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Jacques Chirac (1932 – 2019)

Chef de l’Etat, premier ministre, ministre, maire de Paris, Jacques Chirac, qui est mort aujourd’hui a occupé les plus hautes fonctions de la République au cours d’une carrière politique de plus de quarante ans.
Né en 1932 de parents corréziens, il fit ses études à Paris, notamment au lycée Louis-le-Grand où il a obtenu son baccalauréat et fait sa première année de classe préparatoire. il intégra Sciences Po Paris en étant déjà politisé puisqu’il militait alors dans la mouvance du Parti communiste et vendait le quotidien L’Humanité. Il étudia également à l’université d’Harvard en 1952. De retour en France, il se fiança avec Bernadette Chodron de Courcel, qu’il avait rencontrée sur les bancs de Sciences Po et l’épousa en 1956. Il fut reçu à l’Ecole nationale d’administration mais dû effectuer son service militaire de 1956 à 1957, durant lequel il fut volontaire pour partir en Algérie où il fut blessé. D’abord partisan de l’Algérie française, il se rallia finalement au gaullisme en 1958. Au retour de ses années de guerre, il acheva ses études à l’ENA et choisit de rejoindre la Cour des comptes.
Fin 1962, il intégra le cabinet du premier ministre Georges Pompidou. Parallèlement, il fut élu conseiller municipal de Sainte-Féréole, puis, aux législatives de 1967 il devint député de la circonscription d’Ussel, en Corrèze. En 1967, il fut nommé au gouvernement par Georges Pompidou en tant que secrétaire d’Etat à l’emploi auprès du ministre des affaires sociales, Jean-Marcel Jeanneney. Pendant les événements de Mai-68, il joua un rôle important dans les négociations qui déboucheront sur la signature des accords de Grenelle. Après Mai-68, il devint secrétaire d’Etat à l’économie et aux finances et fut élu président du conseil général de Corrèze.
Sous la présidence de George Pompidou, Jacques Chirac devint ministre délégué chargé des relations avec le Parlement en 1971 puis ministre de l’agriculture en 1972 et enfin ministre de l’intérieur en 1974. Lors de l’élection présidentielle de 1974, il se rallia à Valéry Giscard d’Estaing dont il devint le Premier ministre. Il soutint alors Simone Weil dans sa bataille pour faire voter la loi sur l’interruption volontaire de grossesse. Les relations entre le président et son ministre se dégradèrent en raison des choix économiques faits pour tenter de juguler la crise jusqu’à ce que, jugeant qu’il ne disposait pas des moyens qu’il estimait nécessaires pour assumer efficacement les fonctions de premier ministre, il remît sa démission en juillet 1976.


Elu député en novembre 1976, il créa le parti du Rassemblement pour la République qui lui permit de devenir le premier maire de Paris élu au suffrage universel en 1977.
En 1981, il termina troisième de l’élection présidentielle et fut contraint d’appeler à voter Giscard pour espérer contrer François Mitterrand, en vain. Après sa défaite, il orienta le RPR vers le libéralisme économique tout en affirmant sur les questions de sécurité le rôle d’autorité de l’Etat pour contrer les socialistes au pouvoir et se présenter en opposant. En 1986 pourtant, Jacques Chirac fut nommé premier ministre du président Mitterrand lors de la première cohabitation. Au pouvoir, il mena avec un succès relatif une politique libérale, avec de nombreuses privatisations.
En 1988, il se présenta à la présidentielle mais fut de nouveau battu par François Mitterrand. Aux législatives de 1993, son parti remporta toutefois un large succès, devenant la première force politique du pays. Edouard Balladur devint premier ministre de François Mitterrand lors de la deuxième cohabitation, étant entendu entre les deux hommes que Jacques Chirac sera candidat à la présidentielle de 1995. Mais Edouard Balladur, croyant en ses chances, décida de se présenter mais fut battu par Jacques Chirac qui devint ainsi président de la République.
En tant que président, il mit fin aux essais nucléaires après une dernière campagne critiquée en juillet 1995 ; il décida de se rapprocher de l’OTAN et contribua à la fin de la guerre en Bosnie-Herzégovine avec les accords de Dayton, signés en décembre 1995 à l’Elysée. Il reconnu officiellement la responsabilité de la France dans la rafle du vélodrome d’hiver en 1942. Il suspendit aussi le service national obligatoire en 1996. Mais Jacques Chirac décida curieusement de dissoudre l’Assemblée nationale en 1997 et son parti subit un échec cuisant. La gauche menée par Lionel Jospin l’emporta, et celui-ci devint premier ministre lors de la troisième cohabitation. En 2000, le président proposa le passage du mandat présidentiel à cinq ans par référendum. C’est également cette année là que le président, passionné par les Arts premiers, inaugura le pavillon des Sessions du musée du Louvre avant de le faire pour son musée dit du quai Branly en 2006, baptisé à son nom en 2016.

