Catégorie : Cela se passe au collège Alain

Le collège Alain se mobilise contre l’expulsion prévue d’une élève et de sa famille

Comme la préfecture n’a toujours pas donné suite à la demande de titre de séjour pour raison humanitaire de Mariam et de ses enfants alors qu’elle sont sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français, le comité de soutien a décidé d’organiser une manifestation devant le collège ce matin, sous la forme d’une chaîne humaine qui a rassemblé une centaine de personnes. Pour nous aider à obtenir justice, au nom de la solidarité et de la fraternité, et pour empêcher l’excision programmée de ces jeunes femmes, vous pouvez signer la pétition en ligne en suivant ce lien

Nous avons également prévu une nouvelle manifestation devant la préfecture le 8 février prochain à 14h30.

Une manifestation pour soutenir Mariam et ses filles

Le rassemblement de cet après-midi, devant la préfecture, avait pour but de dénoncer la situation de Mariam et de ses filles, sous le coup d’une obligation de quitter le territoire alors qu’elles sont venues en France, patrie des droits de l’Homme et pays défenseur des droits des enfants (enfin, c’est ce qu’on me demande d’enseigner aux collégiens en histoire et en éducation civique…), pour échapper à l’excision promise aux jeunes filles par leur famille dans leur pays d’origine, le Tchad.
Nous voulions sensibiliser les services de l’État, et plus particulièrement le préfet, qui a émis cette obligation de quitter le territoire et qui a le pouvoir d’offrir à Mariam et ses filles un titre de séjour pour motif humanitaire. Mais le préfet Pierre – André Durand (celui qui a « géré » l’accident de l’usine Lubrizol) a refusé de recevoir la délégation du comité de soutien, en invoquant des motifs fallacieux (ne pas avoir reçu la demande alors que nous avions l’accusé de réception, par exemple). Il faut dire que c’était probablement son dernier jour en Normandie avant son départ pour l’Occitanie, alors la situation de cette femme et de ses enfants n’étaient pas sa priorité, évidemment.
Devant la menace que constituait notre groupe d’une cinquantaine de personnes, mêlant professeurs, retraités, élèves de lycée et de collège et enfants, ce même préfet a ordonné la fermeture des grilles de la préfecture et même des portes blindées ! Outre les policiers en faction déjà présents, il a fait également appeler en renfort un camion des forces de l’ordre pour nous observer de loin.
J’ai tellement honte de ces représentant de notre gouvernement, de ces personnes censées être au service des citoyens qui ne respectent pas les valeurs de la république. J’ai de plus en plus de mal à m’imaginer faire des cours d’éducation civique, qui s’apparentent de plus en plus à une propagande totalement coupée de la réalité du terrain.
Le soutien à Mariam et ses filles va se poursuivre et un nouveau rassemblement est prévu, sans doute mercredi prochain, sous les fenêtres d’un nouveau préfet, Jean-Benoît Albertini, originaire de Corse et précédemment secrétaire général du ministère de l’Intérieur.

La pétition de soutien est toujours en ligne ici et plus il y aura de signatures, plus cette histoire sera médiatisée, et plus sa conclusion a de chance d’être heureuse, alors n’hésitez pas à signer et à répéter cette histoire sur Internet.

Cette vidéo provient d’un article de Paris – Normandie.

Il faut que Mariam et ses filles restent en France !

J’ai assisté aujourd’hui au parrainage civil de deux jeunes filles à Maromme, dont l’une est scolaire dans le collège où je travaille. Ce parrainage par les maires et adjoints des communes de Maromme et de de Notre Dame de Bondeville a pour but de les aider, ainsi que leur mère, à rester sur le territoire français alors qu’elles sont menacées par une obligation de quitter le territoire français. Ces deux jeunes filles sont d’origine tchadienne et leur mère a fui ce pays avec elles pour leur éviter d’être excisées, comme elle l’a été, de même que sa fille aînée, restée au Tchad.
Pour aider cette famille à rester en France et à obtenir un titre de séjour, vous pouvez signer la pétition en ligne en suivant ce lien  : https://chng.it/TZw2htVN8m
Une action est également prévue devant la préfecture, à Rouen, le 11 janvier prochain à 15h.

