Étiquette : Régime de Vichy et collaboration

Le régime de Vichy par ses affiches

Pour étudier cette partie du thème de la Seconde guerre mondiale, qui n’a pas été choisi en sujet d’exposé dans deux de mes trois classes de troisième, j’ai décidé de faire étudier des affiches de propagande aux élèves. Chacun va devoir en étudier cinq parmi celles présenter et en tirer des caractéristiques du régime de Vichy.

affiches de propagandes

Le dernier membre du « groupe Manouchian » est mort

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Arsène Tchakarian, décédé hier, était le dernier survivant du réseau de résistance « groupe Manouchian ». Il était né en Turquie en 1916, en plein génocide arménien. Arrivé en France en 1930, il s’était engagé dans l’armée en 1937 et participa à la campagne de France. Démobilisé, il avait rejoint le réseau de résistants des FTP MOI en 1942 et fait partie du groupe qui avait été la cible de la célèbre campagne d’affichage du gouvernement de Vichy et dont 22 des membres avaient été fusillés en février 1944. Après l’arrestation de ses camarades, il rejoignit le maquis du Loiret et participa à la libération de Montargis. En 1950, il devint historien, membre de la Commission des Fusillés du Mont-Valérien et chargé de recherches auprès du ministère de la Défense. Il publia plusieurs livres sur son expérience de résistant. Il était aussi intervenu dans les établissements scolaires plus d’une centaine de fois depuis le milieu des années 1960.

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J’ai évoqué ce groupe de résistants ici et .

Les chantiers de la jeunesse dans la France de Vichy

Après la défaite de 1940, le maréchal Pétain a créé en zone libre les Chantiers de la jeunesse française, un service civique obligatoire de huit mois pour remplacer le service militaire, désormais interdit par les Allemands.
Des volontaires venus de la zone occupée, sélectionnés sur dossier, sont autorisés à y participer. L’un d’eux, Jean Sarda, venu de Rouen et engagé en juillet 1942, immortalisa avec son appareil photo le quotidien des CJF.
Ce documentaire d’Arte est encore visible quelques jour sur Arte 7+.

Deux documents d’archive pour la rentrée

Voici deux nouveaux documents d’archive pour travailler en classe de troisième :

La Vie en fleur est une brochure commandée par le Secrétariat d’Etat à la Famille et à la Santé en 1940, conçue et réalisée par l’Office de Publicité Générale. Il s’agit d’un ouvrage de propagande imaginé par le régime de Vichy pour encourager les naissances. Il débute par un cliché de visages d’enfants par Laure Albin – Guillot et est illustré de larges aquarelles en couleurs, dont une double page repliée semblable à une affiche de propagande, intitulée : « En fondant une famille elle accomplit sa destinée« .

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Défendre la vérité est un bulletin hebdomadaire du Comité européen de « Paix et liberté », une association proaméricaine (et financée par les Etats – Unis), luttant contre l’influence communiste en Europe durant la guerre froide. Le bulletin se présentait sous la forme d’une affiche de 120cm par 80, en noir et rouge, collée « sauvagement » sur les murs des villes. Celle-ci date de 1956.

45 000 handicapés français morts entre 1940 et 1945

François Hollande a rendu hommage ce samedi aux personnes handicapées ou malades mentales mortes de faim et d’isolement dans les hôpitaux psychiatriques français durant la Seconde Guerre mondiale, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’Homme.
Selon l’historien Jean-Pierre Azéma, environ 45 000 personnes internées dans les asiles français sont mortes de faim, de froid et d’absence de soins entre 1940 et 1945.
« Ce drame n’est pas le produit d’un eugénisme actif comme le programme d’extermination T4 mené par le régime nazi à l’encontre des personnes handicapées. Il est plutôt le résultat de l’abandon total de ces personnes fragilisées par le handicap ou par la maladie, derrière les murs des établissements dans lesquels elles étaient enfermées« , indique le dossier de presse de l’Elysée.
Pour les historiens, rien ne laisse en effet penser que Vichy ait encouragé la mort de ces personnes. A l’époque, les handicapés mentaux, que l’on qualifie alors de « malades », sont soumis au rationnement comme toute la population. Considérés comme des personnes de catégorie A, adultes non travailleurs de force, ils ont droit à 1 200 calories par jour. A peine deux tiers du nécessaire pour survivre. Mais contrairement aux nombreux Français dans la même situation, ces gens ne pouvaient chercher à compléter cette ration puisqu’ils étaient enfermés dans des établissements hospitaliers.
A partir de décembre 1942, ils ont obtenu des ministères de l’Agriculture et du Ravitaillement des compléments de rationnement.
Le président a rendu cet hommage à l’occasion de l’inauguration d’une plaque dédiée aux victimes civiles de la Seconde guerre mondiale en France, sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris.

D’après un article du Figaro.fr