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La production d’énergie grâce au charbon en France

On trouve en France métropolitaine cinq centrales à charbon encore actives, réparties sur quatre sites différents : en Normandie (Le Havre), en Loire-Atlantique, dans les Bouche-du-Rhône et en Moselle. On trouve aussi des centrales à charbon en Guadeloupe et à la Réunion, qui produisent de l’électricité à partir d’un mélange de charbon et d’énergie renouvelable comme la bagasse, un dérivé de canne à sucre.
La quasi-totalité de ces centrales ont vu le jour entre la fin des années 1960 et le début des années 1980. Plus aucune nouvelle centrale n’a toutefois été construite depuis 1984. A cette date, la France mise en effet sur le nucléaire pour assurer son besoin en électricité, condamnant les centrales à charbon à fermer les unes après les autres. EDF a ainsi fermé dix de ses centrales à charbon entre 2013 et 2015.
Aujourd’hui, les centrales à charbon ne sont plus qu’à l’origine d’1,4 % de la production d’électricité française. Le mix électrique français repose principalement sur le nucléaire (72.3 % de la production nationale d’électricité) et les énergies renouvelables (19.6%). Toutefois, le charbon joue encore un rôle important en période de pics de consommation d’électricité (quand il fait très froid l’hiver notamment) ou lorsque les parcs nucléaires sont temporairement hors service.
Depuis 2004 et la fermeture de la mine de La Houve, en Lorraine, plus aucune mine de charbon n’est en activité en France. Entre 2004 et 2015, la production de charbon français se limite à la revalorisation de charbon issu des terrils du Nord et du Gard et des schlamms de Lorraine. Ce qui ne correspond qu’à une quantité infime de combustible : aujourd’hui, le charbon utilisé dans les centrales thermiques provient exclusivement de l’importation. En 2015, la France a importé 13,5 millions de tonnes de charbon depuis les États-Unis, l’Australie, ou encore la Russie. Plus d’un quart de ces importations alimente directement les centrales productrices d’électricité, le reste est utilisé dans l’industrie.

D’après un article du blog Lui Président, tenu par des étudiants de l’école de journalisme de Lille.

Evocation utopique du futur de Shanghai

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Merci à mon amie Barbara de m’avoir signaler l’existence de ce site de l’architecte Luc Schuiten, dénommé Cité  Végétale. On y trouve cette représentation futuriste et utopique de Shanghai, accompagnée du texte ci-dessous :
« A Shanghai, encore bien plus qu’ailleurs, la mutation de la ville est permanente. Jamais immobile, la mégapole avance inexorablement à grande vitesse vers son avenir. La plupart des créations graphiques, picturales, photographiques que nous connaissons sont des arrêts sur image, elles n’intègrent pas l’essentiel de la vie; le temps qui passe. Pourtant, il existe des possibilités d’induire dans des tableaux la notion d’un passé, d’un présent et d’un futur. En haut et en bas du dessin, un curseur indique le défilement des années dans l’hypothèse d’un développement de la ville sur un modèle biomimétique. Le tableau se lit comme un texte de gauche à droite. Il montre une ville engluée dans la pollution évoluant vers un air propre et lumineux. D’année en année les progrès en biotechnologie modèlet la ville nouvelle. Des immeubles tours à ossature en bio-béton conçu sur le modèle des coquillages, les membranes en bio-verre issues de la technologie des radiolaires et l’omniprésence du végétal intégré à tous les édifices assurent le bon fonctionnement des divers écosystèmes.« 

 

La concentration en CO2 dans l’atmosphère depuis l’an mil

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Ce graphique montre l’importance de la Révolution industrielle dans la hausse de la concentration du CO2 dans l’atmosphère

La concentration de CO2 dans l’atmosphère a augmenté de 40 % depuis l’an 1000.
Une fois produit, ce CO2 est en partie absorbé par les océans, les mers et les étendues d’eau, mais aussi par les forêts et les sols en général. Pour simplifier, le reste s’accumule dans l’atmosphère. C’est d’ailleurs grâce à cette absorption de CO2 que les scientifiques, en réalisant des carottages, peuvent déterminer la quantité de dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère à un moment précis.
Le CO2, dont le niveau élevé des émissions est massivement dû aux activités humaines, est le principal responsable du réchauffement climatique. S’il a moins de pouvoir « à effet de serre » que d’autres gaz émis par les activités humaines, il se retrouve dans l’atmosphère dans de telles quantités qu’il est celui dont il est urgent de réduire la quantité, selon les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

