Étiquette : Inégalité devant l’éducation

Quelques données sur l’illettrisme en France

7 % de la population adulte âgée de 18 à 65 ans ayant été scolarisée en France est en situation d’illettrisme, soit 2 500 000 personnes en métropole.
Sur ces 2 500 000 personnes en situation d’illettrisme :
– La moitié a plus de 45 ans.
– Plus de la moitié exerce une activité professionnelle.
– 71 % d’entre elles parlaient uniquement le français à la maison à l’âge de 5 ans.
– La moitié des personnes concernées vivent dans des zones rurales ou faiblement peuplées.
– 10 % vivent dans les Zones Urbaines Sensibles (ZUS).

Informations trouvées sur ce site (merci Pierrick !).

Quand Hollywood vient en aide aux enfants syriens au Liban

La fondation George Clooney va aider 3000 enfants réfugiés syriens à aller à l’école cette année au Liban. L’initiative sera financée grâce à un partenariat de près de 2 millions d’euros avec Google. De son côté, Hewlett Packard se propose de fournir près de 900 000 euros d’équipement.
Le projet vise à ce que 7 écoles publiques ouvrent leurs portes aux réfugiés les après-midi.

Rentrée solidaire en Tunisie

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La prochaine Rentrée Solidaire aura lieu en Tunisie. Sept ans après la Révolution, l’éducation y reste un enjeu majeur pour la démocratie. Certains élèves dans des zones périphériques et rurales apprennent dans des conditions particulièrement difficiles : établissements délabrés, manque de matériel scolaire, centres de documentation et bibliothèques vides, éloignement des écoles qui oblige les enfants à marcher des heures chaque jour pour rejoindre leur établissement.
Selon les chiffres du Ministère de l’Education tunisien, 360 000 enfants en âge d’être scolarisés ne le sont pas alors même que l’école est obligatoire dans le pays. Pour la seule années scolaire 2014-2015, plus de 100 000 élèves, dont 60 000 issus de l’enseignement primaire, avaient abandonné l’école en Tunisie.
Grâce à la campagne « L’école retrouve ses enfants », menée par le ministre de l’éducation actuel, 15 000 élèves qui avaient quitté les bancs de l’école ont déjà repris les cours en 2016. Pour pouvoir pallier à leurs lacunes et rattraper leur retard, ils ont suivi des cours de rattrapage pendant les vacances scolaires.

Les pays où il fait bon vivre pour les enfants

Dans un rapport récent, l’ONG Save the Children dresse la liste des pays les plus favorables et les plus dangereux pour les enfants, en fonction de la manière dont leurs droits sont protégés ou non et dont ils sont ou non privés de leur enfance. Voici, selon l’ONG, les 10 pays les plus favorables aux droits des enfants :
1.Norvège et Slovénie (ex aequo)
3. Finlande
4. Pays-Bas et Suède (ex aequo)
6. Portugal
7. Irlande
8. Islande et Italie (ex aequo)
10. Belgique, Chypre, Allemagne et Corée du Sud (ex aequo)

Save the Children s’est appuyée sur différents critères pour établir son classement : le taux de mortalité infantile, la malnutrition, le taux de scolarisation, le travail des enfants, le taux d’enfants mariés, le taux de natalité des adolescentes, le taux d’homicides des enfants ou encore le pourcentage de la population déplacée.
Selon cet indice, intitulé «La fin de l’enfance», les taux de mortalité infantile les plus élevés se trouvent en Afrique subsaharienne, où les soins médicaux élémentaires sont souvent indisponibles, trop lointains pour être accessibles, ou trop chers. En Angola, en Centrafrique, au Tchad, au Mali, au Nigéria, au Sierra Leone et en Somalie, plus de 10% des enfants n’atteindront pas leur cinquième anniversaire. C’est 40 fois le taux de mortalité avant 5 ans de la Finlande, du Japon, de la Norvège ou de Singapour. À noter que la France se classe 14e .

