Catégorie : EDD

28 octobre 2018 : le dernier changement d’heure ?

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84% des citoyens qui ont répondu à une consultation publique organisée en ligne par la Commission européenne (4,6 millions de réponses en provenance des 28 Etats membres) souhaitent conserver la même heure été comme hiver. Prenant acte de ces résultats, l’Union européenne a annoncé ce vendredi vouloir formuler une proposition pour contraindre les États membres à supprimer le changement d’heure saisonnier, actuellement régi par une directive européenne.
Introduit à l’origine pour réaliser des économies d’énergie, le passage à l’heure d’hiver est accusé de ne pas être très efficace et d’avoir des répercussions négatives sur la santé ou sur la sécurité routière. La proposition de la Commission, qui devra être approuvée par les Etats membres, vise à mettre fin au changement d’heure qui s’applique simultanément dans toute l’Europe les derniers week-ends de mars et d’octobre. Un vote du Parlement européen et un accord à la majorité des 28 Etats membres seront toutefois nécessaires. La décision de maintenir l’heure d’été ou l’heure d’hiver ou de choisir une autre heure relèvera en revanche de la souveraineté nationale.
Le changement d’heure saisonnier ne va pas cesser d’exister immédiatement et on devra bien encore reculer notre montre d’une heure le 28 octobre prochain. Mais ce sera peut-être la dernière fois.
Le premier passage à l’heure d’été en France a eu lieu en 1916, quelques semaines après l’Allemagne et Royaume-Uni, dans le but de faire des économies de charbon. La mesure fut abandonnée en 1945. En 1976, trois ans après le choc pétrolier, le changement d’heure a été mis en place deux fois par an. L’idée était de faire coïncider les heures d’activité et les heures d’ensoleillement naturel pour limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel, l’électricité étant alors produite largement à partir de centrales au fuel. En 2009, les changements d’heure ont permis à notre pays d’économiser 440 GWh en éclairage, soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une ville de 800 000 habitants et d’éviter ainsi l’émission de 44 000 tonnes de CO2.
En 2001, une directive européenne harmonisa le système à l’échelle de l’Union, pour un bon fonctionnement du marché unique.

D’après un article de Libération.

La production d’énergie grâce au charbon en France

On trouve en France métropolitaine cinq centrales à charbon encore actives, réparties sur quatre sites différents : en Normandie (Le Havre), en Loire-Atlantique, dans les Bouche-du-Rhône et en Moselle. On trouve aussi des centrales à charbon en Guadeloupe et à la Réunion, qui produisent de l’électricité à partir d’un mélange de charbon et d’énergie renouvelable comme la bagasse, un dérivé de canne à sucre.
La quasi-totalité de ces centrales ont vu le jour entre la fin des années 1960 et le début des années 1980. Plus aucune nouvelle centrale n’a toutefois été construite depuis 1984. A cette date, la France mise en effet sur le nucléaire pour assurer son besoin en électricité, condamnant les centrales à charbon à fermer les unes après les autres. EDF a ainsi fermé dix de ses centrales à charbon entre 2013 et 2015.
Aujourd’hui, les centrales à charbon ne sont plus qu’à l’origine d’1,4 % de la production d’électricité française. Le mix électrique français repose principalement sur le nucléaire (72.3 % de la production nationale d’électricité) et les énergies renouvelables (19.6%). Toutefois, le charbon joue encore un rôle important en période de pics de consommation d’électricité (quand il fait très froid l’hiver notamment) ou lorsque les parcs nucléaires sont temporairement hors service.
Depuis 2004 et la fermeture de la mine de La Houve, en Lorraine, plus aucune mine de charbon n’est en activité en France. Entre 2004 et 2015, la production de charbon français se limite à la revalorisation de charbon issu des terrils du Nord et du Gard et des schlamms de Lorraine. Ce qui ne correspond qu’à une quantité infime de combustible : aujourd’hui, le charbon utilisé dans les centrales thermiques provient exclusivement de l’importation. En 2015, la France a importé 13,5 millions de tonnes de charbon depuis les États-Unis, l’Australie, ou encore la Russie. Plus d’un quart de ces importations alimente directement les centrales productrices d’électricité, le reste est utilisé dans l’industrie.

D’après un article du blog Lui Président, tenu par des étudiants de l’école de journalisme de Lille.

