Catégorie : Histoire

12 décembre 1818 : naissance de Louis Laurent Guiot

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Celui qui devint l’abbé Guiot naquit à Pithiviers, dans le Loiret, en 1818, dans une famille de modestes artisans cordonniers. Louis Laurent Guiot fut le second d’une fratrie de huit garçons, nés entre 1817 et 1834, dont seuls deux parvinrent à l’âge adulte.
Ayant fait ses études au petit puis grand séminaire d’Orléans, il fut ordonné prêtre en 1843 et fut professeur au petit séminaire de La Chapelle – Saint – Mesmin avant de devenir curé dans trois paroisses du Loiret : Triguères, Baule et Chécy. C’est dans cette dernière qu’il mourut, devenu curé – doyen, en 1878.

 

10 décembre 1948 : naissance de la Déclaration universelle des droits de l’Homme

Lors du Forum sur la paix qui suivit la célébration du 11 novembre dernier à l’Arc de triomphe, la chancelière Angela Merkel s’est demandé si l’humanité serait encore capables aujourd’hui de réunir un tel consensus autour des droits de l’homme ? En effet, les droits de l’homme, qui semblaient ne plus devoir rencontrer d’obstacles après la chute du Mur en 1989, ont depuis perdu de leur aura et sont malmenés et niés parfois.

Histoire du jaune

Historien médiéviste, spécialiste de la symbolique des couleurs et auteur de monographies sur le bleu, le noir, le vert et le rouge parues aux Éditions du Seuil, Michel Pastoureau est sur le point de publier un essai sur le jaune. il revient sur la signification de cette couleur dans Le Figaro du 10 décembre.

LE FIGARO. – Avec le mouvement des « gilets jaunes », le jaune est à l’honneur, associé à un mouvement politique. C’est une première ?
Michel PASTOUREAU. – Oui, depuis la Révolution française, le jaune, associé au mensonge et à la trahison, a en effet été soigneusement évité en politique. Cela dit, il faut dire que toutes les autres cou- leurs de base sont déjà utilisées. Le bleu est associé aux partis conservateurs, le rouge aux communistes et révolutionnaires, le rose aux socialistes, le vert aux écologistes, le noir aux anarchistes et le blanc aux monarchistes. Quant à l’orange, qui évoque le gilet de sauvetage et les bouées, il a été choisi par les Ukrainiens puis par le MoDem, et le violet est, lui, le signe des mouvements féministes depuis le début du XXe siècle. Il ne restait donc plus que le jaune et le gris.

(…)

Le jaune est historiquement une couleur mal-aimée, pourquoi ?
Depuis que l’on a des enquêtes d’opinion, c’est-à- dire depuis la fin du XIXe siècle, les résultats sont toujours les mêmes. Parmi les six couleurs de base, le jaune est toujours classé en dernier, en queue de peloton, arrivant loin derrière le bleu, le vert, le rouge, le blanc et le noir. Cela n’a pas toujours été le cas. Le jaune a été valorisé dans l’Antiquité grecque et romaine et pour les peuples de la Bible avant d’être l’objet d’une véritable désaffection au Moyen Âge. Ainsi, alors qu’en Chine, par exemple, le jaune, associé à la richesse, au pouvoir, était réservé à l’empereur, en Europe, et depuis longtemps déjà, cette couleur, en opposition à l’or, le «bon jaune», est majoritairement associée d’un côté au mensonge, à la trahison et l’hypocrisie, et, de l’autre, au vieillissement, au déclin, voire à la moisissure ou à la pourriture. Pourtant, le jaune est ambivalent, comme toutes les couleurs. Il a aussi des aspects positifs liés à la chaleur, la lumière, le soleil, la prospérité.

Pourquoi ce tournant, au Moyen Âge ?
Dans l’imagerie médiévale, à partir du XIIe siècle et au moins jusqu’au XVIIe siècle, le jaune est la couleur des félons. Judas, qui apparaît comme le traître par excellence – celui qui a trahi le Christ –, est représenté avec ce qui apparaît comme des attributs infamants: des cheveux roux et une robe jaune. Cette idée de traîtrise colle à la couleur jaune. Et elle marche dans les deux sens. Le jaune est ainsi la couleur des trompeurs mais aussi celle des trompés. Le mari trompé, le « cocu », est affublé de vêtements jaunes, tout comme les syndicats traîtres qui font semblant de défendre les ouvriers mais roulent en fait pour le patronat sont désignés comme des « jaunes ».

Mais pourquoi ce choix du jaune plutôt que d’une autre couleur ?
Ce lien avec l’idée de tromperie est peut-être également lié à des problèmes de teinture ou de peinture. Le jaune est une couleur qui semble belle et ne tient pas. Elle tourne, triche et trompe. Sur le moment, lorsque le tissu sort de la cuve, avec des teintures ordinaires à base de gaude (réséda) ou de genêt (le safran était un colorant de luxe), le jaune est beau, lumineux puis, au bout d’un certain temps, il devient triste, terne, grisé. Il y a peut-être aussi cette idée-là : c’est une couleur qui trompe; on croit qu’elle est belle et elle ne l’est pas.

On a besoin d’un fantôme

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On a besoin d’un fantôme raconte l’histoire d’un roi, Analphabète Ier, qui veut absolument que tout le monde pense comme lui. Pour épouvanter ses sujets, il décide de créer un fantôme d’État. Les Saucissons Brutaux, qui constituent sa garde rapprochée, arrêtent toutes les personnes de plus de soixante ans afin de récupérer leurs ossements. Les centres de ramassage se remplissent des vieillards du royaume dont les os permettront de fabriquer le fantôme. Honza livre son grand-père famélique pour le bien de la nation, le Juif implore le tyran, et la Mort ne fait plus peur…
Cette pièce de théâtre a été écrite pendant la Seconde Guerre mondiale par un jeune garçon de treize ans, Hanuš Hachenburg. Il était juif et faisait partie des 15 000 enfants internés dans le camps de concentration de Terezín.

