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La pollution tue 9 millions de personnes par an dans le monde

Une étude publiée ce vendredi 20 octobre dans la revue médicale The Lancet estime le nombre de décès dus à la pollution de l’air à 6,5 millions à l’échelle de la planète pour la seule année 2015 et à un total estimé à 9 millions en ajoutant les morts liées à la pollution de l’eau et des sols (1,8 million) et en milieu professionnel (0,8 million).
C’est trois fois plus que les morts combinées du sida, de la tuberculose et de la malaria.
Ce rapport est le résultat d’un projet de deux ans auquel ont contribué plus de quarante experts internationaux spécialisés dans les questions de santé et d’environnement.
La plupart des décès attribués à la pollution (plus de 70 %) sont dus à des maladies non transmissibles : pathologies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, cancers du poumon, bronchopneumopathies chroniques, maladies gastro-intestinales ou encore infections parasitaires.
Si tous les pays sont touchés, ce sont essentiellement les plus pauvres qui paient le prix de la pollution. Environ 92 % des 9 millions de victimes de la pollution se trouvent dans des pays à bas et moyen revenus (où le revenu national brut est inférieur à 12 235 dollars par habitant et par an, selon la classification de la Banque mondiale). Et l’étude précise que dans les pays où l’industrialisation se fait à marche forcée comme en Inde, Pakistan, Chine, Bangladesh, Madagascar et Kenya, la pollution peut être responsable de plus d’un quart de tous les décès.
Quel que soit le niveau de développement des pays, les effets de la pollution affectent de façon « disproportionnée » les populations les plus pauvres et marginalisées. Les auteurs pointent ainsi une injustice environnementale dont sont aussi bien victimes la communauté rom parquée dans un camp de réfugiés sur le site contaminé d’une ancienne mine au Kosovo que les habitants d’un quartier défavorisé de New York exposés aux émissions de gaz de plusieurs dépôts de bus.
Au-delà du coût humain, le rapport a également tenté d’évaluer le coût économique. Là aussi, les pays les plus pauvres sont ceux qui paient la plus lourde facture. Ainsi, dans les pays en voie de développement, le rapport estime que les maladies et les décès liés à la pollution représentent en termes de perte de productivité 1,3 % du produit intérieur brut, contre 0,5 % pour les pays industrialisés. Ce pourcentage passe à 8,3 % (contre 4,5 % pour les pays les plus développés) si on prend en compte les dépenses de santé pour un coût total de l’ordre de 4,6 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) par an pour l’économie mondiale, soit 6,2 % de la croissance mondiale.

D’après un article du Monde.fr

 

Le charbon à tout prix

Bien qu’en déclin, le charbon reste toutefois la première source de production d’électricité des États -Unis. D’après les chiffres de l’Energy Information Administration, sa part était de 48,5 % en 2007 ; elle est descendue à 37,4 % en 2012, tandis que celle du gaz naturel est passée de 21,5 % à 30,4 %.

Aujourd’hui, l’extraction du charbon en sous-sol est en fort déclin aux États – Unis. Elle est supplantée par le mountaintop removal (MTR), une exploitation à ciel ouvert où l’on arase les sommets à l’explosif pour extraire le minerai. Plus productif et beaucoup moins gourmand en main-d’œuvre, ce processus est l’aboutissement de la mécanisation de l’industrie minière. Les progrès en ingénierie ont permis au MTR d’atteindre une échelle gigantesque, avec un impact environnemental démesuré, notamment dans les Appalaches. La puissance combinée des explosions en Virginie-Occidentale et dans le Kentucky équivaut aujourd’hui à « une bombe atomique de Hiroshima par semaine »ou « quatre mille missiles Tomahawk par jour ».

