Catégorie : Terminales

Les épreuves de l’enseignement de spécialité « histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques » de la classe de terminale

Elles ont été précisées dans un Bulletin officiel. Rien de nouveau toutefois par rapport aux épreuves de l’ancien baccalauréat, à part la limitation du choix des sujets selon les années.

Epreuve écrite
Durée : 4 heures
L’épreuve porte sur la partie du programme de l’enseignement de spécialité histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques de la classe de terminale selon les modalités suivantes :
– les thèmes 1, 2, 3 et 5 les années paires ;
– les thèmes 2, 4, 5 et 6 les années impaires.
Les notions rencontrées en classe de première mais non approfondies en classe de terminale, doivent être connues et mobilisables. Elles ne peuvent cependant pas constituer un ressort essentiel du sujet.

L’épreuve est composée de deux exercices notés chacun sur 10 points :
– une dissertation ;
– une étude critique d’un (ou deux) document(s).
Les deux exercices ne peuvent porter sur le même thème.

La dissertation est le traitement d’un sujet donné, avec une introduction, un développement en plusieurs parties et une conclusion. Pour traiter le sujet, le candidat :
– analyse le sujet et élabore une problématique ;
– rédige un texte pertinent comportant une introduction (dégageant les enjeux du sujet et un fil conducteur en énonçant une problématique), plusieurs parties structurées et une conclusion (qui répond à la problématique).
La réalisation d’une illustration en appui du propos (croquis, schéma, etc.) amènera une valorisation de la note ; un fond de carte pourra être fourni si cela est adapté au sujet. La réalisation de cette production graphique n’a aucun caractère obligatoire, et son absence ne peut aucunement pénaliser le candidat.

L’Étude critique de document(s) porte sur un ou deux documents de nature différente. Le sujet se compose d’un titre et d’un ou deux documents accompagnés d’une consigne, qui vise à orienter le travail du candidat. Un nombre limité de notes explicatives peut également figurer. Pour traiter le sujet, le candidat :
– analyse de manière critique les documents en prenant appui sur la consigne et élabore une problématique ;
– rédige une introduction comportant une problématique ;
– organise son propos en plusieurs paragraphes ;
– rédige une conclusion qui comporte une réponse à la problématique.

Epreuve orale de contrôle (en cas de rattrapage) :
Préparation : 20 minutes
Durée : 20 minutes
L’épreuve consiste en une réponse orale construite à une question de cours pendant 10 minutes. Cette partie est suivie d’un échange de 10 minutes avec le jury à partir des propos du candidat.
Le candidat tire au sort un sujet qui comporte deux questions de cours au choix. Les questions sont problématisées et ne reprennent pas le libellé des programmes. Les deux questions au choix ne portent pas sur la même partie du programme de terminale.
Le candidat présente sa réponse pendant 10 minutes. Sa présentation est suivie de 10 minutes de questions en lien avec sa présentation.

L’épreuve orale du baccalauréat

Elle a été définie dans un Bulletin  officiel.

Durée : 20 minutes
Préparation : 20 minutes
Coefficient : 10

L’épreuve orale terminale est l’une des cinq épreuves terminales de l’examen du baccalauréat. Elle est obligatoire pour tous les candidats qui présentent l’épreuve dans les mêmes conditions mais les candidats à besoins éducatifs particuliers peuvent demander à bénéficier d’aménagements de l’épreuve.

L’épreuve se déroule en trois temps :

Premier temps : présentation d’une question (5 minutes)
Au début de l’épreuve, le candidat présente au jury deux questions. Ces questions portent sur les deux enseignements de spécialité soit pris isolément, soit abordés de manière transversale. Elles mettent en lumière un des grands enjeux du ou des programmes de ces enseignements. Elles sont adossées à tout ou partie du programme du cycle terminal. Pour les candidats scolarisés, elles ont été élaborées et préparées par le candidat avec ses professeurs et, s’il le souhaite, avec d’autres élèves.
Les questions sont transmises au jury, par le candidat, sur une feuille signée par les professeurs des enseignements de spécialité du candidat et portant le cachet de son établissement d’origine.
Le jury choisit une des deux questions. Le candidat dispose de 20 minutes de préparation pour mettre en ordre ses idées et réaliser, s’il le souhaite, un support qu’il remettra au jury sur une feuille qui lui est fournie. Ce support ne fait pas l’objet d’une évaluation. L’exposé du candidat se fait sans note.
Le candidat explique pourquoi il a choisi de préparer cette question pendant sa formation, puis il la développe et y répond.
Le jury évalue les capacités argumentatives et les qualités oratoires du candidat.

Deuxième temps : échange avec le candidat (10 minutes)
Le jury interroge ensuite le candidat pour l’amener à préciser et à approfondir sa pensée. Il peut interroger le candidat sur toute partie du programme du cycle terminal de ses enseignements de spécialité et évaluer ainsi la solidité des connaissances et les capacités argumentatives du candidat.

Troisième temps : échange sur le projet d’orientation du candidat (5 minutes)
Le candidat explique en quoi la question traitée éclaire son projet de poursuite d’études, voire son projet professionnel. Il expose les différentes étapes de la maturation de son projet (rencontres, engagements, stages, mobilité internationale, intérêt pour les enseignements communs, choix de ses spécialités, etc.) et la manière dont il souhaite le mener après le baccalauréat.
Le jury mesure la capacité du candidat à conduire et exprimer une réflexion personnelle témoignant de sa curiosité intellectuelle et de son aptitude à exprimer ses motivations.

Le candidat effectue sa présentation du premier temps debout, sauf aménagements pour les candidats à besoins spécifiques. Pour les deuxième et troisième temps de l’épreuve, le candidat est assis ou debout selon son choix.

Si la question traitée concerne l’enseignement de spécialité langues, littératures et cultures étrangères et régionales, chacun des deux premiers temps de l’épreuve orale terminale peut se dérouler, en partie, dans la langue vivante concernée par l’enseignement de spécialité, selon le choix du candidat.

Ci-dessous, une proposition officielle de grille d’évaluation :

EQqLZYFWoAYQemn

Cela se passe à Val de Seine

Je réactive cette vieille rubrique, car les profs de mon ancien établissement ont mené une action symbolique pour protester contre la réforme du lycée et la tenue des premières épreuves de contrôle continu  du nouveau baccalauréat. C’est sans doute un peu trop, mais cela traduit un mal-être certain qui m’attriste.  Moi qui envisage d’essayer de retourner au lycée dès l’an prochain !

Les freins aux études supérieures en France

Pour faire suite au quoi de neuf d’un élève de troisième sur la précarité étudiante, une enquête commandée à l’Ifop par la Fondation Jean Jaurès et de l’association Chemins d’Avenirs montre qu’une famille sur deux n’a pas la possibilité de financer un logement à son enfant en dehors de sa région/académie. Ce chiffre masque d’importantes disparités territoriales : alors que 47% des jeunes qui habitent en centre-ville ne peuvent bénéficier d’un logement hors de leur région, le pourcentage grimpe à 56% pour les jeunes qui résident en zone rurale. 31% des jeunes interrogés déclarent avoir dû renoncer à une formation en raison de la distance leur domicile. Si la contrainte financière explique cela en grande partie, les jeunes des territoires ruraux et des petites villes ont aussi tendance à s’auto-censurer au moment d’imaginer leur avenir ailleurs. Le lieu de résidence de la famille a ainsi influencé les choix en matière d’orientation scolaire et universitaire de 52% des jeunes interrogés.

D’après un article de France Info.