Catégorie : Histoire

Janvier 1898 : les vifs débats de la chambre des députés à propos de l’affaire Dreyfus

En 1898,le capitaine Dreyfus avait été condamné en décembre 1894 par un conseil de guerre pour trahison au profit de l’Allemagne et était incarcéré depuis près de trois ans à l’Île du Diable. Le commandant Esterhazy, dont quelques-uns étaient déjà persuadés qu’il était le véritable coupable, venait d’être acquitté par un autre conseil de guerre, l’État-major refusant d’admettre son erreur. La Troisième République, qui s’était peu à peu donné la force de gouverner, n’avait pas encore vraiment réglé son rapport avec l’armée dont justice propre agissait souvent en dehors du droit commun.
C’est alors qu’intervinrent les « intellectuels ». La justice, défendaient-ils, est un bien commun au nom duquel chaque citoyen peut demander des explications et intervenir sur la place publique. Le surlendemain de l’acquittement d’Esterhazy, Zola rédigea sa célèbre lettre ouverte au Président de la République, Félix Faure, que L’Aurore, le quotidien de Clemenceau publia sous le titre, J’Accuse. Aussitôt après, les débats furent vifs à la Chambre des députés, présidée par Henri Brisson.
Ce sont ces débats que l’émission La séance est ouverte avait reconstitué en 2016 et que La marche de l’histoire redonne à entendre à l’occasion de la sortie en salle du film J’accuse de Polanski.

Quoi de neuf sur la Première Guerre mondiale ?

C’est le titre d’une série d’épisodes de l’émission du Cours de l’histoire. Ils évoquent la guerre des images et des enfants dans la guerre.

 

Découverte d’une correspondance de poilu dans un grenier

L’une des lettres retrouvées
La cachette dans le mur, près de la poutre

Alors qu’il rénovait un appartement ancien sous les toits à Redon (Ille-et-Vilaine), Maxime Le Roux a fait la découverte d’un petit paquet de papiers un peu jaunis et froissés par l’humidité : il s’agissait d’une correspondance d’une soixantaine de lettres, cachées derrière un mur, entre un soldat de la Première Guerre mondiale et sa femme. Beaucoup étaient en très mauvais état, poussiéreuses et illisibles.Il s’agissait de Jean Chapron qui écrivait à sa femme Lili et à sa fille. Jean Chapron a été mobilisé le 4 août 1914 à 27 ans et il est mort à Arcis-sur-Aube, le 19 juillet 1918. Il était originaire de la région de Saint-Nazaire. Avant de partir à la guerre, il travaillait à la Caisse d’Epargne de la ville. Durant la guerre, Il était caporal au 11e Régiment d’infanterie. Pendant ses quatre années au front il a écrit tous les jours à sa femme, parfois deux lettres ou une lettre et une carte postale par jour, ce qui représente un millier de courriers !
Suite aux recherches de Maxime Leroux pour retrouver la famille du soldat, le petit-fils de Jean Chapron, l’a contacté et a récupéré les lettres de son grand-père en acceptant que le découvreur numérise les lettres et les mettre à disposition ici.

Merci à ma femme de m’avoir signalé cet article de France Bleu.

Le retour des soldats de la Première Guerre mondiale

Des millions de militaires démobilisés sont rentrés chez eux souvent malades ou blessés, physiquement, mais aussi psychologiquement, après la Première Guerre mondiale. À l’occasion de l’anniversaire du 11 Novembre, France 2 a rencontré deux petites-filles de poilus, l’un boulanger, l’autre ouvrier agricole. Invalide à 85%, Albin était un homme sympathique, malgré sa gueule cassée : paralysie faciale, fracture du crâne, œil abîmé. L’ancien soldat avait été réduit à faire des petits boulots saisonniers dans le Nord. Edmond ,lui, était revenu du front sans blessure apparente. Mais de retour à la vie normale, les traumatismes de la guerre avaient resurgi avec de la violence ordinaire au quotidien dont la première victime fut sa femme qu’il battait régulièrement.