Une belle rencontre

Cet après-midi, neuf élèves du dispositif sont allés rendre visite à leurs correspondantes, dans une résidence située juste à côté du collège. Pendant plus d’une heure, ils ont discuté de choses et d’autres, en prenant un goûter. Une élève avait aussi fait des crêpes avec sa grand-mère pour l’occasion. Nous nous sommes tous régalés.
Personnes âgées et élèves ont envie de maintenir le contact épistolaire, mais aussi de se rencontrer à nouveau pour jouer à différents jeux ensemble. Il y a même eu des échanges de numéros de téléphone. Prochaine étape pour les élèves : écrire une lettre au retour des vacances de Noël, mais certains se sont engagés à en écrire une dès cette semaine.
Merci à Valentine Rondelez-Passemard d’avoir animé cet atelier qui a beaucoup apporté aux élèves. Merci également à la médiathèque départementale, à la médiathèque de Maromme et aux animatrices de la résidences d’avoir permis cela.

Suite de l’atelier correspondance en ULIS

Aujourd’hui, les élèves ont reçu les réponses des personnes âgées à leurs lettres, écrites il y a une dizaine de jours. Ils étaient plutôt impatients et ont été contents de ce qu’ils ont lu, avec une grande attention. Ils ont assez spontanément écrit une nouvelle lettre, afin de poursuivre la conversation. La prochaine étape est la rencontre « de vive voix », lundi prochain, à la maison de retraite, autour d’un goûter. Il semble que certaines personnes âgées souhaitent poursuivre la correspondance au-delà de l’atelier. J’aimerais que les élèves en éprouvent aussi l’envie. A suivre.

Vendredi matin en ULIS

Aujourd’hui, je n’avais que trois heures avec les élèves du dispositif.
J’ai commencé avec un seul élève, de sixième, de 8h30 à 9h30. Nous avons débuté par de la lecture avec un extrait du magicien d’Oz, dans le manuel Enquêtes au CM2. Nous avons lu le texte en alternance et l’élève a répondu aux questions de compréhension. Comme il confondait de nombreux sons ou lettres (écrivant « sole » pour « seule » par exemple), j’ai décidé de le faire travailler sur Les clés du code pour la demi-heure restante.
En deuxième heure, j’avais trois élèves, tous en troisième, les deux autres étant en stage ou en entretien avec la conseillère d’orientation – psychologue. Ils ont travaillé sur leur tablette ou leur téléphone, sur le plan de travail de la semaine ou les applications Motoufo et Holy Owly. Durant cette heure, une élève est allée au tableau pour m’écrire un texte mystérieux.
Pendant la récréation, les élèves sont restés dans la salle ou y sont venus, comme souvent, et nous avons joué à l’Abalone.
Pour la dernière heure, nous sommes allés faire du ping-pong sur l’une des nouvelles tables installées dans la cour du collège. Mais la pluie nous a vite fait rentrer. Les deux élèves de troisième ont ensuite travaillé les maths avec Geogebra, suite à l’atelier proposé par ma femme hier, puis m’ont provoqué en duel au Défi Tables. L’élève en entretien nous a rejoint pour la dernière dmi-heure de cours. 

Une journée particulière

Hier, c’était la journée jeu de fin de période au sein du dispositif. J’ai exceptionnellement gardé tous les élèves qui le souhaitaient, car ce même jour était organisée une minute de silence à la mémoire d’un élève du collège, décédé soudainement. Plusieurs élèves n’étaient pas bien et ont éprouvé le besoin de s’isoler et d’écrire ce qu’ils ressentaient. Et puis ensuite, j’ai essayé de montrer que la vie continuait en les incitant à jouer avec les autres. Au programme : de l’Abalone, du 1000 bornes, du Jungle Speed, du Dooble, du Puissance 4, du Qui est-ce ?, Tokyo Highway, Kluster, Mâamut, Laoupala (à simplifier)et l’incontournable Tour des nombres. Pour les solitaires occasionnels, Lièvres & renards et différents casse-têtes étaient à disposition. Les élèves de Segpa sont encore venus jouer avec nous ainsi que quelques élèves de classe ordinaire.

A propos de la lecture, cette grande cause nationale

Aujourd’hui avait lieu « le quart d’heure de lecture national » et madame Sira Sylla, députée, est venue en visite dans le collège où je travaille (n’y aurait-il pas de prochaines élections ?). J’avais proposé qu’elle vienne dans la salle du dispositif Ulis voir les élèves lire, mais elle est allée en Segpa et dans une autre classe.