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Jouer dans le donjon de Rouen

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Depuis le mois d’avril et jusqu’au 12 novembre, le donjon de Rouen, seul vestige du château philippien du XIIIe siècle, accueille un jeu pour 3 à 8 personnes. Il s’agit d’un escape game, très à la mode en ce moment. En une heure, les joueurs doivent collaborer pour s’évader de la tour. Pour cela, il faut trouver certains objets, résoudre différentes énigmes et ouvrir des cadenas.
Les joueurs incarnent des mercenaires à la solde du seigneur de Dammartin, qui a juré fidélité au roi d’Angleterre contre son suzerain légitime. Les décors et objets du jeu sont des reconstitutions fidèles de ceux du XIIIe siècle, notamment d’un magnifique jeu d’échec retrouvé en Ecosse.

Chaque indice de l’intrigue possède une dimension pédagogique et un petit livret est distribué à la fin du jeu pour donner des détails sur les objets qui ont été manipulés pendant la partie.

Pour en savoir plus : http://www.donjonderouen.com

Le chai à vin du port de Rouen

 

Dans le cadre d’un projet interdisciplinaire (maths, physique, SVT et histoire – géo), mes quatrièmes vont travailler sur le chai à vin du port de Rouen.

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Le chai relais, dessiné par l’architecte Pierre Maurice Lefebvre pour la Chambre de Commerce de Rouen, fut inauguré en 1950.

 

A cette époque il s’agissait du plus grand chai à vin d’Europe. À l’intérieur, disposées en croix et sur trois étages, les 250 cuves pouvaient recevoir jusqu’à 100 000 hectolitres de vin. Elles étaient desservies par des passerelles et  raccordées par canalisation en cuivre rouge aux postes de déchargement du quai de la Seine, et du bassin Saint-Gervais.
Construit pour recevoir le « vin en vrac » des pinardiers d’Afrique du Nord et plus particulièrement d’Algérie, le chai  assurait la réception, le stockage et le rechargement des vins sur des transporteurs reliant la région parisienne (navires, wagons-réservoirs,  camions – citerne, chalands…).

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Ce bâtiment, désaffecté depuis les années 80, est aujourd’hui muré, après avoir été pillé et vandalisé, notamment en raison des tuyauteries en cuivre qu’il renfermait.

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Vous trouverez beaucoup d’information sur le lieu sur ce site et notamment la reproduction d’une ancienne brochure du Port autonome.

Le bombardement de Rouen du 19 avril 1944

Un ami m’a signalé cet article à propos des bombardements sur Rouen durant la Seconde guerre mondiale. J’avais de mon côté déjà posté à ce sujet ici, mais cet article est très riche et je vous en recommande la lecture.
De 1941 au début de 1944, l’agglomération rouennaise a essuyé une douzaine de bombardements alliés. Les cibles étaient souvent des usines ou les gares mais la population civile a aussi été touchée et l’on déplora de nombreux morts.

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carte issu de l’ouvrage  Ce qui s’est vraiment passé à Rouen le 19 avril 1944. Paul Le Trévier et Daniel Rose

Le 18 avril 1944, afin de préparer le débarquement, 280 bombardiers décollèrent d’Angleterre en direction de Rouen. L’objectif était le triage ferroviaire de Sotteville. Mais plusieurs quartiers habités de Rouen sont marqués ou éclairés par erreur par les avions éclaireurs puis bombardés. Sur la carte, la zone visée est entourée en bleu et les points représentent les impacts de bombes répertoriés.

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L’article présente aussi un document assez extraordinaire : ce qui serait une photographie prise durant le bombardement et montrant la silhouette de la ville sous le feu des bombardements.
Sur le site, vous trouverez un fil d’articles intitulé « Ma ville sous l’occupation » qui contient des informations accessibles aux élèves de trosième.

Merci Pierrick pour cette découverte !

Rouen à travers le temps

Pour poursuivre le travail de 3e sur l’agglomération rouennaise, voici différentes cartes de Rouen à travers les âges avec des plans dressés et dessinés d’après des documents anciens par Edgard Naillon en 1955.

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Vue 1 : Rotomagus, époque gallo-romaine – Vème siècle

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Vue 2 : Rouen, fin XIème siècle

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Vue 3 : Rouen, fin XIVème siècle

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Vue 4 : Rouen au XVIIème siècle

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Vue 5 : Rouen, début XVIIIème siècle

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Vue 6 : Rouen, plan des Echevins, 1784

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Vue 7 : Commune de Rouen pendant l’époque révolutionnaire, 1794

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Vue 8 : Rouen, transformations au cours du XIXème siècle, 1868

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Vue 9 : Rouen, 1939

Tous ces documents proviennent d’ici.

Un colloque sur la Renaissance à Rouen

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Au moment où j’aborde ce thème avec les cinquièmes, je découvre qu’un colloque est organisé sur le sujet de la Renaissance à Rouen par le Centre d’Etude et de Recherche Editer / Interpréter les 18 et 19 juin prochain. Je ne pourrais malheureusement pas y assister étant déjà occupé.
Le programme détaillé est disponible ci-dessous :
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Le livre enchaîné de Rouen

Après avoir rédigé l’article sur le livre sur les cartographes normands, je me suis rendu compte que j’avais oublié de présenter une autre production des éditions Point de vues concernant l’histoire normande.