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Cette pièce pour marionnettes est parue sous forme manuscrite en 1943 dans le journal Vedem, la revue clandestine tenue par les enfants de la baraque n°1 de Terezín.
La trouvaille historique est le fait d’une une étudiante strasbourgeoise en théâtre, Claire Audhuy,soixante et un ans après la mort Hanuš Hachenburg, lors de ses recherches pour une thèse sur le théâtre dans les camps de concentration nazis . Elle avait envoyé des centaines de lettres aux associations de déportés, amicales d’anciens combattants et de résistants, en russe, polonais, allemand pour demander si quelqu’un avait été témoin d’une pièce de théâtre pendant sa déportation. Une victime de la Shoah résidant à Prague lui répondit, qui se souvenait avoir assisté à une représentation alors qu’elle était au camp de Terezin en Tchéquie en 1943.
L’étudiante, aujourd’hui docteur en études théâtrales à l’Université de Strasbourg, partit à la recherche de ce document et le retrouva dans les archives du mémorial de Terezín, dans les huit cents pages du magazine Vedem.
Conservée grâce à un rescapé de Terezín, Zdeněk Taussig, la pièce dont l’auteur est mort en 1944 à Auschwitz-Birkenau, a été montée pour la première fois en 2001 par un Australien, Garry Friendmann.

En 2014, Claire Audhuy a mis sur pied un projet afin de présenter cette œuvre et son contexte historique aux élèves des écoles de Genève, en Suisse. Divisés en dix groupes, quelque 140 élèves âgés de 13 et 14 ans ont eu la possibilité de monter cette pièce à l’aide de professionnels du théâtre.

En 2017, Elle a a également monté une adaptation de la pièce. Eldorado Terzin raconte la visite du camp de concentration de Terezín, orchestrée et mise en scène par les nazis, pour le Comité International de la Croix-Rouge, en juin 1944.

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Éditée pour la toute première fois, cette œuvre extraordinaire est accompagnée de poèmes du jeune auteur, de dessins du ghetto et du fac-similé tchèque de la pièce. Cette édition augmentée rend compte de la résistance artistique des enfants de Terezín et de l’incroyable talent d’un garçon assassiné en juillet 1944.

D’après un article du Figaro.fr

La musique jouée au camp d’Auschwitz-Birkenau

En 2016, le professeur de solfège Patricia Hall s‘est rendue au camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau, en Pologne, pour étudier la musique jouée par les prisonniers des camps de la mort durant la Seconde Guerre Mondiale. Elle a découvert l’existence huit manuscrits musicaux écrits par les déportés, issues de chansons populaires. Ils les arrangeaient afin de les jouer avec les instruments présents dans le camp.
Les morceaux étaient joué par les prisonniers musiciens devant la villa du commandant de la garnison.
L’un des morceaux, ironiquement intitulé « Die Schönste Zeit des Lebens » (La plus belle période de la vie), est un foxtrot basé sur une chanson de Franck Grothe, un compositeur allemand de musiques de films. Il a été enregistré en studio au mois d’octobre 2018 dans un résultat aussi proche que possible de ce à quoi il devait ressembler en étant joué à Auschwitz en 1943.
Patricia Hall est aussi parvenue à identifier deux des trois captifs qui ont arrangé le morceau, en se basant sur leur matricule, avec lequel ils ont signé le manuscrit. Tous deux étaient des prisonniers politiques polonais. L’un a été libéré en 1943, l’autre a été transféré à Sachsenhausen, un autre camp de concentration situé près Berlin. Il a survécu et a intégré après la guerre l’orchestre philharmonique de Gdansk, en Pologne.
L’enregistrement va rejoindre les collections du musée d’Auschwitz-Birkenau, pour témoigner de la créativité dont ces détenus ont fait preuve durant l’enfer du camp.

D’après un article du Figaro.fr

Sur un air de 1789…

Cahier des doléances, demandes et représentations de l’ordre

L’Association des maires ruraux et l’Association des petites villes de France ont fait un communiqué commun pour annoncer que les maires veulent « permettre à chacun de nos concitoyens d’exprimer verbalement leur colère« . Une synthèse départementale des « doléances et propositions » devrait, selon elles, être ensuite diffusée au gouvernement, au Parlement et aux médias.
Quand on sait ce qu’il est advenu des cahiers de doléances de 1788 – 89, on peut s’interroger sur l’utilité d’une telle proposition…

 

Musique et Première Guerre mondiale

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C’est le sujet d’une animation dont on bénéficié deux classes de troisième du collège aujourd’hui. Elle était proposée par Claude Ribouillault, musicien, chercheur et collectionneur d’instruments de musique de facture populaire et Philippe Gibaux, musicien et luthier. Ils sont venus avec de nombreux instruments fabriqués par les soldats ou des reproductions et en ont joué devant les élèves et même avec eux.

 

 

J’ai enregistré leurs explications et les différents morceaux avec mon téléphone tout en prenant des photos et des vidéos, la qualité n’est donc pas souvent au rendez-vous, veuillez m’en excuser !

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A la fin de la matinée, les élèves ont chanté avec eux La chanson de Craonne et Le petit écho de la mode  de Lili Gros et Thierry Chazelle, qu’ils ont appris en cours d’éducation musicale.

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L’après – midi, l’une des deux classes a appris à construire un instrument de musique de poilus, mais ayant cours, je n’ai pu y assister.