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Une journée mathématique

Aujourd’hui, j’ai pu assister à deux ateliers et une conférence dans le cadre des Journées nationales de l’Association des professeurs de mathématiques de l’enseignement public, alors que ma femme y animait de son côté deux ateliers.
Le premier atelier était proposé par Nicolas Pelay, chercheur en didactique des mathématiques et auteur d’une thèse sur « Jeu et apprentissages mathématiques : élaboration du contrat didactique et ludique en contexte d’animation scientifique« .

Pour nous faire patienter avant l’arrivée de tous les membres du public, il nous a fait jouer avec un tangram. Une fois réalisé avec quatre pièces, il fallait le faire avec une pièce de plus, ce qui m’a posé beaucoup de problèmes.
Ensuite, il nous a exposé sa démarche et celle de son association Plaisir Maths, consistant à venir dans les classes pour animer des sessions de jeux mathématiques. Son association va bientôt proposer une mallette de jeux pour la classe.

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Enfin, il nous a fait jouer à deux jeux : le Chamboul’maths, sur les opérations, que je connaissais déjà et un jeu sur les fractions en cours d’élaboration que j’ai trouvé très intéressant à exploiter en classe.

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Le second atelier était animé par Serge Petit, chercheur en mathématique sur les relations entre les mathématiques et la langue. Avec Annie Camenish, maître de conférence en science du langage, ils sont les auteurs d’une méthode intitulée « Construire les maths avec les NuméRas« . Ils étaient accompagnés de Claudine Walgenwitz, la professeur des écoles chargée de mettre en application cette méthode dans sa classe depuis plusieurs années. J’ai été séduit par cette méthode, d’abord parce qu’elle mêle le français et les maths (il y a même des pistes pour des liens avec d’autres disciplines), parce qu’elle repose ensuite sur une véritable mise en recherche des élèves et parce qu’elle permet enfin de raconter des histoires. L’enthousiasme des trois intervenants y a aussi été pour beaucoup je dois dire. Du coup, je me suis procuré la méthode, éditée par Nathan. Le niveau 1 est disponible et le niveau 2 sera prêt pour la rentrée prochaine. Pour une présentation de la méthode, rendez-vous ici.

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La conférence de Joël Briand, maître de conférences en mathématiques à l’ESPE de Bordeaux, portait sur la continuité nécessaire des méthodes d’apprentissages des mathématiques entre le premier et le second degré. Mon manque de connaissance des programmes de mathématiques du collège et de l’école m’a sans doute empêché de saisir la totalité de ses propos, mais j’ai retenu l’importance de la familiarisation des élèves avec la droite numérique / règle graduée. Il propose aussi d’étudier les figures géométriques en commençant par le triangle puis en enchaînant avec les polygones avant de voir les cas particuliers du carré et du rectangle en dernier. Enfin, il pense que l’apprentissage « traditionnel » de la soustraction et de la division en posant et avec retenue est un obstacle cognitif , ce que ma femme m’avait déjà expliqué.  Il préconise donc la construction d’algorithmes intermédiaires avec les élèves, comme indiqué sur la diapositive ci-dessus.

Fabriquer une carte mentale à la radio

Dans cette émission de La fabrique de l’Histoire scolaire, Nicolas Charles, professeur au collège de Monthermé dans les Ardennes, apprend à ses élèves de 4ème à faire une carte mentale à partir d’un cours sur la IIIème République en recherchant les principales informations du cours, en repérant l’essentiel et en combinant ces connaissances sous la forme d’un schéma.

Comprendre l’Autre

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J’explique régulièrement aux élèves qu’il faut essayer de ne pas observer les agissements des sociétés du passé avec notre vision des choses, mais qu’il faut tenter de comprendre leur façon de vivre, de penser pour comprendre leurs actions. Ils sont en effet prompt à juger « idiot » ce qui ne correspond pas à leur façon de vivre ou de penser.
C’est par exemple le cas lorsque nous étudions le Moyen – Âge en cinquième : la religiosité de cette époque leur paraît au mieux saugrenue. À cette occasion, j’essaie donc de les « mettre dans la peau » d’un chevalier pour les confronter à des choix qui les obligent à réfléchir « comme à l’époque ».

Un fond d’investissement pour l’éducation numérique

L’énorme secteur de l’éducation, du soutien scolaire et de la formation professionnelle n’a pas encore beaucoup investi le numérique en France. C’est pourquoi l’ex-patronne de Lycos, Club Internet et Jaina capital et l’ancienne directrice de bpifrance ont créé le fonds d’investissement EduCapital. Doté, dans un premier temps de 45 millions d’euros, apportés par bpifrance, les groupes Hachette Livre, Bayard, Econocom et la famille Leclercq (Décathlon), le fonds pourrait encore grossir dans les mois à venir.
Ce fonds va financer la création ou le soutien à 5 ou 6 start-ups par an, majoritairement en France, mais aussi en Europe.
« Le marché est gigantesque puisque l’éducation au sens large pèse environ 6 % du PIB des pays, mais il n’a pas encore fait sa révolution digitale. Nous avons déjà identifié environ 300 start-ups en France et 3000 en Europe qui ambitionnent de révolutionner ce secteur » explique l’une des fondatrices de EduCapital.
Le fond veut intervenir dans les domaines de la formation continue, des écoles de reconversion ou du soutien scolaire. Le marché de l’éducation numérique, quasiment inexistant en France, est déjà très développé aux États-Unis et en Chine.

D’après un article du Figaro.fr