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La vie sous l’Ancien Régime

Les éditions Perrin m’ont aimablement envoyé La vie sous l’Ancien Régime, d’Agnès Walch, dont j’ai presque achevé la lecture. Une lecture facile et agréable , avec des chapitres courts mais synthétiques qui abordent l’ensemble des thèmes de la vie quotidienne. Je regrette simplement que l’auteur se soit focalisée sur la vie des grands personnages de l’époque le plus souvent, négligeant un peu le peuple. Agnès Walch a eu recourt aux mémoires des habitués de la Cour mais a peu utilisé d’autres sources, indirectes mais riches comme les archives judiciaires par exemple.  On est trop souvent dans l’accumulation d’anecdotes à mon goût, certes plaisantes, mais dont on ne peut pas toujours tirer des généralités.

A propos de l’économie normande au XVIIIe siècle

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Vous trouverez ici le diaporama qui a accompagné la communication de Paul Maneuvrier-Hervieu (Normandie Université/Université de Genève) sur les conséquences de la paix de 1786 en Normandie lors du congrès de l’Association française d’histoire économique qui s’est tenu le 6 décembre dernier. La carte présentée ici en provient (et je peux la retirer si l’auteur le souhaite).

Révolutions à la radio

Le Cours de l’histoire évoque le rôle des Lumières dans la Révolution française :

Tandis que La marche de l’histoire revient sur la première révolution anglaise :

Un documentaire sur la guerre de Trente ans au XVIIe siècle

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https://www.arte.tv/fr/videos/072414-001-A/un-age-de-fer-la-guerre-de-trente-ans-1-6/

https://www.arte.tv/fr/videos/072414-002-A/un-age-de-fer-la-guerre-de-trente-ans-2-6/

https://www.arte.tv/fr/videos/072414-003-A/un-age-de-fer-la-guerre-de-trente-ans-3-6/

Ce documentaire – fiction en six épisodes de Philippe Bérenger et Henrike Sandner, dont les trois premiers épisodes ont été diffusé le 13 octobre sur Arte, retrace la guerre de Trente Ans (1618-1648), qui solda les conflits religieux à l’œuvre dans la chrétienté depuis le début du XVIe siècle et redessine la carte politique de l’Europe.
Tout partit d’un conflit local au cœur du Saint Empire romain germanique : l’un des représentants impériaux et catholiques est défenestré à Prague, le 23 mai 1618, dans un royaume de Bohême majoritairement réformé. S’ensuivent trente années de guerre, aggravées par la propa­gation de famines et d’épi­démies, dont la peste.
Pour évoquer ce long conflit, les réalisateurs ont eu deux priorités :
– La construction d’un récit chronologique, qui permet de saisir que la religion compte très vite bien moins que les calculs géopolitiques et les rivalités dynastiques. Après une phase initiale essentiellement interne à l’empire a eu lieu un moment danois, puis un autre où la Suède s’imposa sur la scène internationale avant que la France, en 1635, ne s’engagea en première ligne.
– Le choix d’une évocation humaine avec un panel de protagonistes très différents. Leur témoignage, direct (correspondance, Mémoires et messages chiffrés) ou indirect (actes judiciaires et chroniques locales), permet de mesurer comment le drame fut vécu, que l’on soit fille de roi (Elizabeth Stuart, dont le père règne sur l’Angleterre et l’Écosse), peintre célèbre servant de diplomate au roi d’Espagne (Rubens, durant la première décennie du conflit), ou encore conseiller écouté d’un ministre tout-puissant (le père Joseph, « éminence grise » du car­dinal de Richelieu). Mais aussi par une aubergiste, accusée d’être une sorcière dans ce temps où l’on voyait le diable partout. Ou enfin par Peter Hagendorf, mercenaire luthérien qui s’engagea cependant dans n’importe quel camp, indifférent aux enjeux religieux, pourvu qu’il gagnât sa vie. Il ­traversa tout le conflit et en fit le récit avant de s’éteindre, presque octogénaire, en 1679.
Les derniers épisodes seront diffusés le samedi 20 octobre.

Deux films à voir

Je viens de regarder ce film (et je découvre en passant qu’il est visible en entier sur Youtube alors que cette plate forme rejette mes extraits de documentaires de 5 minutes !) sur Henri IV que j’ai trouvé intéressant même s’il prend quelques libertés avec la chronologie et les personnages.

Dans un autre genre, je n’avais pas compris que le film Au revoir là-haut, qui sort sur les écrans le 25 octobre, évoquait la Première guerre mondiale et ses conséquences. Ma femme et son fils, qui ont vu ce film en avant-première, l’ont adoré.

Le sire de Gouberville

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Page du journal original

Voici deux émissions de France Culture, datant de 1982, consacrées au noble Gilles de Gouberville et à son journal.

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Les lieux fréquentés régulièrement par le sire de Gouberville, qui résidait le plus souvent au Mesnil – au – Val.

J’ai découvert Gilles de Gouberville et plus particulièrement son journal (un livre de raison en fait), tenu entre 1553 et 1562, lors de mon travail de maîtrise sur les routes en Normandie de la fin de l’Antiquité au XVIIIe siècle. Le Sire de Gouberville, qui résidait dans le Cotentin, a en effet souvent parcouru les routes normandes au XVIe siècle et donne des indications sur les durées de voyage, les difficultés de déplacement et les moyens d’hébergement tout au long de son texte.
Ce journal a été retranscrit et publié une première fois, de façon lacunaire, par l’abbé Tollemer, en 1873 avant d’être édité en intégralité aux éditions des champs en 4 volumes entre 1993 et 1994. C’est cette édition que je me suis procurée et que j’ai étudiée pour mon mémoire. C’est une oeuvre extrêmement riche et intéressante pour comprendre comment on vivait au XVIe siècle.