Étiquette : Les mobilités humaines

Des enfants déracinés

Selon un rapport de l’UNICEF, près de 50 millions d’enfants à travers le monde vivent «déracinés», après avoir été obligés de quitter leur foyer ou leur pays en raison des guerres, des violences et des persécutions. Fin 2015, environ 31 millions d’entre eux étaient des réfugiés et 17 millions étaient déplacés à l’intérieur de leur pays. Alors qu’ils constituent environ le tiers de la population mondiale, les enfants représentent à peu près la moitié de tous les réfugiés.
28 millions ont été chassés de chez eux par des conflits, et déplacés à l’intérieur comme à l’extérieur de leurs frontières. Ils ont urgemment besoin d’assistance humanitaire et d’un accès à des services vitaux. Beaucoup risquent d’être maltraités ou détenus, étant donné qu’ils ne possèdent pas de papiers, ne disposent pas d’un statut juridique précis et ne font l’objet d’aucun suivi systématique de santé.
En 2015, environ 45% des enfants réfugiés placés sous la protection de l’ONU étaient originaires de Syrie et d’Afghanistan.

D’après un article du Figaro.fr

MSF donne une leçon d’humanité à l’Union européenne

Le secrétaire général international de Médecins sans frontières (MSF), Jérôme Oberreit a annoncé dans une conférence de presse organisée à Bruxelles que l’organisation ne veut plus recevoir d’argent européen. Par ce geste, l’ONG veut marquer son « opposition à la politique de dissuasion menée par l’Europe. Une politique qui consiste à repousser les gens avec leurs souffrances, loin de côtes européennes ».
L’accord entre l’UE et la Turquie a joué un rôle important dans cette décision. Trois mois après l’accord que les gouvernements européens revendiquent comme un succès, 8000 personnes se retrouvent en effet bloquées sur les îles grecques, y compris des centaines de mineurs non accompagnés qui vivent dans des conditions désastreuses, dans des camps surpeuplés. La majorité de ces familles ont pourtant fui les conflits en Syrie, en Irak et en Afghanistan.
En 2015, MSF a reçu 19 millions d’euros des institutions européennes et 37 millions de quelques Etats européens (Autriche, Belgique, République tchèque, Allemagne, Danemark, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas, Espagne, Suède, Royaume-Uni). S’y ajoutent 6,8 millions octroyés par le gouvernement norvégien, dont l’ONG ne veut plus non plus pour son travail avec Frontex.
L’organisation choisit donc de se passer de ces 62,8 millions d’euros, mais qui ne représente que 8 % des fonds de l’ONG puisqu’elle est financée à 92 % par des fonds privés provenant de 5,7 millions de donateurs dans le monde.

D’après un article du Monde.fr

Le plus grand camps de réfugiés du monde va-t-il fermer ?

LC-Kenya-Dadaab_0_600_284

Le camps de Dadaab, situé au Kenya, à une centaine de kilomètres de la frontière somalienne, a été construit en 1992, au lendemain de la chute du président somalien Siyad Barré et de la guerre civile qui a suivi. Il était prévu pour 90 000 personnes mais en accueille aujourd’hui 463 000, selon le Haut-Commissariat aux Réfugiés, devenant le plus grand camp de réfugiés du monde.
Le gouvernement kényan invoque des intérêts de sécurité nationale pour motiver aujourd’hui la fermeture du camp. Il assure que c’est à Dadaab qu’ont été planifiées les attaques des islamistes somaliens chebabs contre le centre commercial Westgate à Nairobi, en 2013, et contre l’université de Garissa, en 2015.
Le problème est que la Somalie ne connait toujours pas en paix, notamment parce que des troupes kényanes y combattent les chebabs. Un million de personnes serait déplacé à l’intérieur du pays et vivrait dans des conditions précaires. Faire rentrer les 463 000 réfugiés en Somalie ne semble pas une solution acceptable.
Il est très probable que le gouvernement kenyan menace de fermer le camp également pour des motivations financières. Cette annonce intervient en effet juste après l’accord conclu entre l’Union européenne et la Turquie aux sujets des réfugiés syriens. Il a montré que les Européens étaient prêts à verser quelques milliards d’euros pour qu’un pays tiers retienne des réfugiés chez lui. Le Kenya a peut-être lui aussi décidé aussi de demander de l’aide en faisant pression pour l’obtenir.

D’après un article de La Croix.fr

Une exposition sur l’habitat temporaire

affiche-habiter-le-campement

L’exposition « Habiter le campement » présentée à la cité de l’architecture et du patrimoine, à Paris, interroge le rapport entre la notion d’habitat, qui implique une pérennité, et celle du campement, qui suppose un état provisoire.
L’exposition décrit six typologies de campements – nomades, voyageurs, infortunés, réfugiés, conquérants et contestataires – mis en place ou non selon le libre-arbitre de ses habitants, et pour chaque catégorie présente 45 cas contemporains illustrés par des reportages photographiques.
À l’aide de documents photographiques complétés par des analyses graphiques et une interview de chacun des membres du conseil scientifique, l’exposition illustre et propose une analyse des dispositifs constructifs et techniques en présence.

Du 13 avril au 29 août 2016. Tarif plein : 9€ Tarif réduit 12-25 ans : 6€