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Parfaitement légal aux États-Unis, le MTR est responsable de la disparition d’au moins cinq cents sommets et trois mille kilomètres de torrents en Virginie-Occidentale et dans le Kentucky.
Pour reverdir l’environnement massacré, les compagnies épandent ensuite un mélange de graines de sapin, d’engrais et de colorant vert. L’industrie espère aussi dynamiser l’économie locale en transformant ces vastes aplats en terrains de golf, comme dans le comté de Mingo ou pour abriter un projet de prison fédérale dans le Kentucky. Mais les exemples de reconversion se comptent sur les doigts d’une main et ne créent pas beaucoup d’emplois.
Après une explosion, un nuage poudreux se répand dans la vallée. Des nanoparticules de silice, respirées par les humains et les animaux. L’eau des puits en est teintée. Les habitants développent depuis des céphalées, des lésions cutanées et les dents des enfants sont prématurément cariées. Des études de longue durée de l’université de Virginie-Occidentale établissent que les taux de cancers et de malformations infantiles augmentent de moitié par rapport au taux moyen dans les zones proches des explosions. Le problème serait dû aux particules fines et à la pollution des sols par les métaux lourds — manganèse, cadmium — utilisés pour extraire et traiter le minerai.
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Autre danger, les lacs de sludge, ou « boue de houille » : un déchet minier stocké après l’arasement des sommets. Aujourd’hui, ces boues sont toujours entreposées sur les crêtes, du Kentucky à la Pennsylvanie en passant par la Virginie-Occidentale, comme autant d’épées de Damoclès surplombant les vallées.
Dans ces régions, remettre en cause le développement du minerai constitue pourtant une gageure. Une des représentantes de la Virginie-Occidentale au Congrès, Mme Shelley Moore Capito, préside le Coal Caucus, une association de parlementaires chargée de défendre l’industrie minière à Washington qui considère le réchauffement climatique comme une fable et se trouve à l’origine d’une loi sur la protection de l’exploitation du charbon, finalement rejetée par le Sénat en juillet 2014, qui aurait privé Washington de tout pouvoir d’intervention sur l’industrie minière.
Les mineurs se battent pour sauver les derniers emplois bien payés dans les vallées des Appalaches — un mineur gagne 60 000 dollars par an en début de carrière, soit plus de 4 000 euros par mois —, et toute remise en cause des méthodes actuelles par des associations écologistes ou citoyennes est perçue comme une provocation.

D’après un article du Monde Diplomatique.

L’Assemblée nationale vote la fin de l’exploitation des hydrocarbures en France pour 2040

L’Assemblée nationale a voté dans la nuit de mardi 3 à mercredi 4 octobre l’article du projet de loi sur la fin de la production d’hydrocarbures d’ici à 2040, présenté par le ministre Nicolas Hulot.
Les députés ont validé l’article 1er prévoyant qu’à compter de son adoption définitive par le Parlement, d’ici la fin de 2017, il ne pourra plus être délivré de nouveau permis d’exploration d’hydrocarbures, liquides ou gazeux. Et les concessions d’exploitation existantes ne seront pas renouvelées au-delà de 2040. Le texte vise à concrétiser la promesse d’Emmanuel Macron de sortir la France des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon). Seule exception notable : l’Assemblée a voté une dérogation limitée et strictement encadrée à la fin des hydrocarbures, pour permettre la poursuite de l’exploitation du soufre du bassin de Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques. Les députés du département ayant fait un très fort lobbying en ce sens.
Avec 815 000 tonnes de pétrole par an, essentiellement dans les bassins parisien et aquitain (soit 1 % de la consommation annuelle), la France n’a jamais été un gros producteur d’hydrocarbures. Au plan national, l’activité liée aux hydrocarbures concerne 1500 emplois directs et 4000 indirects.

D’après un article du Monde.fr

Une sortie au cinéma

Ce matin, j’accompagnais six classes de quatrième au cinéma l’Omnia pour qu’ils assistent à la projection du court – métrage Meurtre en forêt réalisé par la classe de 5e6 du collège dans le cadre d’un projet Be Polar chapeauté par le SMEDAR, en collaboration avec l’association Pix3l. 

En plus du court-métrage de leurs camarades, les quatrièmes ont pu assister à la projection de 5 autres oeuvres, ayant pour thème l’écologie ou le développement durable.

