Catégorie : CP/CE1/CE2

Une bonne initiative

La société Les Films du Cygne s’est associée aux studios d’animation InTheBox & Le Studio et Les Prods Son pour produire des pastilles vidéos et des affiches pour expliquer les gestes barrières aux enfants de maternelle et primaire de façon ludique. Ces 5 films ainsi que les affiches seront mis en ligne dès aujourd’hui à 12h, sur les réseaux sociaux et sur le site dédié Lesptitsloups.tv en streaming et téléchargement entièrement gratuit.

Dernière journée en école

Aujourd’hui, ma femme et moi sommes retournés à l’école pour nous occuper des enfants de soignants. Ils étaient neuf cette fois, mais nous avons retrouvé cinq de ceux  que nous avions rencontrés la première fois. Nous étions le matin dans la salle de motricité et l’après-midi dans le réfectoire, car l’équipe de l’école mettait la dernière main au protocole sanitaire pour accueillir une trentaine d’élèves le lendemain : désinfection, balisage et marquage au sol, condamnation des jeux de la cour, ils avaient énormément à faire avec un stress important !
De notre côté nous avons joué aux legos et aux voitures, lu et écouté des histoires, fait de la trottinette et vécu des aventures extraordinaires dans la cour le matin avant de fabriquer des fanions de distanciation l’après-midi.
Ces deux journées passées avec des enfants de petite et grande section m’incitent à me reposer la question d’un basculement vers le premier degré alors que j’avais écarté l’idée pour des raisons matérielles et administratives…

Un retour en classe pour…. une date à préciser ultérieurement !

Le ministre de l’Éducation a fait le point (vraiment ?) vendredi après-midi sur le calendrier de réouverture des établissements scolaires, sans nous apprendre grand-chose cependant, tant il reste dans l’expectative . Un retour en mai, malgré l’annonce d’un confinement probablement prolongé demain soir, est semble-t-il toujours envisagé avec comme dates possibles les 4,11 ou 19 mai. Mais selon les déclarations du ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer, si une reprise en septembre n’est pas le scénario privilégié, elle reste néanmoins une possibilité.
Pour le retour en classe, le ministre reconnaît qu’il pourrait y avoir des différenciations par régions, selon l’évolution de l’épidémie. De même, le fait de séparer les élèves d’une même classe est une idée envisagée, avec par exemple une partie des élèves qui seront là le matin, et l’autre l’après-midi pour maintenir une distanciation sociale.
Bref, nous sommes dans le flou le plus total. Est-il impossible à nos dirigeants de prendre une décision en période de crise, en anticipant, et de s’y tenir ? Il semble bien…

D’après un article d’Europe 1.

L’Ecole à la radio sur RFI

A partir du lundi 30 mars 2020 dans « 7 milliards de voisins », à 12h10, Emmanuelle Bastide adapte le format de son magazine de société quotidien pour venir en soutien des élèves et des parents. A partir du lundi 30 mars, aux côtés d’enseignants, elle propose « l’Ecole à la radio », un programme articulé autour des savoirs fondamentaux universels (le langage, le calcul et la compréhension du monde) pour un public d’enfants scolarisés en primaire, avec leurs familles.
Plusieurs séquences ponctuent l’émission :
1/ Un(e) enseignant(e) au téléphone fait classe pendant 25 minutes autour des savoirs fondamentaux. Elle ou il propose également des activités ludiques à faire avec les parents. François Robert, expert international de l’école en Afrique, consultant de l’émission, valide avec les enseignants tous les contenus diffusés à l’antenne.
2/ Une histoire racontée aux enfants (10 minutes), par une comédienne, souvent inspirée par des publications africaines.
3/ Des personnalités donnent leur conseils pratiques (10 minutes).
Avec notamment :
– Didier Acouetey, directeur général du cabinet de recrutement AfricSearch. Il donne des conseils pour la continuité de l’activité économique en Afrique, en relisant des manuels d’économie. Il répond également aux questions de jeunes entrepreneurs.

– Ibrahima Giroux, psychologue sénégalais, collaborateur de l’Unicef à Dakar, avec des conseils pratiques de parentalité en contexte de crise.

– Joëlle Alarcon, psychopédagogue, avec des conseils à destination des parents pour encourager les enfants à travailler à la maison.

4/ « Reines d’Afrique » par Sylvia Serbin.
L’auteure Sylvia Serbin raconte l’histoire d’une figure féminine, héroïne méconnue de l’Histoire du Continent.
Cette émission se fait aussi en lien avec RFI Savoirs, le site de France Médias Monde consacré à l’enrichissement des connaissances et à l’apprentissage de la langue française.

Mauvaise méthode ?

Proche du ministre de l’Education et hébergée à l’Institut Montaigne, l’association Agir pour l’école expérimente dans 500 classes un apprentissage syllabique rigide. Mais les instituteurs « désignés volontaires » sont circonspects sur l’efficacité du dispositif, en particulier dans les quartiers populaires.
Voici le sujet traité par le journal Libération du 23 janvier :

 

 

 

Des bandes dessinées sur l’histoire pour les enfants

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Les éditions Dupuis lancent une série de bandes dessinées intitulée « Le fil de l’Histoire raconté par Ariane & Nino ».
Ces récits très pédagogiques s’adressent aux enfants. Fabrice Erre, docteur en histoire et professeur d’histoire géo au lycée Jean Jaurès de Montpellier, bien connu pour ses bandes dessinées « Une année au lycée », s’est associé au dessinateur Sylvain Savoia pour cette collection où l’humour est au service de la pédagogie.

