Catégorie : Histoire

Enseignement de l’histoire et Union européenne

Quelques extraits :
Le discours historique falsifié « a été rendu possible car Eric Zemmour avait en face de lui des adversaires politiques qui ne lui apportaient pas la contradiction, faute de connaissances historiques ; quant aux historiens, ils ont mis du temps à se mobiliser car ils n’avaient pas en face d’eux l’un des leurs. »
(…)

 » Il faut se souvenir que l’idée d’enseigner l’histoire aux enfants est, partout, née en même temps que l’idée de nation. Il s’agissait alors de raconter ou d’inventer un roman national à travers des faits légendaires pour consolider le sentiment d’identité nationale. »
(…)

« Il faut raconter l’histoire de l’Europe sur le temps long et faire comprendre aux jeunes générations qu’au cours des siècles tout le monde a été à la fois coupable et victime. Mais cela se heurte bien souvent au besoin de développer un sentiment d’appartenance et une identité nationale. »
(…)

« L’enseignement de l’histoire est un champ de mines, une cause d’embarras pour tous les pays ; et aucun d’entre eux ne supporte qu’une institution extérieure le conseille, le blâme ou le classe sur la qualité de son enseignement en la matière, alors que cela est admis pour les sciences dures, avec le classement PISA [Programme international pour le suivi des acquis des élèves], par exemple. Décider de ce qui est enseigné aux jeunes générations relève de la souveraineté nationale. »

« Ne pas dénoncer n’était pas un acte de résistance ! »

Je vous invite à lire, ainsi que les élèves de troisième, cet entretien avec Jenny Plocki, née en 1925 de parents juifs polonais, témoin et survivante de la politique d’extermination des nazis et de la collaboration française dont furent victimes ses parents. Elle réagit à la parution et la lecture du livre Une énigme française. Pourquoi les trois quarts des Juifs en France n’ont pas été déportés.

Déception

J’ai terminé la première partie du livre Nouvelle Histoire du Moyen-Âge, dirigé par Florian Mazel, qui a fait beaucoup parlé de lui ces derniers temps. Cette première partie m’a semblé très convenue. La nouveauté revendiquée dans le titre tenant seulement à l’utilisation des informations apportées par l’archéologie depuis 30 ans et à un redécoupage interne de la période médiévale autour de la « réforme » grégorienne. Cela me semble un peu juste pour justifier la rédaction d’un peu plus de 600 pages, parfois répétitives. Un peu déçu, j’espérais que la seconde partie, intitulée « Transversales » (et se présentant comme un dictionnaire) me réconcilierait avec ce volume. Hélas, je viens de terminer le premier chapitre, sur l’alimentation, qui fait sept pages, dont certaines comportant de grandes illustrations, et dans lequel on n’apprend rien de neuf ! Énorme déception donc . Je vais arrêter là ma lecture et voir si L’occident médiéval, d’Alaric à Léonard, de Joël Chandelier, sera plus intéressant. La Nouvelle Histoire du Moyen-Âge rate son objectif à mon avis : inutile à ceux qui se sont intéressés à l’histoire médiévale depuis les trente dernières années, elle va rebuter par sa taille ceux qui voudraient s’y initier.

 

Quand l’homosexualité était un délit en France

Le 4 août 1982, un texte porté par Robert Badinter, ministre de la justice de François Mitterrand, abolit une loi promulguée pendant la guerre par Philippe Pétain et Pierre Laval qui interdisaient les relations entre deux personnes consentantes de même sexe avant la majorité légale, sous peine d’amende ou de prison, alors que les relations hétérosexuelles étaient légales dès 15 ans.