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Pour jouer à la Révolution et à l’empire

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Le jeu sur ordinateur  « J’ai vécu au XVIIIe siècle » avait donné lieu à une adaptation papier « J’ai vécu la Révolution et l’Empire », que j’ai beaucoup utilisé au collège et au lycée. Un collègue en propose maintenant une version sur Internet, sous la forme de QCM auto-corrigés, réalisés avec Google Forms.
Le jeu repose sur 5 attitudes qui représentent les opinions des protagonistes de la Révolution et de l’Empire :
– les Conservateurs (Chouans, contre-révolutionnaires) qui représentent le parti de la Reine, du Comte d’Artois et des immigrés.
– les Modérés : en 1789, on peut les assimiler au parti de Lafayette, favorable aux réformes et à une monarchie parlementaire ; puis au cours de la Terreur, ils vont se retrouver plus proche des Conservateurs ; l’arrivée de Napoléon est souvent vécu par eux comme une aubaine et ils regroupent alors l’ancienne noblesse libérale et la nouvelle élite impériale.
– les Républicains (tendance girondine) : leur idéal, c’est la DDHC ! Leur modèle, c’est l’Amérique ! Un temps tenté par Napoléon, mais déçus par ses déviances autoritaires, ils défendent les libertés et une République modérée.
– les Enragés : un seul maître, Robespierre ! Une seul maîtresse, la guillotine ! Ils enragent de tout ce qui peut ressembler à un privilégié, noble ou clerc. Ils veulent une République des égaux.
– les Prudents sont sûrement les plus silencieux, mais aussi les plus nombreux. Cette opinion repose sur l’idée que la majorité des Français a plus subi qu’autre chose la Révolution et ses débats qui les dépassaient.

En fonction du personnages incarnés par les élèves, ils peuvent ainsi « jouer » seuls et faire évoluer leur personnage entre 1789 et 1815.

Journaux intimes de la Révolution

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Les élèves de l’une de mes quatrième ont rédigé le journal intime de leur personnage durant la révolution. Dans les exemples montrés ici, les élèves (par groupe de deux) avaient choisi d’incarner un esclave, ce qui n’était pas le plus simple. Il y a souvent un effort d’écriture et de contextualisation dans leurs travaux.

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Et voici les travaux de mes autres quatrièmes.

L’un des plus vieux drapeaux français se trouve au Royaume – Uni

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Une représentation du Généreux arborant le drapeau tricolore par C. H. Seaforth & Charles Hullmandel — National Maritime Museum

 

Après avoir capturé le navire de guerre français Le Généreux en 1800 dans les eaux au large de l’île de Malte, l’amiral britannique Nelson s’était emparé de l’immense drapeau tricolore de 16 mètres de long sur 8 de large qui ornait sa poupe et l’avait rapporté dans son Norfolk natal, où il est resté.

Ce drapeau serait l’un des premiers tricolores de l’Histoire française. En effet, si Le Généreux avait été mis en service en 1785, l’étendard bleu-blanc-rouge n’a, quant à lui, été adopté que neuf ans plus tard, en 1794, par la Convention. À la barre du navire, Louis-Jean-Nicolas Le Joille aurait été l’un des premiers à arborer la gigantesque bannière à la poupe.

Exposé au château de Norwich, en Angleterre, 217 ans plus tard, le drapeau géant géant est encore marqué par les débris de bois et la poudre à canon et nécessiterait 40 000 livres sterling (47 000 euros) pour être restauré.
Le drapeau avait été exposé en 1905 pour la première fois, lors d’une exposition pour le centenaire de la bataille de Trafalgar, elle aussi remportée par l’armada de Lord Nelson face aux flottes française et espagnole.

D’après un article du Point.fr

Un lieu symbolisant l’amitié franco-américaine du XVIIIe siècle bientôt restauré.

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Au fond du Parc du château d’Epône (en banlieue parisienne), le pavillon de David est un symbole d’amitié franco-américaine probablement construit en 1785 selon des esquisses néoclassiques du peintre David (qui lui a donné son nom). il s’agirait en outre du plus ancien temple maçonnique connu visible en France.
De nombreuses figures historiques françaises et américaines s’y seraient succédées : Benjamin Franklin y aurait travaillé (des fresques se trouvant dans l’édifice le suggérait tout du moins) et c’est également là que Robespierre et quelques révolutionnaires auraient rédigé la première Constitution de 1791.

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Classé monument historique en 1947, le lieu est en mauvais état extérieur comme intérieur mais devrait être restauré prochainement.