Catégorie : Travaux et recherches

Ce que je sais de l’auteur des lettres écrite de l’Ecole impériale de santé de Strasbourg

Les lettres que j’ai récupérées sont toutes, sauf une, adressées à monsieur François Labrousse, notaire à Sainte – Féréole et père de Michel Philippe Labrousse. Elles sont datées entre le 9 novembre 1866 et le 9 juin 1868. La plupart ont été écrite par ledit fils alors qu’il se trouvait à l’Ecole impériale de santé de Strasbourg. Quelques-une ont été rédigées par l’administration de l’école au moment du licenciement du jeune homme et deux par un élève de l’école. Une lettre est adressé à Michel par son frère Léon et une autre a été écrite par Michel à destination d’un ami parisien. Joints aux lettres se trouvaient également deux récépissés du versement de la pension à l’école et un bulletin de notes du premier semestre de l’année scolaire 1866 – 1867.
Après quelques recherches rapides, je sais que Michel Philippe Labrousse avait fait son collège à Brive. Après son licenciement de l’Ecole impériale de santé, il continua des études de médecine civile à Paris jusqu’au premier septembre 1870, date à laquelle il fut incorporé dans le service de santé de l’armée du Rhin puis dans l’armée de la Loire au sein du 31e régiment d’infanterie du Mans comme aide-major de 2e classe. Il participa à cette occasion au siège de Paris.
Après la guerre, il fit partie de la réserve territoriale et devint médecin major de 1ere classe.
Il fut l’auteur d’une thèse de 36 pages sur la paracentèse du péricarde en 1871. En 1872, il était docteur en médecine, établi à Brive. Il fut alors nommé au grade de Chevalier de la Légion d’honneur. En 1878, il fut nommé conseiller général du canton de Donzenac et fut l’un des fondateurs de la Société Scientifique Historique et Archéologique de la Corrèze. A l’élection partielle qui eut lieu dans la 2e circonscription de Brive, le 24 février 1884, pour remplacer M. de Latrade, décédé, le docteur Labrousse fut élu député par 9165 voix sur 9473 votants et 15 808 inscrits. A l’Assemblée, Il prit place parmi la gauche radicale, et fut réélu en octobre 1885, sur la liste radicale de la Corrèze par 32 810 voix sur 61 515 votants et 88 780 inscrits. Il resta député jusqu’en 1894 puis fut élu, au premier tour, sénateur de la Corrèze, avec 378 voix sur 712 votants. En 1903, il fut réélu au premier tour avec 519 voix sur 712 votants et devint Officier de la Légion d’honneur.
Il mourut le 11 décembre 1910 à Neuilly-sur-Seine et Il fut inhumé, avec les pompes républicaines, à à Sainte – Féréole.

Un nouveau projet de recherche ?

Je viens de recevoir la correspondance de Michel Philippe Labrousse alors qu’il était élève officier médecin à l’école de santé militaire de Strasbourg entre 1866 et 1868. Je me suis immédiatement plongé dans la lecture des lettres pour découvrir que le jeune homme avait démissionné de l’école suite à sa condamnation à 8 jours de prison à la citadelle pour insubordination envers ses supérieurs. Refusant la sanction qu’il jugeait injuste, il avait quitté l’école pour se rendre à Paris pour y poursuivre des études civiles de médecine.
J’ai découvert en lisant un article de la Revue d’histoire de la pharmacie de Bertrand Kleider et Pabst Jean-Yves Pabst que l’histoire de l’école a été entaché de nombreux incidents occasionnés par l’indiscipline des élèves militaires soit dans l’école soit à l’extérieur. Désirant en savoir plus, j’ai découvert l’existence d’un livre sur l’histoire de l’école paru en 2008. Amusée de me voir plongé dans ces vieux papiers, ma femme me l’a aussitôt commandé sur Internet.

Il y a quelques temps, une vente aux enchères organisée par la maison Marambat de Malafosse a dispersé la bibliothèque de Philippe-Michel Labrousse (1847-1910) et de son fils François (1878-1951). Il y avait notamment un grand in-quarto maroquin rouge, intitulé « Lettres de mon père » contenant plus d’une centaine de lettres manuscrites et documents divers, manuscrits ou imprimés, témoignage de la vie de Philippe-Michel Labrousse qui a été acquis pour 540 euros. Il contenait notamment des lettres écrites par le médecin à ses parents durant la guerre de 1870, alors qu’il faisait partie de l’Armée de la Loire. J’aurais aimé pouvoir consulter ces lettres !

J’ai également trouvé la trace de deux autre essais sur l’école de santé. Le premier a été publié par J.L Rouy en 1898 et le second en 1910 par Antoine Balland, élève de l’École entre 1865 et 1868 et qui en sortit aide-major de deuxième classe. Il a donc côtoyé l’auteur de mes lettres !

