Étiquette : Union européenne

Les personnes sans logement sont de plus en plus nombreuses en Union européenne.

La Fondation Abbé-Pierre et la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abri ont donné leurs statistiques à l’échelle européenne : sur 220 millions de ménages, près de 11 millions sont en état de privation sévère de logement, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas de domicile personnel, sont à la rue ou hébergés chez un tiers, en centre d’hébergement, en foyer, en hôtel social…
La définition du sans-abrisme a beau ne pas être la même d’un pays à l’autre, partout en Europe les hausses sont spectaculaires : + 150 % en Allemagne, entre 2014 et 2016 ; + 145 % en Irlande, entre 2014 et 2017 ; + 169 % au Royaume-Uni entre 2010 et 2017 ; + 96 % à Bruxelles entre 2008 et 2016 ; + 20,5 % en Espagne entre 2014 et 2016 ; + 17 % en France entre 2016 et 2017.
La préfecture d’Ile-de-France, qui a créé le 16 mars son propre Observatoire francilien des personnes hébergées et à la rue, donne le chiffre de 100 000 personnes logées chaque soir par l’Etat, soit une augmentation de 50 % en trois ans.

D’après un article du Monde.fr

Au sujet des prochaines élections européennes

Tous les cinq ans ont lieu les élections du Parlement européen. À chaque pays membre correspond une circonscription nationale unique ou plusieurs circonscriptions régionales, comme c’est le cas pour la France pour le moment.
Le nombre de sièges par pays est calculé en fonction du nombre d’habitants. La France en compte 74, devancée par l’Allemagne avec 96.
Les 751 eurodéputés élus se répartissent ensuite dans huit groupes politiques transnationaux dans l’hémicycle de Strasbourg. Des groupes les plus à gauche aux groupes les plus à droite sur l’échiquier politique, on trouve :
– groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique ;
– groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen ;
– groupe des Verts-Alliance libre européenne ;
– groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe ;
– groupe du Parti populaire européen ;
– groupe des Conservateurs et réformistes européens ;
– groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe ;
– groupe Europe des nations et des libertés.
Il y a encore aussi eurodéputés qui n’appartiennent à aucun de ces groupes et siègent en tant que non inscrits.

Quatre députés français ont rejoint le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, dont trois appartenant au Front de Gauche.
Le groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen compte 13 députés français dont 11 du Parti socialiste.
Le groupe des Verts/Alliance libre européenne réunit 6 Français dont José BOVE (Europe écologie), Yannick JADOT (Europe écologie) et Eva JOLY (Europe écologie).
Le groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe rassemble sept Français dont Jean-marie CAVADA (Génération citoyens).
Le Parti populaire européen regroupe 20 eurodéputés français parmi lesquels : Michèle ALLIOT-MARIE (Les Républicains), Rachida DATI (Les Républicains), Brice Hortefeux (Les Républicains), Nadine MORANO (Les Républicains)
Quatre députés français font partie du groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe, dont Florian PHILIPPOT (Les Patriotes)
Le groupe Europe des nations et des libertés accueille 17 Français dont : Nicolas BAY (Front national), Dominique BILDE (Front national), Steeve BRIOIS (Front national)
Enfin, on compte trois Français parmi les non -inscrits : Aymeric CHAUPRADE (Les Français Libres), Bruno GOLLNISCH (Front national) et Jean-Marie LE PEN (Front national).

Avec le Brexit, ce sont 73 élus sur 751 qui sont sur le point de quitter le Parlement européen. À cette occasion, le président français souhaite revoir le mode de vote pour 2019, avec la création de listes transnationales, censée renforcer chez les citoyens du continent leur sentiment d’appartenance à l’Union.
Cette idée semble désormais envisageable avec le vote favorable , mardi 23 janvier, de la commission des affaires constitutionnelles du Parlement européen. Selon la proposition de la commission, le nombre de députés serait réduit à 705 après le Brexit. 46 places seraient mises en réserves pour une éventuelle liste paneuropéenne ou un élargissement de l’UE et 27 seraient redistribuées entre 14 pays de l’UE, actuellement sous-représentés, dont 5 pour la France qui passerait ainsi à 79 députés.
Mais pour que la liste de circonscription européenne voie le jour, il faut encore que le 7 février, les eurodéputés votent pour en session plénière et surtout, il faudra obtenir l’unanimité des États membres. Or, si la France, l’Italie et l’Espagne sont favorables à la proposition, les petits pays semblent contre, car ils ont peur de ne pas y trouver leur compte, les têtes de liste risquant d’être constituées uniquement des politiciens les plus connus, issus des grands pays de l’UE.

