Catégorie : Histoire / Géographie et nouvelles technologies

Le CRCN remplace le B2i

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont élaboré un Cadre de référence des compétences numériques (CRCN), inspiré du cadre européen et valable de l’école à l’université. Le CRCN définit seize compétences numériques attendues dans cinq domaines d’activités. Il propose huit niveaux de maîtrise progressive de ces compétences pour les élèves de l’enseignement scolaire, pour les étudiants de l’enseignement supérieur et dans un contexte de formation d’adultes. Ce dispositif se substitue aux niveaux « école », « collège » et « lycée » du Brevet informatique et internet (B2i) ; il est entré en vigueur à la rentrée 2019 et cherche à délivrer une certification aux élèves en fin de cycle 4 au collège et en fin de cycle terminal au lycée.
Un document d’accompagnement téléchargeable se propose d’aider à mettre en œuvre le CRCN. Parmi les fiches du document d’accompagnement, certaines concernent plus directement les professeurs d’histoire-géographie :
– S’informer et communiquer sur internet et les réseaux sociaux en EMC (p. 52) ;
– Info ou intox, comment faire la différence en EMC (p. 53) ;
– Vérifier les images sur internet en EMC (p. 59) ;
– Maux d’hier, mots d’aujourd’hui en histoire (p. 60) ;
– Lire l’espace qui nous entoure à travers l’espace et le temps en histoire-géographie (p. 66) ;
– Produire des cartes collaboratives en histoire-géographie (p. 69) ;
– Créer une page Wikipédia sur un personnage (p. 71) ;
– Maîtriser son identité numérique avec l’ENT en EMC (p. 73).

Une plateforme multimédia pour enrichir ses connaissances

L’audiovisuel public, avec les ministères de l’Education et de la Culture, lance, mardi 19 novembre, une nouvelle plateforme éducative en ligne au service des élèves de primaire, de collège et de lycée, ainsi que des enseignants et éducateurs. Lumni est réalisée en lien avec La ligue de l’enseignement, le réseau de création et d’accompagnement pédagogiques Canopé, ainsi que le Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information (Clemi).
L’objectif est de permettre un accès libre et gratuit à la culture et à l’éducation via plus de 10 000 contenus en lien avec les programmes scolaires. La plateforme met à disposition des élèves des articles, des vidéos et contenus audio, mais aussi des jeux, pour compléter les cours et aider à la réalisation des devoirs.

Je suis aussi un prof numérique, un peu.

J’ai été contacté par les personnes travaillant pour le site d’aide scolaire Kartable, qui m’ont proposé de rédiger des cours de lycée. J’en ai rédigé trois (un thème du programme) et je vais en commencer trois autres. J’avais déjà travaillé pour la digithèque des éditions Belin en concevant une centaine d’exercices numériques et pour le site Afterclasse pour qui j’avais fais de la relecture. Il est probable que je fasse également de la relecture pour l’application Cultureo, qui devrait être lancée bientôt.

Comment communiquer avec des élèves étrangers ne parlant ni le français ni l’anglais ?

Cet après-midi, j’ai eu la surprise de trouver deux nouveaux élèves, un jeune homme et une jeune femme, dans l’une de mes classes de troisième. Seconde surprise, ils viennent de l’étranger et ne parlent ni français ni anglais. Une tentative de dialogue via un atlas m’a permis de comprendre (sans certitude) qu’ils viennent de Syrie et parleraient arabe. Le cours d’éducation civique sur les droits et les devoirs du citoyen a sans doute été étrange pour eux. Ces deux élèves devraient bénéficier de cours de français langue seconde le matin  à partir de la semaine prochaine, mais être en cours avec nous l’après-midi.
Rentré à la maison, je me demandais quoi faire et ma femme m’a fait découvrir l’application pour téléphone Itranslate Voice (qui n’est plus gratuite), qui permet de traduire en direct une langue dans une autre, à la fois à l’écrit et à l’oral. Je vais l’essayer lors du prochain cours pour essayer d’entamer le dialogue, ne serait-ce qu’en me présentant !

Le journal du sire de Gouberville sur Twitter

Même si je n’aime pas ce média, je trouve l’initiative intéressante :

J’ai étudié et exploité ce journal d’un noble normand du XVIe siècle pour mon mémoire de maîtrise sur le réseau routier normand entre la fin de la période romaine et le XVIIe siècle.

Youtube et la révolution de la pédagogie

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Je tiens une chaîne Youtube sur laquelle je mets des extraits de films, documentaires ou émissions en rapport avec les programmes d’histoire, de géographie et d’éducation civique au collège. Jusqu’ici, Youtube supprimait régulièrement certains de ces extraits pour des problèmes de droits d’auteur, ce que je pouvais comprendre sans pour autant être d’accord. Mais aujourd’hui, j’ai reçu ces messages :

 

Je suis allé voir le résultat de cet avertissement et le voici :

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J’avoue un peu d’énervement devant la bêtise de tels agissements… Ma chaîne Youtube est présentée ainsi, laissant peu de doute sur les objectifs de telles vidéos.

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Pour information, voici l’un des extraits incriminés :

 

Pour l’autre, il s’agissait de la victoire de Jesse Owens au jeux olympiques de Berlin de 1936, tirée du film Olympia de ‎Leni Riefenstahl.

12 mars 1989 : naissance du web

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Recréation du premier site web

Aujourd’hui, dans le langage courant, les termes « internet » et « web » sont  souvent confondus. Internet, qui est né dans les années 1970, est l’infrastructure qui permet d’interconnecter des ordinateurs et des objets. Le web, lui, n’est que l’une des applications qui utilisent ce réseau d’ordinateurs, comme, entre autres, la messagerie électronique, la téléphonie ou la vidéophonie.
Avant l’arrivée du web, l’utilisation d’internet relevait du parcours du combattant. Avant chaque action, les utilisateurs devaient s’identifier. Puis, pour que les échanges aient lieu entre deux machines, un premier ordinateur devait en appeler un autre et ce dernier devait rappeler son homologue. Face à ces difficultés, des membres du Centre européen pour la recherche nucléaire cherchaient des solutions.
Parmi eux se trouvait Tim Berners-Lee, un Britannique, physicien de formation et autodidacte en informatique, travaillant sur la technologie Remote Protocol Control, permettant d’appeler depuis son ordinateur des programmes se trouvant sur d’autres machines. A la fin de l’année 1988, le physicien fit part à son supérieur de sa réflexion sur l’amélioration du partage de données. Il lui parla d’un système fondé sur internet et l’hypertexte, autrement dit les liens tels que nous les connaissons toujours aujourd’hui. Ce système, fondé sur l’hypertexte, liait les noms des chercheurs à leurs thèmes de travail.
Son supérieur lui demanda alors de rédiger une note à ce sujet. Tim Berners-Lee la lui remit le 12 mars 1989. Ce document de 16 pages est aujourd’hui considéré comme l’acte fondateur du web.

D’après un article France Info.