Étiquette : Inégalité devant l’éducation

Voilà qui ne va pas dans le bon sens !

Le budget des fonds sociaux des établissements, porté à 59 millions d’euros par le précédent gouvernement et maintenu à ce niveau en 2018 et 2019, sera seulement de 30,6 millions d’euros en 2020. Le motif de cette baisse ? « Associée à la mobilisation de reliquats de subventions versées par le MENJ au titre des années antérieures et apparaissant non consommées dans la trésorerie des EPLE, la dotation de 30 670 976 € permettra de maintenir les aides sociales à hauteur de l’exécution 2018.» (Extrait du bleu budgétaire, budget éducation nationale et de la jeunesse). Autrement dit : pourquoi donner autant alors que les établissements n’utilisent pas le fond prévu ? Une logique purement comptable, donc…
Anticipant des baisses éventuelles de crédits, les chefs de nombreux établissements ont fait des réserves de fonds sociaux, alors même que les difficultés des familles les plus pauvres n’ont pas diminuées, au contraire ! Il faut donc veiller à ce que ces crédits soient épuisés, ou quasiment, d’une année sur l’autre dans chaque établissement, ce qui doit être le rôle des conseils d’administration, je pense. Ou alors, il faut reprendre le reliquat des établissements excédentaires pour le distribuer aux établissements ayant tout utilisé justement.

D’après une tribune de Jean-Paul Delahaye, auteur du rapport « Grande pauvreté et réussite scolaire, le choix de la solidarité pour la réussite de tous » publiée sur Mediapart.

Le coût de l’éducation en France et en Union européenne

En 2017, la France a consacré 124,1 milliards d’euros à l’éducation, d’après les derniers chiffres disponibles sur Eurostat. Mais si l’on divise cette impressionnante enveloppe budgétaire par le nombre d’élèves et d’étudiants, la France apparaît nettement moins bien classée que bon nombre de ses voisins européens, avec 7 897,5 euros par élève en 2016. De même, si l’on rapporte ce budget de l’éducation à la richesse nationale (le produit intérieur brut), la France (5,4%) est certes bien au-dessus de la moyenne de l’Union européenne (4,6%), mais loin derrière le premier de la classe : l’Islande (7,5%)

Selon des informations de France Info.

Les difficultés de lecture des jeunes Français

Les tests conduits auprès des 713 000 participants à la journée défense et citoyenneté (JDC) en 2018 révèle que 22,4 % sont en difficulté de lecture dont 5,2 % en situation d’illettrisme, caractérisée notamment par un déficit important de vocabulaire.
Les jeunes en difficulté de lecture sont de moins en moins nombreux à mesure que le niveau d’étude s’élève. Ils représentent 45,8 % chez ceux qui n’ont pas dépassé le niveau collège et 4,7 % chez ceux qui déclarent suivre ou avoir suivi une filière générale ou technologique au lycée. Par ailleurs le pourcentage de jeunes en difficulté est très différent selon le sexe : il est de 13,2 % chez les garçons contre 9,6 % chez les filles.