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Histoire des arts : une chanson sur la Solution Finale

Cette chanson est une création du groupe de Heavy / Power Metal suédois Sabaton. Elle peut faire l’objet d’une étude en classe dans le cadre du chapitre sur la Seconde guerre mondiale et dans celui de l’enseignement de l’histoire des arts.

Country in depression
Nation in despair
One man seeking reasons everywhere
Growing hate and anger
The Fuhrer’s orders were precise
Who was to be blamed and pay the price!

Wicked propaganda
Turning neighbors into foes
Soldiers of the Third Reich searching homes
And then the former friends are watching
As they are rounded up one by one
Times of persecutions has begun

Ever since it started
On Crystal night of 38
When liberty died
And truth was denied
Sent away on train on a one-way trip to hell
Enter the gates – Auschwitz awaits!

When freedom burns
The final solution
Dreams fade away and all hope turns to dust
When millions burn
The curtain has fallen
Lost to the world as they perish in flames

There was a country in despair
There was a nation in recession
One man finding reasons everywhere
Then there was raising hate and anger
The Fuhrer’s orders still apply
Who was to be blamed and send to die!

Ever since it started
On crystal night of 38
When liberty died
And truth was denied
Sent away on trains
sent on a one-way trip to hell
Enter the gates – Auschwitz awaits!

When freedom burns
The final solution
Dreams fade away and all hope turns to dust
When millions burn
The curtain has fallen
Lost to the world as they perish in flames

When freedom burns
The final solution
Dreams fade away and all hope turns to dust
When millions burn
The curtain has fallen
Lost to the world as they perish in flames

Vous trouverez ci-dessous un rappel du contenu du travail en histoire des arts.

Pour étudier une oeuvre, il faut :

la présenter : nom de l’artiste, date de création, titre, nature de l’oeuvre, support, dimension, lieu de conservation, commanditaire.

la situer dans son contexte : dans le parcours de l’auteur, dans l’époque où elle a été produite, dans le courant artistique auquel elle appartient. Il faut ici montrer l’intérêt quasi exclusif du groupe Sabaton pour les conflits de l’histoire (même si l’histoire ne semble pas être le point fort du chanteur qui situe Dachau en France…) et définir rapidement le courant du Power Metal.

la décrire : dire ce que l’on voit, montrer l’organisation générale de l’oeuvre. Il faut analyser ici la musique et ses rapports au texte.

l’expliquer : donner le sens explicite puis implicite de l »oeuvre. C’est le travail le plus complexe pour cette chanson dont il faut éclairer les éléments implicites.

la critiquer : en donnant son impression personnelle et en portant un regard critique (positif et négatif). On peut notamment aborder la question : une chanson peut-elle évoquer  un génocide ?

la rattacher au thème d’étude : en quoi illustre-t-elle le thème choisi ? L’auteur a-t-il réussi à transmettre son message ? Y -a-t’il d’autres artistes qui ont parlé de cela ? On peut ainsi rapprocher cette oeuvre de Nuit et brouillard de jean Ferrat.

Histoire des arts : musique babylonienne

The Flood from Mark Harmer on Vimeo.

The Flood est le premier album de musique contemporaine chantée entièrement en sumérien et en babylonien. Il a été réalisé par le Lyre Ensemble, une collaboration entre la compositrice et chanteuse Stef Conner, le luthier et harpiste Andy Lowings, et le producteur Mark Harmer. Stef Conner a combiné de la poésie babylonienne avec des compositions récentes et est accompagné par Andy Lowings jouant sur une réplique d’une lyre d’Ur, reconstituée d’après les morceaux d’instruments exhumés lors de fouille de tombes royales, en 1929.

lyre-of-ur-leonard-woolley
L’archéologue Leonard Woolley portant l’une des lyres découverte à Ur en 1929 (photographie Penn Museum de Philadelphie)

Ci-dessous, un autre enregistrement de musique babylonienne joué avec des réplique de lyre et de double flûte.

J’avais publié il y a un an un article sur une tablette d’écriture cunéiforme datant de 1400 ant avant J.C et comportant une partition dont la musique avait été reconstituée.

Merci au blog Curiosités de Titam pour la découverte de The Flood.

