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Le recensement de la population

C’est le sujet de cette émission de France Info Junior. Des agents recenseurs recrutés par les mairies peuvent se présenter chez vous à partir du 17 janvier. Ils vous remettront vos identifiants afin de répondre à un questionnaire en ligne. Si vous ne pouvez pas répondre en ligne, la réponse papier est possible. Ensuite l’Insee travaillera pour analyser toutes les données. Elles seront utilisés pour le calcul des populations officielles en décembre 2019. Ces dernières permettront par exemple de décider du nombre d’élus dans les conseils municipaux ou encore du montant des dotations octroyées aux communes. Les données socio-démographiques diffusées en juin 2020 (logements vacants, besoins spécifiques, déplacements domicile-travail) doivent servir quant à elles à faciliter la prise des décisions publiques. Réalisé dans 572 communes de la région Normandie, le recensement durera jusqu’au samedi 16 février pour les villes de moins de 10 000 habitants et jusqu’au samedi 23 février pour les autres. Les 1450 agents recenseurs engagés par les communes iront frapper à la porte des 285 000 logements sondés.

Un sondage sur les principaux génocides de l’histoire

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Une enquête réalisée par l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès indiquerait que dix pour cent des Français (avec une marge d’erreur de 1,8%) n’ont jamais entendu parler de la Shoah et cette proportion s’élève à 19% chez les personnes âgés de 18 à 34 ans. L’enquête a été mené sur une échantillon de 1104 personnes sous la forme d’un questionnaire Internet entre les 12 et 13 décembre derniers.
Les Français sont en outre 21% à ne pas connaître la période durant laquelle le génocide des juifs a été perpétré. Ainsi, alors que 79% des sondés savent que la Shoah a eu lieu durant la Seconde Guerre mondiale, 9% la situe pendant l’entre-deux-guerres, 6% lors de la Première Guerre mondiale, 4% au tout début du XXe siècle et 2% pendant la guerre froide. Chez les sondés âgés de moins de 35 ans, la part de Français ignorant la période à laquelle a eu lieu la Shoah atteint 30%.
Voici ce qu’en dit Iannis Roder, directeur de l’observatoire de l’éducation de la Fondation Jean-Jaurès : « La question posée est celle de ce qu’il se passe à l’école. Au cours de sa scolarité, un élève est censé rencontrer trois fois l’histoire du génocide des juifs : en CM2, en troisième et en première. Passer à côté en milieu scolaire est quasi-impossible.
Y a-t-il un aspect provocateur à une telle réponse ? C’est possible. Mais cela pose la question de ce qu’il reste de l’enseignement, de ce que les jeunes retiennent ou veulent en retenir. Peut-être que les enseignants vont trop vite en classe, parce que les programmes le demandent, et que les élèves n’impriment pas... »

D’après un article France Info.

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Je trouve que pointer la responsabilité de l’école ainsi est malhonnête. Si on regarde le résultat de l’enquête, on constate que l’école est le principale moyen d’information sur les génocides et que 76% des moins de 34 ans disent que c’est par l’école qu’ils ont eu connaissance des génocides, ce qui est un score plus qu’honorable ! Les scores baissent ensuite avec l’âge en raison de la présence de la question dans les programmes et non de la qualité de l’enseignement ! On peut aussi remarquer que le nombre de personnes considérant ces génocides comme un crime monstrueux a progressé alors que ceux qui n’y voient qu’un drame de la guerre parmi d’autres ont diminué.
Qu’une assez grande partie des élèves n’impriment cependant pas durablement, j’en conviens. Ce n’est toutefois pas spécifique à la Shoah, mais à tout ce qu’ils ont appris. Il faudrait surtout se demander pourquoi ? C’est probablement parce que la façon dont on leur enseigne ne fait pas sens. D’autre part, c’est peut-être une question de vocabulaire. Personnellement, je n’utilise pas beaucoup de terme Shoah, préférant parler de génocide des juifs, des tziganes et d’autres populations. Mes élèves de troisièmes seraient donc incapable de parler le la Shoah, mais pourrait évoquer le génocide des juifs.

Internet, la liberté d’expression et le droit à l’oubli

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Mehdi Meklat est un ancien chroniqueur sur France Inter dont la carrière a été stoppée par l’exhumation de tweets antisémites en 2017. Le Journal du Dimanche lui a accordé un entretien où il revient sur ces messages et pose le problème du droit à l’oubli sur Internet. En voici un extrait intéressant pour travailler sur les libertés et les réseaux sociaux en quatrième.

(…) Vos messages antisémites, racistes et homophobes, les regrettez-vous vraiment ?
Je me suis excusé dès le début. J’implore à nouveau le pardon de ceux qui se sont sentis blessés par ces tweets qui m’horrifient aujourd’hui. Mon compte Twitter, sous le pseudo de Marcelin Deschamps, sur lequel je les ai postés, entre l’âge de 19 et 25 ans, c’était celui d’un gamin qui écrivait des tas de trucs insignifiants ou drôles, sur toutes les communautés, dont une vingtaine de messages ignobles sur un total de 53 000. Je ne suis pas antisémite, ni négrophobe, homophobe ou arabophobe. On me dit : « Vos écrits sont antisémites, donc vous êtes antisémite. » Mais les faits démontrent le contraire : tout mon travail de journaliste pendant onze ans. Surtout, je n’ai jamais tenu de propos pareils dans la vraie vie.

Qu’est-ce qui vous animait, alors, sinon la haine des autres ?
Mon « moi virtuel » était lancé dans une folle course aux followers. Pour en gagner, il fallait être toujours plus transgressif, toujours contre, provoquer pour exister.

N’aviez-vous donc aucun recul ?
Aucun, sinon j’aurais effacé ces tweets. Au contraire, j’ai parlé publiquement de ce compte dans tous les médias depuis 2012. Comme beaucoup de gens de ma génération, j’ai plongé dans le virtuel sans en connaître ni les codes ni les dangers. Je croyais à l’impunité sur les réseaux sociaux. Je n’avais pas compris que les mots, même sur Internet, étaient bien réels, et qu’ils pouvaient d’une certaine façon tuer. (…)

Ce que je trouve effrayant, c’est que cet homme, qui a eu l’occasion de réfléchir à ce qui était arrivé, continue de dissocier ce qu’il appelle son « moi virtuel » de « la vraie vie ». Il ne semble toujours pas avoir compris qu’Internet n’était qu’un moyen d’expression, au même titre que la parole et que celui qui écrit sur Internet est le même que celui qui dit.

 

Le plus vieil exemple d’art rupestre retrouvé se trouve en Indonésie

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Les peintures de l’île de Bornéo

Une équipe de scientifiques a proposé de nouvelles datations des représentations d’animaux dessinés à l’ocre dans une grotte de la partie indonésienne de l’île de Bornéo. Elles remonteraient au minimum à 40 000 ans, ce qui en ferait les plus anciens vestiges d’art rupestre figuratif connus à ce jour.
Ces peintures avaient été découvertes et décrites dans les années 1990. Mais les nouvelles datations à l’uranium-thorium effectuées sur des échantillons de calcite qui recouvrent parfois les dessins ou que les dessins recouvrent ont permis de reculer leurs dates d’élaboration.