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A partir de demain, nous vivrons à crédit

A partir du mercredi 2 août, l’humanité vivra à crédit : nous aurons consommé, en seulement sept mois, toutes les ressources que la Terre peut produire en une année. Jusqu’à la fin 2017, pour continuer à boire, à manger, à nous chauffer ou à nous déplacer, nous allons donc surexploiter les écosystèmes et compromettre leur capacité de régénération.
Ce « jour du dépassement de la Terre » est calculé chaque année par le Global Footprint Network, un institut de recherches international basé à Oakland, en Californie. Grâce à de nombreuses données des Nations unies, il compare l’empreinte écologique de l’homme, qui mesure l’exploitation des ressources naturelles de la Terre, avec la biocapacité de la planète, c’est-à-dire sa capacité à reconstituer ses réserves et à absorber les gaz à effet de serre.
Selon ses calculs, la consommation de l’humanité dépasse de 70 % les ressources disponibles. Autrement dit, l’équivalent de 1,7 planète est nécessaire pour assouvir les besoins des humains.

Le fléau du plastique

Le plastique est désormais le troisième matériau le plus fabriqué par l’homme derrière le ciment et l’acier, selon une étude publiée mercredi 19 juillet dans la revue Science Advances.
En basant leur méthode sur les chiffres de production de chaque pays, les chercheurs ont constaté qu’en soixante-quinze ans, les humains avaient généré 8,3 milliards de tonnes de matières plastiques, soit l’équivalent du poids de 80 millions de baleines. Sur ces quantités gigantesques, 6,3 milliards de tonnes sont dès à présent devenues des déchets, dont seuls 9 % ont été recyclés, 12 % ont été incinérés et 79 % accumulés dans des décharges ou dans la nature.
L’utilisation à grande échelle du plastique ne remonte qu’aux années 1950. Dès lors, la croissance de ce matériau a été exponentielle. De 1 million de tonnes en 1950, la production mondiale est passée à plus de 380 millions de tonnes en 2015, dépassant la plupart des autres matériaux synthétiques.
L’un des secteurs le plus consommateurs de plastique est celui de l’emballage : ce marché capte près de la moitié de certains types de plastiques, or leur usage y est majoritairement de moins d’un an, tandis qu’il peut atteindre une cinquantaine d’années dans le secteur de la machinerie industrielle, voire plus de soixante ans dans celui de la construction.
Si la quantité exacte de plastique se retrouvant dans les océans est quasiment impossible à déterminer, les chercheurs ont pu cependant estimer que 8 millions de tonnes de ces détritus avaient été rejetées dans les mers durant la seule année 2010.

D’après un article du Monde.fr

A propos du développement durable en 5e

Comme nous en parlons en ce moment en cinquième dans le cadre du développement durable, les propos de la présidente d’Engie (nouveau nom du groupe GDF Suez), un groupe industriel fournissant du gaz et de l’électricité dans le monde entier, dans le Journal du Dimanche me semblent intéressants.

« Pourquoi l’énergie solaire vous semble-t-elle si importante?
C’est une ressource qui n’émet pas de CO2 et qui est quasi illimitée, capable de couvrir vingt fois les besoins actuels en électricité de la planète. Il y en a pratiquement dans tous les pays. On peut l’exploiter à petite comme à très grande échelle. La nouvelle génération de panneaux solaires, des films transparents à coller sur des bâtiments, par exemple, et qu’on ne verra plus, sera plus efficace. Surtout, le solaire pourrait permettre d’inclure 2 milliards de personnes qui n’ont pas accès à l’énergie et donc au développement. L’objectif de l’ensemble des acteurs est massif : produire 2,5 terrawatts en 2030, l’équivalent de 2500 réacteurs nucléaires. Le solaire ne suffira pas seul, il faudra le combiner avec les autres énergies renouvelables, le gaz, l’hydrogène.

Un monde où l’énergie sera 100 % renouvelable est-il possible?
C’est possible mais ce n’est pas pour tout de suite. Il faut avancer dans les technologies de stockage, le coeur du problème. Les batteries progressent et leur coût baisse fortement. Il y aussi les solutions de stockage par l’hydrogène, au point dans cinq à dix ans. Enfin, le gaz, qui sera de plus en plus renouvelable, fournit une bande de continuité quand il n’y a pas de soleil ou de vent. Ces nouvelles générations de technologies qui émergent chez nous doivent y rester. Pour cela, il faut des fonds d’investissement qui les accompagnent pour les faire grossir. »

Des villes plus durables mais plus inégalitaires en France ?

A l’heure où le programme de géographie demande au élèves de réfléchir « à quoi ressemblera la ville de demain ? Et comment la penser, la construire et la gérer ? » , le géographe Yves Raibaud affirme que la ville durable va accroître les inégalités entre les hommes et les femmes, en grande partie parce que les décideurs (élus, responsables des finances, de l’urbanisme, des transports, des grands travaux), sont en grande majorité des hommes.
Il s’appuie pour cela sur une étude faite sur la Communauté urbaine de Bordeaux et développe ses idées dans un article du journal du CNRS.
L’une de ses conclusions est terrible : « La promesse d’une ville durable tranquille, meilleure pour la santé, récréative, favorisant le vivre-ensemble nécessite que chacun fasse un effort pour s’y adapter. Mais, dans les faits, les nouvelles pratiques qui en découlent ressemblent comme deux gouttes d’eau à des pratiques d’hommes jeunes, libres d’obligations familiales et en bonne santé.« 

Recycler les manuels de collège

Les éditions Belin et la multinationale Veolia lancent, avec l’accord du ministère de l’Education nationale, une opération de collecte de tous les manuels scolaires « obsolètes » auprès des collèges. Les papiers récupérés seront triés et transformés en matières premières de recyclage qui alimenteront des papeteries pour la fabrication de papier recyclé.
La recette dégagée par l’opération sera reversée à l’UNICEF France pour ses actions en faveur de l’enfance.

Plus de renseignements ici : https://education.editions-belin.com/operation-eco-geste-2016-belin-veolia