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Pour jouer à la Révolution et à l’empire

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Le jeu sur ordinateur  « J’ai vécu au XVIIIe siècle » avait donné lieu à une adaptation papier « J’ai vécu la Révolution et l’Empire », que j’ai beaucoup utilisé au collège et au lycée. Un collègue en propose maintenant une version sur Internet, sous la forme de QCM auto-corrigés, réalisés avec Google Forms.
Le jeu repose sur 5 attitudes qui représentent les opinions des protagonistes de la Révolution et de l’Empire :
– les Conservateurs (Chouans, contre-révolutionnaires) qui représentent le parti de la Reine, du Comte d’Artois et des immigrés.
– les Modérés : en 1789, on peut les assimiler au parti de Lafayette, favorable aux réformes et à une monarchie parlementaire ; puis au cours de la Terreur, ils vont se retrouver plus proche des Conservateurs ; l’arrivée de Napoléon est souvent vécu par eux comme une aubaine et ils regroupent alors l’ancienne noblesse libérale et la nouvelle élite impériale.
– les Républicains (tendance girondine) : leur idéal, c’est la DDHC ! Leur modèle, c’est l’Amérique ! Un temps tenté par Napoléon, mais déçus par ses déviances autoritaires, ils défendent les libertés et une République modérée.
– les Enragés : un seul maître, Robespierre ! Une seul maîtresse, la guillotine ! Ils enragent de tout ce qui peut ressembler à un privilégié, noble ou clerc. Ils veulent une République des égaux.
– les Prudents sont sûrement les plus silencieux, mais aussi les plus nombreux. Cette opinion repose sur l’idée que la majorité des Français a plus subi qu’autre chose la Révolution et ses débats qui les dépassaient.

En fonction du personnages incarnés par les élèves, ils peuvent ainsi « jouer » seuls et faire évoluer leur personnage entre 1789 et 1815.

Un mur pour protéger le mur de Berlin !

La ville de Berlin veut protéger les vestiges historiques du mur qui a coupé la ville en deux entre 1961 et 1989, du vandalisme et des dégradations commises par les touristes et pour cela, elle va construire… un mur ! Les autorités locales ont en effet décidé de construire un nouveau mur de près d’un mètre de haut qui se trouvera à environ 85 cm des deux côtés du mur historique pour empêcher un accès direct. Des signes dans plusieurs langues interdisant aux visiteurs de peindre le mur ou d’en arracher des morceaux seront affichés tout au long de la rampe.
Il s’agit de protéger la «East Side Gallery», une partie du mur couverte de peintures murales datant de 1990, dans les mois qui ont suivi l’effondrement du mur en novembre 1989.  119 artistes ont peint le mur sur près de 1,3 km et cette partie n’a pas été détruite car elle a été classée en 1991.

D’après un article de Slate.fr

Un serious game sur la corruption en politique

Le Bon, la brute et le comptable est un jeu dont vous êtes le héros en ligne où vous incarnez la nouvelle directrice de cabinet d’une élue d’une municipalité française. Votre carrière commence en 1993 et se termine, si tout se passe bien, vingt ans plus tard, si vous prenez les « bonnes » décisions. A chaque détour du jeu, vous êtes confronté aux problèmes quotidiens de gestion d’une ville : contenter des acteurs qui ont des intérêts parfois opposés, et qui ont tous besoin de vous avoir avec eux.
Créé par l’agence Journalism ++, le jeu veut montrer à quel point la corruption, dans tout ce qu’elle englobe, fait partie du quotidien d’un homme ou d’une femme politique.

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J’ai tenté l’honnêteté…

Tous les exemples de corruption qui apparaissent dans le jeu sont issus de faits réels, recensés pour beaucoup en France mais aussi dans le reste du monde développé.

