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Pour évaluer le socle en vue du brevet

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C’est l’heure des fascinantes réunions afin de déterminer le niveau de maîtrise des compétences du socle de chaque élève de troisième en vue de l’obtention du brevet. Un exercice difficile, notamment pour les collègues qui n’évaluent toujours pas  à l’aide de compétence. Pour moi qui utilise Sacoche pour évaluer par compétences, rien de plus simple. Ayant rattacher la plupart des compétences créées en début d’année à celles du socle, je peux demander à l’application un bilan de la maîtrise du socle pour chaque élève avec le niveau atteint et une proposition de points pour le brevet. Je compte ainsi éviter les fastidieuses et stériles discussions qui ne vont pas manquer de se produire. Evidemment ce bilan aurait encore plus de sens si nous n’étions pas que deux à utiliser cette méthode d’évaluation… Je sais qu’il existe des établissements où tous les collègues évaluent par compétences en utilisant Sacoche… J’en rêve !

Pour étudier à l’étranger : l’école Hattemer

J’ai été contacté par l’agence MCM qui m’a demandé si je pouvais parler sur ce blog de l’école privé Hattemer. Comme ce que propose cette école, située à Paris, m’a semblé intéressant, je le montre ici, mais je précise que je n’ai aucun lien avec elle.

Hattemer est une école privée laïque hors contrat qui accueille les élèves de la maternelle à la terminales (L, ES, S, STD2A et STMG). L’école a été fondée en 1885 par Rose Hattemer qui a développé une méthode pédagogique fondée sur une maîtrise solide et fine des savoirs fondamentaux. L’apprentissage de l’anglais dès la maternelle et le « Grand cours » hebdomadaire font partie des spécificités de cette école.
En septembre 2017, l’école Hattemer proposera une ouverture à l’international  avec le double-diplôme US High Bac, une section bilingue au lycée, des séjours académiques à Londres.
L’école vient en effet de signer un partenariat avec Academica, une plateforme américaine de cours en ligne. Via cette plateforme, les élèves de 3ème et de 2nde pourront préparer en 3 ou 4 ans l’équivalent américain du Bac : le US High Bac, un diplôme homologué reconnu par toutes les Universités aux États-Unis et en Europe. Dans le cadre de ce partenariat avec Academica, des enseignants américains accrédités entraineront les élèves à l’oral par visioconférence. Les élèves seront aussi entrainés à l’écrit, avec des exercices sur l’histoire et les institutions américaines notamment. Au total, ce sera 3h à 4h de travail personnel hebdomadaire supplémentaire pour les élèves qui souhaiteront préparer l’US High Bac.
L’école a également fait l’acquisition de l’école l’ICS2, à Londres. A partir de septembre 2017, tous les élèves d’Hattemer pourront effectuer un séjour académique dans cette école : Summer School, trimestre entier ou année scolaire complète. En cas d’année scolaire complète passée à l’ICS de Londres, les élèves français valideront l’International Baccalaureate, un diplôme qui leur permettra de postuler à 3300 établissements d’enseignement supérieur situés dans 90 pays.

Une expérience intéressante

Une collègue suisse de cycle 3 relate ici un travail avec ses élèves sur la construction d’un parcours sportif avec instructions orales podcastées, accessibles grâce à des QRcodes.
« Mon objectif était donc que les élèves découvrent notre village d’accueil et choisisse un parcours et des exercices à réaliser. De plus, comme j’ai une leçon d’éducation physique à l’extérieur chaque semaine, je trouvais que mêler l’oral, les MiTic ((Médias et technologie de l’information et de la communication) et le sport c’était parfait. Le second objectif était que le parcours reste en place dans le village et que tout un chacun puisse aller le faire quand bon lui semble avec son smartphone et une application pour lire les QRcodes.« 

Utilité du cours d’histoire

Voici un extrait d’un appel lancé par les professeurs d’histoire en Belgique, inquiets d’une possible fusion de leur enseignement au sein d’un cours intégratif mêlant, à parts égales, l’histoire, la géographie, la sociologie et l’économie politique.

