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Plongée dans la création de la Communauté Economique Européenne

De l’idée de Jean Monnet d’une armée européenne transnationale à la suppression des frontières douanières, ce documentaire fiction vous propose de vivre sept ans dans les coulisses du Traité de Rome.
Le film de Martin Fraudreau raconte la genèse de l’Europe en redonnant vie aux idéaux de ses « pères », du Belge Paul-Henri Spaak au chancelier Konrad Adenauer. Mêlant images d’archives et reconstitutions, ce documentaire s’invite dans le secret des tractations, au cœur des plus hautes sphères du pouvoir. Les témoignages d’origine diplomatique, récemment dévoilés, les écrits d’historiens et les récits des acteurs directs permettent d’éclairer le théâtre politique de l’époque. Il est à voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.

De l’Europe à géométrie variable à l’Europe différenciée

Un mini-sommet européen a été convoqué par François Hollande au Château de Versailles. Le président de la République y a reçu l’Allemande Angela Merkel, l’Italien Paolo Gentiloni et l’Espagnol Mariano Rajoy. Les dirigeants des quatre pays les plus peuplés de la zone euro veulent tracer des pistes pour l’avenir de l’Europe, avec pour hypothèse privilégiée une Union européenne à plusieurs vitesses.
L’Europe différenciée est une idée qui s’impose selon François Hollande et il l’explique dans une interview publiée ce lundi dans six journaux européens (Süddeutsche Zeitung, La Stampa, The Guardian, La VanguardiaGazeta Wyborcza et Le Monde).
« L’Europe à 27 ne peut plus être l’Europe uniforme à 27. Longtemps, cette idée d’une Europe différenciée, avec des vitesses différentes, des rythmes distincts pour progresser, a suscité beaucoup de résistance. Mais aujourd’hui, c’est une idée qui s’impose. Sinon, c’est l’Europe qui explose »
L’Europe à plusieurs vitesses se dessine donc avec un renforcement de la coopération de groupes de pays dans certains domaines, comme celui de la défense. François Hollande y voit un moyen de relancer l’Union européenne.
Si La France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne sont favorables à ce scénario d’une Europe à plusieurs vitesses, certains États de l’est de l’Europe préfèreraient le retour à un simple marché commun, d’où le risque d’une cassure entre l’Ouest et l’Est de l’UE.

Le programme Erasmus a 30 ans

Depuis 1987, année de sa création, près de 4 millions d’étudiants européens sont partis à l’étranger, en échange universitaire ou en stage, grâce à Erasmus. En France, ce sont plus de 600 000 étudiants et près de 75 000 enseignants et formateurs qui ont bénéficié d’une bourse du programme, sans compter d’autres bénéficiaires comme les lycéens et les adultes en formation professionnelle.
73 % des Français connaissent ce dispositif, et 90 % de ceux qui en ont bénéficié recommandent vivement d’y participer. Au-delà de son apport pour l’apprentissage des langues (cité par 72 % des anciens du programme), Erasmus permet de tisser des liens avec des étudiants d’autres pays, et d’étoffer sa formation en vue d’un emploi.
Erasmus a aussi contribué à transformer l’enseignement supérieur européen. Toutes les universités se sont emparées de ce dispositif et ont multiplié les accords d’échange. Elles ont ainsi appris à se connaître, à travailler ensemble et ont favorisé ainsi l’harmonisation des cursus en ­Europe.
Mais à ces constats positifs, il faut ajouter plusieurs bémols. Le premier, de l’avis général, ­ réside dans l’insuffisance des financements, qui ne sont pas à la hauteur des ambitions affichées (16,4 milliards d’euros pour la ­période 2014-2020). Nombre d’acteurs pointent aussi la lourdeur du dispositif. Les procédures sont contraignantes, aussi bien avant le départ des élèves à l’étranger que pendant leur séjour et à leur ­retour (par exemple, un test de langue obligatoire avant le départ de l’étudiant, et un autre quand il revient).

D’après un article du Monde.fr

Vers une réunification de Chypre ?

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Le président chypriote grec et le dirigeant chypriote turc ont tous deux promis de réunifier l’île coupée en deux depuis 42 ans, et se sont fixés fin 2016 comme date butoir.
Réunis sous l’égide de l’ONU en Suisse, ils ont deux jours, dimanche 20 et lundi 21 novembre, pour arriver à dessiner les contours de la nouvelle Chypre « réunifiée » au sein d’un État fédéral bi-communautaire et bi-zonal.
Depuis l’invasion par l’armée turque du nord de l’île en 1974, en riposte à un coup d’État de nationalistes chypriotes qui voulaient le rattachement de l’île à la Grèce, la République turque de Chypre du Nord, reconnue uniquement par la Turquie, occupe 36 % du territoire de l’île. Depuis 1974, 30 000 soldats turcs sont stationnés sur l’île.
L’accord devant aboutir à une fédération chypriote prévoit une rétrocession de 7 % du territoire « turc » pour aboutir à une entité limitée à 29 % de la superficie de l’île. Cela concernerait la zone tampon sous contrôle de l’ONU, la ville devenue fantôme de Varosha, vidée de ses 40 000 habitants par l’armée turque en 1974, mais aussi des terres habitées depuis plus de 40 ans par des Chypriotes turcs.
La séparation de l’île en 1974 avait entraîné de vastes mouvements forcés de populations, de Chypriotes grecs du Nord vers le sud et inversement pour les Chypriotes turcs (200 000 personnes en tout). Les Chypriotes grecs, les plus nombreux (860 000), sont aussi les plus demandeurs de récupérer les biens qu’ils avaient été contraints d’abandonner au Nord. Mais pour les Chypriotes turcs qui ont fait leur vie au Nord depuis 1974, notamment 118 000 agriculteurs (sur 286 000 habitants) , il est inconcevable qu’un accord de paix se solde par de nouveaux déplacements forcés.
S’il devait voir le jour, l’accord politique resterait toutefois à valider par référendum par les Chypriotes turcs et les Chypriotes grecs. Or les opposants à l’accord sont très nombreux et actifs.

D’après un article de La Croix .fr