Catégorie : Cela se passe au collège Alain

Monsieur, il y aura bien un 2 ?

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Ce matin, les troisièmes sont allées voir Siddarth dans le cadre de collège au cinéma. La fin abrupte les a déstabilisés, habitués qu’ils sont au happy end américain…
Le dossier d’exploitation du film est disponible ici.
Fin 2013, alors qu’il devait retourner aux États-Unis pour travailler sur un film de science-fiction, le réalisateur Richie Mehta fut bloqué à Delhi pour cinq semaines à cause de l’éruption d’un volcan islandais qui empêchait le trafic aérien. C’est là qu’un conducteur de pousse-pousse musulman lui raconta cette histoire :
« Le chauffeur m’a demandé si j’étais originaire du Pendjab. Je lui ai répondu que mon père y était né. Alors il m’a demandé si je savais où se trouvait Dongri. Non, ai-je répondu. Qu’est-ce que c’est? C’est un quartier? Alors il m’a rétorqué qu’il ne savait pas exactement, mais que c’était là-bas qu’il avait probablement perdu son fils. Il ne savait pas épeler le nom de son fils, il n’avait pas non plus de photos de lui. Il ne savait même pas comment s’y prendre pour déposer une main courante au commissariat. Cela faisait un an que son fils avait disparu et qu’il demandait de l’aide aux passagers de son pousse-pousse, ne pouvant pas se permettre de prendre un seul jour de congé pour partir à sa recherche. Il avait une femme et un autre enfant. Je lui ai demandé son numéro de téléphone mais il n’en avait pas. Il m’a donné le numéro d’un voisin. Quand j’ai raconté l’histoire à Rajesh [Tailang, l’acteur principal et coauteur du scénario], il s’est souvenu d’une chose qui lui était arrivée au Pakistan. À l’hôtel où il était descendu pour la tournée d’une pièce de théâtre dans laquelle il jouait, au lieu d’une bible posée sur la table de nuit, il y avait un album de photos de gens qu’on pouvait commander, des hommes, des femmes, des enfants. Il était abasourdi qu’on puisse faire ça. Cette nuit-là je suis rentré chez moi et j’ai cherché “Dongri” sur Google, que j’ai trouvé en cinq secondes. J’ai voulu appeler le numéro que le chauffeur m’avait laissé mais il n’était même pas attribué, il avait dû se tromper. C’est ainsi que je n’ai plus jamais eu de nouvelles de cet homme qui avait perdu son fils. »

Des valises pour se souvenir

Après avoir lu un roman sur le thème de la politique d’extermination des nazis, des binômes d’élèves d’une classe de troisième ont élaboré une valise telle qu’aurait pu en posséder le personnage de leur roman. Ce travail effectué en cours de français est exposé au collège et les élèves créateur vont expliquer leur travail aux autres lundi et mardi prochains. Je suis content d’avoir prêté quelques documents d’archives à certains pour leur travail.
Cela m’a rappelé la découverte par un étudiant en maîtrise de valises de déportés oubliées depuis 1942.

 

Bilan de la seconde période

La fin de la seconde période coïncide avec celle du premier trimestre. Je trouve que mes classes ont bien réussi dans l’ensemble.

Les difficultés en troisième sont dans la compréhension des définitions et leur restitution, les élèves essayant encore trop souvent d’apprendre par coeur des notions incomprises. De même, ils ne savent pas présenter un document en se posant les questions de sa nature, son auteur et son destinataire. Par contre, ils ont progressé sur la rédaction et essaient d’appliquer la méthode donnée (celle de la composition) en vue de l’entrée en seconde.
En quatrième, les difficultés sont de l’ordre de l’apprentissage des leçons, les élèves ayant tendance à apprendre au dernier moment pour la plupart. Ils ont aussi du mal à construire des cartes, mais nous ne faisons que commencer et c’est l’un de mes objectifs principaux  en classe de quatrième.
Concernant la progression, voici les chapitres terminés en troisième :
– civils et militaires dans la Première Guerre mondiale,
– démocraties et expériences totalitaires (1919 – 1939),
– les aires urbaines, géographie d’une France mondialisée,
– les espaces de faible densité et leurs atouts,
– les citoyennetés française et européenne,
– la République française, une démocratie (en cours).
Et en quatrième :
– bourgeoisie, commerce et esclavage (XVIIIe siècle),
– l’Europe des Lumières (XVIIIe siècle),
– espaces et paysages de l’urbanisation,
– les villes dans la mondialisation,
– les libertés en France.

La plupart des classes sont actives, motivées et curieuses, ce qui nous amène souvent à des digressions au sujet de l’actualité notamment. A chaque fois que j’ai amené en classe des documents historiques (objets de la Première Guerre mondiale, volumes de l’Encyclopédie), les élèves ont été intéressés. L’entrée dans les chapitres par la vidéo de fiction leur plaît généralement, même s’ils ont des difficultés à regarder et répondre à des questions par écrit en même temps.

 

Devoirs faits

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Depuis septembre, j’ai deux heures de « devoirs faits » dans mon emploi du temps. Durant la première, le mardi matin, je n’ai qu’un élève de sixième. Pour la seconde, en semaine A, j’ai une élève de cinquième et un de troisième, auxquels s’ajoutent, en semaine B, une autre cinquième et deux élèves de sixième.
Pour l’élève du mardi, je lui apporte une aide importante, que ce soit pour faire les devoirs, apprendre les leçons ou réviser les évaluations. Nous travaillons régulièrement l’histoire – géo, les maths, l’anglais et le français.
Le vendredi, quand tous les élèves sont là, il m’est difficile de les aider tous, d’autant que l’un d’entre eux est un primoarrivant très en difficulté en français. L’élève de troisième, spontanément, aide ses camarades de cinquième en maths. Et les élèves de sixième travaillent aussi à deux régulièrement.
J’aime beaucoup ces deux heures qui me permettent de voir travailler les élèves et de les donner des méthodes qu’ils n’ont pas souvent. C’est aussi pour moi l’occasion de faire autre chose que de l’histoire – géo.

Collecte pour la rentrée solidaire organisée par les 4e Segpa

J’ai fait travailler les quatrièmes sur le Tchad à l’aide de documentaires vidéo et de documents afin qu’ils organisent la collecte de matériel scolaire dans le cadre de la Rentrée solidaire.
Ils ont produits des affiches pour le hall du collège, sont passés par petits groupes dans les classes pour informer leurs camarades.
Nous sommes maintenant dans l’attente d’un carton et l’opération devrait pouvoir avoir lieu la semaine prochaine.

 

Musique et Première Guerre mondiale

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C’est le sujet d’une animation dont on bénéficié deux classes de troisième du collège aujourd’hui. Elle était proposée par Claude Ribouillault, musicien, chercheur et collectionneur d’instruments de musique de facture populaire et Philippe Gibaux, musicien et luthier. Ils sont venus avec de nombreux instruments fabriqués par les soldats ou des reproductions et en ont joué devant les élèves et même avec eux.

 

 

J’ai enregistré leurs explications et les différents morceaux avec mon téléphone tout en prenant des photos et des vidéos, la qualité n’est donc pas souvent au rendez-vous, veuillez m’en excuser !

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A la fin de la matinée, les élèves ont chanté avec eux La chanson de Craonne et Le petit écho de la mode  de Lili Gros et Thierry Chazelle, qu’ils ont appris en cours d’éducation musicale.

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L’après – midi, l’une des deux classes a appris à construire un instrument de musique de poilus, mais ayant cours, je n’ai pu y assister.