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Une loi inquiétante pour la démocratie et les droits humains votée en Hongrie

Mercredi 20 juin, le Parlement de Hongrie a adopté à une très large majorité (160 pour, 18 contre) une nouvelle loi condamnant à un an de prison les militants apportant une assistance à des migrants. Les responsables d’ONG pourront désormais se voir aussi notifier une interdiction de s’approcher à moins de huit kilomètres de la frontière de l’espace Schengen, dont la Hongrie assume la responsabilité au nom des pays membres. L’imposition de quotas de réfugiés par l’Union européenne a par ailleurs été, au passage, rendue inconstitutionnelle.

Progrès pour le droit des femmes en Irlande

Près de 3,5 millions d’Irlandais étaient appelés à se prononcer vendredi 25 mai pour ou contre la libéralisation de l’avortement dans un référendum historique. La consultation posait précisément la question de l’abrogation du 8e amendement de la constitution irlandaise, introduit en 1983, qui interdit l’avortement au nom du droit à la vie de « l’enfant à naître (…) égal à celui de la mère ». Une réforme avait toutefois été introduite en 2013, permettant une exception lorsque la vie de la mère est menacée.
Le « oui » l’emporterait avec 68 % des suffrages contre 32 % pour le non, selon un sondage de l’institut Ipsos/MRBI réalisé pour le journal Irish Times auprès de 4000 électeurs dans 160 bureaux de vote à travers le pays. Selon ce dernier, les femmes ont voté à 70 % pour la libéralisation de l’IVG et 30 % contre ; la proportion chez les hommes est de 65 % pour le oui et 35 % pour le non. Les personnes âgées de plus de 65 ans ont voté majoritairement contre le changement de législation tandis que les 18-24 ans ont voté à 84 % pour.
Le résultat final devrait être connu samedi dans l’après-midi. En cas de victoire du oui, le gouvernement élaborera dans la foulée un nouveau projet de loi qui, s’il est voté par le Parlement, devrait autoriser l’avortement pendant les douze premières semaines de grossesse, et jusqu’à 24 semaines pour raisons de santé.

L’Italie vieillit et perd de la population

L’Italie a confirmé en 2017 son statut de second pays le plus vieux au monde, après le Japon, et son déclin démographique puisque le pays a perdu près de 100 000 habitants entre 2016 et 2017.
Le taux de fécondité, qui définit le nombre d’enfants par femme en âge de procréer, est l’un des plus bas au monde à 1,34. Il est de 1,27 pour la population italienne contre 1,95 dans la population étrangère. L’Italie comptait au 1er janvier de cette année 168,7 personnes âgées pour 100 jeunes et dans 20 ans, sas changement, ce rapport sera de 265 contre 100.
L’espérance de vie en Italie est l’une des plus élevées au monde avec 80,6 ans pour les hommes et 84,9 pour les femmes. Mais les disparités entre nord et sud sont encore fortes. À Bolzano (nord), on peut s’attendre à vivre en bonne santé jusqu’à 70 ans en moyenne, mais seulement jusqu’à 52 ans en Calabre, au sud.
L’immigration étrangère est en baisse constante même si le solde migratoire reste positif, mais les départs d’Italiens vers l’étranger ont triplé en dix ans, en grande partie à cause de la crise économique.

Les personnes sans logement sont de plus en plus nombreuses en Union européenne.

La Fondation Abbé-Pierre et la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abri ont donné leurs statistiques à l’échelle européenne : sur 220 millions de ménages, près de 11 millions sont en état de privation sévère de logement, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de domicile personnel, sont à la rue ou hébergés chez un tiers, en centre d’hébergement, en foyer, en hôtel social…
La définition du sans-abrisme a beau ne pas être la même d’un pays à l’autre, partout en Europe les hausses sont spectaculaires : + 150 % en Allemagne, entre 2014 et 2016 ; + 145 % en Irlande, entre 2014 et 2017 ; + 169 % au Royaume-Uni entre 2010 et 2017 ; + 96 % à Bruxelles entre 2008 et 2016 ; + 20,5 % en Espagne entre 2014 et 2016 ; + 17 % en France entre 2016 et 2017.
La préfecture d’Ile-de-France, qui a créé le 16 mars son propre Observatoire francilien des personnes hébergées et à la rue, donne le chiffre de 100 000 personnes logées chaque soir par l’Etat, soit une augmentation de 50 % en trois ans.

D’après un article du Monde.fr