Catégorie : Lire un peu !

Carto n°42

Il va paraitre sous peu.

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DOSSIER L’ÉGYPTE DES PHARAONS : 3 500 ans d’histoire au carrefour du monde

L’ACTUALITÉ VUE PAR LES CARTES
Europe
Guyane : un « printemps français » aux Amériques
Tourisme en France : vive le camping !

Moyen-Orient
Yémen : une guerre sans aucun répit
Syrie, le mirage d’une solution politique
L’Arabie saoudite regarde vers l’Asie
Jérusalem : quand l’archéologie devient une arme

Afrique
Algérie : le régime en quête de solutions
Sahara occidental : vers la reprise du dialogue ?
« Nollywood », le géant du cinéma africain

Décryptage
Géoéconomie des diamants : un marché sous surveillance

Enjeux internationaux
La musique, une industrie en pleine révolution (carte détachable)

Asie-Océanie
Corée du Sud : crise intérieure et extérieure

Amériques
États-Unis – Canada : un mariage sans divorce possible
La Californie peut-elle se séparer des États-Unis ?

L’ŒIL DU CARTOGRAPHE : des cartes pour les enfants

ENVIRONNEMENT
L’éolien en Europe : une énergie en plein essor
Algues vertes : un enjeu sanitaire majeur en Bretagne

HISTOIRE
Retour sur… Paysages et portraits urbains de la Renaissance
Les grandes batailles : La bataille de Cannes (2 août 216 avant Jésus-Christ)

40 ans !

Le magazine J’aime lire fête en juillet ses quarante ans. Le premier numéro du magazine pour enfants lancé en juillet 1977, bénéficia de deux couvertures. La première mettait en scène un petit renard, mais au même moment se déclencha une épidémie de rage. Le journal préféra alors changer sa couverture pour Le secret de la chambre au coucou, mais des exemplaires de la première version circulèrent tout de même.

 

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Il y a peut – être quelque chose à en faire en classe

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À la fin du XVIIIe siècle, deux membres de l’Académie royale d’Espagne sont mandatés par leurs collègues pour se rendre à Paris et en rapporter les 28 tomes de l’Encyclopédie, alors interdite dans leur pays. Le bibliothécaire don Hermógenes Molina et l’amiral don Pedro Zárate entreprennent alors de Madrid à Paris un long voyage semé de difficultés et de dangers. Par des routes infestées de brigands, faisant halte dans des auberges inconfortables, les deux académiciens arrivent à Paris, où ils découvrent avec étonnement les rues de la capitale française, ses salons, ses cafés, ses librairies, ses moeurs libertines et ses agitations politiques.
Mais très vite, leur quête de l’Encyclopédie se révèle d’autant plus difficile que l’édition originale est épuisée et qu’une partie de l’Académie espagnole, opposée à l’esprit des Lumières, a lancé à leurs trousses un espion chargé de faire échouer l’entreprise.
Nourri de réalité et de fiction, faisant cohabité des personnages ayant existé et d’autres nés de l’imagination de l’auteur, Deux hommes de bien est un roman d’aventures et un éloge de ce qui fut la plus grande entreprise intellectuelle du XVIIIe siècle. Mais c’est aussi une reconstitution minutieuse et vivante du Paris prérévolutionnaire.

13 mai 1717 : naissance de Marie – Thérèse d’Autriche

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Portrait de Marie-Thérèse d’Autriche peint par Jean-Etienne Liotard ,  exposé au Rijksmuseum à Amsterdam.

Marie-Thérèse d’Autriche avait été éduquée en princesse, pas du tout préparée à diriger des peuples. Elle a grandi en apprenant plusieurs langues et l’art de la conversation, du chant et de la danse. Son père Charles VI l’avait désignée comme héritière du trône par défaut ,mais jusqu’à sa mort accidentelle, il avait espéré la naissance d’un enfant de sexe masculin, en filiation directe.
Lorsqu’elle fut propulsée, en 1740, faute de concurrent mâle, comme « roi de Hongrie » (!), Marie-Thérèse dut donc manœuvrer pour asseoir sa légitimité auprès des puissances étrangères mais aussi dans son propre pays. Elle y parvint cependant en prenant finalement le titre de « reine ».
Pensant n’en faire qu’une bouchée, la France et la Prusse provoquèrent contre elle la guerre de Succession d’Autriche et d’autres conflits. Mais si elle y perdit des territoires, Marie-Thérèse garda toutefois son empire et régna finalement quarante ans.
Marie-Thérèse d’Autriche a mis au monde seize enfants au cours de sa vie, dont cinq garçons, dont deux empereurs. Ceux-ci servirent souvent sa politique d’alliance, comme Marie-Antoinette qui devint reine de France en épousant Louis XVI.
Sa haine tenace des populations juives a dans doute été renforcée par la Contre-Réforme, qui la poussa à imposer le catholicisme comme la seule religion officielle. À la suite de soupçons d’espionnage en faveur de la Prusse par exemple, 200 000 juifs durent quitter Prague, ce qui conduisit à une catastrophe économique.

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Poursuivant sa réflexion sur la place des femmes dans la société et le rapport entre les sexes, Élisabeth Badinter a écrit sur Marie-Thérèse d’Autriche en s’appuyant sur sa correspondance et les témoignages des ambassadeurs étrangers à Vienne, afin de montrer comment cette femme toute-puissante réussit à concilier ses statuts d’épouse, de mère et de souveraine.

« le besoin d’être conduits et l’envie de rester libres« 

Je suis en train de lire, petit petit,  La France Républicaine de Michel Winock, un recueil d’articles sur l’histoire politique de la France entre le XIXe et le XXIe siècle. Il donne une citation de Tocqueville (De la démocratie en Amérique, chapitre « Despotisme à craindre ») dans un article intitulé « La démocratie » :
« Nous contemporains sont incessamment travaillés, dit-il, par deux passions ennemies : ils sentent le besoin d’être conduits et l’envie de rester libres. Ne pouvant détruire ni l’un ni l’autre de ces instincts contraires, ils s’efforcent de les satisfaire à la fois tous les deux. Ils imaginent un pouvoir unique, tutélaire, tout-puissant, mais élu par les citoyens. Ils combinent la centralisation et le souveraineté du peuple. Cela leur donne quelques relâche. Ils se consolent d’être en tutelle, en songeant qu’ils ont eux-mêmes choisi leurs tuteurs. Chaque individu souffre qu’on l’attache, parce qu’il voit que ce n’est pas un homme, ni une classe, mais le peuple lui-même, qui tient le bout de la chaîne.« 

Cette pensée du XIXe siècle me semble tout à fait encore correspondre aux citoyens français du XXIe siècle.