail.

Pour aider l’élève qui a choisi la photo des trois soldats, qui est en cours d’apprentissage de la lecture et de l’écriture, nous avons utilisé les pièces du jeu Lexicon pour qu’il compose les mots qu’il me disait (sans se préoccuper de l’orthographe). On voit que la plupart des élèves ont un défaut d’imagination ainsi que de vocabulaire que j’ai déjà rencontré précédemment et sur lequel je vais travailler cette année. 

Des lettres de la Première Guerre mondiale écrites par les élèves

Ce diaporama présente quelques unes des lettres écrites par les élèves de troisième lors des ateliers français et histoire, animés conjointement par ma collègue et moi,  ou en évaluation de fin de séquence. Il s’agissait d’abord d’écrire trois lettres : la réponse fictive d’une femme à la vraie lettre de son mari, Léopold Dard,  que les élèves avaient étudiée au préalable. Puis, ils ont dû écrire la lettre d’un soldat racontant sa vie dans les tranchées en utilisant obligatoirement deux mots d’argot des poilus tirés au hasard. Enfin, la troisième lettre devait évoquer une photographie (que les élèves ont choisis dans des albums de vieilles photographies de ma collection) envoyée après l’armistice. En évaluation, les élèves ont finalement rédigé la lettre d’un soldat engagé dans la bataille de Verdun. 

Des maths en Ulis

Aujourd’hui, ma femme ne travaillait pas dans son collège, alors elle est venu animer une séance dans le dispositif Ulis dont je m’occupe. Au menu pour les élèves, un travail  à partir du jeu Match Point, proposé par l’APMEP (pour Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public) durant 30 minutes puis une partie du jeu.
Les fiches 1, 2 et 3 de la brochure APMEP permettent de comprendre comment on marque des points et la fiche 4 propose de réfléchir aux différentes façons de positionner une pièce sur un même emplacement afin de trouver la meilleure stratégie.
Presque tous les élèves sont parvenus à la fin de la fiche 4 dans les trente minutes. Ils se sont ensuite affrontés, dans la bonne humeur (les adversaires s’entraidant) et avec beaucoup de concentration, durant 20 minutes.
A la fin de la séance, les élèves étaient déçus que ma femme s’en aille et ils ont demandé du rab sous la forme du mystérieux bâton présent dans la salle depuis la rentrée et dont je leur avais dit que ma femme viendrait leur faire une démonstration, un jour. Et c’est parti pour une séance de révision de la table de 3 à l’aide du number stick.

Ci-dessous, le fichier utilisé avec les fiches de l’APMEP :

Un travail français / histoire en classe de troisième

Cette année, avec ma collègue de français des deux classes de troisième dont j’ai la charge, nous mènerons plusieurs projets interdisciplinaires. Le premier concerne les thèmes de la Première Guerre mondiale et de la lettre. Nous travaillons en co-intervention en utilisant les heures d’aide personnalisée qui sont alignées.
Lors de la première séance, les élèves ont visionné le court-métrage Lettres de femmes en répondant à un questionnaire associant les deux matières.
Lors de la deuxième, j’ai amené à chaque élève une lettre écrite à sa femme par un soldat entre 1914 et 1918. Les élèves sont glissés dans la peau d’historiens pour transcrire la lettre et en tirer des informations.
Pour la troisième séance, ils ont eu à rédiger la réponse de la femme du soldat en reprenant les informations découvertes et en inventant le reste, sans faire d’anachronisme.
Lors de la quatrième séance, ils manipuleront des objets liés à la guerre (venant de l’arrière comme du front) et feront connaissance avec l’argot des tranchées afin d’écrire une deuxième lettre, émanant soit d’un soldat, soit d’un civil.
Enfin, dans la dernière séance, ils devront rédiger une troisième lettre en travaillant à partir de photos de l’époque.
A la fin, nous assemblerons toutes les lettres écrites par les élèves dans un recueil au moins numérique.

Un atelier philo en Ulis

En fin de matinée, les élèves ayant bien travaillé deux heures de suite avec moi dans le dispositif, j’ai décidé de leur lire le première épisode du Feuilleton de Thésée dans lequel, enfant, le héros désobéit à sa mère et se retrouve puni dans sa chambre lors de la visite de son héros Héraclès.
L’écoute des élèves a été bonne et j’ai répondu à quelques question de vocabulaire et de sens. Puis nous avons évoqué la mythologie : plusieurs connaissaient Thésée et quelques dieux grecs.
Ensuite, j’ai demandé si c’était normal que Thésée soit puni. Tous les élèves ont dit que oui, car il avait désobéi à sa mère. J’ai posé ensuite LA question : faut-il toujours obéir à ses parents ? Après un flottement, les élèves ont répondu oui. J’ai alors donné un exemple avec un enfant à qui ses parents ont ordonné de rester dans la maison pendant leur absence. Un peu plus tard, un incendie se déclare. A la question que doit-il faire, les élèves ont convenu qu’il devait sortir, même s’il désobéissait à ses parents. Après discussion, nous avons formalisé cela en « un enfant doit obéir à ses parents sauf si cela le met en danger où si cela ne respecte pas ses droits ».
Ensuite, j’ai élargi aux lois en demandant si il fallait toujours obéir aux lois. Les élèves m’ont vite parler de légitime défense et « du droit de tuer quelqu’un qui nous menace ». J’ai reformulé et nuancé. Utilisant l’actualité, j’ai évoqué ensuite l’Afghanistan et les lois interdisant beaucoup de choses aux femmes. Les élèves, après discussion, se sont mis d’accord sur le fait qu’il ne fallait pas respecter ces lois, injustes.
Cette heure a été un moment intéressant et tranquille, avec des élèves attentifs qui s’écoutaient les uns les autres. Je vais donc continuer cette expérience régulièrement.

Le vendredi, c’est projet en ULIS

Le vendredi, entre 9h25 et 11h30, je vois la totalité des élèves du dispositif. Je vais donc utiliser ces deux heures pour travailler sur des projets collectifs.

Le premier sera consacré à la rentrée solidaire en faveur du Liban. Ce sera l’occasion de faire travailler les élèves sur ce pays avec des portraits d’enfants d’Arte et diverses vidéos présentant l’école dans ce pays, mais aussi de mener une discussion philosophique sur le don. Je vais proposer aux élèves de préparer la récolte de matériel qui aura lieu en novembre et décembre en réfléchissant aux moyens de sensibiliser leurs camarades du collège et leurs familles.