Evocation utopique du futur de Shanghai

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Merci à mon amie Barbara de m’avoir signaler l’existence de ce site de l’architecte Luc Schuiten, dénommé Cité  Végétale. On y trouve cette représentation futuriste et utopique de Shanghai, accompagnée du texte ci-dessous :
« A Shanghai, encore bien plus qu’ailleurs, la mutation de la ville est permanente. Jamais immobile, la mégapole avance inexorablement à grande vitesse vers son avenir. La plupart des créations graphiques, picturales, photographiques que nous connaissons sont des arrêts sur image, elles n’intègrent pas l’essentiel de la vie; le temps qui passe. Pourtant, il existe des possibilités d’induire dans des tableaux la notion d’un passé, d’un présent et d’un futur. En haut et en bas du dessin, un curseur indique le défilement des années dans l’hypothèse d’un développement de la ville sur un modèle biomimétique. Le tableau se lit comme un texte de gauche à droite. Il montre une ville engluée dans la pollution évoluant vers un air propre et lumineux. D’année en année les progrès en biotechnologie modèlet la ville nouvelle. Des immeubles tours à ossature en bio-béton conçu sur le modèle des coquillages, les membranes en bio-verre issues de la technologie des radiolaires et l’omniprésence du végétal intégré à tous les édifices assurent le bon fonctionnement des divers écosystèmes.« 

 

La concentration en CO2 dans l’atmosphère depuis l’an mil

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Ce graphique montre l’importance de la Révolution industrielle dans la hausse de la concentration du CO2 dans l’atmosphère

La concentration de CO2 dans l’atmosphère a augmenté de 40 % depuis l’an 1000.
Une fois produit, ce CO2 est en partie absorbé par les océans, les mers et les étendues d’eau, mais aussi par les forêts et les sols en général. Pour simplifier, le reste s’accumule dans l’atmosphère. C’est d’ailleurs grâce à cette absorption de CO2 que les scientifiques, en réalisant des carottages, peuvent déterminer la quantité de dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère à un moment précis.
Le CO2, dont le niveau élevé des émissions est massivement dû aux activités humaines, est le principal responsable du réchauffement climatique. S’il a moins de pouvoir « à effet de serre » que d’autres gaz émis par les activités humaines, il se retrouve dans l’atmosphère dans de telles quantités qu’il est celui dont il est urgent de réduire la quantité, selon les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat.

La pollution tue 9 millions de personnes par an dans le monde

Une étude publiée ce vendredi 20 octobre dans la revue médicale The Lancet estime le nombre de décès dus à la pollution de l’air à 6,5 millions à l’échelle de la planète pour la seule année 2015 et à un total estimé à 9 millions en ajoutant les morts liées à la pollution de l’eau et des sols (1,8 million) et en milieu professionnel (0,8 million).
C’est trois fois plus que les morts combinées du sida, de la tuberculose et de la malaria.
Ce rapport est le résultat d’un projet de deux ans auquel ont contribué plus de quarante experts internationaux spécialisés dans les questions de santé et d’environnement.
La plupart des décès attribués à la pollution (plus de 70 %) sont dus à des maladies non transmissibles : pathologies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, cancers du poumon, bronchopneumopathies chroniques, maladies gastro-intestinales ou encore infections parasitaires.
Si tous les pays sont touchés, ce sont essentiellement les plus pauvres qui paient le prix de la pollution. Environ 92 % des 9 millions de victimes de la pollution se trouvent dans des pays à bas et moyen revenus (où le revenu national brut est inférieur à 12 235 dollars par habitant et par an, selon la classification de la Banque mondiale). Et l’étude précise que dans les pays où l’industrialisation se fait à marche forcée comme en Inde, Pakistan, Chine, Bangladesh, Madagascar et Kenya, la pollution peut être responsable de plus d’un quart de tous les décès.
Quel que soit le niveau de développement des pays, les effets de la pollution affectent de façon « disproportionnée » les populations les plus pauvres et marginalisées. Les auteurs pointent ainsi une injustice environnementale dont sont aussi bien victimes la communauté rom parquée dans un camp de réfugiés sur le site contaminé d’une ancienne mine au Kosovo que les habitants d’un quartier défavorisé de New York exposés aux émissions de gaz de plusieurs dépôts de bus.
Au-delà du coût humain, le rapport a également tenté d’évaluer le coût économique. Là aussi, les pays les plus pauvres sont ceux qui paient la plus lourde facture. Ainsi, dans les pays en voie de développement, le rapport estime que les maladies et les décès liés à la pollution représentent en termes de perte de productivité 1,3 % du produit intérieur brut, contre 0,5 % pour les pays industrialisés. Ce pourcentage passe à 8,3 % (contre 4,5 % pour les pays les plus développés) si on prend en compte les dépenses de santé pour un coût total de l’ordre de 4,6 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) par an pour l’économie mondiale, soit 6,2 % de la croissance mondiale.

D’après un article du Monde.fr