Catégorie : Orientation

Des Ulis bientôt en stage

Je suis content car 5 élèves du dispositif vont partir en stage en entreprise, pour la première période de stage, entre le 11 et le 15 octobre pour 4 d’entre eux et du 11 au 22 pour la dernière. Au menu :  découverte des activités en pâtisserie, boulangerie, librairie, peinture – décoration et au sein d’une usine. Il s’agit de quatre élèves de troisième et d’une élève de quatrième. Je vais essayer d’aller voir deux d’entre eux, qui seront dans des magasins non loin de mon domicile.

Un exemple concret d’apprentissage : ouvrier boucher

Beaucoup de mes élèves de quatrième n’aiment pas l’école et voudraient en terminer vite. Aussi leur ai-je présenté les différentes orientations après la troisième en vie de classe. Mais je pense également leur montrer le documentaire Garçon boucher, de Florian Geyer, sorti en 2013 et disponible en DVD ou VOD ici. On y suit un jeune en apprentissage, dans son travail à la boucherie et ses cours au CFA.

Je donnerai ensuite aux élèves les informations ci-dessous et je leur montrerai la liste des CAP existants.

Le boucher réceptionne et stocke les viandes (bovins, ovins, porcins, caprins, équins, volailles et gibiers). Il contrôle la traçabilité et la qualité de la viande ainsi le respect des règles d’hygiène et de sécurité. Il découpe, désosse et sépare les viandes. Il les prépare (parage, épluchage, tranchage et ficelage) pour la vente en respectant les techniques de présentation, de décoration et d’étiquetage. Il habille les volailles et confectionne les produits tripiers. Il peut participer au conseil et à la vente des produits.
Le titulaire du CAP débute comme boucher préparateur qualifié, ouvrier professionnel qualifié ou de fabrication. Il peut être employé dans une boucherie artisanale, au rayon d’une grande surface, en atelier de transformation, entreprise industrielle ou collectivité.

Ce CAP débouche sur la vie active mais il est possible, sous certaines conditions, de poursuivre des études en 1 an en MC (mention complémentaire) ou en 2 ans en bac professionnel ou en BP (brevet professionnel).
Exemple(s) de formation(s) possible(s) :
– MC Employé traiteur
– Bac pro Boucher charcutier traiteur
– BP Boucher
– BP Charcutier-traiteur

Lieu de formation pour les collégiens de Rouen et des environs :
CFA de la Chambre de métiers et de l’artisanat de Rouen (Site Simone Veil). 2 rue Cesar Franck, 76000 Rouen.

Comment s’organisent les études ?
La formation comporte :
– des enseignements professionnels représentant un peu plus de la moitié de l’emploi du temps. Ils se déroulent sous forme de cours, de TP (travaux pratiques) et de travaux en atelier. Des enseignements en co-intervention sont aussi proposés : le professeur de la spécialité professionnelle intervient avec le professeur de français et avec le professeur de mathématique. Des heures sont également consacrées à la réalisation d’un chef-d’œuvre (projet pluridisciplinaire destiné à témoigner de l’acquisition des gestes professionnels).
– des enseignements généraux : français, histoire-géographie, enseignement moral et civique, mathématiques-physique-chimie – biologie, prévention-santé-environnement, langue vivante (le plus souvent l’anglais), arts appliqués et culture artistique, EPS. Ils couvrent presque la moitié de l’emploi du temps hebdomadaire. Certains sont appliqués à des activités professionnelles, par exemple la biologie est appliquée à la boucherie.
– un volume horaire dédié à la consolidation des acquis, à l’accompagnement personnalisé et à l’accompagnement au choix d’orientation (sous la forme de soutien, d’aide individualisée, de tutorat ou encore d’aide à la poursuite d’études).
– des périodes de formation en milieu professionnel de 12 à 14 semaines de stages selon les spécialités, réparties sur les 2 ans, de manière variable selon les établissements.

Le salaire d’un ouvrier boucher :
– aucune expérience : 1550€ à 1650€ brut,
– avec 1 an d’expérience : 1600€ à 1750€ brut,
– avec 4 ans d’expérience : 1650€ à 2050€ brut.

Pour terminer, je parlerai de la classe de 3e « prépa métiers », s’adressant à des élèves volontaires qui souhaitent découvrir et explorer plusieurs métiers pour construire leur projet d’orientation vers la voie professionnelle ou par l’apprentissage. L’élève et ses représentants légaux peuvent faire la demande d’une classe de 3e « prépa‑métiers » lors des vœux définitifs formulés pour le conseil de classe du troisième trimestre de la classe de quatrième. Après proposition du conseil de classe, la proposition de passage en troisième «prépa-métiers» est examinée par des commissions académique ou départementale qui informent l’établissement et les représentants légaux des suites accordées à la demande.