« Et l’histoire dans tout cela ?
Historiens de formation, nous demeurons convaincus de l’importance cruciale d’un réel et solide cours d’histoire tout au long de l’enseignement secondaire. Sans doute d’ailleurs est-il plus nécessaire que jamais, à l’heure où la société numérique nous conduit à gérer un flux d’informations qu’il convient d’ordonner, de hiérarchiser et dont il faut éprouver la fiabilité, – pensons aux sinistres « fake news ». La critique des sources, quelles qu’elles soient (écrites, iconographiques, audiovisuelles, internet…), la capacité à construire une explication des phénomènes prenant en compte les multiples dimensions de la vie sociale, l’apprentissage de la périodisation historique (notions de chronologie, de durée, de diachronie, de synchronie…) et l’attention au changement sont autant de savoir-faire qui s’acquièrent et s’affinent progressivement.
L’histoire que nous défendons est bien sûr, pour partie, celle qui permet de mieux comprendre les grands enjeux contemporains, d’envisager leurs racines et leurs causes, profondes ou plus immédiates. En ce sens, elle a une dimension citoyenne. Mais elle ne doit pas être confondue avec un cours de citoyenneté. Or, son insertion dans un ensemble vague de « sciences humaines » renforce le risque de ne l’étudier qu’à travers des enjeux mémoriels ou d’actualité. Selon nous, il demeure non seulement légitime mais indispensable d’enseigner aussi l’histoire pour elle-même, pour ce qu’elle peut apprendre de l’évolution des sociétés humaines, en articulant les niveaux local (au plus près de l’élève), régional, national, européen et l’ouverture aux autres civilisations. S’il est légitime de décortiquer, en partant du présent, le concept de démocratie et de s’interroger sur l’éventuel héritage athénien, il l’est tout autant d’étudier l’histoire de l’Antiquité grecque in se, et donc le fonctionnement, les ressorts et les caractéristiques propres de la démocratie athénienne. De surcroît, si on veut éviter l’écueil d’une approche téléologique ou finaliste, considérant que seul ce qui pouvait advenir est advenu, il importe de proposer une explication qui reconstitue un espace des possibles, permettant de comprendre les choix effectivement posés par des acteurs soumis à diverses contraintes. Il est enfin nécessaire d’amener les élèves à une maîtrise synthétique de l’histoire dans son temps long, qui évite tant une approche « à courte vue » du passé que l’usage de quelques grandes clés de lecture utilitaristes. Bien plus qu’une simple grille d’analyse de ce qui est, l’étude de l’histoire dans sa complexité doit préparer les jeunes à débusquer les simplismes, les a priori, les idées toutes faites, ce qui ne se conçoit ni sans connaissances solides, ni sans exercice de compétences : problématiser, critiquer, synthétiser, apprendre et communiquer. La culture historique est, en ce sens, l’une des conditions de plein exercice de la vie démocratique. »

C’est moi qui ait souligné deux passages.

Une classe contre le décrochage scolaire

Pendant un an, les réalisateurs Marie-Violaine Brincard et Olivier Dury ont suivi six élèves de cette classe de lutte contre le décrochage durant leurs cours, mais aussi leurs sessions de slam ou de théâtre. Parvenant à faire oublier la présence de leur caméra dans le huis clos de l’établissement, ils apprivoisent au fil de leur immersion ces ados qui, par bribes et avec pudeur, dévoilent leurs problèmes comme les espoirs qui les animent. Ce documentaire est à voir quelques jours encore sur le replay d’Arte.

Je participe à une mission contre le décrochage scolaire, et même si je ne vis pas vraiment la situation des professeurs montrés dans cet établissement, je me retrouve dans certaines situations ou dialogues.

Quand un bulletin syndical ment

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Dans un supplément à son numéro de mars 2017, l’Université syndicaliste, la revue du SNES, a commis un article au sujet d’un appel à la résistance contre le Livret Scolaire Unique. Outre la futilité de la résistance proposée, que j’ai pu observer d’ailleurs dans mon établissement, cet article est mensonger. En effet, il cite comme logiciel payant et privé Sacoche, une application proposée en licence libre et donc gratuite !

Pourtant la vérification n’aurait pas pris trop de temps à madame Fabienne Sentex, si cette personne avait voulu faire un travail honnête. Ce principe est en effet affirmé sur la page d’accueil de l’application…

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Qu’un syndicat ne soit pas d’accord avec l’évaluation par compétence démontre son immobilisme, coupable à mes yeux. Mais qu’il fasse preuve de malhonnêteté en ces temps de fausse information ou désinformation, je trouve cela écoeurant !