Étiquette : Inégalité devant l’éducation

Une grave pénurie d’eau potable à Mayotte

Depuis la mi-décembre, le sud et le centre de Mayotte, département d’outre-mer situé dans l’océan Indien, subit une pénurie d’eau. Une crise liée à la dépendance aux précipitations des îles en matière de production d’eau potable.
Les ressources superficielles, qui proviennent des eaux de surface des rivières et des retenues collinaires représentent 80 % de la production d’eau potable. Les forages ne représentent que 18 % de la production, et le dessalement de l’eau de mer 2 %.
Les conséquences : des communes sans eau courante où des mesures de rationnement ont été mises en place (les jours de distribution il faut aller remplir des seaux à des points d’eau) ; des écoles qui n’accueillent plus les élèves que quelques heures par jour, les conditions hygiéniques des sanitaires n’étant pas garanties.
Le 4 février, la ministre de l’outre-mer et les autorités locales ont annoncé qu’un demi-million d’euros sera débloqué en urgence pour les écoles du département. Cette somme permettra l’achat de citernes et de bouteilles d’eau pour que les écoles puissent assurer dans de meilleures conditions l’accueil des élèves.
Devant les interrogations du collectif de lutte contre la pénurie d’eau à Mayotte, la préfecture a répondu que l’Etat n’a pas assez de moyens, et que les mesures qui doivent être appliquées en urgence pourraient coûter trop cher à l’Etat ! Rappelons que Mayotte est un département et que la France est dite une république « indivisible », c’est -à-dire où un droit uniforme s’applique de matière identique sur tout le territoire… Il semblerait que le gouvernement français a oublié la signification de ce morceau de la devise !

D’après un article du Monde.fr

Propos ignobles et volonté peu réaliste

Si certains s’attaquent aux professeurs dans leur programme pour la présidentielle, d’autres s’en prennent aux élèves… Pour réaliser des économies dans le budget de l’État, Madame Le Pen propose de réduire le gaspillage. Par exemple, l’accès à l’enseignement scolaire gratuit pour les enfants de ressortissants étrangers.
« Je n’ai rien contre les étrangers, mais je leur dis: Si vous venez dans notre pays, ne vous attendez pas à ce que vous soyez pris en charge, à être soignés, que vos enfants soient éduqués gratuitement, maintenant c’est terminé, c’est la fin de la récréation !« , a – t’elle d’abord élégamment déclaré avant de préciser : « Je souhaite la fin de la scolarisation automatique et gratuite pour les enfants de clandestins. Et pour les étrangers en situation régulière, il me semble normal que l’accès à la gratuité de l’école ne soit autorisé qu’après un délai de carence, au cours duquel, s’ils travaillent, ils auront cotisé« .
Elle a même précisé que les enfants de parents étrangers arrivés récemment en France pourraient devoir verser une contribution pour pouvoir scolariser leurs enfants dans le public. Selon elle, c’est l’ensemble de l’accès aux services publics gratuits en France qui devraient être soumis à ce système.
« La France a été trop généreuse. Il est normal que la solidarité nationale et l’accès à la gratuité soient d’abord réservés aux Français qui la payent, et dont les parents ont aussi payé toute leur vie« , a-t-elle tenté de justifier.

Madame Le Pen semble ignorer ou fait semblant d’ignorer que la loi française oblige cependant à ce que tous les enfants puissent avoir accès à une éducation gratuite, quelle que soit la situation administrative de leurs parents. De même que plusieurs traités internationaux ratifiés par la France : l’article 26 de la déclaration universelle des Droits de l’Homme, l’article 28 de la Convention internationale relative aux Droits de l’Enfant, l’article 2 du protocole additionnel de la Convention européenne des Droits de l’Homme et l’article L131-1 du Code de l’Éducation.

D’après un article du Figaro.fr

Etre une fille dans le monde en 2016… et en 2030

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Le Fonds des Nations unies pour la population a travaillé sur l’avenir des jeunes filles qui auront 25 ans en 2030 (et qui ont donc 10 ans en 2016) pour alerter la communauté internationale sur la nécessité de leur assurer éducation et santé.

