Étiquette : Les espaces productifs

Deux documentaires sur les mines en France

France 2 a diffusé ce mardi soir deux documentaires consacrés aux mines et aux mineurs.
Le premier, intitulé « L’épopée des Gueules noires » (en replay ici), raconte l’histoire de la mine et des mineurs à travers de nombreuses images d’archives et des témoignages. A travers ces histoires personnelles, plusieurs thèmes étaient abordés : production industrielle, travail des enfants, conséquences sociales, urbaines, environnementales, immigration, santé… Ce documentaire pourrait intéresser les quatrièmes en histoire.
Le second documentaire, « Une vie après la mine » (ici en replay), se concentre sur la reconversion des zones minières après l’arrêt de la production. Reconversion des sites mais aussi reconversion des mineurs qui ont dû lutter pour défendre leur droits, préserver leur santé et entretenir la mémoire de leur métier, après la fermeture des derniers bassins miniers, au début des années 2000. Ce documentaire s’adresse aux troisièmes pour île thème des espaces productifs en géographie.

Carto n°38

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Beaucoup de choses qui intéressent les lycéens et les collégiens de mes classes dans ce numéro.

– une carte de la guerre d’Espagne pour les 3e,

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– des données sur les espaces productifs tertiaires avec le tourisme en France et le rôle financier de Paris pour les 3e encore,


– le rôle financier de Shanghai pour les 4e,

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– les revendications territoriales en Mer de Chine pour les 4e,

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L’industrie dans le monde

Selon des chiffres publiés le 12 août, l’activité industrielle tourne au ralenti sur l’ensemble du globe. Après la grande crise de 2008-2009, la production mondiale, en plein rattrapage, avait bondi de plus de 10 % l’an. Depuis plusieurs mois, la production industrielle ne s’accroît plus que d’environ 1,5 % ou 2 % en rythme annuel. Cette croissance, inférieure à celle du produit intérieur brut, confirmerait que l’économie mondiale s’oriente de plus en plus vers les services au détriment de l’industrie.
Mais la faible hausse générale cache de fortes disparités. En Chine, la production industrielle a encore augmenté de 6 % sur un an et les investissements de 8 %. Les volumes sortis des usines grimpent aussi en Indonésie (+ 7,5 %), au Vietnam (+ 7 %), en Malaisie (+ 5 %) et dans certains pays africains comme la Côte d’Ivoire. Au total, les pays dits « émergents » affichent toujours une production en hausse de 4 % en moyenne.
Aux Etats-Unis, la production industrielle est en recul de près de 1 % par rapport à 2015 et la baisse atteint 2 % au Japon. L’Europe enregistre une très légère progression (0,5 %). En France, la production a diminué de 1,9 % en un an.
L’idée (surtout défendue par des hommes politiques) selon laquelle les usines délocalisées devaient revenir en Europe ou aux Etats-Unis a fait long feu. Le mouvement espéré s’appuyait sur deux facteurs : la forte hausse des salaires dans les pays émergents et la chute des prix de l’énergie aux Etats-Unis, due à l’essor du gaz de schiste. Mais il n’y a pas de relocalisation dans les pays de l’OCDE qui continuent de se désindustrialiser.
La production industrielle se concentre aujourd’hui dans un petit nombre de localisations, des pays dont les coûts de production sont faibles par rapport à la région qui les entoure : le Mexique, la Turquie, l’Indonésie, les Philippines, la Malaisie, le Vietnam et la Thaïlande. Mais aussi plusieurs pays d’Europe centrale ou orientale. Depuis 2010, la production industrielle a ainsi crû de 40 % en Slovaquie, de 30 % en Roumanie, et de plus de 20 % en Estonie, en Lituanie, en Lettonie, en Hongrie, en Pologne et en République tchèque.

D’après un article du Monde.fr

L’industrie en France

L’Insee a dressé un état des lieux de l’industrie française depuis 1970 avec des chiffres contrastés :
La valeur ajoutée dégagée par la branche de l’industrie manufacturière en France en 2014 a été de 213,8 milliards d’euros. Depuis 1970, elle a été multipliée par 8. Mais la valeur ajoutée de l’ensemble de l’économie a crû plus rapidement et a été multipliée par 17.
Ainsi, le poids de l’industrie manufacturière dans l’économie a été divisé par deux, passant de 22,3 % en 1970 à 11,2 % en 2014.
La hausse de la production a été de +5,2% en moyenne par an depuis 1970. Un chiffre toutefois inférieur la hausse des importations manufacturées, qui atteint 8,4%. Les Français ont eu tendance à acheter des produits importés et moins chers depuis longtemps.
Cinq branches de l’industrie ont plus progressé que la moyenne (+0,1%) depuis 2000 : la pharmacie (+1,6%), les matériels de transport (+0,6%), les industries agroalimentaires (+1,1%), les industries manufacturières-réparation-installation (+1,7%) et la chimie (+ 0,8 %).
Proche de 6,2 millions au point haut de 1973, l’emploi s’est réduit de plus d’un tiers dans les activités  industrielles.  À  peine  interrompue  dans  les phases de grande activité (fin  des années 1980, puis 1990), sa chute a repris de plus belle après 2000 et il se situe désormais sous la barre des 4 millions, soit 15,2 % de la population active contre 28,1 % en 1975.

D’après un article du Figaro .fr et un document de l’INSEE.

Les paradoxes de l’agriculture française

Au sein de l’Union Européenne, la France est le pays qui a le plus contribué à la valeur de la production agricole en 2014 : la valeur de la production française représente 18% du total de l’UE et est devant l’Allemagne (14%), puis l’Italie (13%), l’Espagne (10%), le Royaume-Uni (8%), les Pays-Bas (7%) et la Pologne (5%). Ensemble, ces sept États membres représentent d’ailleurs les trois quarts de la production agricole totale de l’UE.
Avec 72,7 millions de tonnes récoltées, la France est restée de loin le plus gros producteur de céréales de l’Union Européenne. Notre pays compte 19 millions de bovins soit 22% du total de l’UE, 7 millions d’ovins et 13 millions de porcs.
En 2014, l’excédent d’échanges français en produits agricoles était de 8,9 milliards d’euros, alors que le déficit commercial global s’établissait à 53,8 milliards.
Toutefois, d’après les chiffres de la Banque mondiale, si elle représentait encore 4 % du PIB français dans les années 1980, L’agriculture n’est désormais plus qu’à 1,7 % en 2014.
La part des emplois agricoles dans l’ensemble du marché du travail a également chuté de 31 % en 1955 à 3,3 % aujourd’hui (850 000 emplois en 2013).
Il existe à peine plus de 400 000 exploitations agricoles aujourd’hui contre un million à la fin des années 1980. Les petites et moyennes exploitations disparaissant au profit des grandes et même des fermes-usines (près d’une trentaine d’exploitations géantes seraient en projet sur le territoire), mais aussi des très petites exploitations, tournées souvent vers le bio et le circuit court.
Cependant, le métier d’agriculteur semble fait encore envie : les BTS qui forment aux métiers agricoles connaissent une forte progression de leurs effectifs avec + 14 % pour le BTS Conduite de l’entreprise agricole ces huit dernières années et + 19 % pour le BTS Production animale.