Étiquette : Civils et militaires durant la Première guerre mondiale

Un beau travail de recherche mené par des écoliers

Le site de l’académie de Grenoble fait le compte-rendu ici d’un travail de mémoire sur la Première Guerre mondiale effectué par différentes écoles dans le cadre du centenaire de la guerre. Le travail final des élèves est à visualiser là.

Des lettres de la Première Guerre mondiale écrites par les élèves

Ce diaporama présente quelques unes des lettres écrites par les élèves de troisième lors des ateliers français et histoire, animés conjointement par ma collègue et moi,  ou en évaluation de fin de séquence. Il s’agissait d’abord d’écrire trois lettres : la réponse fictive d’une femme à la vraie lettre de son mari, Léopold Dard,  que les élèves avaient étudiée au préalable. Puis, ils ont dû écrire la lettre d’un soldat racontant sa vie dans les tranchées en utilisant obligatoirement deux mots d’argot des poilus tirés au hasard. Enfin, la troisième lettre devait évoquer une photographie (que les élèves ont choisis dans des albums de vieilles photographies de ma collection) envoyée après l’armistice. En évaluation, les élèves ont finalement rédigé la lettre d’un soldat engagé dans la bataille de Verdun. 

Neutralisation d’un dépôt de munitions de la Première Guerre mondiale

Durant toute la semaine, les habitants de la ville de Levergies, dans le département de l’Aisne, vont devoir évacuer leur domicile entre 8h30 et 16h30 afin que les service de déminage puisse déplacer et neutraliser près de 1500 obus datant de la Première Guerre mondiale. Les 28 tonnes de munitions avaient été découvertes au printemps dans un champ à l’occasion fouilles obligatoires dans le cadre de la construction d’un parc éolien. Entre 1914 et 1918, entre le Nord et l’Est de la France, un milliard d’obus ont été utilisés par les armées. Cent millions seraient encore présents dans les sols causant à la fois un risque d’explosion et un risque pour l’environnement.

Les traces encore visibles de la Première Guerre mondiale

Un extrait de bande dessinée pour montrer les combats de la Première Guerre mondiale

Il s’agit du début du premier tome de la série L’or et le sang, où les deux protagonistes se rencontrent dans les tranchées.  Les deux planches ci-dessous peuvent être utilisées pour montrer le fossé séparant les soldats des civils pendant et après la guerre.

Deux beaux livres

Les éditions Perrin m’ont aimablement fait parvenir le magnifique ouvrage Mazarin, l’art de gouverner d’Olivier Poncet. Mazarin. Il s’agit du deuxième titre de la « Bibliothèque des Illustres », la nouvelle et collection lancée en partenariat par Perrin et la BnF. Le texte précis et fluide de cette biographie, découpé en six chapitres chronologique, est associé à une très riche iconographie.
Les éditions Larousse m’ont quant à elles envoyé Le journal de La guerre des Lulus, un riche et beau documentaire sur la Première Guerre mondiale associant des images des bandes dessinées à des documents expliqués et contextualisés. Le résultat est attrayant et accessible à des élèves de primaire ou de collège. J’ai d’ailleurs montré aujourd’hui ce livre à ma collègue documentaliste, qui l’a aussitôt ajouté sur sa commande, en compagnie du Journal des Enfants de la Résistance, dans la même collection.

Un travail français / histoire en classe de troisième

Cette année, avec ma collègue de français des deux classes de troisième dont j’ai la charge, nous mènerons plusieurs projets interdisciplinaires. Le premier concerne les thèmes de la Première Guerre mondiale et de la lettre. Nous travaillons en co-intervention en utilisant les heures d’aide personnalisée qui sont alignées.
Lors de la première séance, les élèves ont visionné le court-métrage Lettres de femmes en répondant à un questionnaire associant les deux matières.
Lors de la deuxième, j’ai amené à chaque élève une lettre écrite à sa femme par un soldat entre 1914 et 1918. Les élèves sont glissés dans la peau d’historiens pour transcrire la lettre et en tirer des informations.
Pour la troisième séance, ils ont eu à rédiger la réponse de la femme du soldat en reprenant les informations découvertes et en inventant le reste, sans faire d’anachronisme.
Lors de la quatrième séance, ils manipuleront des objets liés à la guerre (venant de l’arrière comme du front) et feront connaissance avec l’argot des tranchées afin d’écrire une deuxième lettre, émanant soit d’un soldat, soit d’un civil.
Enfin, dans la dernière séance, ils devront rédiger une troisième lettre en travaillant à partir de photos de l’époque.
A la fin, nous assemblerons toutes les lettres écrites par les élèves dans un recueil au moins numérique.

Retour sur l’activité d’introduction en troisième

L’utilisation des cartes satiriques de 1914 m’a permis de faire travailler les élèves en groupe de deux, trois ou quatre. J’ai pu les faire passer une première fois à l’oral pour répondre aux questions sur chacune des cartes et, pour terminer, j’ai pu expliquer la constitution des alliances et le déclenchements de la guerre. Tout cela en trois heures de cours.