 

Bon. Admettons, et après ?

En CP, les évaluations en français (deux séances de vingt minutes) portaient sur l’agilité des enfants à identifier les lettres et à manipuler les sons. Elles portaient également sur la capacité des élèves à comprendre les mots, les phrases ou un court texte lu par le professeur. En mathématiques (une séance de vingt minutes), les élèves ont été interrogés sur leur connaissance des nombres jusqu’à dix et sur leur capacité à les mobiliser dans une situation simple.
Au CE1, les évaluations portaient sur la capacité à décoder rapidement les mots (dont certains pouvaient laisser perplexe  comme « glande pinéale », « paradoxale », « mélatonine »), lire à voix haute avec fluidité, comprendre un texte simple, orthographier les mots les plus fréquents. En mathématiques, elles portaient sur l’utilisation des nombres entiers supérieurs à dix et les premières notions de géométrie.
Beaucoup d’enseignants de primaire les ont trouvées inadaptées, estimant qu’elles ne respectaient pas les apprentissages réels des élèves issus des programmes de maternelle et ont placé artificiellement la majorité d’entre eux en situation d’échec et de stress important.
L’un des membres du Conseil Scientifique de l’Éducation Nationale à l’origine des tests leur a répondu qu’un test n’a «pas la même fonction et donc pas les mêmes caractéristiques qu’un exercice à visée pédagogique». Certes, certains tests semblent ne pas correspondre directement au programme de la maternelle ou du CP. «Mais ces évaluations n’ont pas pour objectif d’évaluer ce qui a été fait à la maternelle ou dans les deux premières semaines du CP. Elles ont pour objectif d’évaluer un certain nombre de compétences cognitives qui sont des prérequis pour le programme de français et de mathématiques du CP. Certains de ces prérequis ont été enseignés à la maternelle, d’autre pas (par exemple: situer les nombres sur une ligne numérique), mais ils n’en sont pas moins importants.»
Alors qu’un exercice est conçu pour pouvoir être réussi par la plupart des élèves, un test «est conçu pour révéler les difficultés, pas pour les masquer. De ce point de vue, un test qui donnerait le score maximal à 95% (ou à même à 50%) des élèves serait peu informatif. C’est pour cela que les tests sont conçus de manière à ce que l’obtention du score maximal soit difficile. Le symétrique est vrai également: si tous les élèves échouent, le test est aussi peu informatif.»
Le résultat de ces évaluations montrerait, selon le ministère, qu’un élève de CE1 sur deux a des difficultés en calcul mental et que 47% d’entre eux ont des difficultés pour résoudre un problème. Par ailleurs, un tiers des élèves de ce niveau lisent moins de 30 mots par minute alors que l’objectif national est de 50 mots selon le ministre.
Du côté du CP, plus d’un élève sur cinq (23%) a des difficultés à reconnaître les lettres et le son qu’elles produisent. Ils sont également 8% à avoir du mal à reconnaître les nombres dictés.
Selon le ministre, ces résultats sont cohérents avec ce qu’indiquent les enquêtes internationales. Pour expliquer ces difficultés, le ministre pointe les difficultés sociales et familiales de certains élèves, notamment en ce qui concerne le langage. «On sait par exemple qu’un enfant de 4 ans issu d’une famille défavorisée a entendu 30 millions de mots en moins qu’un enfant issu d’une famille aisée», précise-t-il. «C’est à l’école d’apporter à cet enfant ce que sa famille n’a pas pu lui donner.»
Interrogé sur les critiques formulées par des syndicats d’enseignants qui estiment que ces tests sont inutiles, car non-représentatifs du niveau des élèves, le ministre souligne qu’ils ont été «conçus par les meilleurs spécialistes» avec «un esprit de bienveillance». Selon lui,«avec ces tests nationaux, l’évaluation est scientifique et complète».
Que propose-t-il alors pour corriger ces difficultés ?
«Ces évaluations donnent aux enseignants une vision précise des compétences de chaque enfant en début d’année et leur fournissent un panorama de la classe, qui va les aider à programmer leurs séquences pédagogiques. Ils disposeront d’un kit pédagogique sur Eduscol.fr pour faire avancer les élèves sur les différents sujets, ce qui ne leur retirera pas leur liberté pédagogique. Les heures d’aide personnalisée doivent aussi être utilisées en ciblant les domaines de compétences dans lesquelles l’enfant a besoin d’être renforcé. Et les mesures que j’ai prises vont venir en appui des enseignants : le dédoublement des classes de CP et CE1 dans l’éducation prioritaire va nous permettre d’agir à la racine de la difficulté. Et l’instruction obligatoire dès 3 ans va mettre l’accent sur l’école maternelle et sur la richesse du langage. La réforme de la formation initiale et continue des enseignants va nous permettre aussi de renforcer leurs compétences.»
Il avait donc déjà tout prévu !

 

D’après deux articles du Figaro.fr (ici et ) et l’entretien accordé à 20 minutes par le ministre.