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Histoire de l’éducation

C’est le sujet d’une série d’émissions de La marche de l’Histoire.

Une tombe étrusque découverte en Corse

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Les fouilles organisées  près d’Aléria, en Corse, ont débuté en juin 2018, prescrites par l’Etat sur la parcelle d’un particulier. Elles ont tout d’abord mis en évidence des voies de circulation antiques et une nécropole romaine regroupant 130 tombes de natures diverses, avec leurs squelettes et plusieurs bijoux.
Mais la découverte de marches d’escalier menant à un hypogée, c’est-à-dire d’une chambre funéraire creusée dans la roche, a plus encore intéressé les archéologues : ce type de tombeau en sous-sol avait déjà été trouvé dans les années 1960-1970, à 800 mètres seulement de là, dans la nécropole de Casabianda par des archéologues qui avaient alors dégagé 179 tombes de culture étrusque, datées entre 500 et 259 av. J.-C. et collecté plus de 4000 objets dont une partie fait la fierté du Musée départemental d’Aléria.
Le caveau était depuis longtemps effondré, et les archéologues ont d’abord dû dégager des mètres de terre pour redessiner les contours d’une chambre semi-circulaire qui devait faire un peu plus d’un mètre cube. Ici, pas de murs enduits dont les décors rappelleraient la maison du défunt, comme dans certaines riches tombes étrusques d’Italie, mais seulement la roche nue et friable. L’intérêt de cette découverte est ailleurs : un corps semble reposer sur le côté, semi-fléchi, ce qui évoque la position adoptée lors des libations, sur une banquette. Il semble seul alors que les tombes étrusques découvertes à proximité comptaient fréquemment deux ou trois corps. Il devrait être possible de déterminer son sexe et peut-être la cause du décès : le budget des fouilles et des investigations associées (1,4 million d’euros pour l’ensemble du site) permettra de prélever l’ADN et de conduire divers travaux biochimiques, notamment pour tester d’éventuelles traces de paludisme. Il sera aussi possible d’analyser le contenu des vases qui accompagnaient le défunt dans l’au-delà.

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Au total, la chambre funéraire a livré plusieurs artefacts, dont trois coupes à vernis noir, deux skyphoi (des sortes de gobelets à anses), l’anse d’une probable œnochoé (une sorte de pichet à vin), et ce qui pourrait être un miroir.

D’après un article du journal Le Monde du 28 mars et un site internet.

Ci-dessous, l’émission de Carbone 14 consacrée à cette découverte :