Catégorie : Histoire / Géographie et nouvelles technologies

Une application sur les lieux de mémoire de la Résistance.

Une application mise en service par la Fondation de la Résistance recense les lieux de mémoire de la Seconde Guerre mondiale. Cette application mobile, disponible pour tous les systèmes d’exploitation, permet de :
– géolocaliser les lieux de mémoire se situant à proximité et découvrir les évènements associés ;
– rechercher les lieux de mémoire dans d’autres secteurs géographiques ;
– photographier et envoyer à l’équipe du département AERI (Association Expositions de Résistance intérieure) les lieux manquants pour contribuer à l’enrichissement de l’application.
L’application est connectée au Musée de la Résistance en ligne, où tous les historiques des lieux recensés (plus de 1700 lieux sont déjà recensés et présentés par une équipe d’historiens) sont archivés. Accessible à tous, cette application permettra par exemple aux élèves qui étudient cette période, d’aller dans les rues de leur ville avec leurs professeurs à la recherche des lieux de mémoire et de photographier les lieux non répertoriés, contribuant ainsi à l’enrichissement de la mémoire collective.
À signaler aussi, sur le site du Musée de la Résistance en ligne, deux expositions virtuelles : la « Résistance par les événements » et la « Résistance par les objets ». Dans cette seconde exposition notamment, une dizaine d’objets ont été traités en réalité virtuelle et offrent des pistes pédagogiques intéressantes.
D’après l’application, il n’y a pas de lieu de mémoire répertorié à Maromme, alors que j’en connais au moins un, non loin du collège. Peut-être pourrais-je en parler aux élèves pour qu’ils photographient la plaque et l’ajoutent à l’application ?

 

Un jeu sur portable pour comprendre le quotidien des migrants

Après un énième bombardement de Homs en septembre 2015, Nour décide à son tour de tenter l’aventure en Europe. Cette jeune Syrienne est l’héroïne fictive d’ »Enterre-moi mon amour », un jeu vidéo interactif sur smartphone développé par le studio français The Pixel Hunt en co-production avec Figs et Arte.
Le jeu s’inspire d’un reportage du Monde.fr qui racontait le voyage d’une migrante syrienne à travers son fil WhatsApp en 2015. Le récit commençait par les mots d’une mère à sa fille : « Enterre-moi, mon amour ». Cette expression, qui en arabe signifie : « Je t’aime, donc je veux mourir avant toi », est employée au moment de quitter des gens auxquels on tient.
Le studio a voulu proposer une manière ludique et intelligente de s’intéresser au sort des réfugiés, trop souvent déshumanisés et réduits à de simples chiffres.
« Enterre-moi, mon amour » est une fiction interactive qui se joue via une messagerie instantanée de type WhatsApp. Une interface simplissime qui vous place dans la peau de l’interlocuteur privilégié du personnage. Votre mission : la rassurer, la conseiller, l’informer et l’aiguiller au mieux dans son voyage, avec des réponses qui vous sont suggérées.
La première étape de ce voyage qui doit mener Nour en Allemagne est Beyrouth, la capitale libanaise qu’elle doit rejoindre en taxi afin d’embarquer pour la Turquie. Mais évidemment, les choses ne se déroulent pas comme prévu. Entre passeurs malveillants, polices locales zélées, bombardement et champs de mines, Nour va devoir éviter tous les écueils qui vont se présenter sur sa route. Pour mesurer l’avancement de son voyage, vous pouvez à tout moment consulter une carte vous indiquant où elle se trouve et le chemin qu’elle a parcouru. Conseiller téléphonique, vous êtes aussi son Google, qui l’informe des situations plus ou moins tendues dans les pays qu’elle traverse ou de la meilleure façon de réaliser une amputation.
À moins de vouloir accélérer les choses (les préférences de réception des messages sont paramètrables), vos conversations avec Nour se dérouleront en temps réel. Ainsi, il pourra s’écouler près d’une journée avant que vous ne receviez de ses nouvelles, faute de réseau, de batterie sur son téléphone portable… ou simplement parce que Nour est occupée. Ainsi, pour un périple d’une quinzaine de jours, il faudra compter en tout autant pour boucler le jeu, avec plusieurs sessions de quelques minutes par jour. Le jeu est volontairement non chronophage afin de laisser au joueur le temps de réfléchir.
Le jeu est disponible au téléchargement sur IOS et Android depuis le 26 octobre pour 3,49 euros. Une introduction de 20 minutes racontant le quotidien de Nour avant son départ est accessible sur le site d’Arte.