Dans un autre rapport récent sur le bien-être des enfants, concentré sur les pays riches, Innocenti, centre de recherche de l’Unicef, a classé 41 pays de l’Union européenne et de l’OCDE selon neuf critères : réduction de la pauvreté et de la faim, bonne santé et bien-être, éducation, accès à un travail décent et à la croissance économique ou encore réduction des inégalités. Les pays du Nord de l’Europe sont en tête et la France arrive en 19e position. Ce rapport souligne que notre pays obtient son meilleur classement à la 7e position avec l’Objectif 2 d’éradiquer la faim et le plus mauvais, en 34e position, avec l’Objectif 10 de réduction des inégalités. Ce résultat s’explique par les mauvaises performances de la France soulignées par l’enquête Pisa sur l’impact du milieu social sur les résultats scolaires.

D’après un article de Slate.fr

Une grave pénurie d’eau potable à Mayotte

Depuis la mi-décembre, le sud et le centre de Mayotte, département d’outre-mer situé dans l’océan Indien, subit une pénurie d’eau. Une crise liée à la dépendance aux précipitations des îles en matière de production d’eau potable.
Les ressources superficielles, qui proviennent des eaux de surface des rivières et des retenues collinaires représentent 80 % de la production d’eau potable. Les forages ne représentent que 18 % de la production, et le dessalement de l’eau de mer 2 %.
Les conséquences : des communes sans eau courante où des mesures de rationnement ont été mises en place (les jours de distribution il faut aller remplir des seaux à des points d’eau) ; des écoles qui n’accueillent plus les élèves que quelques heures par jour, les conditions hygiéniques des sanitaires n’étant pas garanties.
Le 4 février, la ministre de l’outre-mer et les autorités locales ont annoncé qu’un demi-million d’euros sera débloqué en urgence pour les écoles du département. Cette somme permettra l’achat de citernes et de bouteilles d’eau pour que les écoles puissent assurer dans de meilleures conditions l’accueil des élèves.
Devant les interrogations du collectif de lutte contre la pénurie d’eau à Mayotte, la préfecture a répondu que l’Etat n’a pas assez de moyens, et que les mesures qui doivent être appliquées en urgence pourraient coûter trop cher à l’Etat ! Rappelons que Mayotte est un département et que la France est dite une république « indivisible », c’est -à-dire où un droit uniforme s’applique de matière identique sur tout le territoire… Il semblerait que le gouvernement français a oublié la signification de ce morceau de la devise !

D’après un article du Monde.fr

Propos ignobles et volonté peu réaliste

Si certains s’attaquent aux professeurs dans leur programme pour la présidentielle, d’autres s’en prennent aux élèves… Pour réaliser des économies dans le budget de l’État, Madame Le Pen propose de réduire le gaspillage. Par exemple, l’accès à l’enseignement scolaire gratuit pour les enfants de ressortissants étrangers.
« Je n’ai rien contre les étrangers, mais je leur dis: Si vous venez dans notre pays, ne vous attendez pas à ce que vous soyez pris en charge, à être soignés, que vos enfants soient éduqués gratuitement, maintenant c’est terminé, c’est la fin de la récréation !« , a – t’elle d’abord élégamment déclaré avant de préciser : « Je souhaite la fin de la scolarisation automatique et gratuite pour les enfants de clandestins. Et pour les étrangers en situation régulière, il me semble normal que l’accès à la gratuité de l’école ne soit autorisé qu’après un délai de carence, au cours duquel, s’ils travaillent, ils auront cotisé« .
Elle a même précisé que les enfants de parents étrangers arrivés récemment en France pourraient devoir verser une contribution pour pouvoir scolariser leurs enfants dans le public. Selon elle, c’est l’ensemble de l’accès aux services publics gratuits en France qui devraient être soumis à ce système.
« La France a été trop généreuse. Il est normal que la solidarité nationale et l’accès à la gratuité soient d’abord réservés aux Français qui la payent, et dont les parents ont aussi payé toute leur vie« , a-t-elle tenté de justifier.

Madame Le Pen semble ignorer ou fait semblant d’ignorer que la loi française oblige cependant à ce que tous les enfants puissent avoir accès à une éducation gratuite, quelle que soit la situation administrative de leurs parents. De même que plusieurs traités internationaux ratifiés par la France : l’article 26 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, l’article 28 de la Convention internationale relative aux Droits de l’Enfant, l’article 2 du protocole additionnel de la Convention européenne des Droits de l’Homme et l’article L131-1 du Code de l’Éducation.

D’après un article du Figaro.fr