Histoire des arts : chanson belliciste de 1914

Rosalie est le surnom donné à la baionnette du fusil (Lebel ) des soldats français de la grande guerre par « l’arrière ». Les soldats eux mêmes n’employaient pratiquement jamais ce nom.

« Rosalie c’est ton histoire
que nous chantons à ta gloire
versa à boire
tout en vidant nos bidons 
buvons donc 

Rosalie est si jolie, 
Que les galants d’ Rosalie, 
Verse à boire! 
Sont au moins deux, trois millions. 
Buvons donc ! 

Rosalie est élégante: 
Sa robe fourreau collante, Verse à boire! 
La revêt jusqu’au quilon. 
Buvons donc! 

Mais elle est irrésistible 
Quand elle surgit, terrible. 
Verse à boire! 
Toute nue: 
Baïonnette donc! 
Buvons donc! 

Sous le ciel léger de France, 
Du bon soleil d’espérance, 
Verse à boire! 
On dirait le gai rayon, 
Buvons donc! 

Elle adore entrer en danse 
Quand, pour donner la cadence, 
Verse à boire! 
A préludé le canon, 
Buvons donc! 

La polka dont elle se charge 
S’exécute au pas de charge, 
Verse à boire! 
Avec tambour et clairon, 
Buvons donc! 

Au milieu de la bataille, 
Elle pique, et perce et taille. 
Verse à boire! 
Pare en tête et pointe à fond. 
Buvons donc!

Et faut voir la débandade 
Des mecs de Lembourg et d’ Bac 
Verse à boire! 
des Bavarois, des Saxons. 
Buvons donc! 

Rosalie les cloue en plaine, 
Ils l’ont eue déjà dans l’aine, 
Verse à boire! 
Dans lrein, bientôt, ils l’auront, 
Buvons donc! 

Toute blanche elle est partie; 
Mais, à la fin d’ la partie, 
Verse à boire! 
Elle est couleur vermillon. 
Buvons donc! 

Si vermeille et si rosée, 
Que nous l’avons baptisée, 
Verse à boire!. 
Rosalie, à l’unisson, 
Buvons donc! 

Rosalie, sœur glorieuse. 
De Durandal et Joyeuse, 
Verse à boire! 
Soutiens notre bon renom. 
Buvons donc! 

Sois sans peur et sans reproches, 
Et du sang impur des Boches, 
Verse à boire! 
Abreuve nos sillons. 
Buvons donc! 

Nous avons soif de vengeance. 
Rosalie, verse à la France, 
Verse à boire! 
De la gloire à pleins bidons, 
Buvons donc! »

Histoire des arts : chanson pacifiste de 1917

Voici une chanson anonyme écrite dans les tranchées en 1917, au moment des mutineries. Elle se chantait sur l’air de « Gloire au 17ème », chanson évoquant le régiment d’infanterie qui refusa de tirer sur les vignerons révoltés en 1907. Elle fut recueillie auprès d’un poilu , Clément Robini, qui grièvement blessé à la face , ramena du front une vingtaine de chansons écrites par les soldats.

« Mais voilà qu’on nous parle de guerre
Sous le joug venu du genre humain
Va falloir gagner nos frontières
Et risquer la misère et la faim.
Iras-tu, selon le sort des astres
Risquer ta peau ou tuer ton prochain ?

Refrain :
Non, non, plus de combats !
La guerre est une boucherie.
Ici, comme là-bas
Les hommes n’ont qu’une patrie
Non, non, plus de combats !
La guerre fait trop de misères
Aimons-nous, peuples d’ici-bas,
Ne nous tuons plus entre frères !

Ouvrier travaillant à l’usine,
Toi qui vis tranquille dans ton foyer
Pour combattre les races voisines
Va falloir quitter ton atelier.
Iras-tu, selon le sort des astres
Risquer ta peau ou tuer ton prochain ?

Les canons, les fusils, les baïonnettes,
Ce ne sont pas des outils d’ouvrier,
Ils en ont, mais ceux-là sont honnêtes
Et de plus ne sont pas meurtriers.
L’acier d’un couteau de charrue
Vaut mieux que celui d’un Lebel,
L’un produit tandis que l’autre tue,
L’un est utile et l’autre criminel. »