Un monde complexe et violent

Voici quelques unes des photos sélectionnées pour le World Press Photo 2017 (le palmarès rassemblait 46 sujets différents, dans seize catégories), dont la lauréate prise par le photojournaliste turc Burhan Ozbilic montrant un policier turc venant juste d’assassiner l’ambassadeur russe à Ankara, Alexei Karlov, le 19 décembre dernier.
A Gogjali, quartier de Mossoul libéré des forces de l’Etat islamique, le 2 novembre 2016. Les combattants des forces antiterroristes de l’armée irakienne, vérifient une à une les maisons et leurs habitants. Le traumatisme laissé par les combats et les bombardements se lit sur les visages effrayés des enfants.
Quatre fillettes participant à une séance de fortification de leurs orteils, à l’école de gymnastique à Xuzhou, en Chine.
Qayyara, près de Mossoul, le 12 novembre 2016. Une famille fuit les combats qui opposent l’armée irakienne à l’EI, pour la libération de Mossoul, la seconde ville du pays.
Bâton-Rouge, 9 juillet 2016. Ieshia Evans, une jeune manifestante de 28 ans, s’avance vers la police anti-émeute de Bâton-Rouge pendant une manifestation en réaction à la mort de Alton Sterling, tué quelques jours plus tôt par la police de la ville.
New York. Un chauffeur de taxi musulman fait sa prière tandis que deux étudiants iraniens, posent pour leur photo de mariage.

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JONATHAN BACHMAN/REUTERS/WORLD PRESS PHOTO

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Je ne peux m’empêcher de faire un lien entre la photographie prise à Bâton Rouge en 2016 par Jonathan Bachman et celle de Marc Riboud, prise à Washington en 1967.

Mémoire médiatique

L’émission Envoyé spécial  doit diffuser ce jeudi des extraits vidéos inédits d’une interview de l’épouse de François Fillon, soupçonnée d’avoir bénéficié d’un emploi fictif d’assistante parlementaire.
L’origine de ce document réside dans un portrait de Penelope Fillon réalisé par le quotidien anglais The Telegraph en mai 2007, alors que François Fillon venait d’être nommé premier ministre par Nicolas Sarkozy.
Les journalistes d’Envoyé spécial ont retrouvé la personne qui avait tourné les images, datées du 18 mai 2007. Celle-ci avait conservé les rushs de l’entretien, dont elle a cédé les droits à France Télévisions. C’est en visionnant ces prises de vues que les journalistes ont constaté que certains passages n’avaient pas été exploités à l’époque dans le portrait mais qu’ils prennent aujourd’hui une tout autre dimension. car elle y déclarait : « Moi, je n’ai jamais été l’assistante de mon mari (…) je ne me suis pas occupée de sa communication non plus ». Et plus tard : « Je me suis rendu compte que mes enfants ne m’ont jamais connue que comme une mère ».

Quand les hommes politiques apprendront-ils qu’ils laissent des traces sur Internet ou dans les médias et que ces traces peuvent redonner la mémoire aux citoyens ?

D’après un article du Monde.fr

Le premier article sur la Seconde guerre mondiale

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La journaliste britannique Clare Hollingworth, qui vient de mourir à Hong Kong à l’âge de 105 ans, était célèbre pour avoir obtenu le scoop du siècle à peine une semaine après avoir été embauchée à son premier poste de reporter.
Le quotidien Daily Telegraph l’a envoyée en Pologne en 1939 pour écrire sur l’inquiétante augmentation des tensions dans la région. Alors qu’elle traversait la frontière germano-polonaise en voiture, elle a vu les troupes allemandes qui se préparaient à envahir la Pologne. Sa dépêche, publiée en première page, était intitulée :«Mille tanks en attente à la frontière polonaise. Dix divisions seraient prêtes à un assaut imminent.» Cet article avait été publié dans le Daily Telegraph,sans signature, le 29 août 1939.
Le 1er septembre, Hollingworth a été réveillée par les explosions marquant le début officiel de la Seconde Guerre mondiale. Elle a appelé un ami à l’ambassade britannique de Varsovie et a crié: « La guerre a commencé !« . Mais celui-ci ne l’a pas crue et elle dû placer son combiné téléphonique à l’extérieur de sa fenêtre pour qu’il entende bien le bruit des tanks de la Wehrmacht.

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D’après un article de Slate.fr