L’emploi du temps de la classe de 3e « prépa métiers » comporte :
– 23 heures hebdomadaires d’enseignements disciplinaires (Français, mathématiques, Histoire/Géographie/EMC, LV1 et 2, enseignements artistiques, enseignements de sciences et technologie,EPS);
– 2 heures hebdomadaires de consolidation en français et en mathématiques ;
– 180 heures annuelles (soit 5 heures par semaine) consacrées à la découverte professionnelle des métiers et des formations professionnelles (visites d’information, séquences d’observation, stages d’initiation. Les élèves découvrent les établissements d’enseignement professionnel, leur offre de formation et les entreprises).
– un stage de une à quatre semaines en milieu professionnel.
Les élèves de troisième « prépa-métiers » peuvent présenter le diplôme national du brevet dans la série professionnelle ou la série générale. L’enseignement de découverte professionnelle des métiers et des formations professionnelle peut permettre aux élèves d’obtenir des points supplémentaires pour le DNB.

Les lieux de formation possible près de Rouen :
– Lycée professionnel Grieu à Rouen
– Lycée professionnel Jean-Baptiste Colbert au Petit-Quevilly
– Lycée professionnel Bernard Palissy à Maromme
– Section d’enseignement professionnel du lycée Le Corbusier de Saint-Etienne-du-Rouvray
– Lycée professionnel Fernand Léger de Grand-Couronne

L’apprentissage ne souffre pas de la crise en raison des aides de l’état

Voilà qui devrait intéresser certains élèves de la quatrième dont je suis professeur principal, mais aussi mes nombreux élèves de troisième.
L’apprentissage est un système mêlant études et activité professionnelle, réservé aux 15-26 ans, assurant au jeune une rémunération. En cette année de crise, les jeunes inscrits dans une formation en apprentissage bénéficient d’un délai de six mois, au lieu de trois mois habituellement, pour trouver une place en entreprise.
La mesure avait été annoncée en juin 2020 par le gouvernement, dans le cadre d’un plan de soutien à l’apprentissage qui s’accompagne surtout d’une aide à destination des entreprises pour tout jeune embauché en apprentissage entre juillet 2020 et février 2021 : 5000 euros pour les mineurs, 8000 euros pour les majeurs. La ministre du travail a indiqué vouloir prolonger cette aide, sans donner d’échéance toutefois.
440 000 contrats d’apprentissage, du CAP au master, ont été signés en 2020, contre 353 000 en 2019. Les centres de formation d’apprentis, qui perçoivent une prime mensuelle de 500 euros par jeune inscrit (qu’il ait trouvé un patron ou non), ont vu leur nombre d’apprentis augmenter de 11 % en moyenne.
Dans le même temps, le nombre de contrats de professionnalisation, autre dispositif d’études en alternance, mais qui ne bénéficie pas de prime versée dans le cadre du plan de soutien, a cependant diminué.
Les jeunes en quête de contrats dans l’hôtellerie-restauration, la culture, l’événementiel, ou encore l’aéronautiqu, les ressources humaines et le marketing, rencontrent évidemment beaucoup de difficultés en cette période d’épidémie.
Pour l’heure, près de 38 000 jeunes inscrits dans des formations en apprentissage sont encore dépourvus de contrats. Si leur trouver un employeur (en fait, c’est au jeune de le faire) reste la priorité du gouvernement, le ministère du travail envisage des solutions pour les faire basculer dans une formation classique.

D’après un article du Monde.fr

Un livre qui pourra être utile à mes élèves

 » Que veux-tu faire plus tard ?  » Comme de nombreux enseignants, j’ai posé souvent la question à mes élèves, avec comme réponse, régulièrement, un haussement d’épaule, ou des réponses jugées fantaisistes du haut de mon grand âge (YouTubeur, gamer professionnel, chanteuse…). Ce livre entend apporter des éléments de réponse à cette question en proposant aux adolescents et à leurs parents une méthode pour construire un vrai projet d’orientation (en 21 jours !).
Conçu comme une boite à outils, la méthode de Caroll Le Fur (par ailleurs fondatrice d’une société de coaching et d’orientation promouvant sa méthode) explique ce qu’il faut faire (et ne pas faire) en donnant des clés et des conseils.
J’ai demandé ce livre en service presse, pensant qu’il pourrait être utile à mes élèves, et j’en dirai plus après lecture.