Étiquette : Afrique

Essai d’un vaccin partiel contre le paludisme en Afrique

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vouloir vacciner au moins 360 000 enfants africains contre le paludisme d’ici à 2020. Il s’agit du premier test grandeur nature pour le vaccin le plus avancé, mais à l’efficacité encore limitée. Toutefois, combiné à des méthodes de diagnostic, des traitements et des mesures de prévention éprouvés, comme les moustiquaires imprégnées de répulsif anti-moustique, ce vaccin pourrait sauver des dizaines de milliers de vies en Afrique. Ce programme pilote sera mené au Kenya, au Ghana et au Malawi. Le vaccin, dont le développement a débuté dans les années 80, agit au moins pendant 4 ans et demi. Quatre doses du vaccin doivent être injectées à l’enfant : lorsqu’il est âgé de 5 mois, 6 mois, 7 mois et 2 ans.

D’après un article de L’Express.

La ville de Conakry, capitale mondiale du livre

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À compter du dimanche 23 avril et pour une durée d’un an, la ville guinéenne de Conakry est la nouvelle capitale mondiale du livre. Ce titre est décerné chaque année, par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) à une ville qui « s’engage à promouvoir les livres et la lecture et à mettre en œuvre un programme d’activités pour une période d’un an. ». Conakry est la troisième du continent africain après Alexandrie (Égypte) et Port Harcourt (Nigeria), à accueillir ce rendez-vous culturel.
l’Unesco veut ainsi encourager les initiatives publiques entreprises par les autorités guinéennes pour l’alphabétisation de la population. D’après les chiffres officiels, la moitié des Guinéens est en effet analphabète. Et l’autre moitié lit peu en dehors des œuvres obligatoires à l’école.
Les autorités guinéennes envisagent un projet évalué à 7 millions d’euros pour construire des médiathèques, des bibliothèques et pour doter chaque quartier d’un espace de lecture.

D’après un article de La Croix.fr

Une écoeurante bonne nouvelle ?

Un vaste essai clinique va bientôt être lancé en Afrique de l’Ouest, touchée par une épidémie qui, entre 2014 et 2016, a fait plus de 11 300 morts, en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a annoncé que plus de 5000 adultes et enfants vivant dans les pays d’Afrique de l’Ouest, proches de l’épicentre de l’épidémie seront recrutés.
Le virus hémorragique Ebola a été découvert en 1976 mais pendant quarante ans, il n’a provoqué que des épidémies très localisées, principalement en Afrique centrale. C’est la raison pour laquelle cette maladie, bien que très meurtrière, n’a pas provoqué un grand intérêt auprès des grands organismes de recherche du Nord ou dans l’industrie pharmaceutique et qu’aucun traitement ni vaccin n’ont été développés contre le virus.
Mais en 2014, la fièvre Ebola a commencé à se diffuser de manière incontrôlée en Afrique de l’Ouest. La crainte que l’épidémie pourrait arriver dans les pays du Nord a entrainé une mobilisation générale pour lancer des essais sur des traitements et des vaccins.
En moins de deux ans, les avancées ont été très importantes. Dès septembre 2014, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a donné le coup d’envoi d’essais pour tester un vaccin dans le cadre d’un projet rassemblant notamment Médecins sans frontières (MSF), les gouvernements canadien et norvégien, la fondation britannique Wellcome Trust, la Guinée et la société pharmaceutique Merck. Dans un essai mené en 2015 en Guinée, ce vaccin s’est révélé hautement protecteur selon l’OMS. Mais de nombreuses questions restent en suspens comme la durée de protection de ce vaccin, au bout de combien de temps apparaissent les anticorps et s’il protège les enfants…
Je me demande si, une fois finalisé, ce vaccin sera mis à disposition des pays d’Afrique ?

D’après un article du journal La Croix.

