Étiquette : La question des ressources alimentaires

Carto n°47

 

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DOSSIER ALIMENTATION : Un commerce mondialisé sous tensions

L’ACTUALITÉ VUE PAR LES CARTES
• Démographie française : vers la fin d’une exception en Europe ?
• Mémoire en Pologne : que reste-t-il du nazisme ?
• Pakistan : entre défis internes et pression internationale
• La Libye post-Kadhafi : terre de tous les trafics
• La Guinée équatoriale : entre tyrannie et pauvreté
• La Ghouta : l’ancien « poumon vert » de Damas dans l’enfer
• Golfe Persique : bataille navale entre l’Arabie saoudite et l’Iran
• Alerte planétaire sur le niveau des eaux océaniques

Enjeux internationaux : Carte détachable
• L’accès (compliqué) aux études supérieures

HISTOIRE
• Retour sur… La guerre froide : un conflit global et multiforme
• Les grandes batailles : La guerre du Rif, de 1911 à 1926

Les élèves jouent au professeur

Après visionnage d’un documentaire en introduction, j’ai demandé aux élèves de cinquième, par groupe, de construire une leçon sur différents thèmes de géographies se rapportant au chapitre « Gérer les ressources alimentaires ».

Après étude d’un dossier du manuel et des recherches complémentaires en salle informatique, ils devaient choisir des documents à présenter et à expliquer à leurs camarades et élaborer une trace écrite. Chaque intervention ne devant pas dépasser une dizaine de minutes.

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(j’ai filmé les leçons et je les ai mises en ligne sur l’ENT du collège, mais je ne peux pas les mettre ici)

Plusieurs groupes ont élaboré des diaporamas et montré des vidéos (j’ai demandé qu’elles ne dépassent pas trois minutes, ce qui m’a amené à faire des montages en suivant leurs indications). Je les donne ci-dessous :

diaporama agriculture indonesienne

Présentation Indonésie

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Un pic de famine à prévoir en 2018

Selon les estimations de Organisation des Nations unies et de l’Union européenne, les conflits et la sécheresse ont engendré un pic de famine au cours des derniers mois. Cent vingt-quatre millions de personnes étaient concernées en 2017, contre 108 millions en 2016 et 80 millions en 2015, selon le Rapport mondial sur les crises alimentaires 2018.
Parmi les pays les plus touchés, on trouve des pays engagés dans des conflits ou en situation de grave insécurité, comme le Yémen, le nord du Nigeria, la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud et la Birmanie.
Par ailleurs, en Afrique orientale et australe, la sécheresse persistante a également joué un rôle majeur, entraînant des réductions importantes des récoltes dans des pays déjà confrontés à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire.
Les conflits et l’insécurité resteront probablement les principales causes de crise alimentaire en 2018 touchant l’Afghanistan, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le nord-est du Nigeria, la région du lac Tchad, le Soudan du Sud, la Syrie et le Yémen, ainsi que la Libye, et le Sahel central (Mali et Niger).
En Afrique, l’impact de la sécheresse sur les cultures vivrières et le bétail augmentera aussi l’insécurité alimentaire dans les zones pastorales de la Somalie, le sud-est de l’Éthiopie, l’est du Kenya, ainsi que dans certains pays d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, tels le Sénégal, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie, et le Burkina Faso.

D’après un article du Monde.fr

La sous-alimentation en Afrique en 2017

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié jeudi 16 novembre son rapport 2017 sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition en Afrique.

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Selon ce rapport, de 2015 à 2016, la prévalence de la sous-alimentation semble être à la hausse, passant de 20,8 % à 22,7 %. Le nombre de personnes souffrant de la sous-alimentation est passé de 200 millions en 2015 à 224 millions.
25 % des 815 millions de personnes sous-alimentées dans le monde en 2016 vivent en Afrique.


Les mauvaises conditions climatiques et les conflits récents sont des facteurs clés qui expliquent l’augmentation actuelle de l’insécurité alimentaire.

La malnutrition touche tous les pays du monde

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Selon le rapport sur la nutrition mondiale 2017, publié samedi 4 novembre, la totalité des 140 pays étudiés est confrontée à au moins une des principales formes de malnutrition : le retard de croissance chez l’enfant, l’anémie chez la femme en âge de procréer et le surpoids chez l’adulte. Et 88 % sont lourdement touchés par deux ou trois de ces troubles.
Dans le monde, 2 milliards de personnes souffrent de carences en micronutriments essentiels, comme le fer, la vitamine A ou l’iode ; 155 millions d’enfants de moins de 5 ans (23 %) présentent un retard de croissance, essentiellement en Afrique et en Asie, et 52 millions d’entre eux sont atteints de maigreur extrême.
1,9 milliard d’adultes sont en surpoids ou obèses (32 % des hommes, 40 % des femmes), de même que 41 millions d’enfants de moins de 5 ans. Le surpoids et l’obésité sont en hausse quasiment partout, aussi bien dans les pays à fort revenu que dans les autres. Sur le continent nord-américain, un tiers des hommes et des femmes sont obèses, tandis que 10 millions d’enfants africains présentent une surcharge pondérale.
Au total, une personne sur trois souffre de malnutrition, qualifiée de « nouvelle norme » par les auteurs – qui se basent sur les données des agences de l’ONU et des pays.
Les chiffres sur la faim dans le monde évoluent dans la mauvaise direction : aujourd’hui, 815 millions de personnes en souffrent, un chiffre en augmentation par rapport aux 777 millions de personnes recensées en 2015, comme l’a dévoilé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture dans son rapport de septembre. En outre, 38 millions de ces personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire grave au Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud, au Yémen, en Ethiopie et au Kenya.
Le nombre d’enfants de moins de 5 ans souffrant de malnutrition – responsable de près de la moitié des décès dans cette tranche d’âge – a diminué dans de nombreux pays, mais cette baisse n’est pas assez rapide pour atteindre l’objectif d’y mettre fin d’ici à 2030. Le nombre de femmes de 15 à 49 ans souffrant d’anémie a augmenté depuis 2012, pour atteindre 38 %, une pathologie qui entraîne des impacts à long terme sur la santé de la mère et de l’enfant.
Si rien n’est fait pour enrayer la tendance, aucun des dix-sept Objectifs de développement durable, adoptés fin 2015 par les Nations unies afin d’« éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous », ne sera atteint d’ici à 2030. Or, les bailleurs de fonds ne consacrent que 0,5 % de l’aide publique au développement à la sous-alimentation, et 0,01 % à la lutte contre l’obésité et les maladies liées au régime alimentaire. Au total, 867 millions de dollars (746 millions d’euros) ont été alloués à la nutrition en 2015, huit fois moins que l’enveloppe qui serait nécessaire (70 milliards de dollars sur dix ans).

D’après un article du Monde.fr