Catégorie : Cela se passe au collège Alain

Mise en place de l’emploi du temps de la semaine en Ulis

Comme les emplois du temps des élèves se stabilisent, je commence à organiser la semaine de cours au sein du dispositif Ulis.
Le lundi toute les deux semaines, durant une heure, ma femme va venir animer des ateliers de mathématiques ludiques.
Le jeudi et le vendredi, de 11h30 à 12h30, l’AESH-Co et moi, nous aiderons les élèves à faire les devoirs des cours d’inclusion.
Le jeudi après-midi, de 14h à 15h, les élèves présents (9 sur 12 : l’un des absents étant en inclusion en anglais à ce moment) bénéficieront d’un cours d’anglais animé par un assistant d’éducation en licence d’anglais. J’ai voulu organiser cela car l’anglais est maintenant indispensable aux élèves pour poursuivre en CAP, mais mon niveau en anglais à l’oral est insuffisant pour le faire moi-même.
Le vendredi, les heures de 9h30 à 11h30, seront toujours consacré à un projet (actuellement, les élèves organisent la collecte de matériel de la rentrée solidaire pour le Liban qui aura lieu en décembre). L’heure de 14h à 15h sera souvent consacrée à l’EMC ou l’orientation.
Parallèlement à cela, les élèves vont continuer à travailler sur les activités de la semaine et je vais ajouter un tournoi de lecture rapide pour travailler la fluence.

La nouvelle salle du dispositif Ulis

Obligé de libérer la salle initiale destinée à accueillir une seconde salle d’arts plastiques, le dispositif Ulis du collège a emménagé dans la salle voisine, plus petite hélas, et sans point d’eau.
Le déménagement a été rondement mené par les agents ce matin, que j’ai pu aidé un peu et que je remercie. Cet après-midi, ma femme m’a aidé à tout ranger, ou presque. Il me restera le bazar de l’armoire à trier et réorganiser.
J’ai tenu à installer 12 places de travail, même si je n’aurai jamais l’effectif du dispositif au grand complet. Je verrai dans le courant de l’année si je peux enlever des tables pour libérer de l’espace. 
Les bibliothèques font un peu vide pour le moment, mais je compte écumer les bouquinistes cet été et aller à Quai des livres en septembre…

Des élèves sur les traces des résistants dans Maromme

Mardi après-midi et jeudi matin, les élèves de troisième volontaires ont accompagné monsieur Alexandre pour une promenade dans Maromme sur les traces des résistants. La visite de deux heures a permis aux élèves de voir les lieux où vivaient Germaine et André Pican, Julien Villette ou encore William Letourneur. Ils ont pu aussi croiser d’autres noms de résistantes ou résistants comme Thérèse Delbos, René Delisle, Paul Vauquelin, Raymond Duflo ou Robert Desnos sur des panneaux de rues ou des plaques d’écoles. Les photos en tête de l’ article ont été prises par la collègue documentaliste lors de la première visite de mardi tandis que j’accompagnais celle d’aujourd’hui. La liste des noms sur le monument aux morts m’a aussi permis de revenir sur les guerres d’Indochine et d’Algérie que nous étudions en ce moment dans le chapitre sur la décolonisation.

Une conférence sur les résistant de Maromme

La semaine dernière, monsieur Alain Alexandre, historien et érudit local, ancien professeur d’histoire – géographie, est aimablement venu raconter aux élèves de l’une de mes troisièmes le destin de résistants de notre commune durant la Seconde Guerre mondiale. La conférence a été filmée par madame Perrier, qui travaille à la médiathèque de la ville et grâce à qui la venue de monsieur Alexandre a été possible, ainsi que grâce à madame Pelletier, la professeur – documentaliste du collège. Je vais diffuser cette semaine la vidéo aux autres troisièmes qui vont ensuite préparer des questions à poser à monsieur Alexandre, qui reviendra la semaine suivante pour y répondre et leur montrer des documents de l’époque. 

Si j’obtiens l’accord de monsieur Alexandre et de madame Perrier, je mettrai la vidéo en ligne sur le blog pour ceux que cela intéressent. 