Morts à cause de la pauvreté

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Un morceau de la colline de déchets s’est effondré sur le bidonville en contrebas

Au moins 113 personnes sont mortes après qu’un flanc entier de la plus grande décharge d’ordures du pays s’est détaché, samedi, à Addis-Abeba. Les victimes sont pour la plupart des femmes et des enfants qui fouillaient quotidiennement les amoncellements de déchets.
La décharge de Koshe, qui signifie «saleté» en argot amharique, principale langue du pays, est depuis plus de quarante ans le principal lieu d’entreposage des ordures de la capitale Addis-Abeba (soit près de 300 000 tonnes par an).
Selon plusieurs témoins interrogés par l’Agence France-Presse, un flanc de cette montagne de déchets s’est brusquement détaché et a emporté des habitations de fortune construites sur cette décharge. L’effondrement pourrait être dû à des travaux d’aplanissement au sommet de la montagne de déchets, dans le cadre de la construction d’une centrale au biogaz exploitant les ordures. Ces travaux auraient ainsi accentué la pression sur les flancs de la colline, entraînant l’éboulement. En 2016, le gouvernement avait demandé d’évacuer le dépotoir en raison des travaux, mais la plupart des personnes étaient restés malgré les avertissements, n’ayant nul part où aller.
Parmi les victimes, des femmes, des enfants, c’est-à-dire des personnes qui fouillaient quotidiennement les amoncellements de déchets à la recherche d’objets susceptibles d’être revendus.

D’après un article du Figaro.fr

La famine touche le Soudan du Sud

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(je trouve assez atroce et malvenu que lorsqu’on veut visionner cette vidéo sur Dailymotion, on découvre d’abord une publicité pour une huile de cuisine…)

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La situation alimentaire du Soudan du Sud s’est fortement dégradée depuis le début de la guerre civile, en décembre 2013. Aujourd’hui, selon le programme Alimentaire mondial (PAM), le Fonds pour l’enfance (Unicef) et le Fonds pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), 100 000 personnes sont frappées par la famine, notamment dans le centre du pays.
Lorsqu’on déclare officiellement l’état de famine, cela veut dire que plus de 20 % de la population d’une région est en catastrophe, que le taux de mortalité est supérieur à deux personnes pour 10 000 par jour et qu’une malnutrition aiguë touche plus de 30 % de la population. Les trois agences de l’ONU estiment qu’elle pourrait toucher un million de personnes ces prochains mois.
La famine est directement liée à la guerre civile qui oppose les partisans du président appartenant à l’ethnie dinka, à ceux du vice-président, de la communauté nuer. Ce conflit pour le pouvoir a déjà entraîné la mort de dizaines de milliers de personnes et trois millions de déplacés. Profitant du chaos engendré par cette guerre, plusieurs groupes armés se sont aussi taillé de vastes territoires dans le pays.
L’État de l’Unité est l’un des théâtres les plus violents de cette guerre car on y trouve d’importants champs pétrolifères. A cause des affrontements, le travail agricole est quasiment impossible pour la population locale, qui commence à mourir de faim. L’accès aux victimes est extrêmement difficile pour les ONG et les camps de déplacés protégés militairement par les Casques bleus sont secourus par pont aérien.
Trois autres pays africains sont directement menacés par la famine : le Yémen, la Somalie et le Nigeria.

D’après un article de La Croix.fr

Ci-dessous, une émission de France Info Junior consacrée à la famine au Soudan :

Une exposition sur les routes africaines

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Du 31/01/17 au 12/11/2017 le musée du quai Branly-Jacques Chirac propose une exposition intitulée « l’Afrique des routes » pour dresser le portrait d’un continent au carrefour des mondes, du 5e millénaire avant notre ère à nos jours. Les Africains n’ont jamais vécu dans l’isolement. Longtemps ignorés, les échanges panafricains et extra-africains ont pourtant débuté voici des millénaires, bien avant l’arrivée des premiers navires portugais à la fin du 15e siècle, la colonisation et les indépendances.
Les routes, qu’elles soient terrestres, fluviales, maritimes, commerciales – dont celles de l’esclavage -, migratoires, coloniales, ou spirituelles, ont contribué à la circulation et aux contacts des hommes, des matériaux, des idées et des œuvres. De l’art rupestre du Sahara aux porcelaines chinoises de Madagascar, des cultes et rituels candomblé d’Amérique du Sud aux œuvres contemporaines métissées du Nigérian Yinka Shonibare, l’exposition dévoile par des œuvres majeures les routes d’un continent au cœur de l’histoire globale.