D’après un article du blog Les Décodeurs.

Le gouvernement polonais tente de nouveau de réduire le droit à l’avortement

Le gouvernement polonais ultraconservateur avait déjà tenté de supprimer le droit à l’avortement en octobre 2016, mais avait dû reculer sous les pressions de sa population et de nombreux pays. Il récidive en ce moment en tentant de supprimer le droit à l’avortement en cas de malformations graves du foetus.
Comptant parmi les plus restrictives en Europe, la réglementation polonaise actuelle interdit en effet l’avortement sauf dans trois cas de figure : si la grossesse met en danger la vie de la femme enceinte, si elle résulte d’un acte criminel, ou si le fœtus est atteint d’une grave malformation.
Mais pour les catholiques intégristes, soutenus par l’Église polonaise, le millier d’avortements pratiqués légalement chaque année en Pologne représente toujours des « meurtres ». Ce sont eux qui sont à l’origine de la nouvelle proposition de loi en réponse à une initiative citoyenne.
Pour lutter contre les effets négatifs de la législation en vigueur, en particulier l’exécution clandestine d’avortements dans des conditions souvent dangereuses, le collectif « Sauvons les femmes » avait réuni fin 2017 près de 500 000 signatures en soutien à une autre initiative citoyenne qui aurait établi un droit effectif à l’interruption volontaire de grossesse pendant les douze premières semaines. Mais ce texte qui a été rejeté en première lecture mercredi 10 janvier, par 202 voix contre 194, notamment en raison de l’absence lors du vote de 39 élus des partis libéraux.

D’après un article du Monde.fr

Reconnaissance des symboles de l’Union européenne par la France

L’Assemblée nationale a voté lundi soir 27 novembre une proposition de résolution pour promouvoir les symboles de l’Union européenne en France.
Le texte a été adopté à main levée par les députés La République en Marche, du MoDem, du Parti socialiste et une partie des députés Les Républicains, mais rejeté par les députés De La France Insoumise et les communistes.
Le drapeau européen représentant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu comme l’hymne européen tiré de L’Ode à la joie de Beethoven ont été reconnus jusqu’alors comme symboles par 16 des 28 pays européens, par la signature d’une déclaration annexée au traité de Lisbonne.

 

Indépendance de la Catalogne ou pas ?

Alors que Carles Puigdemont, le président de la Catalogne, a réussi le tour de force un peu ridicule de proclamer, mardi soir, l’indépendance de la région, mais en suspendant sa mise en œuvre à d’hypothétiques négociations avec le gouvernement espagnol, le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, lui a demandé, mercredi 11 octobre, lors d’une brève allocution télévisée, de dire s’il a effectivement déclaré l’indépendance.
M. Rajoy a précisé que cette demande se faisait dans le cadre de l’article 155 de la Constitution, la procédure qui permet de suspendre l’autonomie d’une région. Jamais utilisé jusqu’ici, cet article dispose que :
« Si une région autonome ne respecte pas les obligations que la Constitution ou d’autres lois lui imposent, ou agit de manière à porter atteinte gravement à l’intérêt général de l’Espagne, le gouvernement, après avertissement au président de la région autonome, et dans le cas où il n’a pas de réponse, avec l’approbation de la majorité absolue du Sénat, pourra adopter les mesures nécessaires pour le contraindre au respect de ces obligations ou à la protection de l’intérêt général mentionné. »
Si cet article envisage une mise sous tutelle de la région, il ne précise pas quelles sont les mesures possibles, ne mentionne pas la possibilité de suspendre le gouvernement ni de dissoudre le Parlement régional concerné.
Le chef du gouvernement espagnol a également insisté sur le fait que le gouvernement espagnol souhaite offrir aux citoyens de la clarté et éviter la confusion créée par le gouvernement de la région catalane.

D’après un article du Monde.fr