Je suis aussi un prof numérique, un peu.

J’ai été contacté par les personnes travaillant pour le site d’aide scolaire Kartable, qui m’ont proposé de rédiger des cours de lycée. J’en ai rédigé trois (un thème du programme) et je vais en commencer trois autres. J’avais déjà travaillé pour la digithèque des éditions Belin en concevant une centaine d’exercices numériques et pour le site Afterclasse pour qui j’avais fais de la relecture. Il est probable que je fasse également de la relecture pour l’application Cultureo, qui devrait être lancée bientôt.

Un pilote et un observateur de la guerre 14 – 18

Lors de leur travail sur les objets de la guerre, des élèves ont repéré la mention « Lt Flury » sur une photo aérienne. Après recherche, elles étaient très fières de me montrer une stèle située en Suisse à la mémoire du lieutenant aérostier Walter Flury, tué le 7 octobre 1918 sur la commune de Miécourt, en Suisse, après que son ballon d’observation ait été mitraillé par un avion allemand. Je les ai félicitées de leur sagacité et de leur travail.

un article sur la mort de Walter Flury

Toutefois, après vérifications de mon côté, il s’avère qu’il ne s’agit pas du bon Flury. La photo aérienne verticale de la côte 285 dans les environs de Verdun, a été en effet prise par le Sergent Yves Kervadec (pilote) et le lieutenant Xavier Flury (observateur), un équipage de l’escadrille F 2, le 10 avril 1916.

A cette date, l’escadrille F 2 était stationnée sur le terrain d’Autrécourt-sur-Aire après qu’un raid de l’aviation allemande avait détruit les installations de Clermont – en – Argonne. Durant la guerre, le pilote Yves Kervadec effectua 165 missions de reconnaissance, de bombardement et de réglage d’artillerie en Argonne. En 1916, les deux hommes volaient sur des appareils Maurice Farman F40 ou F42.

Ci-dessous, deux carte postale de la cote 285 au niveau du sol, correspondant à la photo aérienne :

 

Histoire d’une famille

 

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J’ai reçu aujourd’hui la correspondance adressée à Jeanne Juliette Henriette de Roll – Montpellier (1824 – 1888). Il s’agit de plusieurs centaines de lettres qui lui ont été adressées par ses frères et soeurs, sa famille et des amis entre 1834 (des lettres de sa grand-mère) et 1860 au moins. Le classement et la lecture de toutes ces lettres vont me prendre des mois, je le crains.

Une correspondance du XIXe siècle

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Une partie de la correspondance

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Je viens d’acquérir 512 lettres adressées à Jeanne Juliette Henriette de Roll – Montpellier, une femme qui a vécu entre 1824 et 1888, essentiellement dans les environ de Bayonne, au château de Montpellier, situé sur la paroisse de Saint-Laurent-de-Gosse, dans les Landes.
Cette correspondance m’est gentiment offerte par ma femme et mes beaux-parents pour mon anniversaire ! Un gros merci à eux.
J’ai étudié la correspondance d’un abbé du XIXe siècle il y a quelques temps pour en tirer un essai que je dois encore relire et peaufiner. Ce travail de 570 pages reposait sur l’étude de 45 lettres écrites par l’abbé à divers correspondants, afin de retracer sa biographie et l’époque dans laquelle il vivait.
J’envisage maintenant d’étudier ces centaines de lettres écrites à une notables du XIXe siècle ! Bien du travail et des recherches en perspective…

 

12 décembre 1818 : naissance de Louis Laurent Guiot

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Celui qui devint l’abbé Guiot naquit à Pithiviers, dans le Loiret, en 1818, dans une famille de modestes artisans cordonniers. Louis Laurent Guiot fut le second d’une fratrie de huit garçons, nés entre 1817 et 1834, dont seuls deux parvinrent à l’âge adulte.
Ayant fait ses études au petit puis grand séminaire d’Orléans, il fut ordonné prêtre en 1843 et fut professeur au petit séminaire de La Chapelle – Saint – Mesmin avant de devenir curé dans trois paroisses du Loiret : Triguères, Baule et Chécy. C’est dans cette dernière qu’il mourut, devenu curé – doyen, en 1878.

 

20 septembre 1878 : mort de l’abbé Louis Laurent Guiot

L’abbé Guiot mourut à l’âge de soixante ans, d’un probable cancer du côlon alors qu’il était curé doyen de Chécy, dans le Loiret, depuis 1874. Il avait auparavant exercé son sacerdoce à Triguères (1852 – 1859), près de Châteaurenard puis à Baule (1859 – 1874), à côté de Beaugency.
Il fut le contemporain du célèbre évêque d’Orléans, Félix Dupanloup, qu’il côtoya à de nombreuses reprises et qui vint le visiter sur son lit de mort, avant de décéder lui-même moins d’un mois plus tard.