Étiquette : Première guerre mondiale

Scène de la vie des poilus

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Une tranchée

Certaines photos de mon album illustrent la vie des soldats en général. En voici quelques unes.

–  des scènes de « combat » :

–  Des scènes de la vie quotidienne :

A propos de la vie quotidienne, deux photographies évoquent un progrès en 1917, avec des douches et un appareil pour désinfecter les vêtements, offerts par les Américains.

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On trouve aussi une photo montrant des tirailleurs observant l’ascension d’un ballon :

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La destruction du ballon de la 87e compagnie d’aérostation le 21 août 1917

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Le mécanicien aérostier de la 87e compagnie a photographié la chute d’un ballon le 21 août 1917 suite à l’attaque d’un avion allemand. L’incident a été relaté dans le journal des marches et opérations.

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Le site d’activité de la compagnie en août 1917

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Le compte rendu de l’attaque et de la perte du ballon

Il est possible que la photo ci-dessous montre la réception de l’observateur après son saut en parachute.

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EDIT : un membre du forum 14-18 m’a indiqué que l’aviateur allemand ayant abattu le ballon était probablement le lieutenant Franz Brandt, dont c’était la seconde victoire sur dix. Il pilotait ce type d’appareil.

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Les aérostiers durant la première guerre mondiale

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Le soldat photographe porte l’insigne des mécaniciens aérostiers

L’auteur des photographies de l’album que j’ai acheté ce matin lors d’une foire à tout était aérostier de la 87e compagnie en 1916 – 1917.
La plupart des compagnies d’aérostation avaient été supprimées en 1913 et la France ne disposait que ballons cubant 900 m3 dits “normaux” gréés en ballons libres et affectés aux places fortes ou des ballons de siège, cubant 750 m3 et avec une suspension captive.
Ces ballons servirent dans les premiers mois de la guerre pour l’observation.

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Photographie prise depuis un ballon d’observation dont on voit l’ombre sur le sol

Le personnel s’occupant de ces ballons est peu nombreux : de seize à vingt hommes, officiers et sous-officiers (un lieutenant, un adjudant ou un sergent, un caporal et des chefs d’équipes), était formé de spécialistes qui étaient des ouvriers de métier dans le civil comme mécanicien ajusteur, tailleur, menuisier, cordier ou photographe. L’effectif d’une compagnie était à ce moment de 60 à 70 hommes.
Au debut les compagnies ne disposaient que de voitures hippomobiles et de treuils à vapeur munis de câbles de 12m/m, en 10 torons, et faisant 1 000 mètres de longueur auquel était rattachée une voiture dite “fourgon” qu’on utilisait pour les franchissements; une voiture photographique; des voitures à tubes et parfois un train de camions
La 30ème du commandant Saconney et la 39 ème, du capitaine Chollet, furent les deux seules compagnies avec des treuils automobiles.
En août 1915, fut mis en place un élément spécialement conçu pour l’aérostation : le train de combat avec la création de dix nouvelles compagnies automobiles comprenant matériel ballon et matériel cerfs-volants.
Les compagnies d’aérostation étaient numérotées de 1 à 94 :
– les compagnies, de 1 à 24 avec treuils à vapeur;
– les compagnies de 25 à 44, avec treuil Caquot Latil dites compagnies Caquot ;
– les compagnies de 45 à 54, avec treuils Saconney Delahaye, compagnies mixtes (ballons et cerfs-volants);
– les compagnies de 55 à 94 avec treuil Caquot Latil dites compagnies Caquot.

Les treuils à vapeur disparurent peu à peu pour faire place aux treuils Caquot, montés sur tracteur Latil. Le treuil est entrainé par un moteur Panhard à essence, placé sur un châssis de camion. Ce treuil est amélioré par le commandant Saconney, qui le monte sur un châssis Delahaye (60 CV) en 1915 Il possède deux câbles, un câble pour l’ascension du ballon (5 mm) et un câble de 2.000 mètres pour cerf-volant d’un diamètre de 2 mm.. Le treuil automobile Saconney comporte un seul moteur qui sert soit au déplacement de l’appareil soit à la manoeuvre des câbles en acier .

A compter de 1917, le tracteur devint un Latil de 70 CV avec treuil Caquot. Le ballon pouvait ainsi regagner le sol à la vitesse de 6 m/s.
L’effectif des compagnies fut porté, à ce moment, à 140 voire 150 hommes
Chaque compagnie automobile disposait d’un petit poste de mesure de vitesse du vent et de quelques ballons sondes en caoutchouc. Elles disposaient d’une voiture remorque cerf-volant et de voitures tubes permettant le gonflement d’un ballon sans décharger les tubes d’hydrogène.

En 1916, chaque compagnie se vit doter des parachutes pour observateurs, d’une cuisine roulante, de mitrailleuses, d’un camion atelier avec tente auvent et d’une tente carrée dite “tente d’aérostiers”, destinée à constituer le poste de garde qui, jusque-là, consistait en des tentes ou des abris de fortune.
Mi 1917, toutes les compagnies furent dotées d’un second treuil et vers la fin de la même année on adopta un tracteur dit “tender” qui fut en usage dans presque toutes les compagnies en 1918.

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Démonstration de mitrailleuses sous l’oeil des américains

Au début de cette même année on augmenta aussi le nombre des mitrailleuses (7 à 8) dans chaque compagnie, en raison des attaques fréquentes des ballons par les avions ennemis.

Article réalisé à l’aide de cette page.