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Dans son rapport sur « L’état de la population mondiale 2016 », le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) estime à 125 millions le nombre d’enfants âgés de dix ans actuellement, dont 65 millions de garçons et 60 millions de filles. La tranche des 10-24 ans représente 1,8 milliard d’habitants de la planète sur un peu plus de 7 milliards.

Parmi ces filles de 10 ans, neuf sur dix vivent dans les pays en voie de développement, une sur cinq dans les pays les plus pauvres. Les filles ont une moindre chance que les garçons d’achever leur scolarité et courent un plus grand risque de subir un mariage forcé, le travail des enfants, les mutilations génitales et d’autres pratiques destructrices. C’est à cet âge que le monde peut basculer pour une fille : à dix ans, elle peut devenir un bien, une marchandise qui se vend et qui s’achète.

L’UNFPA rappelle ainsi que selon l’Organisation internationale du travail, 10 % des filles âgées de 5 à 14 ans consacrent au moins 28 heures par semaine aux tâches ménagères, soit deux fois plus de temps que les garçons du même âge. Et les trois quarts d’entre elles qui travaillent dans une entreprise ou des exploitations agricoles familiales ne sont pas rémunérées, soit 10 % de plus que les garçons.

Scolarisée plus longtemps, dotée d’un niveau culturel et d’une formation plus poussée, mieux soignée, plus autonome, la petite fille devenue jeune femme se mariera et aura des enfants plus tard, contrôlera mieux sa fécondité.

Etre ouvrier en France

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Selon l’Insee, la France compte 6,3 millions d’ouvriers, classés en trois catégories : qualifiés, non qualifiés et agricoles. Un chiffre en net recul par rapport aux années 1970. Alors qu’ils occupaient 40 % des emplois il y a quarante ans, ils n’en occupent plus que 21,5 % aujourd’hui.
En 2012, seuls quatre ouvriers sur dix travaillaient dans une industrie. En quinze ans, l’industrie a en effet perdu près de 1,4 million d’emplois.
Toutefois, il est parfois difficile de distinguer un ouvrier d’un employé. D’un côté, le travail des employés s’est industrialisé, standardisé. Et à l’inverse, une partie des ouvriers réalise des tâches éloignées du monde manuel.
Les ouvriers sont les premiers touchés par la précarisation de la société. Ils sont la catégorie professionnelle la plus frappée par le chômage (14,7 % en 2014) et la plus exposée aux contrats temporaires. En vingt ans, la part des contrats temporaires pour les ouvriers non qualifiés a ainsi augmenté de 22 %.
Pour la période 2000-2008, à 35 ans, l’espérance de vie d’un homme ouvrier était de 7 ans inférieure à celle d’un homme cadre.
En 2014, 28 % des ouvriers et 16 % des employés étaient sans diplôme et  42 % avaient un CAP ou un BEP. Si 22 % des ouvriers actuels ont obtenu un baccalauréat, leurs enfants sont 57% à l’obtenir (contre 85% pour les enfants de cadres). Mais cela n’empêche pas 52 % des enfants d’ouvriers de devenir ouvriers à leur tour.
Les étrangers et les immigrés sont plus nombreux chez les ouvriers que parmi les autres catégories socio-professionnelles. Ils représentent respectivement 9,7 % et 13,7 des ouvriers contre 4,2 % et 7,5 % des cadres et professions intellectuelles supérieures.

D’après un article du Monde.fr

Encore des progrès à faire

263 millions d’enfants de 6 à 17 ans (la période retenue pour la scolarisation par l’ONU) ne sont toujours pas scolarisés, alors que la planète compte près d’1,5 milliard d’enfants de cette classe d’âge. Plus d’un tiers des enfants non scolarisés vivent dans les pays en conflit, un pourcentage en nette augmentation depuis les années 2000.
Selon le Rapport mondial de suivi de l’éducation, 40 % de la population mondiale suit en outre un enseignement dans une langue qu’elle ne comprend pas.

D’après un article du Monde.fr