Catégorie : Atelier cartographie

Pour comprendre la construction des cartes

« VIVRE SON TERRITOIRE » L’UNIVERSITÉ CARTOGRAPHIQUE CITOYENNE est une exposition visible à la mairie du 2e arrondissement de Paris du 23 Septembre au 04 Octobre 2019, au 8 rue de la Banque.
Battir est un village de Cisjordanie situé au sud-ouest de Jérusalem qui dispose de l’unique modèle cartographique institutionnel permettant d’expliquer à tous les processus amenant à la création d’une carte topographique. Sur une initiative locale citoyenne inédite, les travaux de relevés de terrain y ont été réalisés entre 2007 et 2011 depuis l’Écomusée créé dans ce village pour garantir leur expansion et leur archivage. Ces travaux topographiques offrent les clefs de la cartographie civile qu’une équipe française restitue depuis 2012 pour en assurer la géolocalisation, opérations techniques exigeant des outils alors inaccessibles au village.
Les habitants de ce village de Cisjordanie parlent d’eux-mêmes et de leur histoire par la représentation exhaustive de leur topographie mesurée par arpentage et la description scientifique de leur propre territoire. Toutes ses dimensions humaines retentissent à travers des séries de cartes à grandes échelles, dont les données, propriété intégrale des habitants, sont disponibles pour tout projet éditorial, quel qu’il soit. Leur carte topographique, dite ’ carte de base’, enseigne tout à la fois le travail préparatoire à la production des cartes, étape par étape, les métiers de la géodésie, de la topographie, de la cartographie, de la géographie, les usages de l’espace.

Quand les artistes dessinaient les cartes

Il s’agit d’une exposition proposée par les Archives nationales, sur le site de l’Hôtel Soubise, à Paris. Elle met en valeur 97 cartes originales dont 89 manuscrites et 10 de très grand format (supérieur à 2 mètres). Il s’agit de « vues figurées » , des représentations de territoires de dimension restreinte (terroir, ville, seigneurie, petit comté), qui montrent les lieux comme si le spectateur les avait sous les yeux. Aucune de ces cartes n’était faite pour montrer le chemin d’un lieu à un autre ou pour guider le voyageur. Faites à la demande de commanditaires prestigieux (rois, princes, abbayes, villes), elles étaient liées à des pratiques de gouvernement : elles délimitaient une frontière ou des droits, aidaient à trancher des procès, illustraient des travaux d’aménagement, appuyaient des opérations militaires, décrivaient des événements historiques, cataloguaient des possessions ou célébraient l’identité d’un lieu ou d’un territoire.
Beaucoup de ces « figures » ont été faites par des peintres, parfois parmi les plus renommés de leur époque (Jean Cousin, Bernard Palissy, Nicolas Dipre…), se trouvant ainsi au confluent de l’art et de la cartographie. Elles offrent un éclairage exceptionnel sur les paysages et les décors de la vie quotidienne au tournant du Moyen Âge et de la Renaissance.

Du 25 septembre 2019 au 7 janvier 2020.
Du lundi au vendredi de 10h00 à 17h30
Samedi et dimanche de 14h00 à 17h30
Fermé le mardi
Plein tarif : 8 €, tarif réduit : 5 €

Ceci n’est pas un atlas

This is not an atlas est un ouvrage proposant  des documents au format papier et pdf en open access participant de la contre-cartographie ou cartographie radicale. Il a été élaboré par le kollektiv orangotango, un réseau de géographes critiques et activistes sur des questions de luttes de territoires, de pouvoir. C’est un recueil de représentations visuelles de territoires ou d’espaces relevant souvent de la cartographie sensible. Je trouve notamment très intéressant le travail de cartographie effectué par des réfugiés.

Merci au Carnet NEOCARTOgraphique pour cette découverte.

Différents espaces vécus en milieu périurbain

Ces trois schémas sont issus d’un article intitulé « Grandir et vieillir dans les espaces périurbains » que l’on peut lire sur le blog Métropolitiques. Il me rappelle le travail que nous avions fait, ma femme et moi, lors d’une conférence – atelier de Philippe Rekacewicz à propos de notre espace familial vécu. Cela me donne envie de demander aux élèves de troisième de fabriquer le même genre de carte en ouverture d’année, l’an prochain.