D’après un article du blog Pop Up Culture.

Sur les traces des hommes préhistoriques

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Ce site permet de participer virtuellement à un chantier de fouille archéologique en Aquitaine. Il place le visiteur au cœur de l‘enquête, le rend acteur avec les chercheurs, l‘invite à la découverte et, selon un parcours qu‘il décide, lui offre la possibilité de visionner des reconstitutions, d‘écouter des témoignages, de faire le plein de connaissances et d‘images.
Pour réaliser cette exposition virtuelle, CAP SCIENCES s‘est associé aux équipes de recherche qui œuvrent en Aquitaine sur le terrain et dans leurs laboratoires pour faire avancer la connaissance dans le domaine de la Préhistoire.

Pour connaître les petites histoires

À l’occasion des Journées du Patrimoine, deux passionnés d’histoire lancent le site pourlapetitehistoire.com, pour faire découvrir au plus grand nombre toutes les petites histoires qui composent la Grande.
Le site incite les particuliers comme les associations, musées, offices du tourisme, communes, collectivités, guides et professionnels du tourisme à déposer, gratuitement, leurs petites histoires sur une plateforme unique et mutualisée.
Grâce à une interface, les internautes peuvent également partager leurs petites histoires directement sur la carte devenue ainsi interactive.
L’ambition de pourlapetitehistoire.com est de devenir le guide historique préféré des Français, et les inciter à venir découvrir sur place ces lieux avec de vrais professionnels. Une ambition qui s’accompagne d’une démarche éthique innovante en étant la première application à rejoindre le label #nodata :
« Comme nous utilisons la fonctionnalité de géolocalisation de nos utilisateurs pour leur proposer les petites histoires « autour d’eux », il était important pour nous de pouvoir leur garantir que nous n’exploiterions pas leurs données personnelles« , détaille François Gravet, l’un des concepteurs. « Leur profil ne sera jamais vendu ou « échangé », et comme nous ne faisons pas appel à la publicité, nous ne déposons pas de fichiers-espions. Ils savent que les petites histoires sponsorisées des marques sont notre seule source de revenus et même si cela a découragé quelques investisseurs potentiels, finalement, c’est très bien comme ça« .
Chaque jour, des dizaines de nouvelles petites histoires seront proposées, dont pour la première fois et à l’occasion des Journées du Patrimoine, la géolocalisation de toutes les bornes historiques parisiennes (appelées aussi, pour la petite histoire, « sucettes Starck » du nom de son concepteur et de leur forme originale).
Le site est disponible sous forme d’application sur tablette et téléphone portable.

Que choisir ?

J’hésite actuellement à m’acheter un visualiseur pour l’utiliser en classe. J’en ai repéré deux qui me semblent intéressants, à des prix différents.

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– Le visualiseur USB Ziggi-HD Plus de la marque IPEVO à 120 euros. Il a l’avantage d’avoir un autofocus, indispensable pour montrer ou enregistrer du mouvement (comme la conception d’une carte) et l’inconvénient d’être fragile des articulations (toutes en plastique très cassable apparemment !).

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– La caméra USB HUE HD Pro, recommandée par une collègue professeur des écoles. Avantage : le prix de 75 euros. Inconvénient : pas d’autofocus et un éclairage LED parfois jugé insuffisant.
Si vous avez des avis, je suis preneur.

Jouer à la politique

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En lisant son Canard PC, Victor m’a signalé un dossier consacré aux jeux vidéos et la politique. Il y a notamment une tentative pour mettre en jeu l’élection présidentielle 2017 à l’aide du jeu Democracy 3.

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Avec Democracy 3, vous pouvez prendre les commandes d’un pays  (la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie) dans l’époque contemporaine et vous devez le faire prospérer à travers le contexte économique et politique actuel. A mi chemin entre gestion et simulation, Democracy 3 propose une approche intéressante pour s’initier à la politique. Il existe plusieurs extensions au jeu dont l’une permet de jouer avec des pays africains (Botswana, Egypte, Ghana, Kenya, Mauritanie, Nigéria, Sénégal, Tunisie, Zambie et Afrique du Sud).