Catégorie : La dernière séance

Un film sur la Première Guerre mondiale en janvier prochain

Un élève de troisième m’a signalé la sortie d’un film qui m’avait échappé sur la Première Guerre mondiale, réalisé par l’américain Sam Mendes. Basée sur une histoire que lui a raconté son grand-père qui a combattu deux ans dans les Flandres pendant la Première Guerre Mondiale, 1917 aura la particularité d’être monté comme un unique plan séquence, tourné uniquement en extérieur.
Deux jeunes soldats britanniques se voient assigner une mission mortelle. Porteurs d’un message qui doit empêcher une attaque éventée par l’ennemi et la mort de centaines de soldats, dont le frère de l’un d’eux, ils se lancent dans une véritable course contre la montre à travers le champs de bataille.

Si comme cela, l’histoire ne me semble pas très crédible, la prouesse technique doit être intéressante à voir. Et pour les élèves, c’est une mise en image de l’horreur et de l’absurdité de cette guerre.

J’accuse de Roman Polanski

Dans son J’accuse, Roman Polanski raconte l’Affaire Dreyfus du point de vue du Colonel Picquart qui, une fois nommé à la tête du contre-espionnage, a découvert que les preuves contre le Capitaine Alfred Dreyfus avaient été fabriquées et a choisi, au péril de sa carrière, de réhabiliter Alfred Dreyfus et d’identifier les vrais coupables. Le site Zéro de conduite propose un dossier pédagogique sur le film qui va sortir en salle le 13 novembre prochain.

Faire de l’histoire avec du boudin et des choux… Je n’y avais pas pensé !

Jonas qui aura 25 ans en l’an 2000 est un film franco-suisse réalisé par Alain Tanner en 1976. Il nous raconte les destins de quatre couples dans le canton de Genève, après Mai 68, dont un professeur d’histoire et une caissière travailleuse frontalière (Miou-Miou). C’est un film aujourd’hui difficile à regarder, à l’idéologie soixante – huitarde très affirmée. J’ai cependant sélectionné plusieurs extraits montrant le professeur d’histoire en cours, car la pédagogie dont il fait preuve m’a semblé intéressante et puis commencer par une réflexion sur le temps m’a rappelé le nouveau programme de lycée…

Le plus vieux cinéma du monde

L’Eden Théâtre est le plus vieux cinéma du monde encore en activité. Il a accueilli les projections privées des frères Lumière dès 1895, et sa première séance payante (250 personnes), en 1899. Les Lumière venaient en effet en vacances à La Ciotat, et la ville a tenu une place importante dans leurs premiers films. Fermé dans les années 1990, menacé de démolition, l’Eden est redevenu une salle consacrée au septième art en 2013.
Une visite guidée des coulisses est organisée samedi 21 septembre à 15 heures et dimanche 22 à 10 h 30 dans le cadre des Journées du patrimoine.

Un autre film récent sur la RDA et la guerre froide

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La Révolution silencieuse est un film adapté du récit autobiographique de Dietrich Garstka, Das Schweigende Klassenzimmer. Celui-ci raconte comment, avec ses camarades lycéens d’une petite ville de la République Démocratique Allemande, ils improvisèrent une minute de silence en guise de protestation contre la répression de l’insurrection de Budapest par les troupes soviétiques, en 1956, et la mort supposée du footballeur Ferenc Puskás.
Pour dérisoire et inoffensif qu’il était, cet acte impulsif eut des conséquences qu’ils n’auraient jamais imaginées. Dans le contexte qui allait mener à la crise de Berlin et à l’édification du Mur, en 1961, le geste fut pris très au sérieux par les autorités éducatives. Elles s’attachèrent à débusquer et à châtier les meneurs de cet acte séditieux, menaçant l’ensemble des élèves d’une lourde sanction : l’interdiction de passer leur diplôme (l’Abitur, équivalent du baccalauréat) dans l’ensemble de la RDA, et donc d’accéder à des études universitaires. Contre toute attente, et contre l’avis de leurs parents, les lycéens refusèrent en bloc de se laisser diviser et de trahir leurs camarades, préférant tout quitter pour émigrer en RFA où ils ont été reçus à bras ouverts à côté de Francfort et ont pu passer leur baccalauréat. Propagande oblige, leur histoire a été très largement médiatisée : dès le mois de janvier 1957, ils ont fait la une de plusieurs journaux. L’histoire de ces jeunes a donc été transformée en un emblème de l’inhumanité de l’Allemagne de l’est.
Stalinstadt, la ville où se déroule l’action, était proche de la frontière polonaise, mais à 80 kilomètres seulement de l’enclave occidentale de Berlin Ouest. A l’époque, le mur qui séparera la ville en deux et en fera le symbole de la Guerre Froide n’est pas encore construit : on peut se rendre en train d’une Allemagne à l’autre, pour visiter sa famille ou fleurir la tombe d’un proche, comme au début du film. C’est ce qui explique qu’entre 1949 et 1961, plus de 2,7 millions de personnes (sur 17 millions) ont fui la RDA.