Étiquette : Humanisme et Renaissance

Des sculptures très expressives

(les photos sont de Guillaume Métayer)

Dans l’église Santa Maria della Vita de Bologne, on peut voir ce groupe mortuaire original, réalisé en terre cuite, entre 1460 et 1490, par l’artiste Niccolo dell’Arca (qui a signé son oeuvre sur le coussin portant la tête du Christ). L’emplacement originel des personnages entourant le Christ est inconnue et certaines statues présentent des traces de polychromie.
Les différents personnages présents sont :
– Nicodème, agenouillé en habits Renaissance, qui a en main les instruments de la déposition ;
– Salomé, en pleurs, les mains crispées sur les cuisses ;
– Marie de Nazareth pleurant, repliée sur elle-même, les mains jointes ;
– saint Jean, une main soutenant son menton ;
– Marie de Magdala et Marie, mère de Jacques, se précipitant sur la scène avec des gestes très expressif qui font voler leurs vêtements.

Toujours à Bologne, on peut voir un autre groupe sur le même thème (mais plus classique) dans la cathédrale Saint Pierre, créé par Alfonso Lombardi entre 1522 et 1526.
Merci à Guillaume Métayer pour cette découverte.

Voyager dans le Cotentin avec Gilles de Gouberville

Après la sortie en février d’une nouvelle édition du journal du Sire de Gouberville, le comité Gilles-de-Gouberville publie un livre plus facile d’accès sur le gentilhomme du XVIe siècle. La publication reprend les thématiques évoquées dans le Journal. Voyages en Cotentin avec Gilles de Gouberville contient des vues panoramiques et scènes de la vie quotidienne illustrées par Kévin Bazot, jeune illustrateur et auteur de BD, mais aussi des notices historiques détaillées qui permettront d’apprendre des tas de choses sur le Cotentin de la Renaissance.
En parallèle, une exposition en extérieur, dont les panneaux reprennent les illustrations de Kévin Bazot est visible sur douze communes. Elle est composée de triptyques (le premier panneau propose des éléments biographiques sur Gilles de Gouberville, le deuxième comporte l’illustration du site où se trouve implanté le triptyque, et le troisième constitue une invitation à poursuivre la découverte dans un autre lieu) qui seront visibles jusqu’à fin septembre.

Le dessinateur Kévin Bazot devant l’un des panneaux de l’exposition

Il y a 500 ans naissait Gilles de Gouberville

Il y a 500 ans, en 1521, naissait Gilles Picot de Gouberville, petit seigneur local du Cotentin qui aurait dû tomber dans l’oubli. Mais son assiduité à écrire son journal a tout changé, car il y raconta, jour après jour, sa vie et celle de ses contemporains et son journal est parvenu jusqu’à nous.


Outre une réédition du journal en trois volumes, à paraitre le 19 mars, le Comité Gilles de Gouberville, associé à la ville de Cherbourg-en-Cotentin, la Communauté d’Agglomération du Cotentin, le Département de la Manche, la Région Normandie et l’Andra, a élaboré un programme de commémoration de ce 500e anniversaire, à consulter ici.


Pour ceux qui voudraient approfondir leur lecture du journal (Rolande ? Jean – Pierre ?), il existe les Cahiers goubervilliens que l’on peut commander ici.
Et sinon, il est possible de lire le journal en ligne, au jour le jour sur Twitter ou bien en intégralité ici.

Un accident de la route au XVIe siècle

Lorsque je travaillais sur les routes de Normandie entre la période antique et le XVIIIe siècle pour la maîtrise (il y a 26 ans…), j’avais tenté de recenser les accidents de la circulation dont avaient été victime Gilles de Gouberville  ou ses serviteurs. J’avais raté celui-ci :

Un souci domestique au XVIe siècle

Quand je lis le journal du sire de Goubderville au jour le jour, je me dis qu’il y a encore beaucoup de chose à y trouver pour un historien. Encore un projet qui me trotte dans la tête…

Au sujet de Léonard de Vinci et de ses travaux scientifiques

Ce web-documentaire en 13 épisodes veut nous mettre dans la tête de l’artiste et scientifique de la Renaissance afin de comprendre le cheminement de sa pensée. Un professeur du Centre d’études supérieures de la Renaissance de Tours y mène une enquête sur les traces de Léonard de Vinci en essayant de répondre aux questions posées par des lycéens associés à l’enquête.