Catégorie : Travaux et recherches

Deux documents d’archives sur les prêtres au XIXe siècle

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Je viens de faire l’acquisition de deux archives intéressantes pour mon travail sur l’abbé Guiot. Il s’agit d’un cahier de cours de séminaire comportant 292 pages manuscrites rédigées en 1864 – 1865 et d’un recueil de sermons manuscrits, comportant 206 pages, rédigés par un prêtre entre 1896 et 1901

Pour une histoire des manuels d’histoire

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la très belle ancienne bibliothèque du lycée Michelet

En 2014, à l’occasion du 150ème anniversaire du lycée Michelet de Vanves, une centaine d’anciens manuels d’histoire et de géographie ont été retrouvés. Le fonds a ensuite été progressivement enrichi par des dons de collègues partant à la retraite ou d’anciens élèves du lycée. La bibliothèque comprend donc actuellement plus de 1000 ouvrages, autant de manuels de collège que de manuels de lycée, dont le plus ancien date de 1825. Le fonds réunit actuellement à peu près la moitié des manuels ayant été publiés depuis 1938 et tous les manuels publiés depuis 1977. À côté des manuels d’histoire et de géographie, on trouve des manuels d’éducation civique ainsi que les livres du professeur et des cahiers d’exercices destinés aux élèves.
Ces manuels sont des sources pour celui qui s’intéresse à l’évolution des programmes  auxquels ils se conforment le plus souvent. Ils sont également le reflet des débats d’historiens dans la mesure où on y trouve des prises de position, parfois engagées. La place des documents (textes ou photographies), qui a considérablement évolué, montre aussi l’évolution des pratiques pédagogiques.
Le fonds Michelet est ouvert aux enseignants, chercheurs et étudiants. La bibliothèque n’est toutefois accessible que sur rendez-vous et pendant les périodes scolaires en adressant une demande et en précisant le thème de la recherche à : lefondsmichelet@gmail.com.

Visite familiale aux archives départementales du Loiret

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Hier, nous sommes allés en famille aux archives départementales du Loiret, sises à Orléans, dans l’ancien couvent des Minimes. Ce sont les enfants qui m’ont poussé à m’y rendre et qui semblaient contents à l’idée de voir des archives et de m’aider dans mes recherches… Ils n’ont pas été déçus.

Grâce à eux et à ma femme, j’ai pu dépouiller 21 cotes de la série 50J des archives de l’évêché et la moisson a été bonne : le dossier « professionnel » de l’abbé, les registres paroissiaux de Triguères, des documents sur l’incendie et la construction de l’église de Baule, des comptes rendus de conférence ecclésiastique du doyenné de Chécy, les comptes et le règlement du petit séminaire de La Chapelle Saint Mesmin, le règlement du petit séminaire d’Orléans lorsqu’il y était élève, son dossier de bourse, les comptes de la fabrique de Triguères et bien d’autres choses encore…

Il y avait beaucoup d’archives papier, mais aussi deux microfilms qui m’ont donné du mal, car j’avais perdu l’habitude de les manipuler et surtout de les lire.

 

Deux nouveaux jours sur les traces de l’abbé Guiot

Me voici revenu d’une escapade dans le Loiret à la poursuite de l’abbé Guiot, en compagnie de ma femme.
Le vendredi matin, après trois heures de route, nous nous sommes d’abord arrêtés à la mairie de Tavers, près de Beaugency, afin de consulter le dossier concernant la reconstruction de l’église et du presbytère dans les années 1860. Tavers se situe à quelques kilomètres de Baule, et l’architecte qui y a oeuvré est le même que celui qui a conçu les plans de la nouvelle église de Baule. J’avais eu connaissance de ces plans grâce à la base Mérimée du Ministère de la Culture et j’espérais qu’ils existaient toujours dans les archives de la mairie, ce qui est bien le cas. J’ai donc maintenant les plans et le devis de construction de ce presbytère ainsi que le plan et le devis des réparations de l’église de Tavers.

 

En début d’après-midi, nous prîmes la route pour Baule et le centre interparoissial où nous avions rendez-vous avec madame Bataille pour consulter les registres paroissiaux. Le centre se trouve dans ce que je croyais être à ce moment – là le presbytère où avait vécu l’abbé Guiot, même si la localisation de l’église juste à côté me semblait problématique (ce en quoi j’avais raison, mais je ne m’en suis aperçu que le samedi soir, rentré chez moi !). En fait, il s’agit d’une maison bourgeoise devenue presbytère après la loi de 1905.

