Étiquette : Union européenne

Le gouvernement polonais tente de nouveau de réduire le droit à l’avortement

Le gouvernement polonais ultraconservateur avait déjà tenté de supprimer le droit à l’avortement en octobre 2016, mais avait dû reculer sous les pressions de sa population et de nombreux pays. Il récidive en ce moment en tentant de supprimer le droit à l’avortement en cas de malformations graves du foetus.
Comptant parmi les plus restrictives en Europe, la réglementation polonaise actuelle interdit en effet l’avortement sauf dans trois cas de figure : si la grossesse met en danger la vie de la femme enceinte, si elle résulte d’un acte criminel, ou si le fœtus est atteint d’une grave malformation.
Mais pour les catholiques intégristes, soutenus par l’Église polonaise, le millier d’avortements pratiqués légalement chaque année en Pologne représente toujours des « meurtres ». Ce sont eux qui sont à l’origine de la nouvelle proposition de loi en réponse à une initiative citoyenne.
Pour lutter contre les effets négatifs de la législation en vigueur, en particulier l’exécution clandestine d’avortements dans des conditions souvent dangereuses, le collectif « Sauvons les femmes » avait réuni fin 2017 près de 500 000 signatures en soutien à une autre initiative citoyenne qui aurait établi un droit effectif à l’interruption volontaire de grossesse pendant les douze premières semaines. Mais ce texte qui a été rejeté en première lecture mercredi 10 janvier, par 202 voix contre 194, notamment en raison de l’absence lors du vote de 39 élus des partis libéraux.

D’après un article du Monde.fr

Reconnaissance des symboles de l’Union européenne par la France

L’Assemblée nationale a voté lundi soir 27 novembre une proposition de résolution pour promouvoir les symboles de l’Union européenne en France.
Le texte a été adopté à main levée par les députés La République en Marche, du MoDem, du Parti socialiste et une partie des députés Les Républicains, mais rejeté par les députés De La France Insoumise et les communistes.
Le drapeau européen représentant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu comme l’hymne européen tiré de L’Ode à la joie de Beethoven ont été reconnus jusqu’alors comme symboles par 16 des 28 pays européens, par la signature d’une déclaration annexée au traité de Lisbonne.

 

Indépendance de la Catalogne ou pas ?

Alors que Carles Puigdemont, le président de la Catalogne, a réussi le tour de force un peu ridicule de proclamer, mardi soir, l’indépendance de la région, mais en suspendant sa mise en œuvre à d’hypothétiques négociations avec le gouvernement espagnol, le premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, lui a demandé, mercredi 11 octobre, lors d’une brève allocution télévisée, de dire s’il a effectivement déclaré l’indépendance.
M. Rajoy a précisé que cette demande se faisait dans le cadre de l’article 155 de la Constitution, la procédure qui permet de suspendre l’autonomie d’une région. Jamais utilisé jusqu’ici, cet article dispose que :
« Si une région autonome ne respecte pas les obligations que la Constitution ou d’autres lois lui imposent, ou agit de manière à porter atteinte gravement à l’intérêt général de l’Espagne, le gouvernement, après avertissement au président de la région autonome, et dans le cas où il n’a pas de réponse, avec l’approbation de la majorité absolue du Sénat, pourra adopter les mesures nécessaires pour le contraindre au respect de ces obligations ou à la protection de l’intérêt général mentionné. »
Si cet article envisage une mise sous tutelle de la région, il ne précise pas quelles sont les mesures possibles, ne mentionne pas la possibilité de suspendre le gouvernement ni de dissoudre le Parlement régional concerné.
Le chef du gouvernement espagnol a également insisté sur le fait que le gouvernement espagnol souhaite offrir aux citoyens de la clarté et éviter la confusion créée par le gouvernement de la région catalane.

