Étiquette : Afrique

La Mauritanie est aussi un beau pays !

Le gouvernement mauritanien a adopté un projet de loi durcissant la législation contre les auteurs d’apostasie et de blasphèmes, qui seront désormais passibles de la peine de mort, sans tenir compte d’un éventuel repentir, a indiqué vendredi 17 novembre, l’agence officielle mauritanienne AMI.
Le texte stipule que : « Chaque musulman, homme ou femme, qui se moque ou outrage Allah ou Son Messager (Mahomet) – Paix et Salut sur Lui – ses anges, ses livres ou l’un de ses Prophètes est passible de la peine de mort, sans être appelé à se repentir. Il encourt la peine capitale même en cas de repentir ».
Le présent projet de loi vise à abroger et remplacer l’article 306 du Code Pénal qui accordait la possibilité du repentir aux fautifs depuis 1983.

D’après un article du Monde.fr

La situation complexe au Zimbabwe

Le Zimbabwe est un pays de 16 millions d’habitants, dont 72% vivent en dessous du seuil de pauvreté. Le revenu national brut est de 940$ par habitant et par an et l’espérance de vie de 60 ans.
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Mardi 14 novembre, un coup de force de l’armée a placé le dictateur Robert Mugabe en résidence surveillée au Zimbabwe. L’intervention des militaires, qui ont pris le contrôle des sites stratégiques de la capitale Harare, pourrait sonner le glas du dernier régime africain conduit par un « Père de la libération », cette génération de chefs nés de la lutte pour l’indépendance. Robert Mugabe est l’incarnation du despote prêt à tout pour perpétuer son règne. Accueilli en 1980 en héros de l’indépendance de son pays,autrefois une colonie britannique, le plus vieux chef d’État en exercice de la planète (il a 93 ans) avait prévu de se présenter à la présidentielle de 2018 et assuré qu’il comptait régner jusqu’à ses 100 ans.
Toutefois, sa seconde épouse ne fait plus mystère depuis des mois de sa volonté de lui succéder. Elle dirige actuellement la branche féminine du parti présidentiel, la Zanu-PF et oeuvrait pour que le parti au pouvoir change ses statuts pour qu’une femme puisse être vice-présidente.
Cette ambition ne plaît pas à Emmerson Mnangagwa, ex-patron des services secrets du pays, qui faisait figure de dauphin naturel depuis son accession à la vice-présidence du Zimbabwe en 2014. Il a été démis de ses fonctions le lundi 6 novembre après des semaines de tensions au sommet de l’État entre Grace Mugabe et lui.  Le 8 novembre, il a annoncé avoir quitté son pays en raison de menaces sur sa vie, mais il a promis de défier Robert Mugabe et son épouse. « Le temps est venu de dire non aux demi-dieux et personnes qui sont autocentrées et ne pensent qu’à elles-mêmes et leur famille« , a-t-il déclaré. Or, il dispose de nombreux soutiens chez les militaires.
Et ce mercredi, l’armée zimbabwéenne a placé Robert Mugabe en résidence surveillée. Les généraux ont toutefois affirmé ne pas avoir l’intention de renverser le gouvernement. « Nous ne faisons que viser les criminels qui entourent » le président, a affirmé leur porte-parole, le général Sibusiso Moyo, dans son allocution à la télévision nationale, dans la nuit de mardi à mercredi. Les criminels en question sont des soutiens de Grace Mugabe, une frange du parti au pouvoir, la Zanu-PF, regroupée sous le nom de G40 en référence à leur âge. Pour les militaires, l’épouse du président n’a aucune légitimité, d’autant qu’elle est née en Afrique du Sud et non au Zimbabwe.
Suite à l’intervention de l’armée, le chef de l’opposition à Robert Mugabe, Morgan Tsvangirai, à la tête du Mouvement pour le changement démocratique, est revenu mercredi soir dans le pays. Le même jour, son parti a appelé à un retour à la normale après l’action des militaires, espérant que leur intervention permette l’établissement d’un État-nation stable, démocratique et progressiste. En 2008, Morgan Tsvangirai avait devancé Robert Mugabe au premier tour de la présidentielle. Mais il avait dû renoncer à sa candidature après des violences contre ses partisans.

D’après un article de Franceinfo.

La sous-alimentation en Afrique en 2017

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a publié jeudi 16 novembre son rapport 2017 sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition en Afrique.

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Selon ce rapport, de 2015 à 2016, la prévalence de la sous-alimentation semble être à la hausse, passant de 20,8 % à 22,7 %. Le nombre de personnes souffrant de la sous-alimentation est passé de 200 millions en 2015 à 224 millions.
25 % des 815 millions de personnes sous-alimentées dans le monde en 2016 vivent en Afrique.


Les mauvaises conditions climatiques et les conflits récents sont des facteurs clés qui expliquent l’augmentation actuelle de l’insécurité alimentaire.

