Catégorie : Lire un peu !

Pour en savoir plus

Voici les numéros d’Arkéo Junior et Histoire Junior de la bibliothèque de classe qui évoquent les différents chapitres en cours :

– en cinquième

– en quatrième

– en troisième

Toutes ces revues peuvent être lues en classe quand le travail à faire est terminé ou bien empruntées pour la maison.

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Un dossier sur le Liban : Géopolitique du « Pays des Cèdres »

L’ACTUALITÉ VUE PAR LES CARTES
Porto Rico peut-il devenir le 51e État des États-Unis ?
Iran : une République islamique chiite face au sunnisme
Les Émirats arabes unis, puissance du Moyen-Orient ?
L’Afrique, terre de nouvelles technologies
Le commerce alimentaire mondial : une géographie à risque ?

HISTOIRE
Les grandes batailles : La pentécontaétie, l’origine de la guerre du Péloponnèse

INSOLITO CARTO
Où se cachent les milliardaires ?

A relire !

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À lʼoccasion de ses 40 ans, le magazine Jʼaime lire édite un hors-série collector XXL, à découvrir en maison de la presse jusquʼau 24 novembre.
Dans ses 206 pages (2 fois plus grand et 3 fois plus épais quʼun Jʼaime lire classique) ce hors-série compile dix romans cultes et inoubliables qui ont marqué plusieurs générations de lecteurs :
. Le mot interdit (1982)
. La princesse et le nain vert (1984)
. Lʼenfant bleu (1991)
. Les Patacolors, jʼadore ! (1992)
. Journée poubelle pour Gaëlle (1995)
. Un Martien dans le frigo (1998)
. Les bestioles (2009)
. Une grand-mère au grand coeur (2011)
. Capitaine Catalina (2012)
. Ma copine Vampirette (2014)

Il coûte 10, 90€.

C’est la saison

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Dans Changez l’école ! (PlayBac, 464 pages, 22,90 euros), l’universitaire anglais Ken Robinson explique comment les changements qu’il appelle de ses vœux dans l’école pourraient être mis en œuvre.
Ken Robinson est l’auteur d’une conférence en ligne intitulé « L’école tue-t-elle la créativité ? », datant de 2006, mais toujours très regardé onze ans plus tard.
Voici un extrait d’un entretien donné au journal Le Monde.

« L’important est que les enfants soient amenés, dans une atmosphère de confiance et d’empathie, à réfléchir par eux-mêmes.

Comment ?
De nombreux dispositifs pédagogiques les mettent dans cette situation : le jeu, qui est un ressort d’apprentissage majeur ; la réalisation de projets, qui permet aisément de donner du sens aux apprentissages et de motiver les élèves ; tout ce qui relève de la culture « maker » que catalysent les « fab labs », ces espaces coopératifs où l’on fabrique des objets grâce, entre autres, aux imprimantes 3D ; la bonne vieille maïeutique, qui place le questionnement au cœur des cours. Ces approches conduisent à des apprentissages très robustes en langues, en sciences, en mathématiques, etc. Elles induisent en outre beaucoup de discipline et de travail. Ceux qui imaginent que créativité rime avec oisiveté en seront pour leurs frais !

Pourquoi la créativité est-elle aussi importante ?
Parce que c’est ce qui nous fait avancer. Toutes les grandes ruptures ont été accomplies parce que l’être humain sait, parfois, faire preuve de créativité, et non reproduire inlassablement ce qu’il faisait auparavant. L’école doit donner cette compétence aux enfants car ils vont arriver dans un monde où beaucoup sera à réinventer. L’intelligence artificielle va bouleverser le marché de l’emploi. C’est en cours depuis longtemps dans l’industrie ; c’est imminent dans les services. Quel sera l’impact exact de ces changements ? A quelle échéance se produiront-ils massivement ? Franchement, je pense qu’on ne le sait pas plus aujourd’hui qu’on ne pouvait prévoir l’impact de la révolution industrielle au début du XIXe siècle. La seule chose que l’on sache, c’est que cela va arriver, et que la transition peut être brutale. Songez seulement aux bouleversements produits par les smartphones ou les réseaux sociaux, qui n’existaient pas en 2006 lorsque j’ai donné cette conférence.

L’école doit donc changer pour adapter les enfants à l’économie de demain ?
Non. Cela sera un bénéfice collatéral. Elle doit changer d’abord pour s’adapter aux enfants d’aujourd’hui, qui se portent de plus en plus mal, soumis qu’ils sont à l’addiction aux écrans, à la pression scolaire, à la surprotection des parents, au cyber-harcèlement… Partout dans le monde, les taux de dépression et de suicide des jeunes augmentent.