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Deux masques de théâtre en bois japonais du XVIIIe siècle présentant une ressemblance frappante avec le visage de Jacques Chirac !

Jacques Chirac décida de se représenter à la présidentielle de 2002, durant laquelle il fit face à Jean-Marie Le Pen au second tour et fut donc largement réélu avec 82,21 % des suffrages. Durant sa nouvelle présidence, il soutint l’intervention des Etats-Unis en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001, mais refusa de participer à l’intervention en Irak en 2003. Il décida d’organiser un référendum sur le projet de Constitution européenne qu’il soutenait, mais le « non » l’emporta en 2005. La même année, il fut victime d’un accident vasculaire cérébral.
En 2007, Jacques Chirac annonça qu’il ne briguerait pas un troisième mandat et quitta le pouvoir. En 2009, il fut mis en examen dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris durant son mandat de maire (1977 – 1995) et fut condamné à deux ans de prison avec sursis.
D’après un article du Monde.fr

Ci-dessous, une émission du Temps du débat qui se pose la question de la place de Jacques Chirac dans l’histoire :

Et une autre, de La marche de l’histoire, qui donne à écouter de nombreuses archives sur  l’homme politique :

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A lire un jour

Yves de Gaulle, petit-fils du président – général, a choisi la forme apocryphe (un carnet de notes) pour évoquer l’idée que se faisait son grand-père de la république. Un choix audacieux par lequel il essaie de restituer la pensée de son aïeul dans une prose aux accents gaulliens.
Dans Lire sous l’Occupation, l’auteur nous plonge dans une époque et surtout dans une activité dépeinte à travers tous ses aspects : édition, auteurs, critiques, catégories de lecteurs, circulation des ouvrages, diffusion des idées, censure, bibliothèques… Il signe ainsi une histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en œuvre par Vichy à l’ébullition culturelle de la Libération et nous restitue la  » faim de lecture  » propre à la période de l’Occupation.

 

Bientôt des sénateurs de 18 ans ?

Alors qu’il est théoriquement possible d’être élu maire, député ou président de la République à 18 ans, il faut en avoir 24 pour être sénateur. Cette aberration va peut-être être corrigée grâce à la proposition de loi déposée par un sénateur qui déclare à ce propos : «  Clarifions, simplifions et vivons notre époque.« 

D’après une dépêche AFP.

Censure du délit de solidarité par le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a tranché et affirmé ce vendredi que selon le principe de fraternité, l’aide désintéressée au «séjour irrégulier» ne pouvait être sanctionnée. Le Conseil constitutionnel fait toutefois la distinction entre une aide apportée ponctuellement aux réfugiés et celle donnée en vue d’une installation définitive dans le pays. L’aide à l’entrée irrégulière sur le territoire reste interdite tandis que l’aide à la circulation ne sera pas punie.

La France de 1945 à nos jours

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Voici quelques documents pour illustrer le chapitre en cours en troisième. Les frises proviennent d’ici.

Séquence de 3e : Société et vie politique en France de 1945 à 1995

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Pour traiter ce thème, qui va nous occuper un long moment, j’ai choisi de faire alterner visionnage de documentaires (intéressant pour faire revivre devant les élèves un monde disparu, au moins pour eux) et étude de documents du manuel.

Après cela, il ne me restera plus qu’à traiter la France et l’Europe dans le monde en géographie pour terminer le programme.

 

 

Vers une réforme des institutions ?

Dans le cadre d’un projet de loi organique et d’un projet de loi ordinaire qui sera déposé la semaine prochaine au Conseil d’État, le Premier ministre a annoncé la réduction de 30 % du nombre de députés et sénateurs (244 sénateurs et 404 députés contre 348 et 577 aujourd’hui), dont 60 élus à la proportionnelle. De même, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), actuellement doté de 233 membres, sera réduit de moitié.
La loi comportera aussi l’interdiction du cumul des mandats dans le temps c’est-à-dire qu’un élu ne pourra pas exercer plus de trois mandats identiques, sauf pour les maires des communes de moins de 9 000 habitants.
Enfin, il est question que 15% des députés soient élus à la proportionnelle. Encore faut-il que ces lois soient votées !