Catégorie : Travaux et recherches

Je suis aussi un prof numérique, un peu.

J’ai été contacté par les personnes travaillant pour le site d’aide scolaire Kartable, qui m’ont proposé de rédiger des cours de lycée. J’en ai rédigé trois (un thème du programme) et je vais en commencer trois autres. J’avais déjà travaillé pour la digithèque des éditions Belin en concevant une centaine d’exercices numériques et pour le site Afterclasse pour qui j’avais fais de la relecture. Il est probable que je fasse également de la relecture pour l’application Cultureo, qui devrait être lancée bientôt.

Un pilote et un observateur de la guerre 14 – 18

Lors de leur travail sur les objets de la guerre, des élèves ont repéré la mention « Lt Flury » sur une photo aérienne. Après recherche, elles étaient très fières de me montrer une stèle située en Suisse à la mémoire du lieutenant aérostier Walter Flury, tué le 7 octobre 1918 sur la commune de Miécourt, en Suisse, après que son ballon d’observation ait été mitraillé par un avion allemand. Je les ai félicitées de leur sagacité et de leur travail.

un article sur la mort de Walter Flury

Toutefois, après vérifications de mon côté, il s’avère qu’il ne s’agit pas du bon Flury. La photo aérienne verticale de la côte 285 dans les environs de Verdun, a été en effet prise par le Sergent Yves Kervadec (pilote) et le lieutenant Xavier Flury (observateur), un équipage de l’escadrille F 2, le 10 avril 1916.

A cette date, l’escadrille F 2 était stationnée sur le terrain d’Autrécourt-sur-Aire après qu’un raid de l’aviation allemande avait détruit les installations de Clermont – en – Argonne. Durant la guerre, le pilote Yves Kervadec effectua 165 missions de reconnaissance, de bombardement et de réglage d’artillerie en Argonne. En 1916, les deux hommes volaient sur des appareils Maurice Farman F40 ou F42.

Ci-dessous, deux carte postale de la cote 285 au niveau du sol, correspondant à la photo aérienne :

 

Histoire d’une famille

 

IMG_6749

J’ai reçu aujourd’hui la correspondance adressée à Jeanne Juliette Henriette de Roll – Montpellier (1824 – 1888). Il s’agit de plusieurs centaines de lettres qui lui ont été adressées par ses frères et soeurs, sa famille et des amis entre 1834 (des lettres de sa grand-mère) et 1860 au moins. Le classement et la lecture de toutes ces lettres vont me prendre des mois, je le crains.

Une correspondance du XIXe siècle

sdef
Une partie de la correspondance

Capture d’écran 2019-04-14 à 18.16.46

Je viens d’acquérir 512 lettres adressées à Jeanne Juliette Henriette de Roll – Montpellier, une femme qui a vécu entre 1824 et 1888, essentiellement dans les environ de Bayonne, au château de Montpellier, situé sur la paroisse de Saint-Laurent-de-Gosse, dans les Landes.
Cette correspondance m’est gentiment offerte par ma femme et mes beaux-parents pour mon anniversaire ! Un gros merci à eux.
J’ai étudié la correspondance d’un abbé du XIXe siècle il y a quelques temps pour en tirer un essai que je dois encore relire et peaufiner. Ce travail de 570 pages reposait sur l’étude de 45 lettres écrites par l’abbé à divers correspondants, afin de retracer sa biographie et l’époque dans laquelle il vivait.
J’envisage maintenant d’étudier ces centaines de lettres écrites à une notables du XIXe siècle ! Bien du travail et des recherches en perspective…

 

12 décembre 1818 : naissance de Louis Laurent Guiot

img_10111

Celui qui devint l’abbé Guiot naquit à Pithiviers, dans le Loiret, en 1818, dans une famille de modestes artisans cordonniers. Louis Laurent Guiot fut le second d’une fratrie de huit garçons, nés entre 1817 et 1834, dont seuls deux parvinrent à l’âge adulte.
Ayant fait ses études au petit puis grand séminaire d’Orléans, il fut ordonné prêtre en 1843 et fut professeur au petit séminaire de La Chapelle – Saint – Mesmin avant de devenir curé dans trois paroisses du Loiret : Triguères, Baule et Chécy. C’est dans cette dernière qu’il mourut, devenu curé – doyen, en 1878.

 

20 septembre 1878 : mort de l’abbé Louis Laurent Guiot

L’abbé Guiot mourut à l’âge de soixante ans, d’un probable cancer du côlon alors qu’il était curé doyen de Chécy, dans le Loiret, depuis 1874. Il avait auparavant exercé son sacerdoce à Triguères (1852 – 1859), près de Châteaurenard puis à Baule (1859 – 1874), à côté de Beaugency.
Il fut le contemporain du célèbre évêque d’Orléans, Félix Dupanloup, qu’il côtoya à de nombreuses reprises et qui vint le visiter sur son lit de mort, avant de décéder lui-même moins d’un mois plus tard.