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Le programme Erasmus a 30 ans

Depuis 1987, année de sa création, près de 4 millions d’étudiants européens sont partis à l’étranger, en échange universitaire ou en stage, grâce à Erasmus. En France, ce sont plus de 600 000 étudiants et près de 75 000 enseignants et formateurs qui ont bénéficié d’une bourse du programme, sans compter d’autres bénéficiaires comme les lycéens et les adultes en formation professionnelle.
73 % des Français connaissent ce dispositif, et 90 % de ceux qui en ont bénéficié recommandent vivement d’y participer. Au-delà de son apport pour l’apprentissage des langues (cité par 72 % des anciens du programme), Erasmus permet de tisser des liens avec des étudiants d’autres pays, et d’étoffer sa formation en vue d’un emploi.
Erasmus a aussi contribué à transformer l’enseignement supérieur européen. Toutes les universités se sont emparées de ce dispositif et ont multiplié les accords d’échange. Elles ont ainsi appris à se connaître, à travailler ensemble et ont favorisé ainsi l’harmonisation des cursus en ­Europe.
Mais à ces constats positifs, il faut ajouter plusieurs bémols. Le premier, de l’avis général, ­ réside dans l’insuffisance des financements, qui ne sont pas à la hauteur des ambitions affichées (16,4 milliards d’euros pour la ­période 2014-2020). Nombre d’acteurs pointent aussi la lourdeur du dispositif. Les procédures sont contraignantes, aussi bien avant le départ des élèves à l’étranger que pendant leur séjour et à leur ­retour (par exemple, un test de langue obligatoire avant le départ de l’étudiant, et un autre quand il revient).

D’après un article du Monde.fr

Vers une réunification de Chypre ?

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Le président chypriote grec et le dirigeant chypriote turc ont tous deux promis de réunifier l’île coupée en deux depuis 42 ans, et se sont fixés fin 2016 comme date butoir.
Réunis sous l’égide de l’ONU en Suisse, ils ont deux jours, dimanche 20 et lundi 21 novembre, pour arriver à dessiner les contours de la nouvelle Chypre « réunifiée » au sein d’un État fédéral bi-communautaire et bi-zonal.
Depuis l’invasion par l’armée turque du nord de l’île en 1974, en riposte à un coup d’État de nationalistes chypriotes qui voulaient le rattachement de l’île à la Grèce, la République turque de Chypre du Nord, reconnue uniquement par la Turquie, occupe 36 % du territoire de l’île. Depuis 1974, 30 000 soldats turcs sont stationnés sur l’île.
L’accord devant aboutir à une fédération chypriote prévoit une rétrocession de 7 % du territoire « turc » pour aboutir à une entité limitée à 29 % de la superficie de l’île. Cela concernerait la zone tampon sous contrôle de l’ONU, la ville devenue fantôme de Varosha, vidée de ses 40 000 habitants par l’armée turque en 1974, mais aussi des terres habitées depuis plus de 40 ans par des Chypriotes turcs.
La séparation de l’île en 1974 avait entraîné de vastes mouvements forcés de populations, de Chypriotes grecs du Nord vers le sud et inversement pour les Chypriotes turcs (200 000 personnes en tout). Les Chypriotes grecs, les plus nombreux (860 000), sont aussi les plus demandeurs de récupérer les biens qu’ils avaient été contraints d’abandonner au Nord. Mais pour les Chypriotes turcs qui ont fait leur vie au Nord depuis 1974, notamment 118 000 agriculteurs (sur 286 000 habitants) , il est inconcevable qu’un accord de paix se solde par de nouveaux déplacements forcés.
S’il devait voir le jour, l’accord politique resterait toutefois à valider par référendum par les Chypriotes turcs et les Chypriotes grecs. Or les opposants à l’accord sont très nombreux et actifs.

D’après un article de La Croix .fr

Pour mieux comprendre les enjeux du CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement)

Les Décodeurs propose une série d’articles intéressants pour analyser les enjeux de ce traité économique : le premier évoque les tribunaux d’arbitrage permettant à une entreprise de poursuivre un état et qui manque de caractère démocratique. Le second concerne le présumé sacrifice de l’agriculture européenne face au Canada. Le troisième montre les dangers de ce traité vis à vis de la politique de lutte contre le réchauffement climatique. Le quatrième article explore l’idée selon laquelle le traité menacerait la démocratie  (?) européenne.

Le gouvernement polonais veut supprimer le droit à l’avortement

La législation sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en Pologne est pourtant l’une des plus restrictives d’Europe. issu d’un compromis entre l’Eglise et l’Etat datant de 1993, elle est autorisée dans trois cas seulement : en cas de viol ou d’inceste, de graves pathologies du fœtus, ou de risques avérés pour la vie ou la santé de la mère. Le résultat de cela : les organisations féministes évaluent entre 100 000 et 150 000 le nombre d’avortements « illégaux » annuels, chiffres qui incluent l’avortement clandestin et le « tourisme médical » vers des cliniques slovaques, tchèques, autrichiennes ou allemandes.
Le projet déposé au Parlement à l’initiative des organisations « pro-vie » veut supprimer ces exceptions. Il est la concrétisation législative d’un appel lancé en ce sens par l’Eglise polonaise en avril dernier. Le projet de loi prévoit également des peines jusqu’à cinq ans de prison pour les mères, les médecins, ou toute personne qui aiderait à pratiquer un avortement.
En signe de protestation contre cette négation de leurs droits, les organisations féministes polonaises veulent rassembler, samedi 1er octobre, une des plus grandes manifestations de femmes depuis la transition démocratique. La « manifestation noire » – couleur de l’habit des protestataires – devrait culminer lundi 3 octobre, lors d’une grève des femmes polonaises au cours de laquelle nombre d’entre elles ne devraient pas se rendre au travail pour descendre dans la rue.
Selon les dernières études d’opinion, 70 % des Polonais se prononcent pourtant pour le maintien du compromis actuel alors que 14 % pour un durcissement de la loi et 16 % pour sa libéralisation.

Le Parlement européen a décidé de débattre sur le droit des femmes en Pologne, mercredi 5 octobre.Mais aucun vote de résolution n’est prévu. Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies prévoit également de se saisir de la question, les 17 et 18 octobre, à Genève.

D’après un article du Monde.fr

Une femme à la tête du Royaume – Uni

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Theresa May, ancienne ministre de l’Intérieur, a accepté, mercredi 13 juillet, la demande de la reine Elizabeth II de former un gouvernement. A 59 ans, elle devient la nouvelle première ministre du Royaume-Uni et la deuxième femme à prendre la tête du pouvoir exécutif britannique après Margaret Thatcher, entre 1979 et 1990.
Le nouveau gouvernement aura un ministre de plus, tout spécialement chargé de conduire la procédure Brexit à son terme, même si le premier ministre a déjà prévenu qu’elle ne comptait pas activer l’article 50 du Traité de Lisbonne avant la fin de l’année.