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A propos du prix du carburant et de pollution liée à l’automobile

Interrogeant mes troisièmes sur les faits marquants de l’actualité des vacances et surtout de ce week-end, j’attendais naïvement que surgisse le référendum en Nouvelle – Calédonie. Erreur : c’est la hausse des prix du carburant et « la purge » (l’appel à la violence la nuit d’Halloween) qui ont été cité.
Après avoir expliqué la situation en Nouvelle – Calédonie dans le cadre du cours d’éducation civique sur la république et la citoyenneté, je suis revenu tout de même sur le prix du carburant pour essayer de démêler le vrai du faux.
Voici quelques éléments supplémentaires ou plus détaillés pour aider les élèves (et les autres) à comprendre. Ils sont issus d’un article du blog Les Décodeurs.

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Selon les données compilées par l’Union française des industries pétrolières (UFIP), le prix du litre d’essence à la pompe était de 1,40 euro, soit 50 centimes d’essence à proprement parler, auxquels il faut ajouter 90 centimes de taxes au début du mandat d’Emmanuel Macron. En octobre, le prix à la pompe avait atteint 1,57 euro. Sur les 17 centimes d’augmentation, cinq centimes proviennent de la hausse des taxes. En ce qui concerne le gazole, son coût est passé sur la même période de 1,23 euro par litre à 1,52 euro. Sur cette hausse de 29 centimes, 11 centimes sont liés aux taxes.
La fiscalité sur les carburants représente une somme considérable pour les finances publiques. Le montant total des recettes de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques — qui englobe les taxes sur l’essence, le diesel, mais aussi le fioul domestique pour le chauffage — devrait être de 33,8 milliards d’euros en 2018 et 37,7 milliards en 2019. Avec une hausse de recettes attendue par le gouvernement de trois milliards d’euros en 2018 qui devrait atteindre les dix milliards d’euros en 2022.
La taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques ne représente qu’une grosse moitié de la fiscalité environnementale en France : environ 28,5 milliards des 51,2 milliards, soit 56 % du total en 2016. Le reste se répartit entre diverses taxes sur l’énergie (notamment l’électricité), sur les transports ou la pollution (par exemple de l’eau).
Seule une petite partie de cette taxe est directement affectée à la transition énergétique : 7,2 milliards sur 33,8 milliards d’euros en 2018, soit 21 % environ. 13,3 milliards atterrissent directement dans le budget général de l’État et financent d’autres types de mesures. Enfin, douze milliards d’euros supplémentaires financent les régions et les départements et un milliard des infrastructures de transport. À noter que malgré une hausse de la taxe de 3,9 milliards d’euros en 2019, la part réservée à la transition énergétique ne va pas augmenter.
Enfin, les véhicules des particuliers représentent à eux seuls 15 % des émissions de gaz à effet de serre en France. À côté, la quantité produite par les transports maritime et ferroviaire reste très marginale. Les véhicules émettent aussi des particules fines dangereuses pour la santé humaine, qui seraient responsables de dizaines de milliers de morts chaque année.

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La destruction de notre environnement

Entre 1970 et 2014, les populations d’animaux vertébrés (poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles) ont chuté de 60% au niveau mondial selon un rapport de l’ONG WWF (World Wildlife), publié ce mardi 30 octobre.
Les populations d’espèces sont en déclin dans toutes les régions du monde, mais les diminutions sont particulièrement prononcées dans les zones tropicales. L’Amérique du Sud et l’Amérique centrale ont subi le déclin le plus important avec une perte de 89% de leur biodiversité par rapport à 1970.
Les principaux moteurs du déclin de la biodiversité demeurent la surexploitation des milieux et l’agriculture. Au cours des 50 dernières années, l’empreinte écologique, c’est-à-dire la consommation humaine des ressources naturelles, a augmenté d’environ 190%.
A ce jour, seulement un quart des terres ont échappé aux activités humaines. Un chiffre qui devrait chuter à seulement 10% en 2050 si l’on ne change rien.

 

28 octobre 2018 : le dernier changement d’heure ?

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84% des citoyens qui ont répondu à une consultation publique organisée en ligne par la Commission européenne (4,6 millions de réponses en provenance des 28 Etats membres) souhaitent conserver la même heure été comme hiver. Prenant acte de ces résultats, l’Union européenne a annoncé ce vendredi vouloir formuler une proposition pour contraindre les États membres à supprimer le changement d’heure saisonnier, actuellement régi par une directive européenne.
Introduit à l’origine pour réaliser des économies d’énergie, le passage à l’heure d’hiver est accusé de ne pas être très efficace et d’avoir des répercussions négatives sur la santé ou sur la sécurité routière. La proposition de la Commission, qui devra être approuvée par les Etats membres, vise à mettre fin au changement d’heure qui s’applique simultanément dans toute l’Europe les derniers week-ends de mars et d’octobre. Un vote du Parlement européen et un accord à la majorité des 28 Etats membres seront toutefois nécessaires. La décision de maintenir l’heure d’été ou l’heure d’hiver ou de choisir une autre heure relèvera en revanche de la souveraineté nationale.
Le changement d’heure saisonnier ne va pas cesser d’exister immédiatement et on devra bien encore reculer notre montre d’une heure le 28 octobre prochain. Mais ce sera peut-être la dernière fois.
Le premier passage à l’heure d’été en France a eu lieu en 1916, quelques semaines après l’Allemagne et Royaume-Uni, dans le but de faire des économies de charbon. La mesure fut abandonnée en 1945. En 1976, trois ans après le choc pétrolier, le changement d’heure a été mis en place deux fois par an. L’idée était de faire coïncider les heures d’activité et les heures d’ensoleillement naturel pour limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel, l’électricité étant alors produite largement à partir de centrales au fuel. En 2009, les changements d’heure ont permis à notre pays d’économiser 440 GWh en éclairage, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville de 800 000 habitants et d’éviter ainsi l’émission de 44 000 tonnes de CO2.
En 2001, une directive européenne harmonisa le système à l’échelle de l’Union, pour un bon fonctionnement du marché unique.

D’après un article de Libération.