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A propos du développement durable en 5e

Comme nous en parlons en ce moment en cinquième dans le cadre du développement durable, les propos de la présidente d’Engie (nouveau nom du groupe GDF Suez), un groupe industriel fournissant du gaz et de l’électricité dans le monde entier, dans le Journal du Dimanche me semblent intéressants.

« Pourquoi l’énergie solaire vous semble-t-elle si importante?
C’est une ressource qui n’émet pas de CO2 et qui est quasi illimitée, capable de couvrir vingt fois les besoins actuels en électricité de la planète. Il y en a pratiquement dans tous les pays. On peut l’exploiter à petite comme à très grande échelle. La nouvelle génération de panneaux solaires, des films transparents à coller sur des bâtiments, par exemple, et qu’on ne verra plus, sera plus efficace. Surtout, le solaire pourrait permettre d’inclure 2 milliards de personnes qui n’ont pas accès à l’énergie et donc au développement. L’objectif de l’ensemble des acteurs est massif : produire 2,5 terrawatts en 2030, l’équivalent de 2500 réacteurs nucléaires. Le solaire ne suffira pas seul, il faudra le combiner avec les autres énergies renouvelables, le gaz, l’hydrogène.

Un monde où l’énergie sera 100 % renouvelable est-il possible?
C’est possible mais ce n’est pas pour tout de suite. Il faut avancer dans les technologies de stockage, le coeur du problème. Les batteries progressent et leur coût baisse fortement. Il y aussi les solutions de stockage par l’hydrogène, au point dans cinq à dix ans. Enfin, le gaz, qui sera de plus en plus renouvelable, fournit une bande de continuité quand il n’y a pas de soleil ou de vent. Ces nouvelles générations de technologies qui émergent chez nous doivent y rester. Pour cela, il faut des fonds d’investissement qui les accompagnent pour les faire grossir. »

Des villes plus durables mais plus inégalitaires en France ?

A l’heure où le programme de géographie demande au élèves de réfléchir « à quoi ressemblera la ville de demain ? Et comment la penser, la construire et la gérer ? » , le géographe Yves Raibaud affirme que la ville durable va accroître les inégalités entre les hommes et les femmes, en grande partie parce que les décideurs (élus, responsables des finances, de l’urbanisme, des transports, des grands travaux), sont en grande majorité des hommes.
Il s’appuie pour cela sur une étude faite sur la Communauté urbaine de Bordeaux et développe ses idées dans un article du journal du CNRS.
L’une de ses conclusions est terrible : « La promesse d’une ville durable tranquille, meilleure pour la santé, récréative, favorisant le vivre-ensemble nécessite que chacun fasse un effort pour s’y adapter. Mais, dans les faits, les nouvelles pratiques qui en découlent ressemblent comme deux gouttes d’eau à des pratiques d’hommes jeunes, libres d’obligations familiales et en bonne santé.« 

Recycler les manuels de collège

Les éditions Belin et la multinationale Veolia lancent, avec l’accord du ministère de l’Education nationale, une opération de collecte de tous les manuels scolaires « obsolètes » auprès des collèges. Les papiers récupérés seront triés et transformés en matières premières de recyclage qui alimenteront des papeteries pour la fabrication de papier recyclé.
La recette dégagée par l’opération sera reversée à l’UNICEF France pour ses actions en faveur de l’enfance.

Plus de renseignements ici : https://education.editions-belin.com/operation-eco-geste-2016-belin-veolia

Encore une alerte sur l’Amazonie

Avec ses 6,7 millions de km² de forêt, dont 2,1 millions de km² protégés, l’Amazonie rassemble 34 millions d’habitants et 350 groupes indigènes, 2200 espèces animales et 40 000 espèces végétales. Elle s’étend sur huit pays d’Amérique du Sud.
Or, une augmentation constante et considérable du nombre d’activités en Amazonie affecte en particulier les aires protégées, qui se voient dégradées, déclassées ou réduites, au profit de bénéfices économiques. 17 % de la forêt ont déjà été détruits, et une ONG définit 31 fronts de déforestation qui mettent en péril la forêt. Les conséquences locales, mais aussi globales, sont en effet multiples : émissions de gaz à effet de serre, destruction de la biodiversité, altération de l’hydrologie ou encore érosion des sols.
La course aux terres et aux ressources se traduit surtout par l’explosion des activités agricoles (monocultures de grande échelle et élevages de bétail).
Les industries minières et la construction de nouvelles routes, qui devraient traverser l’Amazonie d’est en ouest pour favoriser le développement du commerce avec l’Asie de l’est, sont aussi pointées du doigt, tout comme les 250 projets de barrages.
Pour faire face à ces menaces, l’ONG juge urgent de développer une politique régionale propre à l’ensemble de l’Amazonie, au-delà des logiques nationales.
Un Traité de coopération amazonienne existe déjà, ratifié en 2012 par les huit pays concernés. Mais ce texte est majoritairement axé sur l’économie et trop peu sur l’environnement.

D’après un article du Monde.fr