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Le Livre des Fontaines est un document extraordinaire et précis montrant la situation, l’architecture et l’organisation de la ville de Rouen au début du XVIe siècle. Conçu pour la ville par Jacques Le Lieur, ce livre objet a été une référence technique sur les alimentations en eau de la ville jusqu’au XIXe siècle.
D’une famille prestigieuse (l’un de ses ancêtres fut maire de Rouen en 1337-1338) Jacques Le Lieur fut notaire-secrétaire du Roi, homme politique (souvent élu échevin de la Ville entre 1517 et 1544) mais aussi mécène, homme de plume, amateur d’art et bibliophile.
Amené par ses fonctions à s’occuper des travaux d’adduction et d’entretien de la ville, Le Lieur a été chargé d’un bilan complet des trois aqueducs déservant Rouen en eau entre 1523 et 1526. Il a pour ce faire voulu réaliser un document exemplaire et a retracé en élévation de part et d’autre du cours des sources, le paysage rural et urbain qu’il était possible d’observer à son époque.
Propriété de la Ville de Rouen, le manuscrit originale est conservé à la Bibliothèque de la ville de Rouen (cote Msg3). Initialement placé dans une reliure de velours noir avec des garnitures de laiton doré, il était fixé à une table de lecture par une chaîne et un cadenas, ce qui fait qu’on l’ait dénommé Le Livre EnchaînéLe Livre des Fontaines comprend aujourd’hui plusieurs éléments séparés en 1843 :
– un manuscrit de 156 pages,
– trois plans représentant les fontaines de Carville ( 9,30 mètres de long), Yonville ( 4,80 mètres) et Gaalor (3,43 mètres),
– une grande vue panoramique de la ville,
– un boîtier en bois.
Il existait trois éditions partielles du Livre des Fontaines avant celle de 2005 :
la première tentative a été réalisée par Théodore Basset de Jolimont, ingénieur, peintre, restaurateur et membre de l’Académie dans son ouvrage Les Principaux édifices de Rouen en 1525. Édité à 125 exemplaires en 1845, ce recueil de quarante-neuf vues des principaux monuments de Rouen empruntait sa documentation à la totalité des plans du manuscrit de Jacques Le Lieur. Jolimont y avait pris le parti d’isoler chaque bâtiment reconnaissable dans les bandes de plan et dans la Grande Vue, et d’en retracer l’histoire dans de courtes notices. Réalisée en lithographie bistre, la mise des teintes de couleur a été réalisée manuellement.
La deuxième tentative de réédition a été entreprise par Jules Adeline, architecte, aquafortiste, en 1892. Source de documentation et d’inspiration permanente pour Adeline, il obtient l’autorisation de la municipalité de copier sur calque l’intégralité des planches du manuscrit original. Il en fit réaliser des réductions photographiques pour les reporter en gravure dans son ouvrage. Édité à 50 exemplaires, l’ouvrage d’Adeline est  méconnu dans son ensemble alors que les dessins tirés des calques ont été pendant plus d’un siècle copiés et édités.
La troisième tentative de réédition, presque complète, est celle de l’Abbé Victor Sanson. Réalisée en 1911, elle utilisait le procédé photographique et les technologies nouvelles de l’héliogravure : l’intégralité des plans y était reproduite à l’exception de la grande vue rééditée à part de l’ouvrage mais redessinée. Cette édition méticuleuse et luxueuse était un exploit technique et une volonté de réaliser une copie conforme au manuscrit. Les plans furent découpés en 78 planches reproduits en héliogravure puis teintées manuellement à l’aquarelle. Sanson a transcrit et imprimé dans un volume toutes les pages du texte manuscrit de Le Lieur accompagné d’une simple notice et de plusieurs pages fac-similé du manuscrit enluminé. L’ensemble texte et planches fut conditionné dans deux coffrets cartonnés et tirés à 250 exemplaires numérotés.

Le  fac-similé en photographie a été réalisé en 2005 par les éditions Point de vues en reproduisant le document « à l’identique ». J’ai la chance de posséder l’un des 555 exemplaires fabriqués.

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La présentation des trois plans du fac-similé de 2005

Je dois dire que la qualité de la reproduction, en trois plans à déplier, m’a empêché de l’utiliser avec des élèves pour le moment ! Mais je pourrais envisager une exposition dans l’une des salles du collège, par exemple, si d’autres collègues étaient intéressés par ce document.

Deux églises bientôt à vendre à Rouen

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La ville de Rouen vient de finaliser le processus de désaffectation des églises Saint-Paul et Saint-Nicaise, ce qui lui donne la possibilité de vendre ces deux édifices à des promoteurs. Pour l’une et l’autre, « mon souhait serait de trouver une utilisation qui ne soit pas publique », commente le maire au sortir de la réunion des élus. Pas question de grever le budget municipal avec deux rénovations fort coûteuses. Les deux églises ne présentent en effet pas d’élément architectural remarquable : Saint Nicaise est en béton et date de 1935 tandis que Saint Paul date de 1829. Elles sont cependant toutes les deux inscrites au titre des monuments historiques.
Si l’environnement de l’église Saint-Paul n’est pas favorable, en raison du nœud routier du Pont-Mathilde ; en revanche, l’église Saint-Nicaise semble promise à un bel avenir. Située dans un quartier central près des jardins de l’hôtel de ville, cette église peut attirer les professionnels de l’immobilier.
D’après un article de Paris Normandie.