Retour de foire à tout

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Voici ce que j’ai déniché ce matin dans des foires à tout. Le plus extraordinaire est un album de photos de la Première guerre mondiale contenant plus de 120 photos de petites tailles (6cm par 4). Le monsieur qui m’a vendu l’album m’a dit que les photos avaient été prises par son grand – père, qui servait comme aérostier.
J’ai trouvé les vieux livres d’histoire joliment illustrés et originaux dans leurs approches.Coïncidence amusante, j’ai fait l’acquisition d’un des livres dans une foire à tout le dimanche de Pâques alors que l’un de ces propriétaires précédents l’avait acquis aux puces le dimanche de Pâques 1971 !

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Une reconnaissance bien tardive

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Les tirailleurs sénégalais étaient des soldats recrutés à partir de 1857 dans les anciens territoires français de l’Afrique subsaharienne. Le premier contingent de «tirailleurs» (de «tir» et «ailleurs», ainsi appelé par raillerie parce que ratant soit disant souvent leur cible), était composé d’engagés du territoire du Sénégal. Mais les régions ayant fourni les plus gros contingents correspondraient pour les pays actuels au Mali, au Burkina Faso et à la Guinée.
Ils ont servi l’armée française dans ses pages les plus glorieuses: la libération de Toulon, le débarquement de Provence. Mais aussi dans des moments plus sombres, comme la répression du soulèvement du Constantinois en Algérie en mai 1945 ou la répression à Madagascar en 1947.
Jusqu’à la dissolution des dernières unités de tirailleurs dans les années 1960, plus de 200 000 ont combattu lors de la Première guerre mondiale, 150 000 pour la Seconde, et au moins 60 000 en Indochine.
Environ mille tirailleurs sénégalais vivent en France aujourd’hui, dont la moitié en Ile-de-France. Parmi eux, dix-huit habitent dans un foyer social, avec 335 euros de pension militaire par semestre. Ils sont sans leur famille, installées à plus de 5000 kilomètres de là, au Sénégal. Plusieurs d’entre eux ont bien tenté d’obtenir la nationalité française, mais les démarches administratives n’ont jamais abouti. Et s’ils sont en possession de toutes leurs médailles de guerre, les actes de naissance de leurs parents et grands-parents sont bien plus compliqués à récupérer.
Vingt-huit d’entre eux (pourquoi seulement 28 ?) vont être nationalisés à l’Élysée ce samedi. Ils ont entre 78 et 90 ans et ont combattu dans les rangs de l’armée française pendant la Seconde guerre mondiale, en Indochine ou en Algérie.

D’après un article du Figaro.fr

8 mars 1917 : première révolution en Russie

Depuis août 1914, la Russie était engagée dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Anglais et des Français. Elle se battait conjointement contre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. L’industrie russe était récente et sa production insuffisante pour faire face à une guerre où le matériel jouait un rôle considérable. La longueur des distances pour les communications et la rareté des moyens de transports rendaient l’approvisionnement de l’armée russe très difficile. La Russie a du mal à résister aux Allemands. Faute de matériel convenable et malgré le sacrifice des soldats les offensives russes échouèrent. Au commencement de l’hiver 1916-1917 la situation militaire devint dramatique et les soldats étaient mécontents de faire une guerre qu’ils ne comprenaient pas.
À l’arrière, la situation était aussi très difficile. Dans les campagnes, privées de main d’œuvre et traction animale, mobilisées au service de l’armée, la production agricole avait diminué. La situation matérielle des paysans, déjà difficile avant la guerre, s’aggravait. L’approvisionnement des villes était compromis. Dans les usines, en particulier celles de la capitale Pétrograd, les ouvriers et ouvrières étaient mobilisés pour produire le plus possible. Après une longue et pénible journée de travail, il leur fallait passer des heures pour trouver la nourriture dans des magasins peu approvisionnés.

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Le 8 mars 1917, une grève et des manifestations ouvrières eurent lieu à Petrograd. Pendant trois jours la grève et l’agitation s’amplifièrent. Le gouvernement, peu sûr de l’obéissance des soldats massés dans la ville, ne réagit pas.
Le 12 mars une partie de la garnison de Pétrograd se rangea finalement au côté des manifestants. Le gouvernement impérial fut supprimé et un comité provisoire formé par des députés le remplaça. Mais le même jour les ouvriers manifestants, les soldats révoltés rejoints par les militants des divers partis socialistes russes, formèrent le soviet des ouvriers et soldats de Pétrograd. Le soviet décida de prendre en charge le ravitaillement, de reprendre en main la garnison et de placer ses délégués auprès de ceux du gouvernement provisoires dans divers organismes de État. Il y avait donc deux pouvoirs à Pétrograd.
Le 15 mars, le Tsar abdiqua. Le gouvernement provisoire composé de ministres pris parmi les députés des partis classiques décida d’accorder les libertés politiques de base (réunion, presse…) et de convoquer une assemblée constituante chargée de mettre en place une organisation nouvelle pour la Russie.

Ci-dessous une émission de la Fabrique de l’histoire sur les révolutions russes :

Et une autre encore, composé de longs extraits de témoignages recueillis en 1966 auprès des russes vivant en France et qui étaient étudiants en 1917 à Saint- Pétersbourg ou à Moscou. Ils ont raconté dans les années 1960 leurs enthousiasmes, leurs déceptions, la violence mais aussi l’euphorie de cette année qui a transformé leur univers :