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Une bande dessinée archéologique

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Médiolanum Santonum (Saintes), 1er siècle ap J-C : sur les berges de la Carantanò, Marcus et ses parents mènent une vie prospère, grâce à l’entreprise familiale de transport fluvial ; hélas , le jeune garçon va s’aperçevoir que le nouvel associé romain de son père est impliqué dans une série de cambriolages, et qu’il compte sur les chalands de la famille pour transporter son butin en cachette…
Cette bande dessinée, accompagnée d’un carnet de fouilles archéologiques, est l’occasion de découvrir les habitudes alimentaires, vestimentaires, les croyance, les activités et les moyens techniques des gallo-romains en une soixantaine de pages.

Une monnaie gauloise ?

Dans le lot de pièce que j’ai récupéré, l’une d’elle semble à part.

Très abîmée, il s’agit probablement d’une monnaie gauloise, appelée Potin. Le métal utilisé pour la fabrication des Potins était composé d’étain, de cuivre et de plomb.

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Les monnaies de Potin étaient fabriquées par chapelet dans des moules où était coulé le métal en fusion, ce qui leur donne souvent un aspect médiocre et épais par comparaison avec les monnaies frappées, plus fines et dont le relief est beaucoup plus net.

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Les monnaies coulées étaient séparées les unes des autres par une cisaile, ce qui explique la présence fréquente de bavures de part et d’autres des potins, par ailleurs rarement  parfaitement circulaires.
Ces monnaies étaient de faible valeur et destinées à la circulation courante. Il est difficile de connaître leur date d’émission, mais les archéologues semblent considérer que les potins sont apparu au IIe siècle avant J.C et ont été utilisé jusqu’à la conquête romaine et même un peu au delà, sans doute.

Un étrange mur antique ou médiéval

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Le mur vu d’avion

Connu de nos jours sous le nom de « Khatt Shebib », ce mur a été « découvert » en Jordanie en 1948, par Sir Alec Kirkbride, diplomate britannique en Jordanie. Alors qu’il voyageait en avion, il vit « un mur de pierre s’étirant, sans but apparent, à travers le pays. »
Les archéologues, qui ont étudié les restes du mur en utilisant la photographie aérienne, ont découvert que le mur allait de nord-nord-ouest vers sud-sud-ouest sur une distance de 105km. La structure qu’ils ont trouvé contient des sections où deux murs s’étendent côte à côte et d’autres sections ou le mur bifurque.
Si le mur est en ruines aujourd’hui, son aspect initial laisse perplexe les archéologues. Dans son état d’origine, il ne devait pas faire plus d’un mètre de haut et probablement moins de 50cm d’épaisseur. Il est jalonné des restes d’environ une centaines de tours, mesurant 2 à 4 mètres de diamètre. Certaines d’entre elles ayant été érigées après la construction du mur.

Jordanie_ un mur de 150 km de long déconcerte les archéologues-3

La seule information sur la date de construction de ce mur provient de poteries trouvées dans les tours et le long du mur. En se basant sur ces artéfacts, le mur aurait été construit quelque part entre la période nabatéenne (312 avant JC à 160 après JC) et la période Umayyade (661 à 750 après JC).
La faible hauteur et l’étroitesse du mur indiquent qu’il n’a pas été construit pour des raisons défensives. Des traces d’agriculture ancienne, plus visibles à l’ouest du mur qu’à l’est, suggèrent aux archéologues que la structure pouvait marquer une frontière entre d’anciens fermiers et des pasteurs nomades.

D’après un article du blog Les découvertes archéologiques.

Une excursion dans le nord

Nous sommes partis trois jours dans le nord, pour voir deux expositions : la première sur Mémoires d’Hadrien de Marguerite Yourcenar au musée du forum romain de Bavay et la seconde au musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut de Lille métropole, à Villeneuve-d’Ascq, consacrée au peintre Modigliani.

Jour 1 :

Si la visite de l’exposition sur Yourcenar s’est avéré décevante en raison du peu de place accordée à l’écrivain par rapport à l’empereur Hadrien,le musée et le site du forum gallo-romain sont intéressants à voir. La visite guidée du forum, après sa visualisation en 3D dans la salle de projection du musée est très instructive.

Comme il nous restait du temps, ma femme a voulu visiter le musée de la mine de Lewarde que je connaissais bien pour l’avoir déjà visité trois fois avec des élèves. Mes deux premières visites avaient été guidées par d’anciens mineurs, ce qui donnait une autre dimension au site mais le musée en vaut la peine.

Jour 2 :

Direction Villeneuve-d’Ascq pour l’exposition Modigliani. Comme nous sommes arrivés en avance et que notre entrée devait se faire à l’heure dite, nous avons commencé par voir les collections permanentes du musée, plutôt riches.

L’exposition des oeuvres de Modiglinani et de certains de ses amis et inspirateurs était riche, mais le peu de place, la grande foule équipée d’audio – guide et les nombreuses oeuvres protégées sous verre ont nui à notre visite.

Après l’exposition, nous sommes retournés voir les collections permanentes, notamment la galerie de l’art brut, que nous avons découvert.Il s’agit d’un terme inventé par le peintre Jean Dubuffet pour désigner un art spontané, sans prétentions culturelles et sans démarche intellectuelle.

L’après-midi, nous avons parcouru le parc archéologique Asnapio, à quelques minutes à pied du musée d’art moderne. Différentes reconstitutions d’habitats sont proposées :

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– la tente paléolithique du site de Pincevent (vers 12 000 avant J.C) ,

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– la maison néolithique de Cuiry – Les – Chaudardes (5600 – 2100 avant J.C), pouvant accueillir de 50 à 100 personnes.

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– La maison de l’âge du bronze de Seclin (2100 – 860 avant J.C)

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– La ferme « gauloise » du site de la Thoraise (450 avant J.C), un habitat de l’âge du fer.

La visite guidée est très intéressante pour les enfants car les guides sont très pédagogiques. Cela m’a rappelé la visite du parc Samara près d’Amiens.

Jour 3 :

Sur le chemin du retour, nous avions prévu de visiter le musée Matisse au Catau – Cambrésis. Ce fut une très belle découverte. Le musée très lumineux et aéré met bien en valeur trois collections différentes :

– la collection Matisse elle-même, riche et diverse, présente des peintures, des sculptures et des dessins donnés par l’artiste et sa famille depuis la création du musée en 1952.

– la collection Auguste Herbin dont le peintre a fait don pour l’essentiel au musée en 1956. Cet artiste a enthousiasmé ma femme. Associant les mots et les notes de musique à sa peinture, Herbin recherchait un art universel qui englobe la poésie, la musique et les arts plastiques. Il refusait l’individualisme, l’émotion, le hasard et toutes formes d’expressions personnelles spontanées.

 

– La collection Tériade est d’abord composée des vingt-sept livres de peintres conçus et illustrés par les artistes sollicités par l’éditeur Tériade. Rouault réalisa le premier livre Divertissement en 1943 et Miró avec L’enfance d’Ubu le dernier en 1975. Quatorze artistes ont, grâce à Tériade, réussi ainsi l’accord entre la poésie et la peinture comme Matisse avec Jazz ou Chant des morts illustré par Picasso. On peut aussi voir une grande partie des oeuvres collectionnées par l’éditeur, souvent des cadeaux de ses amis peintres, comme le salon de sa maison du sud de la France, créé par Matisse et Giacometti.

Pour terminer la visite de ce musée, on peut visualiser un documentaire sur Matisse de 1946 où l’on peut entendre l’artiste et surtout le voir travailler, ce qui est fascinant, même en noir et blanc !