Lassitude…

Ces deux derniers jours, j’ai corrigé les copies de brevet blanc de mes quatre troisièmes. J’arrive à des résultats médiocres : 8,5 / 9 / 10 et 11 de moyenne générale. Est-ce parce que je ne mets plus de notes durant l’année, mais j’ai l’impression qu’ils n’ont pas travaillé cette fois. Les cours ne sont pas su correctement, ils n’appliquent pas la méthode de rédaction vu plusieurs fois en classe et ils ne rédigent pas leurs réponses ou font un nombre terrifiant d’erreurs d’orthographe et de grammaire. Un grand nombre ne comprend pas les textes, assez simples, donnés en étude de document et fait des contresens dans leurs réponses. Beaucoup d’entre eux, qui iront au lycée, ne sont pas armés pour y réussir en histoire -géographie. Ce n’est pourtant pas faute de les y préparer, enfin je crois.

Je fatigue

Ce matin, alors que je travaille sur la ville de Shanghai en quatrième, deux élèves rient sans raison apparente. Comme je leur demande ce qui les amuse, ils répondent d’abord le traditionnel « rien ». Cela me fâche, et j’insiste. Ils finissent par me dire que c’est à cause de ce qui est écrit au tableau.
L’heure précédente, j’avais étudié le bombardement d’Hiroshima, le 6 août 1945, et j’avais écrit au tableau le nom de l’avion américain ayant largué la bombe sur la ville : Enola Gay. Il s’agissait du prénom et du nom de jeune fille de la mère du pilote, qui avait ainsi baptisé son appareil.
Mais pour les quatrième, il s’agit de « gay », terme anglais pour homosexuel. Et ce mot est drôle, apparement… Alors j’ai pris de longues minutes pour expliquer au élèves leur bêtise et ce qu’elle montrait d’eux. J’ai rappelé que l’homosexualité était un fait, naturel et non un sujet de plaisanterie ou de moquerie. J’ai insisté sur le fait que l’ignorance pouvait amener à la bêtise et à la méchanceté (les élèves ignoraient complètement ce qu’était « Enola Gay »). J’en ai aussi profité pour rappeler la différence avec le mot français « gai », que les élèves écrivent souvent de la même manière que le terme anglais.
Mais j’ai de plus en plus le sentiment de me battre contre des moulins…

« Enola Gay
You should have stayed at home yesterday
Ah-ha, words can’t describe
The feeling and the way you lied
These games you play
They’re going to end in more than tears some day
Ah-ha Enola Gay
It shouldn’t ever have to end this way
It’s 8:15
And that’s the time that it’s always been
We got your message on the radio
Conditions normal, and you’re coming home
Enola Gay
Is mother proud of little boy today?
Ah-ha this kiss you give
It’s never ever gonna to fade away
Enola Gay
You shouldn’t ever have to live this way
Ah-ha Enola Gay
You should’ve faded our… »

Elèves et engagement

Aujourd’hui en troisième, alors que nous parlions des différences entre la gauche et la droite en politique dans le cadre du chapitre sure les institutions et la vie politique, nous avons dérivés sur l’engagement citoyen et j’ai eu la surprise de voir arriver plusieurs élèves à la fin de l’heure me demandant comment ils pourraient aider aux restos du coeur dont j’avais parlé en classe (il y a un centre de distribution dans notre commune). Ils semblaient très motivés et cela m’a fait plaisir. J’espère pouvoir les aider à réaliser cette aspiration malgré l’épidémie de Covid qui pourrait rendre cela compliqué, je suppose.

Une matinée intéressante

Ce matin, j’avais quatre heures de troisième. Avec la 3e6, durant deux heures, j’ai raconté les années 20 et 30 en Europe en demandant aux élèves de prendre des notes. Ils avaient une chronologie affichée au tableau en support, comportant toutes les dates que j’allais évoquer. Mon but était de les confronter au cours de lycée qu’ils pourront avoir dès l’an prochain. Le résultat a été plutôt satisfaisant, une grande partie des élèves arrivant à prendre en note le plus important de mon récit.
Avec les 3e1, j’ai improvisé un exercice de prise de note sur le Front populaire à l’aide d’une vidéo Lumni, beaucoup d’élèves n’ayant pas leur manuel. Ils ont posé de nombreuses questions afin d’éclaircir le contenu de la vidéo et semblent avoir compris ce qu’était le Front populaire, comment il est arrivé au pouvoir et ce qu’il a réalisé.
En 3e3, j’ai surveillé une évaluation de français pour aider ma collègue, en convalescence suite à une opération. Les élèves pouvaient choisir entre trois niveaux de difficulté et quelque uns se sont rendus compte que le niveau le plus facile était trop facile pour eux, ce qui a été l’occasion de parler « confiance en soi ». J’ai pu aussi montrer l’intérêt de la relecture à beaucoup…