D’après un article du Monde.fr

Le référendum sur l’indépendance de la Catalogne

La Catalogne est une région espagnole qui dispose déjà d’un statut d’autonomie depuis 1932, réaffirmé en 1978 à la fin de la dictature. Elle rassemble 16 % de la population espagnole et représente près de 20 % du PIB du pays.
En 2006, le Parlement espagnol a adopté un nouveau statut qui renforçait l’autonomie de la Catalogne et dont le préambule la définit comme « nation » à l’intérieur de l’État espagnol. La Cour constitutionnelle annula en 2010 quatorze articles de ce statut d’autonomie, retoquant l’inscription du concept de « nation catalane » et rejetant l’usage du catalan comme langue « préférentielle » dans les administrations et les médias.
En novembre 2014, la Catalogne organisa une consultation symbolique sur l’indépendance, malgré l’interdiction de la Cour constitutionnelle. Le « oui » à l’indépendance obtint 80 % des votes, mais le taux de participation n’excéda pas 33 % des inscrits : seuls 1,8 million des 7,5 millions de Catalans ont, en fait, voté « oui ».

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En septembre 2015, lors des élections régionales, l’ensemble des partis indépendantistes, de gauche et de droite, obtinrent 47,6 % des voix et devinrent pour la première fois majoritaires en sièges au Parlement catalan. Carles Puigdemont, devenu président de la région début 2016, annonce en juin 2017 la tenue d’un référendum d’autodétermination pour le 1er octobre, concernant 5,3 millions d’habitants appelés à y participer.
Du point de vue du droit espagnol, la tenue du référendum en Catalogne est illégale. Dès l’adoption de la loi organisant la consultation par le Parlement catalan, le gouvernement espagnol avait demandé à la Cour constitutionnelle de suspendre cette loi. La Cour a accédé à cette demande, rendant de fait illégale l’organisation du scrutin, en attendant de se prononcer sur le fond.
Dans son recours, le gouvernement a fait valoir l’inexistence de la souveraineté du peuple catalan et le fait que la loi de référendum viole huit articles de la Constitution, dont l’article 2 qui entérine le principe d’unité indissoluble de la nation espagnole. Cet article 2 empêche de fait toute possibilité de sécession en l’absence d’une réforme constitutionnelle, que le gouvernement espagnol refuse.
De son côté l’exécutif catalan invoque le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes pour légitimer l’organisation du référendum. Ce principe reste cependant flou dans son application, puisque la notion de peuple n’est pas clairement définie. D’autre part, les régions côtières de la Catalogne se montrent moins sensibles que le reste de la région aux velléités indépendantistes, notamment la ville de Barcelone.
Quelque 2,26 millions de personnes semblent avoir participé au scrutin et 2,02 millions se seraient exprimées en faveur de l’indépendance (soit près de 90%), a assuré le porte-parole du gouvernement catalan, Jordi Turull, dans la soirée. Ces chiffres représentent une participation de près de 42,3 %, la Catalogne comptant 5,34 millions d’électeurs.

La population de l’Union européenne n’augmente que grâce à l’immigration

Selon une étude européenne, pour la première fois en 2015, le nombre de décès a été supérieur au nombre de naissances dans l’Union européenne (UE). Les 27 pays membres ont connu 5,2 millions de décès pour 5,1 millions de naissances. En 2016, l’UE est revenue en situation d’équilibre, sa population s’est tout juste renouvelée.
Si la croissance naturelle est donc nulle dans l’UE, cela cache de grandes disparités. L’Irlande, Chypre et le Luxembourg ont un accroissement naturel fort quand la Bulgarie, la Croatie ou la Roumanie ont des populations de plus en plus vieillissantes.
Pour autant, la population de l’UE est passée de 510,3 millions de personnes à 511,8 millions en 2016.
Avec une croissance naturelle nulle, cette hausse n’a évidement qu’une seule source : l’immigration. En 2015, l’UE a gagné près de 2 millions d’habitants. Et en 2016, ce sont 1,5 million de nouveaux habitants qui sont arrivés.
Ce chiffre de 1,5 million de personnes correspond à des immigrés venus de pays hors de l’Union européenne et qui ont résidé dans un des Etats membres lors des douze derniers mois.
Les individus immigrent en Europe d’abord pour des raisons familiales. Ce type d’immigration représente environ 35% du flux migratoire. Les gens rejoignent des immigrés installés de longue date ou se marient avec des nationaux.
Les réfugiés représentent le deuxième type de migration, soit 10% à 15% de l’immigration extra-européenne.
Avec la crise migratoire, l’immigration pour des raisons professionnelles qui était auparavant la seconde cause a été rétrogradée à la troisième place.

D’après un article de Libération.fr