Étiquette : L’Orient ancien

Une exposition sur le trésor du pharaon Toutânkhamon

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Toutânkhamon, Le Trésor du Pharaon est une exposition organisée du 23 mars au 15 septembre 2019 dans la Grande Halle de La Villette.
Présentée par le Ministère des Antiquités égyptiennes, cette exposition dévoilera plus de 150 pièces de la tombe, dont 50 voyagent pour la première fois hors d’Égypte, avant d’y retourner pour s’installer définitivement au Grand Musée égyptien, actuellement en construction au Caire sur le plateau de Gizeh.

 

Le plus vieux fromage du monde (pour le moment)

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Une jarre avec le résidu de fromage

Le tombeau de Phtames, ancien scribe du temple de Ptah et dirigeant de Memphis au nom de Pharaon, avait été découvert en 1885 dans la nécropole de Saqqara, avant d’être pillé puis recouvert par le sable et oublié. Ce n’est qu’en 2010 qu’il a été redécouvert et lors des fouilles pratiquées à cette occasion, les archéologues ont retrouvé des jarres brisées, remplies d’une substance blanche datant de 3200 ans, enveloppée dans du tissu.
Après analyse, la substance s’est avérée être du fromage fait avec du lait de vache, de brebis et de chèvre.Il s’agit probablement du plus ancien résidu archéologique solide de fromage jamais trouvé. Les chercheurs ont détecté dans le résidu une bactérie, la brucella melitensis, responsable de la brucellose chez les moutons et les chèvres. Cette maladie, transmissible à l’homme, provoque de la fièvre, des maux d’estomac, de la toux voire la mort si le patient n’est pas soigné.
Chez les Égyptiens, le fromage était plutôt conçu comme un médicament que comme un aliment.

Faire (vraiment) de l’histoire avec un jeu vidéo ?

Le « Discovery Tour », un mode éducatif pour le jeu Assassin’s Creed Origins, est sorti mardi 20 février, quatre mois après le jeu. C’est la première franchise d’Ubisoft à être déclinée en version pédagogique. Elle propose 75 promenades thématiques, qui durent de deux à vingt minutes, référencées dans un grand menu. Elles sont gratuites pour les possesseurs du jeu, mais le « Discovery Tour » peut aussi être acquis séparément, uniquement sur PC toutefois, moyennant 20 euros. Je précise donc que je n’ai pu le tester moi-même.
Les thématiques explorées sont la géographie (découverte du Nil en bateau),l’histoire, la vie quotidienne, la religion, la construction (les pyramides évidemment), l’urbanisme, dans l’Égypte antique. Si certains passages sont ennuyeux, notamment dans l’introduction (ce qui est dommage, car cela risque de rebuter certains) la plupart des promenades pédagogiques proposées sont intéressantes.
Chaque leçon prend la forme d’une déambulation étroitement balisée. Au sol, un chemin très précis est tracé en jaune, marqué de points symbolisés par un halo lumineux. À chaque point, une petite minute d’explications attend le joueur, enrichie par un complément visuel : photographies de statuettes, bas-reliefs, cartes, documents historiques.
Le niveau requis pour comprendre les leçons varie beaucoup. Le module sur Champollion, par exemple, est uniquement accessible aux personnes avec des connaissances en linguistique. Les leçons les plus simples, en revanche, sont accessibles aux adolescents.
Le « Discovery Tour » néglige aussi les possibilités pédagogiques offertes par l’interactivité. La déambulation donne accès à une compréhension inédite : le plan d’une pyramide, par exemple, est beaucoup plus clair lorsqu’on a l’occasion de l’arpenter soi-même, de s’y accroupir, et de l’escalader, que lorsqu’on est assis devant une télévision. Mais malheureusement, le joueur ne doit jamais répondre à une question. À aucun moment une activité ne lui est proposée. Pédagogiquement parlant, le « Discovery Tour » est plus proche d’un documentaire que d’un jeu vidéo.
Le canevas un peu répétitif du parcours est égayé par quelques tranches de vie, reconstituées en trois dimensions : récolte du vin, procession religieuse, levage de pierre. S’il le souhaite, le visiteur peut toutefois sortir du cycle des leçons pour explorer l’immense univers 3D du jeu, mais seul et sans explications.
Autre point gênant, certains bâtiments ne devraient pas figurer dans certaines villes même si Ubisoft l’explique dans plusieurs leçons. Dans un autre genre, les parties intimes des statues ont été recouvertes de pudiques coquillages !
En conclusion, ce logiciel n’est pas sans défaut, mais il a le mérite d’exister et si les jeux Assassin’s Creed ne permettent pas aux adolescents d’apprendre en histoire, ce module pédagogique le permet, un peu. L’attention est donc louable et à reproduire, par exemple pour les anciens épisodes, en tenant compte des critiques.

D’après un article du Monde.fr

L’autre professeur Louis Poirier

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Louis Poirier est un jeune professeur d’histoire – géographie d’Aubervilliers qui possède le don de se transporter dans le passé sous le coup de l’émotion.
Lors d’une visite scolaire au Louvre, fasciné par la statue du scribe assis, il se retrouva projeté au XIVe siècle avant Jésus-Christ. Devenu le scribe Hapy, il raconte la vie à la cour de Thèbes et tente de dénouer les complots contre le pharaon Toutankhamon.

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Difficile, à la lecture du prologue de ce roman, de ne pas voir de lien entre le personnage de Louis Poirier inventé par Jean – Claude Laurent, pseudonyme choisi par Jean-Claude Perrier et Laurent Lemire pour écrire ce roman historique (tiens, tiens…), et le professeur Louis Poirier, mieux connu comme l’écrivain Julien Gracq.

J’ai commandé ce livre aussitôt découvert. Il rejoindra la bibliothèque de la classe après lecture. Il semble que ce soit le premier d’une série qui pourrait m’inspirer pour les gardiens de l’histoire.