La pollution tue 9 millions de personnes par an dans le monde

Une étude publiée ce vendredi 20 octobre dans la revue médicale The Lancet estime le nombre de décès dus à la pollution de l’air à 6,5 millions à l’échelle de la planète pour la seule année 2015 et à un total estimé à 9 millions en ajoutant les morts liées à la pollution de l’eau et des sols (1,8 million) et en milieu professionnel (0,8 million).
C’est trois fois plus que les morts combinées du sida, de la tuberculose et de la malaria.
Ce rapport est le résultat d’un projet de deux ans auquel ont contribué plus de quarante experts internationaux spécialisés dans les questions de santé et d’environnement.
La plupart des décès attribués à la pollution (plus de 70 %) sont dus à des maladies non transmissibles : pathologies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, cancers du poumon, bronchopneumopathies chroniques, maladies gastro-intestinales ou encore infections parasitaires.
Si tous les pays sont touchés, ce sont essentiellement les plus pauvres qui paient le prix de la pollution. Environ 92 % des 9 millions de victimes de la pollution se trouvent dans des pays à bas et moyen revenus (où le revenu national brut est inférieur à 12 235 dollars par habitant et par an, selon la classification de la Banque mondiale). Et l’étude précise que dans les pays où l’industrialisation se fait à marche forcée comme en Inde, Pakistan, Chine, Bangladesh, Madagascar et Kenya, la pollution peut être responsable de plus d’un quart de tous les décès.
Quel que soit le niveau de développement des pays, les effets de la pollution affectent de façon « disproportionnée » les populations les plus pauvres et marginalisées. Les auteurs pointent ainsi une injustice environnementale dont sont aussi bien victimes la communauté rom parquée dans un camp de réfugiés sur le site contaminé d’une ancienne mine au Kosovo que les habitants d’un quartier défavorisé de New York exposés aux émissions de gaz de plusieurs dépôts de bus.
Au-delà du coût humain, le rapport a également tenté d’évaluer le coût économique. Là aussi, les pays les plus pauvres sont ceux qui paient la plus lourde facture. Ainsi, dans les pays en voie de développement, le rapport estime que les maladies et les décès liés à la pollution représentent en termes de perte de productivité 1,3 % du produit intérieur brut, contre 0,5 % pour les pays industrialisés. Ce pourcentage passe à 8,3 % (contre 4,5 % pour les pays les plus développés) si on prend en compte les dépenses de santé pour un coût total de l’ordre de 4,6 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) par an pour l’économie mondiale, soit 6,2 % de la croissance mondiale.

D’après un article du Monde.fr

 

Le charbon à tout prix

Bien qu’en déclin, le charbon reste toutefois la première source de production d’électricité des États -Unis. D’après les chiffres de l’Energy Information Administration, sa part était de 48,5 % en 2007 ; elle est descendue à 37,4 % en 2012, tandis que celle du gaz naturel est passée de 21,5 % à 30,4 %.

Aujourd’hui, l’extraction du charbon en sous-sol est en fort déclin aux États – Unis. Elle est supplantée par le mountaintop removal (MTR), une exploitation à ciel ouvert où l’on arase les sommets à l’explosif pour extraire le minerai. Plus productif et beaucoup moins gourmand en main-d’œuvre, ce processus est l’aboutissement de la mécanisation de l’industrie minière. Les progrès en ingénierie ont permis au MTR d’atteindre une échelle gigantesque, avec un impact environnemental démesuré, notamment dans les Appalaches. La puissance combinée des explosions en Virginie-Occidentale et dans le Kentucky équivaut aujourd’hui à « une bombe atomique de Hiroshima par semaine »ou « quatre mille missiles Tomahawk par jour ».

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Parfaitement légal aux États-Unis, le MTR est responsable de la disparition d’au moins cinq cents sommets et trois mille kilomètres de torrents en Virginie-Occidentale et dans le Kentucky.
Pour reverdir l’environnement massacré, les compagnies épandent ensuite un mélange de graines de sapin, d’engrais et de colorant vert. L’industrie espère aussi dynamiser l’économie locale en transformant ces vastes aplats en terrains de golf, comme dans le comté de Mingo ou pour abriter un projet de prison fédérale dans le Kentucky. Mais les exemples de reconversion se comptent sur les doigts d’une main et ne créent pas beaucoup d’emplois.
Après une explosion, un nuage poudreux se répand dans la vallée. Des nanoparticules de silice, respirées par les humains et les animaux. L’eau des puits en est teintée. Les habitants développent depuis des céphalées, des lésions cutanées et les dents des enfants sont prématurément cariées. Des études de longue durée de l’université de Virginie-Occidentale établissent que les taux de cancers et de malformations infantiles augmentent de moitié par rapport au taux moyen dans les zones proches des explosions. Le problème serait dû aux particules fines et à la pollution des sols par les métaux lourds — manganèse, cadmium — utilisés pour extraire et traiter le minerai.
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Autre danger, les lacs de sludge, ou « boue de houille » : un déchet minier stocké après l’arasement des sommets. Aujourd’hui, ces boues sont toujours entreposées sur les crêtes, du Kentucky à la Pennsylvanie en passant par la Virginie-Occidentale, comme autant d’épées de Damoclès surplombant les vallées.
Dans ces régions, remettre en cause le développement du minerai constitue pourtant une gageure. Une des représentantes de la Virginie-Occidentale au Congrès, Mme Shelley Moore Capito, préside le Coal Caucus, une association de parlementaires chargée de défendre l’industrie minière à Washington qui considère le réchauffement climatique comme une fable et se trouve à l’origine d’une loi sur la protection de l’exploitation du charbon, finalement rejetée par le Sénat en juillet 2014, qui aurait privé Washington de tout pouvoir d’intervention sur l’industrie minière.
Les mineurs se battent pour sauver les derniers emplois bien payés dans les vallées des Appalaches — un mineur gagne 60 000 dollars par an en début de carrière, soit plus de 4 000 euros par mois —, et toute remise en cause des méthodes actuelles par des associations écologistes ou citoyennes est perçue comme une provocation.

D’après un article du Monde Diplomatique.