Le film Me + Her est visible en entier ici.

 

Une initiative intéressante

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Les logements construits au Kurdistan irakien

Dans la Drôme, l’entreprise Logelis fabrique des maisons individuelles industrialisées, montées en à peine 4 mois. Une solution rapide, écologique et économique pour les ménages mais aussi pour les victimes de catastrophes ou les réfugiés.
L’entreprise a ainsi été sollicitée pour livrer prochainement 6 salles de classe de 60 mètres carrés chacune sur l’île sinistrée de Saint martin. Les classes seront dotées d’une structure en acier résistant à des vents de 300 kilomètres par heure et d’une toiture très peu pentue, conçue pour atténuer la prise au vent. L’édifice pourra être entièrement calfeutré en cas d’ouragan. Une fois le matériel acheminé sur place, l’entreprise sera capable de monter ces infrastructures en une semaine avec l’aide des habitants. Ces écoles sont conçues comme des solutions durables.

En 2016, Logelis avait déjà construit 70 maisons modulables et démontables près de la ville d’Erbil, au Kurdistan irakien, afin de loger des familles chrétiennes fuyant le nord du pays occupé par les djihadistes. Les logements, construits par les réfugiés eux-mêmes avec l’aide d’un salarié de l’entreprise, ont été livrés en 4 mois. Ils pourront ensuite être reconstruits dans la région d’origine des occupants une fois la paix revenue. Depuis, deux écoles sont aussi sorties de terre.
Selon le site de l’entreprise, le Sénégal consulte actuellement Logelis pour la construction de 6500 classes, sur une période inférieure à 2 ans pour remplacer des abris provisoires. Il est prévu d’y transférer la technologie par la construction d’une usine sur place.

D’après un article du Figaro.fr

 

Quatre millions d’hectares de forêt amazonienne ouverts à la prospection minière

Le président brésilien Temer a décidé d’abroger le statut de réserve naturelle d’une partie de la forêt amazonienne, accordé en 1984 sous la dictature militaire.
Quatre millions d’hectares de forêt amazonienne pourront donc désormais être exploités par des entreprises minières.
En avril, un document officiel du ministère des Mines et de l’Énergie faisait valoir que la dissolution de la réserve permettrait d’exploiter le potentiel minier de la région en l’ouvrant au privé – jusqu’alors, seules les compagnies publiques étaient autorisées à y opérer.
De nombreuses tribus indiennes vivent dans cette zone située dans les États du Para et de l’Amapa, dans le nord du Brésil.
Le gouvernement Temer a été régulièrement accusé par des ONG de brader la forêt amazonienne sous pression du puissant lobby de l’agrobusiness et des intérêts des compagnies minières.
Conséquence de cette politique : la Norvège, principal bailleur de fonds pour la protection de la forêt amazonienne, a prévenu que ses paiements au Brésil seraient divisés par deux en 2017 du fait de l’accélération de la déforestation.

D’après un article du Monde.fr

A partir de demain, nous vivrons à crédit

A partir du mercredi 2 août, l’humanité vivra à crédit : nous aurons consommé, en seulement sept mois, toutes les ressources que la Terre peut produire en une année. Jusqu’à la fin 2017, pour continuer à boire, à manger, à nous chauffer ou à nous déplacer, nous allons donc surexploiter les écosystèmes et compromettre leur capacité de régénération.
Ce « jour du dépassement de la Terre » est calculé chaque année par le Global Footprint Network, un institut de recherches international basé à Oakland, en Californie. Grâce à de nombreuses données des Nations unies, il compare l’empreinte écologique de l’homme, qui mesure l’exploitation des ressources naturelles de la Terre, avec la biocapacité de la planète, c’est-à-dire sa capacité à reconstituer ses réserves et à absorber les gaz à effet de serre.
Selon ses calculs, la consommation de l’humanité dépasse de 70 % les ressources disponibles. Autrement dit, l’équivalent de 1,7 planète est nécessaire pour assouvir les besoins des humains.