De nouveau la peste à Madagascar

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La peste, endémique à Madagascar, touche en moyenne 500 personnes par an sous sa forme bubonique transmise par les rats et cantonnée aux zones rurales des Hautes Terres. Mais une fois qu’elle a infecté les poumons d’un malade, la bactérie se propage d’homme à homme par voie aérienne (la toux) et c’est ainsi qu’elle a atteint les deux plus grandes agglomérations de l’île, faisant 124 morts depuis le mois d’août.
Découverte à temps, la forme bubonique se soigne avec des antibiotiques, mais la forme pneumonique, une des maladies infectieuses les plus meurtrières, peut être fatale en seulement 24 heures.
Une course contre la montre s’est engagée pour retrouver toutes les personnes ayant été en contact avec les pestiférés. On estime que, pour chaque cas détecté, il faut contrôler 20 personnes. Jusqu’à présent, moins de 30 % des « contacts » avec les 1192 personnes infestées ont été identifiés.
La bactérie responsable de la peste, Yersinia pestis, ne s’éteint pas avec le décès du malade. Personne n’est capable de dire combien de temps la bactérie peut persister dans le corps, même enterré. Plusieurs mois, plusieurs années ? Cela dépend des conditions d’humidité et des nutriments présents dans le sol.
Pour faire disparaître Yersinia, il faudrait donc incinérer les cadavres des morts de la peste, mais cela se heurte aux pratiques culturelles fortement ancrées. Ces pratiques constituent elle-même un facteur aggravant de la propagation de l’épidémie avec les rites d’exhumation et de retournement des morts, le famadihana. Des vols de cadavre se sont produits, des malades ont fui les centres avant la fin du traitement. Pour rassurer les familles, l’Organisation mondiale de la santé a dû proposer un nouveau protocole qui permet de pratiquer les cérémonies funéraires traditionnelles dès lors que le mort a été désinfecté et placé dans un sac étanche.

D’après un article du Monde.fr

130 millions de filles privées d’école dans le monde

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L’organisation non gouvernementale ONE a publié la liste des dix pays où les jeunes filles ont le moins accès à l’éducation dans le monde, selon l’Unesco.
Cela peut être parce qu’elles doivent effectuer de longs trajets, souvent dangereux, pour pouvoir se rendre en classe. D’autres manquent d’enseignants formés, de manuels ou de matériel scolaires. Certaines enfin, ne sont tout simplement jamais allées à l’école. Au total, c’est plus de 130 millions de filles qui ne vont pas à l’école, selon l’Unesco.
Pour concevoir ce classement, ONE a sélectionné 11 indicateurs, et utilisé principalement des données de l’Institut de statistique de l’Unesco : taux de filles non scolarisées, nombre moyen d’années de scolarisation, taux d’alphabétisation des jeunes femmes, nombre d’élèves par enseignant en primaire, dépenses d’éducation…
Chaque pays s’est vu attribuer un score sur 100, des scores les plus bas indiquant de mauvais résultats. Sans surprise, les dix Etats où les filles rencontrent le plus de difficultés à être scolarisées font partie des plus pauvres au monde. Neuf de ces dix pays, à l’exception de l’Afghanistan, sont situés en Afrique. Il s’agit du Soudan du sud (le pays qui enregistre la moins bonne performance), de la Centrafrique, du Niger, du Tchad, du Mali, de la Guinée, du Burkina Faso, du Liberia et de l’Ethiopie.
Ces pays figurent dans le classement en raison de la faible scolarisation primaire ou secondaire, du manque d’enseignants, des disparités filles/garçons ou encore du faible taux d’alphabétisation des filles.
Le rapport donne les chiffres les plus marquants pour chaque pays. Ainsi, en Guinée, les femmes de 25 ans et plus ont fréquenté l’école en moyenne moins d’un an. En Centrafrique, on ne compte qu’un enseignant pour 80 élèves (contre 1 pour 12 aux Pays-Bas). En Afghanistan, 71 filles étaient scolarisées dans le primaire pour 100 garçons en 2014, la plus forte différence filles-garçons du monde. Au Soudan du sud, le pays où la situation est la plus critique, seulement une fille sur 4 va à l’école primaire et seulement 2,6 % du budget national est alloué à l’éducation.
Le rapport met aussi en évidence de fortes disparités régionales dans certains pays. Ainsi, l’accès à l’éducation est bien plus difficile dans la région du Nord-Est du Nigeria (pays qui figure à la 27e place du classement). Des centaines d’écoles ont été détruites ou fermées sous l’influence du groupe jihadiste Boko Haram, et plus de la moitié des filles de la région n’ont jamais été scolarisées.
Aucun pays africain ne figure parmi les 25 % des pays affichant les meilleurs résultats en matière d’éducation. Et seulement quatre pays d’Afrique font partie des 50% des pays affichant les meilleurs résultats.
Faute de données pour certains pays, le classement a été réalisé sur 122 des 193 Etats membres de l’Onu. La Somalie et la Syrie sont ainsi absents du classement, mais aussi l’Allemagne, le Canada ou la France – probablement car les taux de non-scolarisation sont si faibles dans ces pays développés qu’ils ne sont pas forcément mesurés, présume l’ONG.

L’accès des filles à l’éducation est un levier clé pour lutter contre la pauvreté. Plusieurs études ont en effet montré les répercussions positives de l’alphabétisation féminine sur le taux de pauvreté, la santé, la mortalité infantile ou encore les mariages précoces. Plus le niveau d’instruction d’une jeune femme est élevé, moins elle risque de se marier ou d’avoir des enfants très jeune. Un phénomène qui affecte particulièrement les pays du classement réalisé par ONE : plus de la moitié des filles vivant dans ces 10 pays se marie avant ses 18 ans, selon l’Unicef. En Ethiopie, près d’une sur 5 se marie avant l’âge de 15 ans. Un enseignement primaire et secondaire de qualité pour les filles participe au développement de l’économie locale et mondiale, insiste l’ONG, qui estime qu’à l’échelle mondiale, la réduction des inégalités filles-garçons en matière d’accès à l’éducation pourrait rapporter entre 112 et 152 milliards de dollars (entre 95 et 129 milliards d’euros) chaque année aux pays en développement.

D’après un article de Libération.fr