 

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J’ai cependant pu y consulter, grâce à la patience et à la gentillesse de madame Bataille, les registres paroissiaux des années 1860 à 1874 et retrouver l’écriture si caractéristique de l’abbé. Celui-ci, en plus des baptêmes, mariages, inhumations, confirmations et communions, avait noté et commenté les grands évènements liés à l’église : incendie de l’ancienne, pose de la première pierre de la nouvelle et bénédiction.
En fin d’après-midi, madame Bataille se proposa de téléphoner à Chécy afin de savoir si le centre interparoissial était ouvert le samedi matin et si les registres paroissiaux du XIXe siècle s’y trouvaient encore. La réponse fut deux fois positive !

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Les bâtiments du petit séminaire à l’abandon

 

Ensuite, nous avons fait un saut jusqu’à La Chapelle Saint – Mesmin pour voir le Petit Séminaire, devenu une maison de retraite tristement désaffectée aujourd’hui.

 

Le soir, nous allâmes manger et dormir à Meung – sur – Loire, dans un hôtel datant du Moyen – Âge. Il s’agissait d’un manoir fortifié gardant la ville et le pont sur la Loire, qui fut le lieu d’un affrontement entre les troupes de Jeanne d’Arc et les Anglais. Louis XI en fit ensuite son écurie royale, avec une dépendance pour y loger le personnel.

 

Le samedi matin, direction Chécy où nous fûmes très gentiment accueillis au presbytère par les Pères François Marie Blain du Poët et Julien Dumont. Là, je pus consulter les registres paroissiaux des années 1874 à 1878 et y retrouver des annotations de l’abbé Guiot sur la bénédiction des nouvelles cloches des églises en 1875.
Nous sommes ensuite passés à la mairie, qui se trouve logée dans le presbytère où a vécu l’abbé Guiot. Une dame charmante nous a accueillis et reçus dans son bureau pour me communiquer de nombreux renseignements et documents sur le village à la fin du XIXe siècle. Elle m’a aussi donné les coordonnées de la responsable des archives municipales et grâce à elle encore, j’ai pu acheter le très intéressant ouvrage d’histoire de Chécy, écrit par monsieur Michel Marinier, que je n’arrivais pas à me procurer.

 

Un dernier passage par l’église où régnait un froid polaire, et nous sommes rentrés sur Rouen. J’ai maintenant de très nombreux nouveaux documents à exploiter pour écrire le livre sur l’abbé Guiot.
Je pense qu’une prochaine fois, je me rendrai à Orléans afin de rechercher les traces de l’abbé dans les archives de l’évêché.

 

Quand la recherche en histoire rejoint l’actualité

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Alors que je travaille à mon essai sur l’abbé Guiot, prêtre à Chécy où était célébré une fête en l’honneur de Jeanne d’Arc et de son passage supposé dans le village, et auteur d’une Complainte de la pucelle d’Orléans (1876), célèbre en son temps, j’apprends que Mathilde Edey Gamassou, une lycéenne de 17 ans qui a été désignée par l’association Orléans-Jeanne-D’Arc pour défiler le 8 mai dans les rues d’Orléans en incarnant la libératrice de la ville en 1429, a été victime de propos racistes proférés sur Internet. Sélectionnée parmi 13 candidates, Mathilde, d’origine béninoise, est la première jeune fille métisse à endosser ce rôle et cela suscite des réactions stupides de la part de certains internautes. Ne leur en déplaise, la jeune femme réunit tous les critères de la sélection : être catholique pratiquante, habiter Orléans depuis au moins 10 ans, être scolarisée dans un lycée orléanais public ou privé (en première littéraire au lycée Sainte-Croix-Saint-Euverte) et donner gratuitement du temps aux autres (elle encadre des jeunes en pastoral).
Je laisse la conclusion à la directrice de l’association Orléans – Jeanne D’Arc : « on ne peut empêcher le vent de souffler et les ânes de braire.« 

D’après un article de France Bleu.

Ralentissement du blog

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Ceux qui fréquentent régulièrement ce blog auront sans doute noté un ralentissement dans le rythme de parution. C’est que je suis occupé à la rédaction d’un essai sur l’abbé Guiot, un prêtre qui a vécu au XIXe siècle, près d’Orléans et dont je parle ici. J’avance bien et j’ai déjà « achevé temporairement trois chapitres ». Mais c’est un travail très chronophage en lecture et écriture et auquel je pense à chaque instant, d’où ma désaffection momentanée de ce blog.

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A ce propos, j’ai reçu aujourd’hui un exemplaire original de la notice rédigée sur la découverte du théâtre romain de Triguères, datant de 1858 et comportant une dédicace de l’auteur, un ami de l’abbé Guiot.