La créativité empêche-t-elle cela ?
Il est délicat, méthodologiquement, de tenter de prouver qu’un dispositif empêche quelque chose d’advenir, surtout pas le suicide, qui procède d’une équation intime et multifactorielle. Nous disposons en revanche d’études nombreuses et convergentes sur les effets que produisent les écoles créatives : moins d’abandons, plus de motivation, plus de réussite aux examens, plus de satisfaction des élèves, des enseignants et des parents… Je donne dans mon dernier livre l’exemple d’écoles, notamment dans des zones très défavorisées, dont les résultats aux tests ont progressé formidablement. A aucun moment, contrairement aux écoles traditionnelles, elles n’ont fixé pour objectif de mieux réussir ces tests. C’est la mise en œuvre d’approches différentes qui le leur a permis. »

Vous pourrez lire une chronique du livre de Ken Robinson ici.

 

Un port africain au temps de la traite

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Le livre de Randy Sparks, professeur à l’université Tulane à La Nouvelle-Orléans en Louisiane, a pour sujet un port africain de la Côte-de-l’Or (le Ghana d’aujourd’hui) au XVIIIe siècle.

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Annamaboe (dont le nom contemporain est Anomabu) était alors le port de traite le plus important de la côte, d’où des centaines de milliers d’esclaves furent déportés vers les Amériques. Avant de se lancer avec succès dans la traite négrière, les élites marchandes de ce port commerçaient de l’or et des céréales.
Les Britanniques, via la Royal African Company, devenue en 1750 la Company of Merchants Trading to Africa, y construisirent un grand fort.

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Le fort anglais vers 1870

Les chefs locaux, d’ethnie Fante, surent habilement jouer des rivalités entre marchands européens, en faisant monter les enchères et en prenant une part active au commerce. Les guerres qui opposèrent les Fante aux Ashanti permirent un afflux de captifs. Au début du XVIIIe siècle, la traite était deux fois plus rentable que le commerce de l’or.
En mobilisant une grande variété d’archives, Randy Sparks montre de manière très convaincante comment une société créolisée naquit de la rencontre des administrateurs, soldats et négociants britanniques avec les Fante. Les enfants issus de ces unions (les « mulâtres ») étaient envoyés faire leurs études en Angleterre lorsque le père était fortuné ; d’autres trouvaient emploi comme interprète ou marin.
Les Britanniques et les Français se disputaient les faveurs commerciales de John Corrantee (ou Kurantsi), le chef principal d’Annamaboe, né dans les années 1670. Ils le sollicitèrent pour qu’il envoie ses enfants étudier dans leurs pays respectifs. Prudent, Corrantee envoya d’abord l’un de ses fils à Paris au début des années 1740. Le jeune prince fut reçu avec tous les honneurs, étudia au lycée Louis-le-Grand, avant de rentrer au pays.
Les Britanniques invitèrent un autre fils à s’instruire en Angleterre, ce que Corrantee accepta, ne serait-ce que pour mieux comparer les deux pays et continuer son jeu diplomatique. William Ansah, le fils préféré, s’embarqua donc pour Londres en 1747. Enfin, c’est ce qu’il croyait. Le capitaine du bateau négrier était censé acheminer sa cargaison d’esclaves jusqu’à la Barbade avant de convoyer le jeune homme en Angleterre, mais il fit croire que ce dernier avait péri lors du voyage et le vendit en esclavage. Corrantee finit par l’apprendre et demanda aux Britanniques de le récupérer. On le retrouva à la Barbade, puis la CMTA le débarqua en Angleterre où ses aventures firent sensation. William Ansah devint une figure de la vie mondaine et littéraire anglaise, avant que le jeune homme levât l’ancre pour Annamaboe en 1750 où toute la ville fêta le retour du miraculé.
Au début du XIXe siècle, la prospérité d’Annamaboe déclina, en raison de sa destruction par les Ashanti, et surtout de l’abolition de la traite par les Britanniques. L’économie de la ville s’effondra, et elle sombra dans l’oubli.

Un livre pour dédramatiser la première rentrée

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Dans Demain, c’est ma première rentrée, Vincent Gaudin, professeur des écoles, imagine la nuit d’une jeune maîtresse à la veille de ce jour si particulier en maternelle.
Avec des illustrations très douces à l’aquarelle et des mots tout simples, ce livre veut permettre à l’enfant qui va entrer en maternelle de comprendre, au fil de l’histoire, que l’école est aussi source d’inquiétude pour les adultes qui s’en occupent mais que demain, finalement, tout se passera bien.

Demain, c’est ma première rentrée, de Vincent Gaudin, illustré par Anne Defréville, Les éditions Clochette, 27 pages, 13 €.