Étiquette : Seconde guerre mondiale

Un jeu pour comprendre et apprendre la Résistance

Réseaux est un magnifique jeu de plateau éducatif créé par les Archives départementales des Yvelines. Inspiré de documents d’archives, c’est un outil pédagogique pour découvrir comment fonctionnaient les réseaux clandestins, prendre conscience des risques encourus par les résistants et de leurs actes héroïques.
Dans Réseaux, vous incarnez les chefs de réseaux de Résistance de l’ancienne Seine-et-Oise (actuels départements des Yvelines, Hauts-de-Seine, Essonne et Val d’Oise) pendant la Seconde Guerre mondiale. Votre but : déstabiliser les troupes d’occupation allemandes en opérant des missions de sabotage, de propagande, d’espionnage et d’attaque.
L’ensemble du jeu est téléchargeable pour impression ici et il est modifiable.

Un balcon en forêt en DVD

Peu connu, le film, co­-produit par Antenne 2 est sorti brièvement en salle avant sa diffusion télévi­sée en 1979. Son réalisateur, Michel Mitrani, fut le défenseur d’une télévision exi­geante, portant les grands textes à la connaissance du public (il adapta Beckett, Sartre, Duras ou Ionesco). Un balcon en forêt témoigne de cette exigence, donnant corps au texte de Julien Gracq, réputé difficile et aride, car fondé sur l’attente et l’incertitude durant la « drôle de guerre ». Un balcon en forêt considère en effet la guerre sous son jour le plus aberrant, celui de l’inaction, du désœuvrement, du vide avec le perpétuel ajournement du combat, l’invisi­bilité d’un ennemi dont on vient même à douter.

Etre enfant pendant la Seconde guerre mondiale

Dans cette série documentaire à voir sur Arte, huit enfants et adolescents d’Europe se confient à travers les pages de leur journal intime. Entre fiction et documentaire, ces vidéos sont très pédagogiques. Dans le premier épisode, à voir ici, Anton un Allemand âgé de 10 ans, veut faire comme ses amis : intégrer les Jeunesses hitlériennes. Face au refus catégorique de son père, Anton imite sa signature sur le formulaire d’adhésion. Greta, l’amie juive d’Anton, semble aussi s’inquiéter de voir son compagnon de jeu porter l’emblème des Jeunesses hitlériennes. Mais le jeune garçon est fier de participer aux activités en apparence innocentes, du sport au lever de drapeau.
Dans le second épisode, à regarder ici, nous suivons Fritjof, 10 ans, qui vit dans un village norvégien de pêcheurs avec ses parents et sa sœur lorsque l’Allemagne nazie envahit la Norvège.
Dans le troisième épisode, les parents de Sandrine accueillent et cachent chez eux des enfants juifs dont les parents ont été déportés dans les camps. Sandrine les aide tant qu’elle le peut, même si elle regrette parfois de tout devoir partager avec des inconnus, jusqu’à ses propres vêtements.
Dans le quatrième épisode, Calum, 15 ans, refuse de croire au danger lorsque l’armée allemande décide de bombarder l’Angleterre en 1940. Tandis que leur professeur leur explique comment se protéger en cas d’attaque, l’adolescent en profite pour faire rire ses camarades. Mais bientôt, les bombardements touchent quasiment toutes les maisons : celles de ses amis, mais aussi la sienne…
Dans le cinquième épisode, nous sommes en 1942. Depuis plusieurs mois déjà, Romek vit avec sa famille dans le ghetto juif de Varsovie, en Pologne. De temps en temps, il arrive à s’en échapper pour partir à la recherche d’un peu de nourriture. Un jour, il rapporte du monde extérieur une rumeur effrayante : les nazis ont planifié d’envoyer tous les habitants du ghetto dans des camps…
Sixième épisode : en 1942 encore, dans les décombres de Stalingrad, qui résiste aux assauts allemands, Vera, comme des milliers d’autres enfants soviétiques, erre à la recherche de sa famille. Elle est finalement placée dans un orphelinat, bien loin de chez elle, au Kazakhstan.
Septième épisode : Justus, 15 ans, est enrôlé dans l’armée allemande. En ce début de l’année 1945, il est persuadé qu’en se battant de toutes ses forces l’Allemagne parviendra à gagner cette guerre qui n’en finit pas.
Huitième épisode : à 14 ans, Eva, jeune orpheline, arrive au camp de concentration d’Auschwitz et nourrit l’espoir d’y retrouver ses amis choristes, qu’elle avait rencontrés à Theresienstadt. Pour échapper à l’enfer environnant, Eva se réfugie dans la musique.