Étiquette : Civils et militaires durant la Première guerre mondiale

La découverte et l’identification d’un soldat français mort à Verdun en 1916

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Le 6 mai 2015, vers 8h30, trois ensembles d’ossements furent découverts dans le secteur sud-est du Mémorial de Verdun, à Fleury-devant-Douaumont. Ici, dans la zone rouge de Verdun – champ de bataille de 120 000 hectares – une vingtaine d’ossements de poilus sont découverts chaque année.
Il faudra trois ans d’enquête et d’analyses pour que ce soldat français de 14-18, un sergent dénommé Claude Fournier, soit le premier à être identifié grâce à ses empreintes génétiques et qu’il soit inhumé, ce mercredi 21 février, dans la nécropole nationale de Douaumont.
Pour en savoir plus sur cette enquête archéologique, scientifique et historique, vous pouvez suivre ce lien.

 

Le tome 3 de la bande dessinée Verdun

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Le tome 3 de la bande dessinées Verdun revient sur l’affaire des fusillés de Fleury, l’une des atrocités et injustices commandités par l’Etat -major français à l’encontre des soldats durant la Première guerre mondiale. Elle raconte le combat de dix ans de la femme du sous-lieutenant Gustave Herduin, fusillé injustement et sans jugement sur le champ de bataille de Verdun.
Cette bande dessinée paraîtra le 31 janvier prochain.

 

Une correspondance de 1914 à 1918

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Un collègue blogueur à la retraite m’a signalé ce fantastique travail, utilisable avec les troisièmes, sur des lettres d’un soldat de la Première Guerre mondiale et de sa femme, publiées jour après jour depuis août 2014. La dernière lettre devrait être postée en décembre 2018 . Merci à lui pour ce lien.

La Peur, un roman sur la Première guerre mondiale

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 » J’ai eu faim sans avoir à manger, soif sans avoir à boire, sommeil sans pouvoir dormir, froid sans pouvoir me réchauffer, et des poux sans pouvoir toujours me gratter… Voilà ! – C’est tout ? – Oui, c’est tout… ou plutôt, non, ce n’est rien. Je vais vous dire la grande occupation de la guerre, la seule qui compte : j’ai eu peur. »
Dans son roman largement autobiographique, La Peur, publié en 1930, Gabriel Chevallier a voulu raconter le vrai quotidien des poilus. Sous les traits d’un soldat fictif, Jean Dartemont, il décrivit l’angoisse avant l’assaut, la trouille qui prend tout le corps, l’épouvante face à la mort. Une réalité tellement brute et dérangeante que son éditeur décida, avec son accord, en 1939, de suspendre sa vente après la déclaration de guerre contre l’Allemagne nazie. « Quand la guerre est là, ce n’est plus le moment d’avertir les gens qu’il s’agit d’une sinistre aventure aux conséquences imprévisibles. Il fallait le comprendre avant et agir en conséquence« , s’était justifié l’auteur lors de la réédition du roman en 1951.

Un film a donné corps à ce livre très dur, réalisé par Damien Odoul en 2015. Pendant quatre ans, on suit le jeune homme de tranchées en tranchées, d’assaut en assaut, durant cette guerre atroce : « J’ai imaginé le film comme un ventre humain avec tous ses organes. On disait d’ailleurs le terme de boyaux pour décrire les perpendiculaires des tranchées. Je vois cette guerre comme un ventre, mais masculin. À l’opposé du féminin qui protège, il amène la peur. On dit d’ailleurs la peur au ventre« .
Le réalisateur a aussi pris certaines libertés par rapport au roman. Le jeune héros Jean est devenu Gabriel, comme un clin d’œil à l’écrivain. Il est entouré de camarades d’enfance et entretient une relation amoureuse. Des modifications et des ajouts que le cinéaste assume pleinement. « Je fais de la fiction, je peux me permettre de changer les noms et j’ai même écrit des séquences qui ne sont pas dans le livre ».Je ne suis pas historien. Je me fous de l’aspect didactique. Cela ne m’intéresse pas. Sinon autant faire un documentaire, il y a assez d’images d’archives sur la guerre de 14« .

Au moins 953 soldats français ont été fusillés entre 1914 et 1918

Le service historique de la défense a annoncé avoir dépouillé la totalité des archives des conseils de guerre (soit 6500 boîtes d’archives) et comptabilisé 953 soldats français qui ont été fusillés entre 1914 et 1918, dont 639 pour désobéissance militaire (« fusillés pour l’exemple »), 140 pour des faits de droit commun, 127 pour espionnage et 47 pour des motifs inconnus.
La désobéissance militaire recouvrait en fait l’abandon de poste en présence de l’ennemi, le refus d’obéissance, la désertion à l’ennemi, les voies de fait envers un supérieur, la capitulation en rase campagne et l’instigation à la révolte.
Parmi les fusillés, 113 venaient d’« outre-mer », terme qui englobe les anciens départements français comme l’Algérie, mais également les anciennes colonies et le front d’Orient.
La question des soldats français condamnés à mort et exécutés pendant la Première guerre mondiale continue de faire l’objet de débats publics. La proposition de loi sur la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre de 1914-1918 défendue par les sénateurs communistes avait ainsi été rejetée lors d’un vote au Sénat, le 19 juin dernier.
Cependant, 10 % à 20 % des archives produites à l’origine par les conseils de guerre n’ont pas été conservées du fait des aléas de l’histoire. On peut penser que le fichier des morts pour la France ne permet pas de compenser totalement ces pertes. Les milliers de cartons des archives des unités et des états-majors conservés au SHD recèlent encore sans doute des éléments très éclatés, de même que les registres matricules, conservés en archives départementales, ainsi que les archives de la presse ou les témoignages des soldats et des familles.

D’après un article du Monde.fr

 

 

Internet et la recherche en histoire

J’ai été contacté par mail, il y a quelques jours, par une personne liée à la famille Vougnon, dont j’ai parlé ici. J’avais en effet récupéré un lot de lettres, écrites entre 1914 et 1918, entre trois frères, Jules, Alphonse et Louis et surtout entre Jules et sa femme Marie. Les lettres mentionnaient également un autre frère, Edmond, tué dès 1915, dont j’avais pu retrouver ensuite l’acte de mariage. La personne qui m’a contactée est en lien avec les descendants d’Edmond Vougnon et elle m’a proposé de me communiquer des documents le concernant.
J’ai ainsi appris qu’il était dans le 174e régiment d’infanterie, dans la 11e compagnie. Il a fait son service militaire en 1903 dans le 149e régiment d’infanterie. Il a été décoré à titre posthume de la Croix de guerre avec étoile de bronze le 10 novembre 1926.
Je suis dans l’attente d’autres documents ainsi que de l’autorisation de les publier ici pour continuer le travail sur ces soldats de la Première guerre mondiale et leurs familles.