Étiquette : Seconde guerre mondiale

Une clémence pédagogique

Condamné à six mois de prison avec sursis et 18 000 euros d’amende en première instance en juin 2015, l’ancien député fédéral belge Laurent Louis a vu sa peine suspendue en appel sous condition. Il était jugé pour avoir minimisé le génocide juif de la Seconde guerre mondiale sur son blog personnel.
La cour d’appel a suspendu pendant cinq ans le prononcé, à condition que Laurent Louis se rende une fois par an, et ce pendant cinq ans, dans un camp de concentration et en fasse le compte rendu sur son blog personnel. S’il refuse de le faire, la suspension du prononcé sera annulée.
Cette condition avait été proposée par le prévenu.

D’après un article du Soir.be

Le panneau de la discorde

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Cet été, un panneau touristique a été installé sur la N88, à l’entrée de la Haute-Loire, dans le sens Saint-Étienne-le Puy-en-Velay. Il annonce : « le Chambon-sur-Lignon, terre de Justes ». Une manière pour la mairie du Chambon d’informer les automobilistes sur le passé de la ville, dont les habitants ont caché et sauvé plus de 3000 juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. En 2013, a d’ailleurs inauguré un lieu de mémoire pour rendre hommage à ces habitants.

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C’est donc pour transmettre cette mémoire et ce passé que la mairie du Chambon a proposé ce panneau, validé ensuite par la préfecture.
Mais plusieurs communes voisines ont dénoncé le fait que le Chambon tentait de s’approprier un passé commun aux villes du plateau du Lignon. Le Chambon n’est en effet pas la seule commune qui a agi ainsi et on a accueilli un peu partout dans cette montagne.
Le dernier problème posé par ce panneau, c’est l’attrait touristique qu’il représente par certains habitants du Chambon qui reprochent à leur mairie de vouloir faire commerce de ce passé et de cette mémoire. Reproche étrange puisqu’entre 10 et 15 000 touristes viennent chaque année au Chambon-sur-Lignon, notamment pour visiter le lieu de mémoire.

D’après une information France Bleu

Les derniers jours de la collaboration française

Ce documentaire-fiction raconte, de septembre 1944 à avril 1945, les huit mois des derniers partisans français de la collaboration, réfugiés en Allemagne. Guidé par les souvenirs d’un jeune officier de santé affecté auprès du maréchal Pétain, Serge Moati élabore un montage d’archives, de décryptages d’historiens, de dialogues rapportés par des mémorialistes et de témoignages d’Allemands, ponctué de scènes de fiction.

À voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.

25 août 1944 : la libération de Paris

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Le décors

Américains et Britanniques avaient débarqué en Normandie deux mois plus tôt et au mois d’août 19944 la rumeur les annonçait aux environs de Paris. Gaullistes et communistes voulaient fournir un fait d’armes à la résistance française pour éviter que le pays ne finisse administré par ses libérateurs. Ce fut symboliquement la libération de Paris, ville que les Alliés leur concédèrent volontiers, car ils visaient Berlin, qu’il leur fallait occuper avant Staline.
Le 14 juillet, un cortège des syndicats investit les quartiers populaires parisiens afin de mobiliser la population. Les organisateurs se permirent quelques provocations (Marseillaise et drapeaux tricolores sans francisque), auxquelles les Allemands réagirent très mollement.
Trois semaines plus tard, la résistance enchaîna les grèves : grève des cheminots le 10 août, du métro, puis de la gendarmerie le 13 août. Grève de la police le 15, des postiers le lendemain. Grève générale le 18 août, et grand collage d’affiches où l’on appelait au déclenchement de l’insurrection.
Le lendemain, deux mille policiers s’emparèrent de la Préfecture, qu’ils décorèrent du drapeau tricolore et les habitants dressèrent des barricades (500 barrages plus symboliques qu’efficaces vont fleurir dans Paris insurgé). Les combats de rue, dispersés le 19, atteignirent leur maximum le 22.
Puis ce fut la reddition de l’occupant, l’arrivée des blindés français et américains et le fameux curieux discours de de Gaulle :
«Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple, avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, c’est-à-dire de la France qui se bat, c’est-à-dire de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle. Eh bien ! Puisque l’ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle…»
Cet article de Libération.fr revient sur quelques-uns des évènements ayant mené à la libération de la ville.

D’après un article de Slate.fr

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L’envers du décors

Une plaque commémorant une visite du maréchal Pétain va être retirée à New York

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Le 26 octobre 1931, à New York, Philippe Pétain, maréchal de France, remonta Broadway, acclamé par la foule, sous une pluie de confettis, en compagnie du général américain John Pershing, commandant de la force expéditionnaire américaine en Europe en 1917, avant d’être reçu en grande pompe à la mairie.
Pour honorer le vainqueur de Verdun, une plaque commémorative fut scellée sur la célèbre avenue de Manhattan. Elle y est encore pour quelques temps, avec un « Phillippe » affublé de deux « l ».
Une autre plaque, moins célèbre, commémore une parade intervenue cinq jours avant celle de Pétain, le 22 octobre 1931 : celle de Pierre Laval, président du conseil de la troisième République, alors désigné homme de l’année par le magazine Times. Elle sera elle aussi retirée prochainement à la demande du maire de New York : « Après les événements violents de Charlottesville, la ville de New York va faire une revue de trois mois de tous les symboles de haine sur son territoire ».
Mais pourquoi ces plaques n’ont-elles pas été enlevées plus tôt ? Les relations des Etats-Unis avec Pétain au début de la guerre furent complexes. Washington reconnut pleinement le régime de Vichy, et ce jusqu’à novembre 1942, après l’invasion de la zone sud française, riposte allemande au débarquement allié en Afrique du Nord.
Et pour diriger le Maghreb, Roosevelt préféra l’ancien premier ministre de Pétain, l’amiral Darlan, à la France libre. Dans ces années de guerre, la realpolitik dominait : Roosevelt voulait garantir que la flotte française ne passerait pas aux mains de l’Axe, faciliter les opérations de guerre notamment en Afrique du Nord et éviter à tout prix De Gaulle dont il se méfiait.

D’après un article du Monde.fr